Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 07 juin 2018 13:59

Miossec, Nous sommes Les Rescapés…

Le prochain elpee de Christophe Miossec s’intitulera « Les Rescapés. En attendant, ce 8 juin, sort un single baptisé « Nous sommes », une chanson co-réalisée en compagnie de Julien Delfaud (Woodkid /Revolver/Gaetan Roussel/Benjamin Biolay) et Laurent Bardainne (PoniHoax / Limousine). Et c’est Dominique Ledulal (Les Rita Mitsouko/ HF Thiéfaine /Jacques Higelin) qui s’est chargé du mixing.

https://www.christophemiossec.com/

 

Keep Dancing Inc. est l’un des noms qui, depuis plusieurs mois, agite et enchante ‘La French Pop’. Né à Paris dans les années 2010, ce groupe aime le surf rock, la cold wave, le punk et la synth pop. Grâce à son mélange de synthés, boîtes à rythmes et guitares, il concocte une forme de synth-pop jubilatoire aux accents funky.

Après avoir gravé un premier Ep (« Initial Public Offering »), disque qui lui a valu une large reconnaissance et une tournée outre-Manche, Keep Dancing Inc. publiera un nouvel Ep ce 15 juin. Intitulé « Restructuration », il est doublé par un clip tourné à La Défense et baptisé « Pornstar » (voir ici).

Sélectionné par le prestigieux NME dans les cent groupes à suivre en 2018, multipliant les concerts soldout, s'affichant à la Philharmonie grâce au coup de pouce d'Etienne Daho, le trio parisien est devenu l’une des formations les plus passionnantes et prometteuses du moment…

https://www.facebook.com/keepdancinginc

http://www.un-plan-simple.com/fr/keep-dancing-inc/

https://twitter.com/keepdancinginc?lang=fr

https://www.instagram.com/keepdancinginc/?hl=fr

 

 

 

Considéré comme un des groupes les plus prometteurs sur la scène indie antipodale, Rolling Blackouts Coastal Fever a choisi un patronyme à rallonge. Votre serviteur avait déjà flashé sur son Ep, « Talk tight », et a de nouveau été séduit par son tout premier album, « Hope downs ». La formation implique deux frères et deux cousins, mais surtout trois chanteurs/guitaristes (NDR : deux grattes électriques et une acoustique !). Et pratique une musique qui rappelle les Go-Betweens ainsi que la scène néo-zélandaise du label Flying Nun (NDR : pensez à The Bats, The Chills ou encore Jean-Paul Sartre Experience). On reviendra plus tard sur ce nouvel opus, mais place au compte-rendu du concert…

En débarquant dans l’AB Club, Stella Donnelly est encore sur les planches. Très jolie, portant un pantalon aux motifs probablement empruntés aux aborigènes, elle est armée d’une six cordes électrique et possède une superbe voix, dont les tremolos sont très susceptibles d’évoquer Jeff Buckley. Elle a beaucoup d’humour et déclenche régulièrement des rires dans un auditoire, constitué alors d’une cinquantaine d’âmes. Quand elle gratte ses cordes, les compos sont plutôt arides. A contrario, en picking, elles passent beaucoup mieux la rampe. Elle s’autorise une reprise de la chanson la plus insipide des Beatles, « Across the universe ». Ce qui ne va pas l’empêcher de recueillir, avant de quitter l’estrade, de chaleureux applaudissements. A revoir en compagnie d’un véritable groupe…

Les haut-parleurs diffusent le « Rock you baby » de George McRae. Puis les musicos de Rolling Blackouts Coastal Fever montent sur l’estrade. Il doit y avoir maintenant plus ou moins 120 personnes dans la salle. Les trois chanteurs/guitaristes se posent en front de scène. Joe White (NDR : il est roux !) à gauche. Fran Keany (NDR : un hybride entre Jim Morrison et Bryan Ferry), au milieu (NDR : c’est lui qui joue de la sèche électrifiée) et Tom Russo, à droite. Son frère, Joe Russo, le préposé à la basse, tourne régulièrement le dos au public. Il se tient près du drummer, un peu comme pour faire bloc avec son partenaire. Bien post/punk voire cold wave, ses interventions sont aussi ténébreuses et vibrantes que celles des bassistes de ce style tellement prisé au cours des eighties. Episodiquement, il s’autorise un petit pas de danse. Mais le chef d’orchestre, c’est le drummer, Marcel Tussie. Il donne le départ des compos, de deux coups de sticks et achève en catimini, chaque morceau, avec un soin particulier. Son drumming est à la fois ample et fédérateur. Le show s’ouvre par « Clean Slate ». Le son est parfait. Les voix sont extrêmement complémentaires, et le plus souvent se répondent comme dans l’univers du hip hop (NDR : du hip hop pareil, je veux bien en écouter toute la journée !), mais se conjuguent également en harmonies. Et le drumming talonne judicieusement ces harmonies sur « The Hammer » et tout au long du ‘byrdsien’ « Sick Bug », une chanson qui relate l’histoire d’un gars qui se sent comme un insecte infectieux à la vue de son amant. Chargées d’intensité, les sonorités de guitares sont tour à tour carillonnantes, cristallines, savoureusement discordantes, vertigineuses ou enchanteresses. Elles deviennent même orgiaques pendant « Mainland » et lors du titre qui clôt le set, « French press ». Ensoleillées, presque californiennes, les mélodies ondulent comme des vagues qui s’abattent sur les récifs coralliens. Pendant « Colours run », Tom casse une corde de sa Gretsch. Stella Donnelly se mue en roadie. Elle lui branche une autre guitare, mais les tonalités ne semblent pas plaire au musicien. La Miss fonce alors en coulisses pour remplacer cette corde et la repose sur le rack. Pendant ce temps, les autres musicos se lancent dans une jam débridée. Et lorsque l’instrument est à nouveau au point, le band reprend le morceau en cours. Manifestement, il y a une parfaite osmose chez ce quintet. Le tempo est constamment enlevé ; il est même rapide tout au long de « Wide eyes ». Les mélodies sont soignées, parfois même contagieuses, à l’instar de « Talking Straight ». Le public jubile. Il est chaud. Remue, danse ou dodeline de la tête, et surtout savoure ce concert exceptionnel qui libère un doux feeling. On n’a pas envie de regarder sa montre. Ou alors on oublie d’y jeter un coup d’œil. On voudrait que le concert se poursuive encore pendant des heures. Mais vers 22h15, il s’achève. La formation revient quand même accorder un rappel. Un seul titre. En vitesse ! Puis elle s’éclipse. Avant de réapparaître quelques minutes plus tard, dans la salle, pour démonter son matos, écouler son stock de merchandising, signer pochettes ou tickets du concert, faire des selfies, mais aussi discuter avec les spectateurs, parfois pendant de longues minutes. Des gars talentueux et vraiment sympathiques. Mais surtout impressionnants sur les planches ! Un grand groupe vient probablement de naître…

Rolling Blackouts Coastal Fever se produira dans le cadre du Pukkelpop, ce samedi 18 août (voir aussi notre section photos ici)

Setlist

Clean Slate
Talking Straight
Julie’s place
Wither with you
Carreer
The H
ammer
Sick bug
Colours run
A/C Man
Bellarine
Mainland
Fo
untain of good fortune
Wide eyes
French press

(Organisation : Ancienne Belgique)

lundi, 28 mai 2018 03:00

Un fameux potentiel !

Située à Roubaix, en proche banlieue de Lille, la Cave aux Poètes est une salle de concert qui permet d’accueillir un peu plus de 200 personnes. Située en sous-sol, un peu comme ‘L’os à Moelle’, à Bruxelles, mais en plus sombre, elle est caractérisée par un plafond de plus ou moins 2m20. Impossible donc de pogoter. Et puis de prévoir un podium pour les musicos qui se produisent au même niveau que l’auditoire. Mais l’endroit est assez sympa… Quand on vient de la région de Tournai, il faut entre 35 minutes et 45 minutes, pour accomplir une vingtaine de kilomètres, avant d’arriver à destination. Finalement, la salle est située non loin de la gare. Avantage, un parking est disponible dans une cour, juste devant l’établissement.

Ce soir, deux groupes sont programmés, en supporting act (drôle d’idée !), Beechwood, un trio new-yorkais, et en tête d’affiche, Exploded View, une formation drivée par la chanteuse britannique Annika Henderson (NDR : c’est également une ex-journaliste politique), exilée à Mexico. Au sein de son backing group militent le Suédois Martin Thelin, qui a, notamment bossé pour Crocodiles, également établi dans cette capitale, ainsi que deux musiciens mexicains, une fille et un gars qui a vraiment le profil latino…

Ethérée, glaciale, oscillant quelque part entre la prog, l’indus et le trip hop, la musique d’Exploded View tombe un peu à plat, après un groupe du style de Beechwood. L’absence d’interactivité n’aide, en outre, certainement pas. Il y a des loops, des drones, des sonorités métalliques et synthétiques, dispensées par le drummer, une fille aux synthés ou à la gratte et un guitariste ; et le tout se superpose en nappes, sur lesquelles émerge la voix diaphane d’Annika, responsable de textes sociopolitiques (NDR : fallait s’en douter). Plutôt statique, froide, ignorant presque la foule, Annika est penchée sur son micro, comme la tour de Pise. Les applaudissements sont polis et après une vingtaine de minutes d’ennui, on préfère s’éclipser…

Beechwood publie un nouvel album, ce 6 juin. Plus pop et plus acoustique, il est surtout mieux produit. Les puristes y verront sans doute, une volonté de devenir plus accessible, voire commercial. Mais, manifestement, il démontre surtout la capacité du band américain de briller ailleurs que dans le garage et le punk. Parce qu’en ‘live’, le combo ne fait aucune concession. Dès les premiers accords on est soufflé par la puissance du son. Pas vraiment une bonne idée. Nonobstant ses imposants tatouages, Isa, le drummer est élégamment vêtu et est coiffé d’un stetson (NDR : qu’il ôtera après quelques titres). Mais il frappe sur ses fûts comme un malade ! Sid, le bassiste, porte un pantalon de couleur blanche et est chaussé de pompes de la même teinte. Gordon, le guitariste, a enfilé un sweater partiellement à résilles, notamment sur les bras, largement ouvert en ‘V’ sur le devant, laissant apparaître sa poitrine. Ces deux derniers portent des cheveux longs, dans le style de feu Brian Jones. Après trois ou quatre morceaux, Gordon et Isa troquent leurs instruments, mais dès le premier morceau, la lanière de gratte de ce dernier se détache et le groupe doit tout reprendre à zéro. Précision, après l’intervention de la tour manager qui remet la sangle dans l’encoche de la guitare. Au bout de deux titres, chacun reprend son rôle. Progressivement, on commence à mieux discerner le son, surtout quand on prend du recul. Et manifestement, les harmonies vocales passent de mieux en mieux la rampe. Il y a même une belle osmose entre la voix du chanteur et celle du drummer. Mais paradoxalement, c’est dans le bar, à côté, que ce son est le meilleur. La setlist aligne des titres des deux derniers opus, mais les plus garage/punk, dont la cover du « I’m not like everybody else » des Kinks. Et même celles plus glam ou pop du nouvel opus sont attaquées de manière plus énergique. Extrait du dernier elpee, l’instrumental « Nero » crée le lien manquant entre le Jon Spencer Blues Explosion et les Stooges. Régulièrement, Isa pousse des cris sauvages, comme… Iggy Pop… Les deux gratteurs sont constamment en mouvement, mais on les sent à l’étroit sur l’espace qui leur est réservé. Et pas question de bondir sur place, sans quoi, la tête des deux gratteurs perceraient le plafond. Un spectateur, qui doit largement dépasser les deux mètres de hauteur, a la sienne qui l’effleure. Au bout de 30 minutes, le groupe salue la foule et se retire. Malgré la sensation de trop peu, et les problèmes de balances, manifestement, le groupe a un fameux potentiel. Faudra d’abord penser à engager un ingé-son exigeant et pro (NDR : suffit de demander à Didier, il en connaît quelques uns…) Et puis laisser un peu de temps au trio pour acquérir de l’expérience ; car vu la qualité de ses compos, il ne serait pas étonnant que d’ici deux ou trois ans, il fasse un fameux tabac. On reviendra sur Beechwood, lors de la chronique de son troisième LP, « Inside the flesh hotel », et puis à travers une interview accordée à Musiczine, à l’issue du show…

Setlist (sous réserve et dans le désordre)

“Melting over you”, “I Don't Wanna Be the One You Love”, “I'm Not Like Everybody Else” (Kinks cover), “Flesh Hotel”, “Heroin Honey”, “Amy”, “Bigot in my bedroom”, “C/F”, “Boy Before”, “This Time Around”, “Nero”

(Organisation : La Cave aux Poètes & Bains De Minuit Productions)

 

 

mardi, 22 mai 2018 03:00

Rain plans

Israel Nash Gripka n’a aucun lien de parenté avec le célèbre Graham, qui a sévi au sein des supergroupes Crosby, Stills, Nash avec ou sans Young. Originaire du Missouri, il s’est établi à New York City, en 2006, avant de se fixer à Austin, dans le Texas. Pourtant sa musique trempe dans le country/folk/rock, dans l’esprit du célèbre trio ou quatuor. Si les harmonies vocales sont parfois dignes du tandem Crosby/Nash, les mélodies rappellent très souvent Neil Young. Ethérée, sa voix est parfaitement soutenue par des cordes de guitare acoustiques, électriques, de steel ainsi que par une solide section rythmique. Nostalgiques, ses textes évoquent la solitude et les paysages qui ont bercé son enfance. Si vous appréciez les quatre mousquetaires susvisés, vous ne pouvez passer à côté d’Israel Nash.

 

vendredi, 25 mai 2018 18:58

Violence

Deux ans plus tôt, Editors avait déjà opéré un tournant majeur, en optant pour un musique plus électro et surtout mainstream, en publiant l’album « In dreams ». Rebelote en 2017 pour un opus dont le climat baigne cependant au sein d’un climat sombre, indus et parfois même sinistre. Si « Hallelujah (so low) » se distingue par quelques accès plus fulgurants, un peu dans l’esprit du « Thought Contagion » de Muse, seul le plus élaboré « Belong », qui clôt le long playing, et « No sound but the wind », nouvelle version d’une compo qui figurait sur la B.O. d’un épisode de la saga ‘Twilight’ et dont le synthé a été remplacé par le piano, tiennent la route. Certaines compos adoptent pourtant un ton susceptible de rappeler… The National ; mais en général, grandiloquent, il finit par agacer. On a même droit à un morceau inspiré par Giorgio Moroder. A force de vouloir tâter de l’électronique pour être dans l’air du temps, les artistes et les groupes pop/rock en oublient ce qui faisait leur spécificité. Pire parfois, en appuyant sur la même gâchette, sans prendre garde, ils finissent par se tirer une balle dans le pied ! Violence mal placée !

 

vendredi, 25 mai 2018 18:58

New shapes of life

Martin Carr, c’était la tête pensante du défunt Boo Radleys, un groupe issu de Wallasey, dans le Merseyside (NDR : c’est près de Liverpool) qui n’a jamais été reconnu à sa juste valeur et s’est séparé en 1999. Après avoir embrassé une carrière solo sous le pseudo de Brave Captain, il décide alors de continuer l’aventure en solitaire, sous son propre nom. Mais depuis, malgré d’excellentes productions, il continue de végéter dans la zone crépusculaire de l’underground. Et ce « New shapes of life » risque fort de ne toujours pas l’en extraire. Pourtant, cette œuvre pop est particulièrement mélodieuse, contagieuse même, sophistiquée, et les arrangements sont particulièrement soignés. Surtout tout au long des deux premier tiers du long playing. Ouvrant la plaque, le titre maître adopte, en début de parcours, un tempo rappelant le « Why can’t we leave together » de Tiny Thomas. Régulièrement, les spectres de Bowie, Todd Rundgren, McCartney ou encore Talk Talk se mettent à planer. Le genre de compos qui mériterait largement d’être diffusées sur la bande FM. Ce qui changerait de ces titres insipides, matraqués tout au long de la journée, pour des raisons sombrement commerciales…  

 

vendredi, 25 mai 2018 18:56

Quiet and peace

Buffalo Tom compte aujourd’hui 30 années d’existence, trois décennies au cours desquelles, il a publié un une pluie d’Eps et de singles, mais surtout dix albums, dont neuf studios et un ‘live’. Et sous un même line up, soit Tom Maginnis à la batterie, Chris Colburn à la basse et Bill Janovitz à la guitare, ces deux derniers se partageant les vocaux. Après avoir pratiqué une forme de pop/rock juvénile et incandescente, dans la lignée de Hüker Dü voire de Dinosaur Jr (NDR : paru en 1990, « Birdman » avait d’ailleurs été produit par J. Mascis), la formation s’est quelque peu égarée dans une forme de folk/rock inoffensive. Avant d’en revenir à un style plus électrique, comme à ses débuts. « Quiet and peace » propose des morceaux qui privilégient ce format, même si certaines plages adoptent un profil plus pop, mais dans l’esprit de Bruce Springsteen voire de REM. L’aspect mélodique est toujours aussi soigné et les harmonies vocales échangées entre Chris et Tom, savoureuses. Sarah Jessica vient même apporter sa collaboration aux vocaux sur « Hemlock », alors que Lucy, la fille de Bill, s’y colle pour la cover de Simon & Garfunkel, « The only living boy in New York ». De ce très long opus, on épinglera néanmoins le flamboyant « All be gone », en ouverture, le nerveux « Least that we can do », un morceau caractérisé par un groove électro-acoustique irrésistible et puis surtout en bonus, une superbe version de « The Seeker » du Who, à la fois respectueuse de l’originale, et particulièrement vivifiante. Une excellente surprise !

 

vendredi, 25 mai 2018 18:56

Under the pines

Fondée en 1991, Bardo Pond est une formation qui pratique une musique atmosphérique agrégeant une multitude de styles : psychédélisme, noisy, shoegaze, prog, space, drone, dream pop et tutti quanti. Si la guitare ‘Gibson’ libère des sonorités parfois proche du Crazy Horse de Neil Young, alors que la ligne de basse se complait dans sa ligne constamment floue, les compos sont imprimées sur un tempo lent ou parfois un mid tempo, des compositions propices à la méditation, envoûtantes, hantées par la voix limpide et étrange d’Isobel Sollenberger (NDR : hormis sur la plage finale instrumentale « Effigy ») et circonstanciellement traversées par des interventions de flûte. Pourtant, elles sont complexes, ondulent, tourbillonnent, avant de pénétrer profondément dans votre subconscient, en vous communiquant alors une forme d’angoisse. A l’instar du ténébreux titre maître. A contrario, plus paisible, « Moment to moment » se distingue par ses cordes lumineuses. Tant électriques qu’acoustiques. Dix minutes réminiscentes du Floyd circa « More »… Bardo Pond se produira au Magasin 4, ce 4 juin 2018.

 

jeudi, 24 mai 2018 03:00

La menace

Pour enregistrer cet album, le trio bruxellois a reçu le concours de Mike Black et Rémy Lebos, à la production, ce dernier se chargeant également de la masterisation. Un disque qui s’intitule « A Supernaut », en référence à « Supernaut », titre d’un album de Black Sabbath, paru en 1972. C’est également une des influences majeures de ce trio bruxellois. Sisters of Mercy, en est une autre. Blues gothico-atmosphérique, « The sword part 2 » en est une parfaite démonstration. Et surtout « The future ». A cause de la voix qui épouse les inflexions d’Andrew Eldritch. Mais également le spectral « Shadow », même si on y décèle des traces de Nine Inch Nails, tout comme sur l’incantatoire « See me ». L’opus s’ouvre par « Ice », un morceau hypnotique et aux chœurs opératiques réminiscents de… Magma. Certaines compos circulent à une cadence effrénée. A l’instar du titre maître et de « Xeption », sortes de danses du scalp (NDR : cette voix aiguë !) débridées. Maléfique, « Deep inside » s’enfonce au cœur d’un univers ténébreux hanté par Marylin Mansun et Sabbath (NDR : le tout premier elpee !) Et le long playing s’achève religieusement par « Fantomas begins », une plage assez brève jouée sur un orgue d’église…