Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Gavin Friday - Het Depot
dEUS - 19/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 15 juillet 2021 11:47

Spirit tree

En 20 années de carrière, Kira Skow a publié 15 albums, dont le dernier, « Spirit tree », est paru en mai dernier. Etablie aujourd’hui à Londres, elle compte, parmi ses amis, des artistes incontournables comme Jeff Beck (en compagnie duquel elle a enregistré un elpee), Tricky, Trentemøller, Bonnie Prince Billy, Mark Lanegan ou encore John Parish. Et pour concocter son nouvel opus, la Danoise en a invité beaucoup d’autres, dont les trois derniers cités. Elle y partage 14 duos en 56 minutes.

Le long playing s’ouvre par « We won’t go quietly », une compo écrite suite au décès de George Floyd, à laquelle Will Oldham apporte sa touche vocale masculine.

Steen Birger Jørgensen chante d’un baryton profond, à la manière de Leonard Cohen, « In the end », sur le rythme d’une valse…

Mette Lindberg s’autorise des envolées à la Kate Bush sur « Dusty Kate », un morceau cajolé par les superbes effluves au violon de Maria Jagd. Des interventions judicieuses qui illuminent de nombreuses plages de cet LP.

Les envolées lyriques de « Pick me up » nous plongent au cœur des Balkans, alors que le timbre Stine Grøn entretient un climat de mystère…

Derrière le micro, Mark Lanegan se forge sa propre « Idea of love ».

Les voix de Kira et Marie Fisker se conjuguent et s’enroulent autour du violon, dans l’esprit d’un Warren Ellis, tout au long du vaporeux et mélancolique « Tidal Heart ». Marie chante également « Burn down the house », un titre jazzyfiant (ce saxophone !) qui aurait pu figurer dans le répertoire de Jay-Jay Johanson. Johan Parish ne s’est pas chargé de la mise en forme, mais il tâte des percus sur ce morceau, chante avec Kiria sur « Marie », mais aussi répond et interpelle Jenny Wilson sur le cuivré, presque raggaeton « Horses ».

Lionel Liminana s’exprime en spoken word sur « Deep poetry », une piste qui s’achève dans une atmosphère ‘cabaret’.

Ballade mid tempo, « Ode to the poets » reproduit un dialogue imaginaire entre Kerouac et Dylan Thomas, alors que si la voix de Mette Lindberg emprunte des inflexions à Melanie, la mélodie semble parfois calquée sur le « Walk on the wild side » de Lou Reed.

En finale, Lenny Kaye, le fidèle gratteur de Patti Smith, contribue aux vocaux, pendant que la trompette de Tobias Wiklund épouse des arabesques dont Steven Brown était si friand chez Tuxedomoon.

Un album introspectif qui aborde les thèmes de l’amour et de ses fragilités, mais aussi de la mort, sujet qu’elle développe, suite à la disparition de son compagnon, le bassiste Nicolai Munch-Hansen…

jeudi, 22 juillet 2021 18:15

Erased by thought

Gina Eté est souvent comparé à Sophie Hunger. Car elles sont toutes les deux helvètes (le première est née à Zurich et la seconde à Berne), mais surtout parce que dans leurs chansons, elles passent facilement de l’anglais à l’allemand ou du français au dialecte. Et si les deux artistes jouent du piano et des synthés, cette dernière se sert également d’un violon alto alors que Sophie empoigne régulièrement la guitare.

« Erased by thought » fait suite à « Oak Tree », publié en 2019. Et ce second opus a été enregistré à San Francisco, dans les studios analogiques de John Vanderslice (Spoon, The Mountain Goats, Sufjan Stevens, Okkervil River, The Tallest Man On Earth, Death for Cutie, St. Vincent, Dear Reader).

La voix de Gina Été est douce, mais versatile, un peu comme celle de Suzanne Vega. Sauf sans doute sur la plage qui clôt ce long playing, « Tired people », lorsqu’elle emprunte les inflexions graves et déclamatoires de feu Nico…

Le track listing est partagé entre plages minimalistes (tramées alors sur le piano) et enrichies d’arrangements luxuriants, de préférence symphoniques, à l’instar de l’excellent « Nulle part », qu’elle interprète dans la langue de Molière, en pinçant subrepticement les cordes de son violon. Ou de l’indolent « Not enough ». Mais encore, du plus enlevé « Troubleshooting, une piste dynamisée par une forme de jazz/cabaret et soulignée ponctuellement de chœurs masculins. Des chœurs, mais emphatiques, qui contrebalancent le dépouillé « Machs gut ». En général, les compos baignent au sein d’une mélancolie douce. Même que « Rastlos » frôle l’univers d’un certain Robert Wyatt. Cependant, « Lach du Nur », adopte carrément un tempo frénétique, à mi-parcours, alors que sur « All or nothing » une ligne de basse creuse un sillon profond et ténébreux…

jeudi, 15 juillet 2021 11:44

A smile to reset

« A smile to reset » constitue, apparemment, le quatrième elpee de ce band parisien (NDR : le patronyme est inspiré d’une compo de Spoon !), un groupe qui implique une chanteuse (Eloïse Dandoy) et un chanteur (Frédéric Oscar), dont les voix se complètent parfaitement. Membre fondateur, Olivier Salaün, en est aussi le compositeur, guitariste et bassiste. Le line up est complété par un second gratteur, un drummer et un préposé aux percus insolites (daf et hang). 

Si la voix féminine est plutôt laconique, un peu dans le style de Kim Gordon, celle de Frédéric se révèle plus ébréchée, voire voilée. Pas vraiment étonnant, donc, que la musique de Cvantez évoque celle d’un Sonic Youth, mais minimaliste. A cause de la voix d’Eloïse, mais aussi de ces grattages de cordes qui grimpent progressivement en intensité, comme sur le blues « Blind authority », et parfois s’enflamment, mais toujours avec retenue. Des cordes qui empruntent un ton flamenco pendant « Lion fight ». Des arpèges qui se révèlent malicieux sur « Hey Lino » avant un final incandescent. Subrepticement, un filet d’orgue vient s’immiscer dans l’ensemble ; et ce drumming aride et sans concession colle parfaitement à cette expression sonore bien indie…

Une bonne surprise !

jeudi, 15 juillet 2021 11:43

Tiny Circles

Premier album pour Jeweler, un sextuor basé à Minneapolis. Quelque part entre shoegaze, post punk et noise, dream ou brit pop, sa musique se distingue par son parfait équilibre entre chaque instrument, voix et/ou harmonies vocales. Superbes, elles sont souvent atmosphériques, quelquefois éthérées, rappelant même celles cultivées chez Tears For Fears sur « Lion tamer » et « A spoonful of poison », une entrée en matière allègre caractérisée par des cordes de guitare délicates, chatoyantes et une ligne de basse carrément cold. Et ces cordes ondoient tout au long de cet opus, comme une rivière sonore rafraîchissante. Construite sur un refrain accrocheur, « Don’t cry for me » navigue aux confins des univers fréquentés à une certaine époque par Travis et Gene. Certaines plages nous réservent des envolées bien électriques, mais subtiles, élégantes et pétillantes, elles n’affrontent jamais le mélomane de plein fouet, jouant plutôt sur les variations d’intensité.

Le ton peut cependant se révéler plus menaçant ; à l’instar de « Savior complex », une piste enténébrée par la ligne de basse post punk. Un climat dark qu’on retrouve sur l’excellent « Old souls », un morceau dont les envolées lyriques sont domptées par des arrangements champêtres (des flûtes ?). Et dans le même esprit, d’abord contemplatif, « End of days » libère de douces rafales que le chant égrise.

Côté lyrics, les compos traitent des situations récurrentes de l’existence, de ses épreuves et des craintes qu’elles engendrent…

jeudi, 15 juillet 2021 11:41

The Fade

En 2013, après la sortie de l’album « The house of sleep », Tannhauser a décidé d’ajouter Orchestra à son patronyme. Issu de Louvain ce trio pratique une forme de noisy/shoegazing très susceptible de rappeler Swervedriver, Slowdive, Lush et surtout My Bloody Valentine. Notamment à cause de ces sonorités sinusoïdales, vertigineuses, tellement caractéristiques chez la bande à Kevin Shields.

Alternant passages doux ou tumultueux, atmosphériques ou intenses, mystérieux ou percutants, sa musique est nappée d’harmonies vocales éthérées. Et le tout est furtivement traversé de claviers ouatés. Bref la potion magique pour ce style qui a tant marqué les 90’s.

Parmi les 10 pages de cet opus, on épinglera l’envoûtant « True enough » et l’enlevé (9’ quand même) « Deaf », qui clôt magistralement le long playing…

jeudi, 15 juillet 2021 11:36

Access

Major Murphy est une formation issue de Grand Rapids, dans le Michigan. Depuis la sortie de son premier LP, « N°1 », en 2018, le line up est passé d’un trio à un quatuor.

Hormis « Attention », morceau au cours duquel la voix a été ridiculement vocodée, les 8 autres plages tiennent bien la route. D’ailleurs, pourquoi avoir synthétisé cette voix, alors que les harmonies vocales sont remarquables, très souvent inspirées par Crosby, Stills & Nash. Musicalement, le band aime brouiller les pistes. Entre indie folk, psyché/pop et noise/pop voire shoegaze, le style n’est jamais bien défini. Malgré l’alternance entre passages tempétueux ou ensoleillés, et entre la douceur ou l’effervescence, les transitions entre moment empreints de délicatesse et crescendos chargés d’intensité coulent de source.

Mention spéciale pour le titre maître dont les arpèges sont très susceptibles de rappeler un certain House of Love...

samedi, 03 juillet 2021 08:20

Damon Albarn à la claire fontaine…

« The Nearer The Fountain, More Pure The Stream Flows » était à l'origine une pièce orchestrale inspirée par les paysages de l'Islande. L'année dernière, Damon Albarn a repris la musique en boucle et a développé l'œuvre en 11 morceaux qui explorent davantage les thèmes de la fragilité, de la perte, de l'émergence et de la renaissance. Le résultat est une collection panoramique de chansons avec Albarn comme conteur. Le titre de l'album est tiré d'un poème de John Clare, Love and Memory.

« The Nearer The Fountain, More Pure The Stream Flows », c’est aussi le titre de son nouvel album studio qui paraîtra ce 12 novembre 2021.

Pur écouter le titre maître, c’est

 

« Hey What », c’est le titre du nouvel elpee de Low qui paraîtra ce 10 septembre 2021. Ce sera son seizième en 27 années de carrière ; et il fait suite à « Double Negative », paru en 2018. En outre, la production a été confiée à BJ Burton ; ce sera sa troisième mise en forme pour le band de Duluth.

En attendant, le trio partage "Days Like These", le premier single, et sa vidéo officielle, réalisée par leur ami de longue date et réalisateur, Karlos Rene Ayala. Vous pouvez découvrir le clip de "Days Like These" en cliquant ici.

On y retrouvera les harmonies ineffables et familières d'Alan Sparhawk et de Mimi Parker ainsi que des couches de sons déformés qui s'accumulent à chaque nouveau couplet, se construisant puis se brisant, colossales puis retenues, comme un vœu solennel seulement murmuré…

LIVE TRIX ANTWERP 4 MAI 2022

samedi, 03 juillet 2021 08:16

L’autre personnalité de Steve Gunn…

« Other You » constitue le sixième opus de Steve Gunn. Il a été enregistré, lors de deux visites à Los Angeles fin 2020 et début 2021, sous la houlette du producteur vétéran Rob Schnapf (Beck, Elliott Smith, Cass McCombs, Kurt Vile). Un œuvre qui rappelle, manifestement, la précédente « Way out weather’.  

Sur le nouvel elpee, on y retrouve ces belles et chatoyantes mélodies et puis cette voix douloureuse, au bord du ténor, sans oublier les superbes harmonies…

En attendant, traduites en vidéo, les morceaux « Other You » et « Reflection »

Sont disponibles ici et

 


 

samedi, 03 juillet 2021 08:15

Wye Oak trace son chemin…

En mai dernier, Wye Oak a publié le single « TNT », promettant qu'un autre titre suivrait bientôt. Le duo a maintenant partagé « Its Way With Me » qui fait l’objet d’un clip, réalisé par Spencer Kelly.

‘Cette chanson parle d'abandon, d'apprendre à se sentir en paix au milieu du chaos de l'existence en laissant aller tout ce qui échappe à notre contrôle’, explique Jenn Wasner de Wye Oak dans un communiqué de presse. ‘Il s'agit du fait que le changement et la perte sont inséparables l'un de l'autre, et d'essayer d'avoir foi en un avenir plus pacifique et équitable, même si les détails spécifiques de ce à quoi cela pourrait ressembler sont au-delà de notre imagination’.

La vidéo de « Its Way With Me » est disponible