La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Hooverphonic
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Bernard Dagnies

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« 9 th & Walnut », le nouvel album du légendaire groupe punk Descendents, est paru ce 23 juillet 2021.

Il s’agit du huitième album studio du groupe punk rock américain. Enregistré sur deux périodes (d'abord en 2002, puis en 2020), l'elpee contient dix-huit chansons écrites par le groupe entre 1977 et 1980 mais jamais sorties auparavant, ainsi que des réenregistrements de leurs anciennes chansons "Ride the Wild" et "It's a Hectic World". C'est aussi la première fois, depuis Everything Sucks, que la formation ‘classique’ composée de Milo Aukerman, Frank Navetta, Tony Lombardo et Bill Stevenson enregistre ensemble.

Trois titres sont disponibles à l’écoute « Baby Doncha Know » ici, « Nightage » et « Like The Way I Know » encore ici

 

mardi, 03 août 2021 19:01

Double single pour Dry Cleaning

Après avoir publié son premier elpee, « New long leg », Dry Cleaning nous revient avec un single (deux plages, comme sur les anciens 45trs) en version numérique.

Enregistrés aux Rockfield Studios en juillet et août 2020 pendant la session de « New Long Leg », « Bug Eggs » et « Tony Speaks! » n'étaient auparavant disponibles que sous la forme de titres bonus.

Bug Eggs » est en écoute ici et « Tony Speaks! »,


 

Le cinquième elpee de The Sore losers paraîtra ce 22 octobre 2021. Intitulé « Ultra Elektric », il fera suite à « Gracias Señor », gravé en 2018.

A propose du choix de l’autoproduction Cedric Maes a déclaré : ‘Chaque fois que nous avons travaillé avec un producteur international de premier plan, il y avait toujours l'un d'entre nous qui faisait très attention à ce qui se passait, nous voulions savoir à quoi servait chaque bouton’. Finalement, la formation a tout fait elle-même, de l'écriture des chansons aux techniques d'enregistrement en passant par la production et le mixage. Le disque a même été partiellement enregistré dans le propre studio d'enregistrement du groupe : Ultra Elektric Studio. L'album porte d'ailleurs son nom. Jan Straetemans se confie : ‘Ce titre symbolise notre indépendance. Après 11 ans, nous savons mieux que quiconque à quoi The Sore Losers devrait ressembler et nous n'avons rien laissé nous empêcher de le capturer’. Et d’ajouter : ‘Il y a des disques qu'on met pour écouter les paroles, mais là, c'est juste un bon disque de rock solide, on s'en fout. C'est le plus lourd que nous ayons fait jusqu'à présent, tout passe dans le rouge : le tempo, l'énergie, le volume, et même la pochette’

Issu de cet elpee, « Tightrope » est disponible en vidéo ici

 

Batteur et compositeur belge, Elias Devoldere, est surtout connu comme batteur dans le milieu du jazz. Il a également été régulièrement invité à créer des bandes sonores pour des spectacles de danse et de théâtre, ce qui, avec le recul, s'avère être le point de départ (et l'inspiration) de ses débuts en solo.

Dans Nordmann, Sumi et Hypochristmutreefuzz, Elias avait déjà une bonne part des crédits d'écriture et d'arrangements. Ce n'était donc qu'une question de temps avant qu'il ne décide de prendre son envol en solitaire. Alors qu'il travaillait sur un spectacle de danse en Finlande (2018), les premières esquisses du premier album d'Elias, « Kaiku », ont émergé : des chansons bien ficelées, chantées avec une voix mélancolique et nostalgique, entraînées par la batterie somptueuse d'Elias. Des progressions d'accords volatiles créent ce paysage sonore séduisant mais sinistre... comme si Wim Wenders réalisait un épisode de « The Bridge ».

Pour ce projet, baptisé Elias, Devoldere compose une musique intuitive, personnelle et très visuelle. L'approche d'Elias est cinématographique, il est toujours à l'affût d'images qui le touchent, mais au lieu de les capturer sur photo ou vidéo, il transforme ces images en musique. Tel un poète jouant avec les mots pour décrire l'inexplicable, il devient le réalisateur du film qu’il sculpte à travers la musique.

Il a écrit toute la musique et les paroles et a joué presque tous les instruments sur l'album. Produits par Devoldere et mixés par Jasper Maekelberg, les 5 morceaux de « Kaiku » ne sont pas une destination finale, mais le simple point de départ d'une nouvelle aventure pour l’artiste.

« Kaiku » sortira le 27 août.

Issu de cet LP, « South » est disponible

 

Sasami, c’est le projet de Sasami Ashworth, compositrice, auteure et productrice issue de de Los Angeles. Elle a décidé d’enregistrer une version musclée du "Sorry Entertainer" de Daniel Johnston. Paru en single, ce titre annonce la sortie d’un deuxième elpee.

Doublé d’une vidéo, ce morceau fait l’objet d’une vidéo réalisée par l'actrice et comédienne Patti Harrison et Alan Resnick. Et elle est disponible

 Sasami a déclaré : ‘Un peu avant que la pandémie ne s'installe, je me suis vraiment remis au métal et au nu métal, et quelques mois après le début de la quarantaine, j'ai réalisé une version acoustique de la chanson "Toxicity" de System of a Down. Ma tristesse s'est transformée en colère tout au long de l'année 2020, et plus tard, j'ai commencé à expérimenter avec une palette plus lourde et j'ai décidé de faire l'exercice inverse, à savoir métalliser une chanson acoustique. "Sorry Entertainer" est ma façon de mélanger le désespoir d'être un artiste sans espoir et sans pouvoir et les sons extrêmement puissants d'un groupe de métal…’

Civic TV, c’est le projet de Lowell Sostomi, auteur-compositeur issu de Toronto. Autoproduit en grande partie dans son home studio pendant une période de lockdown, son premier elpee capture le ton claustrophobe de notre ère post-apocalyptique. Il a profité du lockdown pour expérimenter des sons très éloignés de tout ce qu'il avait fait auparavant : ‘Je voulais essayer quelque chose qui sonnait plus laid et plus sombre, en jouant des mélodies que je n'avais jamais jouées auparavant et en chantant d'une manière que je n'avais jamais chantée auparavant’. Et d’ajouter : ‘Pendant le long lockdown à Toronto, j'ai passé beaucoup de nuits d'été à errer seul dans les rues vides. Parfois, je marchais pendant des heures sans voir une seule personne, j'avais vraiment l'impression d'être la seule personne vivante dans la ville. J'ai commencé à ressentir une forte connexion avec la lune... C'était presque comme une combinaison de crainte et d’amitié. Je revisitais souvent le travail que j'avais réalisé en studio ce jour-là dans cet environnement effrayant et si cela accentuait mon humeur et mon environnement, je savais que je tenais quelque chose. La chanson "Black moon" résume probablement le mieux ce sentiment, c'est pourquoi j'ai décidé d'en faire aussi le titre de l'album’. Et paru en vidéo, le morceau maître de ce long playing est disponible ici

 

samedi, 31 juillet 2021 17:51

Big mess

Danny Elfman est surtout connu pour avoir composé de nombreuses musiques de films. Il y a d’ailleurs consacré les trois dernières décennies. Pourtant, il y a un peu plus d’un quart de siècle, il avait gravé un dernier elpee au sein du groupe de new wave américain, Oingo Boingo (fondé en 1979, il a commis 8 elpees studio.)

Il est donc de retour pour un opus solo, même s’il a retrouvé son ancien guitariste, Steve Bartek, devenu arrangeur, depuis. Une pléiade de musicos a quand même apporté sa collaboration, dont plusieurs percussionnistes.

Dépassant les 72’, cet LP est découpé en 18 morceaux ! Et le titre est bien choisi, puisqu’il s’agit bien d’un fameux foutoir. Pas inintéressant pourtant. Et puis susceptible de communiquer des sentiments de tristesse, de rage, de joie ou de confusion. La musique oscille ainsi de la prog au metal, en passant par le rock l’anti-pop, l’indus, l’électro, le cabaret et la musique symphonique. Le tout est parcouru par la voix de Dany, dont le baryton est capable de se transformer paradoxalement en falsetto, lorsqu’il n’adopte pas les expressions d’un crooner. Soit en empruntant tour à tour les inflexions et/ou timbres de Blaine L. Reininger, Prince, Neil Hannon voire David Bowie. Fameuse palette !

Complexes, « Sorry » et « True » réveillent en notre for intérieur le spectre de King Crimson (circa « Larks’ tongues in aspic »). Encore que sur le premier morceau, les orchestrations semblent se complaire dans le cabaret. Tout comme sur le contemplatif « In time » qui aurait pu figurer au répertorie de Neil Hannon. Dans le style, « Serious ground » bénéficie de superbes arrangements de cordes. Elles deviennent cependant parfois terriblement angoissantes. Un peu dans l’esprit des B.O. de films signés Tim Burton ou du toujours aussi surprenant « Alles Neu » de Peter Fox. Et « Happy » en est certainement le plus bel exemple. Une constante, ils reviennent constamment à la surface, tout au long de l’œuvre. Obsédants ou angéliques, les chœurs scandés pendant « Everybody loves you » semblent hantés par Carl Off ; à moins que ce ne soit par Magma.

Au fil de l’opus, les morceaux deviennent plus rock. « Just a human » est imprimé sur un tempo proche du « Lucky number » de Lene Lovich », alors que les envolées de guitare se révèlent bien métalliques. Des envolées qui traversent « Love in time of COVID », un morceau au message politique engagé, tout comme « Choose your side », au cours duquel on entend la voix de… Donald Trump. Faut dire qu’Elfman n’hésite pas à critiquer, à travers ses lyrics, les dérives fascistes de notre société contemporaine. Et ces incursions métalliques se frottent au funk sur le titre final, « Insects ».

Un album riche, très riche, à l’écriture impeccable, parfaitement produit, mais beaucoup trop long, qui finalement, ne se savoure, que par doses homéopathiques.

samedi, 31 juillet 2021 17:45

The falling

En une dizaine d’albums, The Underground Youth est passé du post punk shoegaze au folk gothique ténébreux et mélancolique, en transitant par la lo-fi, le slowcore et l’indie bien électrique. Né à Manchester et aujourd’hui établi à Berlin, ce quatuor est drivé par les époux Craig et Olya Dyer. Lui se consacre au chant et à la guitare et elle, aux drums et aux chœurs.

A l’écoute de « The falling » on ne peut s’empêcher de penser à These Immortal Souls. La plupart des morceaux évoluent sur un tempo indolent, le baryton de Craig, coincé quelque part entre celui de Nick Cave et celui de Leonard Cohen, accentuant le climat sombre des compos. Et les chœurs féminins qui soulignent cette voix nous renvoient automatiquement au répertoire du défunt canadien. Une piste comme « And I… » adopte même un ton incantatoire. Les deux titres les plus rythmés (?!?!?) sont également ceux au cours duquel Olya siège derrière les drums. Soit la valse « For you and the one » et le crépusculaire « Egyptian queen », deux plages que traverse le violon virevoltant d’Astrid Porzig.

Ouvrant le long playing le titre maître bénéficie d’arrangements de cordes somptueux, dignes de Willard Grant Conspiracy. Beau et triste à la fois, le dylanesque « Vergiss mich nicht » est déchiré par le souffle d’un harmonica.

Enfin, violon grinçant et piano désaccordé en boucle, nous renvoient aux plus belles heures du Velvet Underground tout au long de « Letter from a young lover ».

Un bien bel album, même si on lui reprochera son atmosphère un peu trop cafardeuse…

samedi, 31 juillet 2021 17:44

Mount Vision

Sous la forme du vinyle, « Mount visions » est illustré par un tarot divinatoire signé Inaniel Swims. Et franchement, il est superbe ! Passons maintenant au patronyme de ce projet imaginé par Loïk Malle, un Bordelais aujourd’hui établi à Paris. Cette appellation (pas nécessairement contrôlée, même si elle émane de la Gironde…) s’inspire du personnage central d’un roman de Milan Kundera (‘La vie est ailleurs’) et d’une expression favorite du capitaine Haddock (‘Mille sabords’), mais surtout reflète l’esprit en effervescence de l’artiste concepteur qui apprécie autant les jeux de mots que les anagrammes.

Penchons-nous maintenant sur cet elpee. Le sixième de Jaromil Sabor ! Pour lequel, Loïk a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se partagent, violons, flûtes, trompettes, basse, batterie et guitares, orgues, sans oublier les chœurs. Et vu la richesse instrumentale, on ne peut s’empêcher de penser à Love, groupe psychédélique californien qui a surtout sévi de 1966 à 1973.

Le long playing s’ouvre par « On my mind », une plage aux cordes de gratte byrdsiennes et à la mélodie rencontrée au cœur d’une House of Love. Des cordes chatoyantes qu’on retrouve sur l’alerte « Red sun ». Et « Lucky stone » est imprimé sur un tempo encore plus enlevé. Sur le slow mid tempo « Ruin of waves », la voix de Loïk emprunte le timbre de Robin Proper Sheppard (Sophia), sous reverb. « Wizard of rain » baigne dans une sorte de pop/folk élégante mais acidulée. « Photograph » invite à la valse alors que l’instrumentation s’enrichit au fil du sillon. « Fountain heart » est dominé par un orgue suranné, quasi religieux, dans l’esprit du classique « A whiter shade of pale » de Procol Harum. « Let me drinks come true » s’autorise une incursion dans le noisy/rock. La fin de l’album et un peu plus délirante. Ainsi, ritournelle, « Sallin’ on the piper maru » trahit des réminiscences empruntées à Gorky’s Zygotic Mynci alors que le final très sixties « Jasmine harvest », malgré de belles cordes et une jolie mélodie, dérape soudain dans une forme de chaos organisé, à la manière des Fab Four (« A day in the life » ?), avant de reprendre le cours de ses idées….

samedi, 31 juillet 2021 17:41

Fortitude (Ep)

« Fortitude » constitue le deuxième volet d’une trilogie en 3 Eps imaginée par Pablo Dylan, le petit-fils de Robert Zimmerman, dont la famille maternelle est irlandaise.

« Solitude », le premier Ep, pose une réflexion sur la solitude et le souvenir du temps passé ; et le troisième, « Renaissance », traitera de l’éventuelle renaissance qui doit suivre l’effondrement.

Quant à « Fortitude », conçu à la suite de la mort de George Floyd, il tente une analyse de la peur, la force et la révolution, mais également des conséquences que ces situations engendrent, lorsque ces images du passé reviennent à la surface.

Découpé en 5 plages, ce disque s’ouvre par « I descend my westward course ». Traversée par un filet de clavier vintage, cette folk song aurait pu figurer au répertoire de son ‘grandfather’.

Un filet de clavier qu’on retrouve sur deux valses. Tout d’abord « Ward n°9 », carrément hantée par la célèbre version d’« I put a spell on you » d’Alan Price Set et puis « Shadow of the guard », qui laisse davantage d’espace à la guitare électrique et au piano. Et puis sur « I should’ve known », une ballade mid tempo abordée dans l’esprit d’Al Stewart, même si le timbre de Pablo est particulièrement nasillard…

L’Ep s’achève par « The massacre at Fort Pillow », un titre country emporté par le rythme du piano boogie…