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DEADLETTER
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Bernard Dagnies

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jeudi, 05 janvier 2012 01:00

Best of 00-10

Pour fêter ses 10 années d’existence, Ladytron a donc décidé de sortir une compile. Bien qu’ayant choisi pour patronyme le titre d’une chanson de Roxy Music, la formation liverpuldienne, partagée entre deux filles et deux gars, pratique une électro-pop dansante, très marquée par les eighties, aussi bien la new que la cold wave. Ils ont essentiellement recours aux synthés analogiques, et leurs lyrics souvent obscurs parlent de situations de la vie quotidienne, des textes parfois interprétés dans la langue de Mira Aroyo, Bulgare d’origine.

Le recueil propose 17 pistes, dont la plupart des hits du quatuor, et deux inédits. Soit le single « Ace Of Hz » (NDR : une piste peu molle des guiboles !) et une chouette cover du « Little Black Angel » de Death In June. Un ‘best’ of à conseiller aux Djs qui privilégient les soirées 80’s

 

Mercury Rev a donc décidé de rééditer son chef-d’œuvre de 1998, « Deserter’s songs », mais en version exclusivement instrumentale. Les arrangements et les orchestrations ont été étoffés, pour la circonstance. Du theremin, du mellotron et de l’orgue vintage ont ainsi été ajoutés. En outre, Suzanne Thorpe est revenue jouer de la flûte et David Fridmann met la main à la pâte. Les pistes ont été remasterisées. Mais rien à faire, sans la voix de Jonathan Donahue (NDR : qui se contente ici des cordes acoustiques), il manque une dimension. A la limite, ce type d’enregistrement pourrait servir d’excellente bande sonore pour un film. Pour fans exclusivement !

 

jeudi, 05 janvier 2012 21:52

Dead son rising

Pour le mélomane lambda, Gary Numan se résume à « Are 'Friends' Electric? » et « Cars », deux titres qui l’avaient rendu célèbre, lors de son aventure Tubeway Army d’abord, puis dès sa première expérience en solo. Nous étions alors à la fin des années 70. Et il va devenir une référence incontournable dans le domaine de l’indus, influençant tant Marilyn Mansun que Nine Inch Nails. Si on ne va plus beaucoup entendre parler de lui, ce n’est pas faute d’essayer, puisque ce « Dead son rising » constitue déjà son 21ème album. Et il faut reconnaître qu’ils sont quasi tous passé inaperçus. Faut dire que l’artiste souffre d’une forme d’autisme et qu’en outre, de précurseur, il est passé au stade de disciple. De qui ? Ben de Trent Treznor, celui qui le considérait à l’origine comme maître.

« Dead son rising » est un opus qui réunit des démos issues des sessions d’enregistrement de « Pure » (2000) et « Jagged » (2006). Ce dernier elpee avait été mis en forme par Ade Fenton, à l’époque, devenant par la même occasion son proche collaborateur. Et c’est à nouveau le cas pour ce « Dead son rising », auquel il participe activement, comme ce le sera encore lors de la sortie du prochain long playing de Numan, « Splinter ».

« Dead son rising » est partagé entre titres atmosphériques, introspectifs, monochromes, parfois instrumentaux (le plus souvent semi-acoustiques) et compos dont la rage froide et électrique est alimentée par des riffs de guitare ténébreux, des claviers métalliques et des programmations distordues, mais aussi hantée par la voix fragile de Gary (« Big noise transmission », « Dead sun rising », « When the sky bleeds, he will come », « For the rest of my life »). Un opus plutôt bien torché, mais pas révolutionnaire…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Life on other planets

Gaz Combes, Mickey Quinn et Danny Goffey ont le sens de l'humour, c'est une certitude. Leurs frimousses leur ont valu d'être comparés à des évadés de la planète des singes ? Et bien, pour répondre à ces allusions, ils n'ont pas hésité à intituler leur nouvel opus : la vie sur les autres planètes. Et d'y aborder la science fiction à travers les lyrics futuristes de leurs nouvelles chansons. " Life on other planets " constitue donc le troisième elpee du trio d'Oxford. Qui démarre par deux fragments enlevés, empreints de spontanéité et de fraîcheur, hérités en ligne droite des Undertones et des Buzzcocks, comme ils en sont coutumiers : " Za " et " Rush ". Car le reste de l'opus a pris une tournure différente. Davantage new wave, d'abord. C'est tout à fait évident chez "Never done nothing like that before", une plage dont le profil sauvage, tempétueux, post punk, me fait penser à un certain Magazine. Et puis sur " La song ". A cause du climat menaçant entretenu par ce groove viscéral digne des Stranglers. Enfin, " Brecons beacons " adopte carrément un tempo néo ska. Après avoir passé en revue les sixties et les eighties, Supergrass ne pouvait snober délibérément les seventies. Mais ici, l'héritage a été essentiellement puisé dans le glam de T Rex. A l'instar de " Seen the light ", un fragment caractérisé par ses giclées de riffs de guitare et par ses backing vocaux féminins. Du single " Grace " également, contaminé par son chorus irrésistible. Glam toujours, l'excellent " Get up " lorgne davantage vers Mungo Jerry que vers Marc Bolan, alors que " Funniest Thing " fait plutôt les yeux doux au Roxy Music des débuts. Le Floyd, le Genesis de Peter Gabriel et les Beatles n'ont pas été non plus épargnés. Les Fab Four, à cause des harmonies vocales ondoyantes, diaphanes, limpides, adoptées sur la première partie de " Run ", un peu comme sur la seconde face le l'elpee " Abbey Road ". Le tout bien sûr traduit dans un langage britpop aux accents Supergrass. Excellent!

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Une affaire d´état

« Une affaire d'état » constitue le premier album du Tournaisien. Enfin, Pierre Surquin et son band, car il faut reconnaître que ses musiciens ont largement contribué à l'enregistrement de cet opus. Tout d'abord Cédric Delahaye. Le claviériste. Qui a compris le rôle fédérateur qu'il devait jouer au sein de la musique de Pierre. Un seul dérapage, " Une idée arrêtée ". C'est aussi le seul fragment faible de l'elpee. Mais aussi le plus complexe. Si Pierre a écrit la musique, les lyrics sont partagés entre Fabrice Delmeire et Jacques Godard. Des textes, ou plus exactement des poèmes baroques, composés dans la langue de Voltaire, qu'il chante de son baryton profond, intimiste. Sauf pour " L'écho du havre ", un fragment dont l'aridité des guitares sculptées dans le funk blanc est adouci par son exercice en falsetto. Un seul instrumental. Et très court : " Les titres parlent d'eux-mêmes ". Et puis un morceau caché. Probablement intitulé " D'étranges affinités ". Qui libère une électricité sauvage, décapante, dont l'intensité me rappelle… Sonic Youth. Mais venons-en au cœur de l'opus. Particulièrement riche, " L'été se termine " est agité par un psychédélisme ambiant, tramé entre les guitares et les arrangements particulièrement riches. Tribal, envoûtant, " Et ça en est là " aurait pu figurer dans le répertoire d'un Bernard Lavilliers. Nonobstant les guitares redoutables, les claviers aquatiques et le zeste de techno, " La forge " épouse un profil mélodique proche d'un Voulzy, mais un Voulzy qui se serait intéressé à la pop alternative. Pop, satinée, légèrement cuivrée, " De l'infini à zéro " constitue probablement la chanson la plus contagieuse de l'elpee. Imaginez qu'Ultravox se soit intéressé à la bossa nova, et ce n'est pas " Rien qu'un malentendu ". Chez " Ce compagnon qui filait doux ", le minimalisme est de rigueur, mais un minimalisme chatoyant, chaleureux, légèrement cuivré, saupoudré de percus élégantes, de claviers organiques ou en boucles, et d'accords de guitare délicatement reverb. Apparemment calme, intimiste, " Ma vision est trouble " s'agite en permanence, se tourmente au fond de l'âme. Enfin " Langue pendue " s'ébroue sous une forme paisible, avant de glisser progressivement vers une consommation électrique de guitares libérées, vivaces, vivifiantes, réminiscences d'American Music Club et de Wheat… Pour un premier album, Pierre vient probablement de réussir un coup de maître…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

This flag signals goodbye

Issu de la scène indépendante de Dayton (Ohio) du début des 90's, Swearing At Motorists a enregistré à ce jour une poignée de singles et d'Eps, deux mini elpees et deux albums. Un groupe dont la musique a souvent été comparée à celle de Guided By Voices. Mais franchement, si c'est le cas, c'est du côté des doigts de pieds. En fait Don Fraser, qui a cédé depuis ses baguettes à Joseph Siwinski, a été l'ingénieur du son de GBV ; et puis Dave Dougham, le leader de SAM y a sévi tout un temps. Ce qui explique sans doute cette analogie.

Pour mettre en forme " This flag signals goodbye ", SAM a fait appel à Brian Mc Tear (Matt Pond A, The Trouble with Sweeney). Un disque découpé en 14 fragments à l'honnêteté douloureuse et à la simplicité désarmante. Mais trempé tantôt dans la lo-fi électrique, tantôt dans la lo-fi acoustique. Un style introspectif, aride, alimenté par les motifs de guitare capricieux et le drumming clair (NDR : parfois d'un banjo !), qui permet au chanteur/compositeur Dave Dougham d'épancher de sa voix ample, capable d'osciller du délicat au sinueux en passant par le baryton profond, tout son venin lyrique.

Entrecoupé de l'un ou l'autre interlude instrumental, l'opus recèle un fragment de psyché/pop/rock contagieux (" Anything you want "), un autre plus climatique, caractérisé par une succession de changements de rythmes (" The real thing "); et puis une composition bouleversante, enrichie par la trompette de Kurt Wunder, intitulée " Room full of you ".

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Nonument

Signé chez 4AD, Sybarite (alias Xian Hawkins) a réuni une sélection de titres commis dans le passé, pour concocter son premier album. Des morceaux parmi lesquels on retrouve quelques singles, des fragments parus sur différentes compilations et l'un ou l'autre remixe devenu aujourd'hui quasi introuvable. Toutes des compositions parues en leur temps sur les labels Static Caravan, Emanate ou Zelectronic. Pour ceux qui ne connaîtraient pas bien Xian Hawkins, sachez que ce multi-instumentiste, mais également producteur et compositeur, avait écrit la bande sonore originale du film d'horreur de série B, " Kill me tomorrow ".

Contrairement à la plupart de ses enregistrements précédents, quelques plages de ce " Nonument " impliquent des vocaux. Assumés par Brooke Williams et Gregory Kenney. Mais en filigrane, ils se fondent parfaitement à la texture sonore. Une texture sonore hybride, fruit de la rencontre entre électronique organique, mais également synthétique, et instrumentation conventionnelle (basse, guitare acoustique et électrique, trompette, piano, violoncelle). Avec pour résultat une musique atmosphérique, visionnaire et complexe qui aurait pu naître d'une collaboration entre Ryuichi Sakamoto, Brian Eno et David Sylvian (NDR : dans ses moments les plus éthérés !). Mais une musique atmosphérique qui pulse au rythme des samples de cordes distordues ou des rythmes tendus, à la précision mathématique. Un bien bel album !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Kill the moonlight

Ce quatuor texan (Austin) vient d'enregistrer son sixième album. Un disque dont la solution sonore capricieuse, aventureuse et complexe ne néglige jamais l'aspect mélodique. A un tel point qu'elle en devient parfois contagieuse (NDR : autrement dit, au bout de quelques écoutes, les chansons n'en finissent plus de trotter dans votre tête). Pourtant, côté références, Spoon n'y va pas avec le dos de la cuiller ( !?!?!?). Oscillant de Wire aux Modern Lovers, en passant par Young Marble Giants, Split Enz, Bowie, les Beatles, Led Zeppelin, Booker T, les Pixies, Elvis Costello période Attractions et les Faces. Sans oublier Badly Drawn Boy et Aphex Twin, histoire de ne pas seulement regarder dans le rétroviseur. Et on n'est jamais au bout des surprises. A l'instar de " Stay don't go ", à la fois minimaliste et imprimé par une boîte à rythmes terriblement humains. De " Paper tiger ", sorte de clin d'œil à " An Englishmen in New York " de Godley & Creme ; ou encore de l'anti ballade légèrement psyché, " Vittorio e ". Enfin, si le timbre vocal âpre, nasonnant, de Britt Daniel campe toujours un hybride entre celui de Costello (NDR : encore !) et de Roddy Woomble (Idlewild), les claviers et le piano sont beaucoup plus présents. Etonnant !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

The rising

L'E Street Band n'avait plus participé à la confection d'un album du boss depuis 1984. En 1995, il avait bien apporté son concours à l'enregistrement de trois inédits, destinés à enrichir un " Greatest hits ". Et puis en 1999, il avait également accompagné Bruce pour une tournée, ponctuée de l'opus " Live in New York City ". Mais pour le reste, Springsteen s'était depuis toujours passé de leurs services. Tallent, Clemmons, Weinberg et plus surprenant, les guitaristes Van Zandt et Nils Lofgren sont de la partie. Surprenant, car Lofgren avait remplacé Van Zandt, en 1984, juste avant que le groupe n'entreprenne une gigantesque tournée mondiale. Ils jouent ici ensemble. Et la râpe de Nils (NDR : faut pas oublier qu'il a joué avec Neil Young ; et en particulier participé à son chef d'œuvre " After the gold rush " !) fait des ravages sur deux morceaux de l'elpee : " Countin' on a miracle " et le remarquable " Worlds apart ", une chanson qui conte l'histoire des amours d'un soldat américain avec une musulmane, et qui bénéficie du concours d'Asif Ali Khan (tablas, harmonium, chœurs). Bruce Springsteen a toujours été l'interprète des joies et des peines des gens simples et des banlieues américaines. Ses lyrics en sont le plus parfait témoignage. Ce sont ses fans qui l'ont interpellé pour qu'il réagisse face aux événements du 11 septembre. " The rising " rend donc un hommage à la mémoire des disparus de ces attentats. Pas question ici d'incitation à la révolte prolétaire, mais un album photo de destins individuels. Tout ceci avec retenue et surtout dignité. Bref, si on ne peut pas parler d'album exceptionnel, il faut reconnaître que " The rising " est de bonne facture et surtout bien équilibré, alternant titres solides comme le rock, compositions tendres et délicates (" Nothing man " et " Empty ky "), plages hymniques (" Lonesome day ",…) et puis fragments marqués par la soul (celle de Sam Cooke sur " My city of ruins ") ou balayés de chœurs gospel. Le tout, bien évidemment, dominé par la voix âpre et virile de Springteen. Produit par Brendan O' Brien (Aerosmith, Korn, Limp Bizkit, Pearl Jam), cet elpee intègre également quelques boucles synthétiques et puis, plus étonnant encore, quelques orchestrations de cordes…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Time changes everything

Il y a cinq bonnes années que l'ex-guitariste et co-compositeur du légendaire Stone Roses n'avait plus rien enregistré. C'était en compagnie de Seahorses, pour l'album " Do it yourself ". Un groupe qui, nonobstant le succès plutôt confortable, ne parvint pas maintenir le cap. John nous revient donc avec un opus solo. Pour lequel il se réserve la guitare et pour la première fois le chant. Si sa technique à la six cordes est toujours très au point, il a le bon goût de ne pas trop en rajouter, histoire d'apporter davantage de corps aux chansons plutôt que de les dominer. Vocalement, son timbre aigre me fait surtout penser à un hybride entre celui de Peter Perrett (Only Ones) et de Tom Verlaine. Mais en épousant les inflexions de Bob Dylan, sa voix devient rapidement lassante. D'autant plus que les lyrics sont assez pauvres. L'elpee l'est tout autant. Hormis le single tempétueux " Joe Louis ", " I miss you " au souffle bluesy troublant, le plus complexe " Welcome to the valley ", " Strange feeling ", tramé sur une slide douloureuse et calqué sur " You can't always get what you want " des Stones, ainsi que le presque psychédélique (Mojave 3 ?) " Transatlantic near death experience ", on reste sur sa faim. Ni funk, ni punk, ni house à se mettre sous la dent. La pitance sonore se contente de tremper dans un folk rock sans grande saveur, réminiscent d'un Tom Petty des mauvais jours.