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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 31 mai 2012 17:19

Clear heart full eyes

Craig Finn, c’est le leader de The Hold Steady, une formation new-yorkaise qui compte déjà 5 albums à son actif. Craig Finn en est le leader et il vient de s’autoriser un interlude en solitaire, sous la forme de ce « Clear heart full eyes », un disque qui a été enregistré au Texas (NDR : à Austin, plus précisément), sous la houlette de Mike McCarthy (Spoon, Trail of Dead).

Mais ce qui frappe d’abord à l’écoute de cet opus, c’est la voix de Craig. Déclamatoire, torturée, elle me fait penser à celle de Vic Chesnutt. Le début de l’elpee se révèle plus électrique. Une slide gémissante balaie « Appolo Bay », la compo qui ouvre le disque. Un blues nonchalant réminiscent de Calvin Russel. Vivifiant mais fiévreux, « When no one’s watching » nous replonge dans l’univers Paisley Underground de Dream Syndicate. Enfin, plus basique, « No future » campe un rock très ‘reedien’. Le reste de l’album alterne compos blues ou country. A l’instar de « New friend Jesus », bien enlevé dans l’esprit de Johnny Cash. De l’entraînant et contagieux « Terrified eyes », que les Drive By Truckers auraient pu mettre à leur répertoire. Ou encore du plus country/rock « Balcony » qui bénéficie du concours de Rocky Ray Jackson, à la pedal steel. Une exception qui confirme la règle, le plus pop « Jackson », caractérisé par sa guitare vibrato. Et si « Rented room » campe un blues mid tempo, « Honolulu blues » emprunte un format blues/rock, ma foi, fort classique. Un album sympa, mais pas révolutionnaire…

 

jeudi, 31 mai 2012 17:09

Prisoner

The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement. « Prisoner » constitue son tout premier album. Il fait suite à trois Eps publiés entre 2009 et 2010.

Cet opus est partagé entre deux plaques. La seconde nous propose trois extraits de leurs différents Eps, deux adaptations acoustiques  (« Endless summer », « City girl ») et quatre versions ‘live’, immortalisés au » Heaven » de Londres.

Mais l’essentiel nous vient de l’opus proprement dit. Découpé en 13 plages, il constitue une véritable claque. D’abord, il y a la voix de Haley Mary, sorte d’hybride entre Stevie Nicks et Florence Welch. Pas de bassiste, mais une claviériste/pianiste, dont les interventions peuvent nous plonger aussi bien dans une atmosphère ambient (« Reprise », le cinématique « Austerlitz »), spectrale (la ballade incantatoire « Peace of mind ») ou carrément gothique (l’orgue d’église en intro du titre maître), que suppléer à cette absence de basse. Et si les cordes de guitare peuvent se révéler épiques, U2esques (le final « Catch me », « City girl » davantage en staccato), il faut reconnaître qu’en général le climat qui règne tout au long de l’œuvre est ténébreux. Il se révèle même dramatique sur « Deep wide ocean », caractérisé par ses drums martiaux, et « Nobody nowhere », un hymne flamboyant au cours duquel le timbre de Haley s’élève dans la stratosphère, à la manière de Liz Fraser. Et paradoxalement, sur « Horsehead », elle emprunte celui de Dolores O’Riordan, lorsqu’elle n’embrasse pas les inflexions de Patti Smith. Ce qui n’empêche pas le quatuor de dispenser des compos plus contagieuses.  A l’instar du single « Endless summer » ou du plus soft rock « Long higway », un morceau de 6’.

Pour mettre en forme cet elpee, le band a non seulement fait appel à Latchan Mitchell, mais surtout à Peter Katis, notoire pour avoir bossé pour The Natinal, Interpol, Jonsi et The Swell Season. Un superbe album !

 

jeudi, 31 mai 2012 17:08

Ep’s 1988-1991

Dans la foulée de la remasterisation d’« Isn’t anything » et de « Loveless », Sony a donc décidé de publier un double cd réunissant, quelques Eps gravés par la formation irlandaise entre 1988 et 1991 (NDR : vu le titre, c’était pas difficile de l’imaginer…) Pas tous, mais probablement les plus essentiels. Enfin, ceux qui permettent d’analyser l’évolution du groupe entre la sortie d’« Isn’t anything » et de « Loveless ». Enfin, pas tout à fait puisque « You Made Me Realize » est paru avant « Isn’t anything » et « Tremolo » avant « Loveless ». Par conséquent, les deux autres « Feed Me with Your Kiss » (1988) et Glider (1990), entre les deux. Le tout est enrichi de raretés, comme ces deux fameux instrumentaux, dont je vous parlais dans la chronique d’« Isn’t anything ». L’opus est double et recèle 24 plages. Probablement la sortie la plus intéressante des trois, si vous ne possédez pas les versions originales des deux long playings dont question dans cet article…

 

jeudi, 31 mai 2012 17:07

Isn’t anything (Remastered)

Le tout premier album de My Bloody Valentine a donc également été remasterisé. Enregistré en novembre 1988, le vinyle original était enrichi d’un 45trs emballé dans une pochette blanche, et recelait deux titres instrumentaux.

A contrario de « Loveless », les sessions d’enregistrement d’« Isn’t anything » se sont déroulée en deux semaines, le groupe ne dormant qu’un maximum de deux heures par nuit. Musicalement, si les fondations du shoegaze sont bien posées, on y ressent encore nettement les influences de Jesus & Mary Chain et de Sonic Youth. Le son est plus filandreux, sale et la combinaison des voix de Bilinda Butcher et du leader Kevin Shields est perfectible. Mais l’ensemble tient bien la route. Certains aficionados le considèrent comme leur album-référence. Sans doute à cause des climats contrastés qui oscillent du plus ténébreux à l’allègre, en passant par le lent et le plus effervescent. Et sans doute aussi parce qu’il a été moins produit. Pas sûr que Shields soit du même avis…

 

jeudi, 31 mai 2012 17:03

Neck of the woods

Troisième album pour ce quatuor californien (NDR : issu de Los Angeles, très exactement) que la presse compare souvent à Smashing Pumpkins. Hormis sur le titre qui ouvre l’elpee (« Skin graph »), et le plus grungy « Mean spirit », les influences originelles paraissent de plus en plus floues. Même la voix de Brian Aubert me fait davantage penser à celle de Green Gartside (Scritti Politti). Et c’est tout à fait flagrant sur « Gun-shy sunshine ». Deux titres affichent une texture nettement plus électro. Tout d’abord « The pit ». Les synthés caractéristiques et cette basse caverneuse évoquent inévitablement New Order alors que « Here we are (chance) » nous replonge dans un climat davantage réminiscent de « Kid A » voire d’« Amnesiac » de Radiohead (NDR : ces drums épileptiques !) Et si « Make believe » s’offre une jolie envolée ‘guitaristique’ à la Muse, il faut avouer que les références de Silversun Pickups se sont nettement diversifiées, sans pour autant déboucher sur un concept vraiment original. On y décèle même des traces de shoegaze qui parsèment l’ensemble de l’opus. Quant aux lyrics, inspirés par les films d’épouvante, les Cramps y avaient pensé avant eux. Sans quoi, l’album reste agréable à écouter de bout en bout. Ce qui n’est déjà pas si mal.

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Road Rock Vol I / Friends and Relatives

Bien que grand admirateur de Neil Young, je dois reconnaître que cet album est un des plus dispensables qu'il ait commis à ce jour. Un disque ‘live’ qui réunit des extraits de sa dernière tournée aux States, accomplie en été dernier. Découpé en huit titres, il n'en recèle que deux véritablement intéressants. Soit les 18 minutes de " Cowgirl in the sand ", dans une version tout aussi électrique et vivifiante que celle qui figurait sur " Everybody knows this is nowhere ", et " All along the watchtower ", rehaussé par la présence de Chrissie Hynde, chanteuse des Pretenders. Seul inédit, " Fool for your love " ne passe pas la rampe ; il est beaucoup trop glacial. Et ne me parlez pas de " Tonight the night ", dont l'interprétation sans conviction fait injure à la mouture originale. Il existe même des bootlegs qui sont de meilleure qualité !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Silver and gold

En renouant avec l'introspection acoustique, Neil Young vient donc d'achever une trilogie qu'il avait entamée par " Harvest " en 1972, et étendue à " Harvest moon " en 1992. Pour enregistrer ce " Silver & gold ", Neil a bien reçu le concours de quelques potes. Dont les interventions minimalistes se limitent au piano, à la basse, à la steel, aux drums et aux backing vocaux. Des backing vocaux auxquels participent, tout aussi épisodiquement, Emmylou Harris et Linda Ronstadt ; Neil se réservant, bien sûr, le chant, la gratte sèche et l'harmonica. Agé aujourd'hui de 58 piges et responsable de 32 albums, Neil a voulu, en quelque sorte, faire le point, tout en jetant un regard mélancolique sur son passé. Et les dix nouvelles chansons de cet opus transpirent ce sentiment de nostalgie. Il avait bien reformé Crosby Stills Nash & Young l'an dernier. Le temps d'enregistrer un album et d'envisager une tournée mondiale. Aussi, si son " Buffalo Springfield again " n'est pas un appel du pied à ses anciens camarades, il y ressemble très fort. Neil possède toujours ce timbre vocal gémissant si caractéristique et ce sens mélodique terriblement contagieux. Malheureusement, il manque un petit quelque chose à ce disque pour atteindre le niveau de " Harvest ". Un peu comme si la magie ne parvenait pas à opérer son charme. Un peu comme si les compositions avaient un goût de " déjà entendu ". Pourtant, à mon humble avis, interprétées ‘live’, ces chansons prendraient une toute autre dimension...

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

A rock in a weary land

Après avoir mis ses Waterboys entre parenthèses, pendant sept longues années, Mike Scott a décidé de revenir à la big music ; celle qui lui avait permis, à ses débuts, de soutenir la comparaison avec U2. Il avait bien, entre-temps, signé deux albums solo, " Bring' em all in " en 95 et " Still burning " en 97. Deux chouettes elpees qui étaient, fatalement et incompréhensiblement, passés inaperçus. Pour enregistrer " A rock in the weary land ", il a salué le retour de son saxophoniste fétiche, le bien nommé Anthony Thistlewaite ; et puis reçu le concours de Thighpaulsandra, mieux connu pour avoir conspiré avec Julian Cope, et plus récemment en compagnie de Spiritualized. Et le résultat est plutôt convainquant. Mike est toujours aussi possédé par la nature de la musique. Ses lyrics intelligents et empreints de poésie. En voulant faire donner sa musique comme le Londres de la fin du XXème siècle confronté au grotesque de la culture moderne, ce n'est d'ailleurs rien d'autre qu'un message que Mike veut faire passer. Sa voix chaude, acide et chargée d'émotion. Encore que les quelques passages où il trafique son timbre, ne sont pas nécessairement judicieux. Hormis le dispensable " We are Jonah " et le confus " Dumbling down the world ", un peu trop calqué, à mon goût, sur " In a hite room " du mythique The Cream, le reste vaut son pesant d'eau précieuse. Depuis le torturé et luxuriant " Let it happen " au final extatique dans sa forme free jazz, " Crown ", en passant par les huit minutes somptueuses, lennonesques (" Mother " ?), de " My love is my rock in the weary land ", le poignant et contagieux " Is she conscious ? ", dompté par les palpitations de son piano sonore, le " Bowiesque " circa " Heroes ", le fluide " The charlatan's lament " et le tendre et irrésistible " The wind in the wires ". A 41 piges, Mike doit certainement se demander pourquoi le succès lui a aussi peu souvent souri. Pourquoi la bande à Bono continue de recueillir tous les lauriers, qu'il aurait tout autant mérités. Différence de recherche spirituelle, sans doute…

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

In the flesh

Roger Waters continue de tourner à travers le monde. Où il parvient encore à remplir des stades. Sa dernière tournée américaine a apparemment été un réel succès, puisqu'il a choisi des extraits de sets accordés lors de son passage à Portland, à Phoenix, à Las Vegas et à Irvine pour concocter ce double album. Qui recèle vingt-cinq titres en un peu moins de deux heures trente ! Des compositions issues de ses dernières expériences en solitaire, mais aussi et surtout du répertoire du Floyd. Et en particulier des opus " The Wall ", " Dark side of the moon " et " Wish you were here ". Sans oublier le célèbre fragment extrait de "A saucerful of secrets", "Set the controls for the heart of the sun" ainsi qu'une nouvelle chanson dédiée aux victimes anonymes qui ont été torturées en Afrique du sud, pendant l'apartheid, "Each small candle". Toujours en retard d'une guerre, l'ami Roger ! Pas la peine de tirer à boulets rouges sur cette œuvre, ni encore moins de lui vouer un culte. Waters et son backing band ont de la bouteille. C'est une certitude. Et le concours de James Guthrie à la production est un plus, c'est incontestable. Mais pour l'esprit rock'n'roll, faudra repasser. Ce double CD est donc destiné aux babas-cool qui ont la nostalgie d'un certain passé. Mais également à créer une ambiance intime pour un couple qui a envie de se réserver de gros câlins. Vous voyez le tableau : sofa, champagne, lumière tamisée, etc. Et en deux heures trente, on a vraiment tout le temps de prendre son pied (NDR : pas dans le tapis, hein !).

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Love medecine

Le défunt et mythique Talk Talk a peut-être trouvé en Hamish McIntosh un héritier naturel. Un Ecossais dont le projet The Wave Room a rameuté une flopée de collaborateurs, parmi lesquels on retrouve Jah Wobble et le gourou du sitar Paul Wright. Pour un titre, c'est vrai. En l'occurrence " Houdini ", un composition irrésistible dans sa forme exotique overdubbée. Et puis surtout Robin Guthrie. Aux manettes. Ce qui ne l'empêche pas de donner de temps à autre l'un ou l'autre coup de sample, de guitare ou de basse. Découpé en dix fragments, ce " Love medecine " cultive la mélancolie douce, esthétique, en peignant des frémissements cinématiques à l'intérieur d'arrangements chatoyants, en développant des atmosphères synthétiques d'une grande richesse, des atmosphères balayées tantôt d'accords de guitare stellaires, de piano sonore, de chœurs délavés ou de l'un ou l'autre groove hypnotique, des atmosphères sur lesquelles se pose les lyrics poétiques de Hamish, qu'il chante d'une voix élégante et flottante. Cette œuvre devrait ravir les nostalgiques des Cocteau Twins, Dead Can Dance, His Name Is Alive et consorts…