Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

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Gavin Friday - Het Depot
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

A ghost is born

Depuis sa fondation en 1994, il ne reste plus chez Wilco du line up initial que le bassiste John Stiratt et bien sûr, le leader/fondateur Jeff Tweedy. Jay Bennett, le claviériste, a donc tiré sa révérence avant d’enregistrer leur 5ème opus. Une œuvre qui s’ouvre résolument sur un ton résolument rock. Trois titres : le crazyhorsien circa « Eveybody knows this is nowhere » « At least that’s what you said », le venimeux « Hell is chrome » et l’excellent « Spiders (Kidsmoke) », une compo de plus de 10’ dont le tempo cyclique a été emprunté au krautrock, mais dont les éclats de guitare tour à tour torturés ou atonaux, peuvent soudainement servir de trame à une envolée de rock hymnique. Hormis les 16’ de « Less than you think », dont huit sont réservées à (biffer la mention inutile) : la reproduction amplifiée du bruit produit par un radiateur/une expérimentation cosmique, le reste de l’opus épouse un format plus traditionnel, plus proche d’Uncle Tupelo que de Wilco. A l’instar de « Theologians », qui réverbère les échos du Band. Ou encore de l’allègre « I’m a wheel ». Des chansons, souvent balisées par le piano, qui regorgent de mélodies au charme beatlenesque, (« Hummingbird », « Handshake drugs » et « Wishful thinking », nonobstant la trame de fond tissée par des claviers cathédralesques). Toujours aussi excentriques, les lyrics de Tweedy sont ici peuplés d’imagerie bizarre (les araignées, les abeilles, les oiseaux), mais continuent de refléter, avec une certaine ironie, mais aussi mélancolie, sa solitude et sa détresse face au monde contemporain. Et pour être complet, sachez que c’est Jim O’Rourke qui s’est chargé de la mise en forme. Excellent !

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Under Blackpool lights (Dvd)

Ce Dvd a été immortalisé en janvier 2004 à l’Empress Ballroom de Blackpool, en Angleterre. Sous la direction du célèbre Dick Carruthers (Who, Led Zeppelin). 25 titres dont les inévitables « Seven nation army », « The hardest button to button », « Dead leaves and the dirty ground » et la cover de Dolly Parton, « Jolene ». Un répertoire qui inclut, bien évidemment, une majorité de compos issues de leurs quatre elpees, mais également quelques inédits. Et en particulier la reprise de Bob Dylan, « Outlaw blues » et de le « Death letter » de Son House. Lors de cette soirée, le couple était au sommet de son art. Accordant un set bien équilibré au cours duquel le public s’est montré particulièrement réceptif. Ce qui n’est pas évident lorsqu’on sait que leur musique n’est pas facile à ingurgiter. Faut dire que Jack White triture sa guitare comme un vieux bluesman possédé par le diable, n’hésitant pas à se réincarner en Jimi Hendrix ou Jeff Buckley, lorsqu’il ne s’inspire pas de Jimmy Page. Et croyez moi, ce type est un musicien hors pair !
Je dois avouer que si cet opus n’était pas une compilation, il aurait figuré parmi mes albums de l’année. Et en bonne place ! Parce que en 17 titres, cette plaque réunit ce que Willard Grant Conspiracy a fait de meilleur au cours de ses 8 années d’existence. 17 plages issues des cinq albums studio, dont quatre du premier elpee, « 3A.M. Sunday at Fortune Otto’s to regard the end » (NDR : disque devenu aujourd’hui pratiquement introuvable), des versions alternatives, quelques raretés et une démo intitulée « Rainbirds ». Depuis 1996, la formation bostonienne a vu défiler une bonne trentaine de musiciens issus d’horizons les plus divers : Japon, Slovénie, Angleterre, Pays-Bas, Arizona, etc. Seules constantes : le chanteur compositeur Robert Fisher et le guitariste Paul Austin. Maintenant, on en arrive au plus important : le contenu. Le W.G.C. pratique ce qu’on appelle de la country alternative. Tirant parti aussi bien des six cordes acoustiques, du piano, de la mandoline, de la trompette, des boucles que du violon Dans un style musical qui rappelle tour à tour Lambchop, South San Gabriel, les Triffids, American Music Club et Ed Kuepper. Et dont les lyrics consistants explorent les coins les plus reculés de l’Amérique profonde et désabusée. Un peu à la manière d’un Dylan ou d’un Lou Reed. Et puis il y a la voix de Robert. Un baryton qui campe un hybride entre Léonard Cohen, Nick Cave et Johnny Cash. Mais en plus chaleureux. « There but for the grace of God / A short history of Willard Grant Conspiracy » : 80 minutes d’une rare beauté!
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Smile

Cet album aurait dû paraître en 1967 voire en 1968, et faire suite au chef d’oeuvre des Beach Boys, “Pet sounds”. Un projet que Brian Wilson va cependant abandonner. Pour diverses raisons. Tout d’abord, il a écouté le nouvel elpee des Beatles, « Sergent Pepper’s Lonely Hearts Club Band ». Et obnubilé par la concurrence qu’il mène avec les Fab Four, il se sent largué. Ensuite, ni sa formation, ni les responsables de la maison de disques ne voient d’un bon œil une reconduction du semi échec commercial de « Pet sounds » (NDR : il faudra attendre plus de deux décennies pour réaliser qu’il s’agissait d’une des œuvres incontournables de la musique pop et rock). Enfin et surtout, Brian Wilson souffre de plus en plus de troubles mentaux. Ce qui lui vaudra par la suite de multiples thérapies, dont il sortira régulièrement pour y replonger tout aussi régulièrement. Avec pour résultat une discographie des Beach Boys très en dents de scie. Notamment à partir de 1972, c'est-à-dire après la mort du père Wilson. Une famille depuis complètement décimée, car Dennis s’est noyé en 1983 et Carl est décédé en 1998, suite à un cancer du poumon. Curieusement, c’est à partir de la fin des eighties que Brian est parvenu à remonter la pente. Sous l’influence de son psychiatre/gourou/manager Eugene Landy. Pour terminer ce « Smile », Brian a rappelé son parolier de l’époque, Van Dyke Parks. Et pour l’enregistrer, il s’est entouré des musiciens qui l’avaient accompagné lors de sa dernière tournée. Enfin, en choisissant les studios Sunset Sound de L.A., Brian a voulu retrouver l’esprit, l’atmosphère et le son de la fin des sixties. Et il faut reconnaître que le résultat est aussi surprenant que convainquant. Bien sûr on y retrouve des compos qui figuraient déjà sur l’un ou l’autre album. A l’instar de « Heroes and Villains », de « Cabin essence », « Surf’s up », « Wonderful », ou encore de « In Blue Hawaii ». Des fragments considérés alors comme des chutes de bande et récupérés par nécessité… « Smile » a eu le bon goût d’inclure une nouvelle mouture du classique Good Vibrations » (NDR : tellement proche de l’originale). Résultat des courses : l’ensemble tient particulièrement bien la route. Harmonies vocales luxuriantes, époustouflantes (a cappella, « Our prayer » vous flanque des frissons partout !), changements de tempo, mélodies contagieuses, tourbillons orchestraux majestueux, instrumentation parfois insolite et surtout adaptée : tout a été prévu pour reconduire les bonnes vibrations des garçons de la plage…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

On the box : 1979

Il existe très peu de témoignages filmés relatifs aux débuts de Wire. Ou alors, ils sont de très mauvaise qualité. En 1979, le quatuor s’était produit dans le cadre de l’émission « Rockpalast ». Une émission enregistrée sur la TV allemande WDR, devant une assistance réduite, constituée essentiellement de hippies. Ce show vient d’être immortalisé sur un DVD. 18 titres essentiellement issus des albums « Chairs missing » et « 154 ». Face à ce public trié sur le volet, le quatuor semble naviguer sur une autre planète. Tel un robot krafwerkien Newman lutte avec sa guitare, se tord comme une marionnette désarticulée en aboyant ses lyrics obliques. Lewis maltraite allègrement sa basse. A l’arrière de la scène, Gilbert tisse soigneusement et précisément les contrepoints sur sa six cordes, pendant que Gotobed canalise le tempo de ses rythmes métronomiques. Et à l’issue de chaque morceau, les spectateurs applaudissent poliment. Un véritable testament au sein duquel figure une interview totalement déjantée. Mais qui reflète le profil intello cultivé par le combo, à l’époque. Donc, à prendre au troisième degré. Le box inclut également une version audio de ce set, enrichie de deux bonus tracks.

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Life sparks

Curieux ! Les onze fragments de cet opus ont été enregistrés entre septembre 2002 et février 2003. Au sein d’une bonne demi-douzaine de studios différents. En compagnie de toute une série d’ingénieurs du son et de producteurs différents ; Stephen Street se chargeant heureusement de plus de la moitié de la mise en forme. Et ce « Life sparks » constitue apparemment le premier elpee de cette formation irlandaise. Dont les influences majeures sont incontestablement puisées chez Mercury Rev et les Flaming Lips. Même la voix de Fin Chambers campe un falsetto gémissant qui rappelle tantôt Wayne Coyne, tantôt Jonathan Donahue. Certains médias ont même ajouté Jason Lytle (Grandaddy). Comme les arrangements sont aussi soignés, pour ne pas dire sophistiqués, et que les mélodies sont empreintes d’une même mélancolie dramatique : il est difficile de ne pas établir de comparaison… En fin de parcours, le climat sonore en devient même pesant. Pourtant, le groupe ne manque pas de talent. Il lui faudra simplement essayer de bien digérer ses références. Et à l’instar des aventureux et très électriques « Suicide way » et « Can’t lt go anything », plages hantées par l’esprit de Coldplay, mais surtout de Bowie ou encore de « The sky », un titre slowcore balayé par un theremin, qui évolue progressivement vers un mid tempo crayhorsien, Woodstar devra élargir son horizon sonore, pour trouver sa propre voie. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Shadows of the Waxwings

La scène musicale de Detroit est en pleine effervescence. Mais le plus intéressant procède de la richesse et de la diversité de cette scène. Entre les White Stripes, Blanche et les Waxwings, il est très difficile de faire un lien. Sauf qu’ils ont joué sur la même affiche. A première écoute, on est surtout impressionné par les harmonies vocales des Waxwings. Aussi soignées que chez les Byrds et les Beach Boys elles servent, en quelque sorte, de fil conducteur aux compositions. Des compositions, en général, aussi contagieuses que chez Teenage Fan Club. Encore que lorsque sinusoïdales ou cotonneuses, elles se lovent dans le psychédélisme, l’ombre des Pretty Things se met à planer. Un spectre qui se fait plus présent au fil des écoutes. Surtout lorsque mélodies baroques et instrumentation luxuriante entrent en osmose. Et le concours d’un violoniste, d’un violoniste et de cuivres n’y est pas étranger. On a même droit à du mellotron sur le lancinant « Almost all day », fragment dont le climat frôle l’univers des Flaming Lips. Et pour encore davantage brouiller les pistes, l’opus s’ouvre par une compo dont le groove nébuleux, nonchalant, rappelle les Dandy Warhols (« Wired that way ») et s’achève, nonobstant l’harmonica bluesy, dans la noisy pop hypnotique réminiscente de Ride (« What’s needed now »). Epatant !
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The tide that left and never came back

Finn Adrews a donc viré tous les musiciens de son groupe, au début de l’été dernier. Depuis, il prépare l’enregistrement d’un deuxième album. Seul ? En compagnie de nouveaux musiciens ? On n’en sait strictement rien. Il a décidé de nous réserver la surprise. Issu du premier elpee (« The runaway found »), le contagieux « The tide that left and never came back » est paru début juin sous la forme d’un single et d’un 7”. Dans le premier cas, la flipside nous propose « The lydiard bell », une composition fragile et mélancolique tramée sur les accords d’un piano. Pour le 7”, on a droit à « The house she lived in », une plage fort intéressante. Hypnotique, aride, manifestement hantée par l’esprit du Velvet Underground, elle s’écarte totalement de l’univers balisé habituellement par les Veils…
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

This is music : The singles 92-98

Au fil du temps, de plus en plus de formations contemporaines branchées sur la musique dite psychédélique se réclament de The Verve. Les Warlocks, The Music, les Vines et Black Rebel Motorcycle Club figurent parmi les plus notoires. Si vous n’avez jamais entendu que le hit planétaire “Bittersweet symphony”, voire le tubesque « The drugs don’t work », vous ne devez certainement penser que je vous raconte des salades. Et l’album « Urban hyms » qui recèle ces deux fragments ne fera qu’accentuer votre défiance. En fait, vous devez absolument avoir écouté « A storm in heaven » ou/et « A nothern soul » pour en comprendre la raison. Deux elpees devenus depuis incontournables. Maintenant, il est exact que pour concocter une telle solution sonore, The Verve était lui-même influencé par le Floyd circa Syd Barrett et par My Bloddy Valentine. Chez la formation issue de la région de Manchester (NDR : de Wigan, très exactement), cette période de créativité intense procédait de la collaboration entre deux personnages dotés de caractères versatiles. Richard Ashcroft, tout d’abord. Un chanteur au timbre exceptionnel, ample, éthéré. Nick McCabe, ensuite. Un guitariste inventif et surtout terriblement efficace. Surnommé ‘Richard le fou’, le charismatique Ashcroft affichait une exubérance excessive, alors que le taciturne Nick préférait l’expérimentation la plus pure. Une situation qui va déboucher sur un conflit d’ego. Et le remplacement de Nick par Simon Tong. Avant que Richard ne se rende compte que l’absence de son rival lui est préjudiciable. Et le rappelle pour enregistrer « Urban Hymns ». Mais le charme est rompu ; et si ce troisième opus recèle de remarquables mélodies hymniques, il y manque ce grain de folie que McCabe n’a pas eu le loisir d’injecter. Ce qui explique la nouvelle séparation et le début de la carrière solo de Richard Ashcroft. Cette compile réunit donc les plus grands succès du groupe issus des trois elpees, différents Ep’s, quelques flip sides et deux inédits (NDR : loin d’être indispensables, je vous l’avoue). Bref, si vous possédez toute la discographie de la formation, ce disque n’a guère d’utilité pour vous. A contrario, si vous souhaitez découvrir The Verve, cet opus (NDR : nonobstant son désordre chronologique) vous donnera une idée plus ou moins correcte de l’histoire d’une légende éphémère, mais qui est déjà parvenue à marquer l’histoire du rock et de la pop.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Winning days

En 2002, cette formation australienne avait frappé très fort lors de la sortie de son premier opus, « Highly evolved ». Un disque dont les chansons féroces, juvéniles, jubilatoires, parvenaient à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents. Toujours produit par Rob Schnapf (NDR : mieux connu pour avoir mis en forme « Mellow gold » de Beck), « Winning Days » a mis davantage de pop dans son Vines ( ? ! ? ! ?). A cause des harmonies vocales, tout d’abord. Limpides, angéliques, ensoleillées, on les croirait presque empruntées, tantôt aux Beach Boys, tantôt aux Byrds. Et puis du sens mélodique capable de flirter avec la britpop. Et je pense tout particulièrement à « Rainfall » découpé dans les cordes de guitare bringuebalantes (Bluetones ?). A « Sun child » qui épouse un format électrique proche des débuts de Travis. Et puis au contagieux « She’s got something to say to me », dont l’emphase lorgne du côté d’Oasis. De psychédélisme également. Un psychédélisme visionnaire, aventureux qui ose une rencontre avec le punk gothique sur l’étonnant « Evil town ». On a parfois l’impression d’y vivre une rencontre entre le Floyd et Bauhaus. Même la voix de Craig Nicholls y épouse les inflexions de Peter Murphy. Une voix, tour à tour gémissante ou écorchée, hantée par le fantôme de Kurt Cobain sur le single furieux « Ride » et le ‘stoogien’ (guitare fiévreuse, tempo tribal, basse énigmatique) « Animal machine ». Un grunge qui prend, nonobstant son groove profond, des accents hymniques lors du final « F.T.W. ». En jouant la carte de l’éclectisme, les Vines vont fatalement s’adresser à un public plus large ; mais en même temps risquent fort de déplaire aux fans de la première heure. Ceux qui voyaient en eux l’esprit anarchique et à l’exubérance rock’n roll de rebelles …