Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Dernier concert - festival

Hooverphonic
Gavin Friday - Het Depot
Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Seafarers Music

Ces temps-ci, Will Oldham (Palace, Bonnie ‘Prince’ Billy) sort des disques à la douzaine : après la compilation de ses propres covers de titres de Palace, voilà que notre barbu préféré se lance dans l’illustration sonore d’un documentaire… maritime. Cela dit, ce n’est pas la première fois que Will Oldham s’essaie à ce genre d’exercice : il y a quelque temps déjà, il signait avec A Boxhead Ensemble la musique d’un autre documentaire intitulé « Dutch Harbor ». Sur cet EP entièrement instrumental, l’Américain démontre ses talents de musicien hors pair, tel un John Fahey des temps modernes. Les quatre thèmes ici présents se révèlent ainsi une ode au « guitar picking » : entre le son des cordes pincées respectueusement, on entendrait presque le bruit du ressac. Si Flaherty était encore vivant, sûr qu’il demanderait à Will Oldham de composer une musique pour « L’Homme d’Aran », son splendide documentaire sur les pêcheurs de l’île britannique du même nom. A défaut, on écoutera ces variations acoustiques sur le thème de la mer en imaginant nous-mêmes les images qui vont avec. Ainsi bercés par ces guitares en apesanteur, on évitera tout risque d’avoir l’estomac retourné.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Side Effects

La France a son Lali Puna ! Au pire son Hooverphonic (lire : au mieux son Hoover). Un gars, une fille : combinaison parfaite pour chanter les délices (et les supplices) de l’amour… La complicité, dans un couple uni par la musique (ici, electro-pop), est souvent essentielle. Els Pynoo et Danny Mommens (Vive La Fête), Matthew Herbert et Dani Siciliano, Valerie Trebeljahr et Markus Acher (Lali Puna), Miss Kittin et The Hacker,… Autant d’exemples de duos masculin/féminin qui nous feraient presque dire que l’amour en électro, c’est pas du pipeau. Et dans « Amour » il y a OMR, ce qui tombe plutôt bien. Fusion du corps numérique et du corps humain, des machines et de la cyprine, du beat et de la b… : l’electro-pop, c’est d’abord ça, et rien d’autre… Vous en reprendrez bien une tranche, mmmm ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Secret Wars

« Secret Wars » est déjà le sixième album de ce trio de Brooklyn et le premier pour Rough Trade. Ce mur de guitares crispantes, auquel se cogne une batterie sans frein et des synthés spasmodiques, rappelle le meilleur de la no-wave du début des années 80, des Flying Lizards à DNA… Et pourtant, Oneida n’est pas de ces groupes à la mode qui adoucissent leur son pour faire la couverture des magazines : même si « Secret Wars » est moins jusqu’au-boutiste que ses prédécesseurs, il n’en reste pas moins d’une puissance de frappe ahurissante, et d’un étourdissement des plus cathartiques. En clair, ça tape, sans jamais faiblir. Pris dans cette tourmente post punk apocalyptique, l’auditeur n’a pas 10.000 alternatives : soit il saute à pieds joints dans l’œil du cyclone et s’abandonne à ces coups de butoir électriques, soit il subit ces boucles entêtantes et vacille dans un coma des nerfs et des sens. Les deux sont également possibles, à condition d’avoir une santé de fer. C’est qu’il faut savoir garder la tête froide à l’écoute des furieux « Capt. Bo Dignifies The Allegations with a Response » et « $50 Tea », et même quand on croit avoir la paix deux minutes (« The Last Act, Every Time » et son banjo curieusement pop), ça repart pour un quart d’heure de mantra punkoïde (« Changes in the City »). Ouf, c’est la fin : ça fait du bien. Au prochain tour, on prévoira quelques calmants et des serviettes humides, pour éviter tout basculement dans la folie.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Cash And Carry Songs

Octet = François Goujon (ex-batteur de Lighthouse) + Benjamin Morando (de la D*I*R*T*Y team, excellent collectif électro-web parisien). A deux, ils mixent en toute allégeance la pop sixties (« Hey Bonus » et ses voix beatlesiennes), l’électro savante mais sautillante (« 4/4 Waltz », à la Capitol K), la soul mutante sur fond de click’n’cuts (« Sneakers & Thong », impliquant l’ex-Stardust Benjamin Diamond et Suzanne Thoma, entendue chez M83), l’illbient warpienne (« Kino Cat Leng ») ou encore le trip hop malingre (« Blind Repetition », du genre Leila). Autant de styles qui, lus ainsi à la suite, pourraient signifier un éclectisme peut-être trop explosif… Il n’en est rien. Au contraire, le duo français fait preuve d’un étonnant savoir-faire en matière d’ambiances complémentaires. « Cash And Carry Songs » s’impose ainsi comme un des albums « électro » parigos les plus jouissifs de ces six derniers mois. Sortez le cash, car cet album est une affaire.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The End Is Near

Le slowcore, cette musique faite pour dormir en toute quiétude (ou se réveiller en douceur), a déjà enfanté de tout bons disques (NDR : ceux de Bedhead, dans les années 90, en font partie). Matt et Bubba Kadane ont depuis lors fondé The New Year, mais rien n’a changé chez ces habitués du spleen crépusculaire : toujours ce désir de berceuses un peu poisseuses, ces mélodies d’araignée qui tissent calmement leur toile collante et menaçante. Accompagnés par Chris Brokaw (ex-Come) à la batterie, les frères Kadane ont peut-être le moral dans leurs pompes (funèbres), mais il leur reste un peu de colère (« Plan B », « 18 », tendus comme le fil d’un rasoir). Comme quoi, même en pleine déprime, l’homme garde le réflexe qui sauve : se rattraper à quelque certitude, agripper le bord du gouffre… Mais en fin de compte, ce n’est que reporter la chute. Avec cet album (le deuxième), les Kadane ne risquent pas de nous rendre joyeux : son rythme d’agonie nous soutiendra mieux les jours de cafard. ‘La fin est proche’ : c’est vrai pour tout le monde, mais faut bien faire avec.


vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The World Is Saved

L’impression d’être perdu dans les bois, les doigts gelés et les pieds en compote. Au loin ricoche l’écho d’une voix fluette mais rassurante, parmi ce noir, ces épines, cette argile. Un ange ? Un fantôme ? La silhouette se faufile entre les arbres, tel un elfe apeuré qui n’aurait jamais vu d’hommes. Dans sa fuite, ses pas tintinnabulent : on dirait de la musique. On dirait celle de Tina Nordenskjöld : boisée, vaporeuse, parfois mutine mais aussi inquiétante. On l’écoute comme on lit un conte qui fait peur, même si on s’efforce de rire, pour se donner bonne contenance. Mais qui se cache derrière cette voix apparemment docile ? L’apparence : chez Tina Nordenskjöld tout est affaire de suggestion. Dans les films d’horreur, c’est ce qui donne le plus la chair de poule. « Cat. People », la Suédoise ? Ses griffes rétractées, on dirait qu’elle est câline… Mais sous ces mélodies fragiles, presque pop, se cache un univers bien plus obscur, ésotérique (la pochette/le jazz à la Garbure). Tina Nordenskjöld, égérie d’un monde spectral, aux contours flous, qui d’abord réconforte puis angoisse ? Si ce monde-là est sauvé, nous autres sommes en danger.
vendredi, 31 décembre 2004 17:53

Problematico

Nous avions découvert Faris Nourallah, l’année dernière, lors de la sortie d’un premier album doté d’une richesse mélodique étonnante : « I Love Faris », un titre qui très vite devint une certitude… A peine un an plus tard, le Texan récidive en 14 chansons d’un éclat identique. Toujours seul aux commandes, Faris Nourallah continue donc sa petite entreprise d’enchantement nostalgique. C’est qu’il connaît ses classiques, le Faris : Love, Big Star, les Beatles, les Zombies,… Rien de bien neuf dans ces arrangements pleins de grâce et de lumière, mais du cœur à l’ouvrage qui vaut bien le dandysme d’un Ed Harcourt ou d’un Rufus Wainwright… Des titres comme « You’ve Got It Made », « Coming Out » ou « I Know Your Name » rappellent en tout cas combien la pop, dans les années soixante, savait chanter l’Amérique (la vraie, pas celle de Bush) et nous en faire voir, de toutes les couleurs. « I Dream I’m a Country » chante d’ailleurs Nourallah d’une voix fraîche et espiègle : s’il était un pays, parions qu’il serait celui de nos rêves, où l’on vivrait dans l’insouciance et le bonheur, en écoutant ce genre de bonne musique du matin au soir. « Problematic », malgré son titre, n’a donc rien d’ardu : c’est un disque humble et attachant, qui confirme tout le bien qu’on pensait du bonhomme. On l’aime toujours, Faris… Et pour longtemps.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Dogs

Vu que tous les gens qui ont écouté « Run to Ruin » (2003) l’ont trouvé fantastique, Touch & Go réédite le premier album de Nina Nastasia, passé complètement inaperçu à l’époque de sa sortie. Egalement produit par Steve Albini, « Dogs » sonne plus lo-fi, plus dépouillé, mais n’en est pas moins d’une force et d’une profondeur impressionnantes. Nina Nastasia aurait pu être la nouvelle Chan Marshall, l’équivalent arty de Julie Doiron, la face sombre et cachée d’Hope Sandoval… A défaut, on la considérera pour ce qu’elle est : une grande songwriter, tout simplement (ou pas), qui possède un excellent sens de la mesure (« less is more », bref un peu de violon, de contrebasse, de batterie en sourdine). Il est temps de rendre justice à Nina Nastasia, sa classe, son talent, ses intonations troubles. En un mot : écoutez-la.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Milk-Eyed Mender

Découverte par Will Oldham, Joanna Newson a déjà sorti deux cd’s auto-produits avant que le label Drag City ne la repère. On se demande d’ailleurs encore comment cette jeune chanteuse à la voix d’enfant malingre est ainsi restée dans l’ombre pendant toutes ces années… Parce que Joanna Newsom, en plus d’avoir des cordes vocales d’une étrange consistance (imaginez Minnie Mouse enrhumée imitant Kate Bush), joue exclusivement… de la harpe. Parfois, sa voix mutine se voit décuplée sous l’effet d’échos fantomatiques : à ces instants on croirait entendre une chorale de bambins shootés à l’hélium, qui souriraient de toutes leurs dents (de lait) au croque-mitaine de « L’Etrange Noël de Mr. Jack »… Etrange, surtout dans le noir : autant vous dire qu’écouter Joanna Newsom en pleine nuit peut procurer la chair de poule. Mais qu’on ne se trompe pas sur le talent de cette jeune songwriter : « The Milk-Eyed Mender » regorge de mélodies candides et pétillantes comme un sucre d’orge, à croquer sans crainte de caries. A l’instar des disques de Devendra Banhart et de Coco Rosie, « The Milk-Eyed Mender » est le témoignage sonore d’une artiste unique en son genre, qu’il serait dommage de bouder sous prétexte qu’elle a l’air bien trop bizarre… Vous avez dit bizarre ? Certes, mais qui souhaite encore qu’on lui resserve sans cesse la même sousoupe ?
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Christmas With Dino

Oui, il est trop tard : les éboueurs ont emporté le sapin, les guirlandes sont retournées au grenier, et le reste de dinde a été bouffé par les poules. Il aurait fallu chroniquer cet album avant le 25 décembre, puisqu’il s’agit comme Noël d’un produit marketé pour nous séduire et nous divertir, bref nous faire consommer (consumer ?). Mais que devient ce genre de disques une fois la bûche engloutie à minuit, et les cadeaux distribués à toute la famille ? Disparaissent-ils jusqu’à l’année prochaine ? Sont-ils conçus pour être seulement écoutés une fois l’an, le même jour et dans la même ambiance ? Ce qui explique pourquoi il fallait chroniquer cette compile avec le recul nécessaire : pour s’assurer qu’elle n’était pas seulement le fruit rance de ce qu’on appelle l’‘esprit de Noël’, cette chose vague qu’on essaie de convoquer tous les 24 décembre, en s’enfilant une douzaine de flûtes de champagne pour oublier qu’avant les 12 coups de l’horloge… va falloir se coltiner le vieil oncle et la messe de minuit. Verdict avec Dean Martin ? Il est possible d’écouter un disque de Noël après le réveillon, dès le moment où les chansons s’avèrent suffisamment bien torchées (rappel : le disque de Noël de Phil Spector, une splendeur). D’autant que « Dino », pour celui qui a lu sa bio signée Tosches, est loin d’être un enfant de chœur (sa vie : « Les Affranchis » version fifties, avec le Rat Pack à la place de Joe Pesci et de Niro). D’où ce sentiment qu’à l’écoute de « White Christmas » et « Jingle Bells », grands classiques, se joue dans nos oreilles autre chose que la sempiternelle bluette à danser sous le gui, entre l’apéro et l’assiette d’huîtres. Quelque chose de l’ordre de l’intemporel, qui prend aux tripes même en été, parce que Dino n’est pas le mari modèle, mais un type qui savait ce qu’il voulait. Il a beau chanter ces idioties, il reste ce mec mafieux à qui on ne la fait pas, et c’est pour ça qu’on l’aime… Qu’il parle dans ses chansons de marshmallows ou de Rudolph, « The red-nosed reindeer ». Dean Martin ? Un mec bien, même s’il fait un peu peur. Parce qu’on a tous en nous quelque chose de Dean Martin, pas vrai ?
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