La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Beautiful Yesterday

C’est marrant : il y a deux ans, dans notre chronique du dernier album de Dayna Kurtz (« Postcards From Downtown »), on décrivait la chanson « Last Good Taste » en ces termes : « … entre Sade et l’‘I’m Your Man’ de Leonard Cohen... ». Une reprise qui, justement, se retrouve sur le nouvel album de l’Américaine ! Petit message, donc, à l’attention de Dayna Kurtz : Dayna, si tu nous entends, sache que nous sommes très fiers d’avoir pressenti deux ans à l’avance le track-listing de ton dernier album. Il est temps pour nous de prouver aux derniers réfractaires que Musiczine est décidément à la pointe de l’actualité musicale, et en avance sur son temps. Oui, chers lecteurs, ayez l’obligeance de nous laisser, pour une fois, nous gargariser de notre incroyable clairvoyance. Dayna, tu ne liras sans doute jamais cette review, et c’est bien dommage, mais sache que pour ton prochain album, une concertation avec notre équipe de rédaction serait des plus opportune. Pour éviter tout autre couac, tache dès à présent de nous réserver une ligne dans tes remerciements. « Aux rédacteurs de Musiczine, qui m’ont donné l’idée de reprendre – au hasard – Justin Timberlake ». Hit mondial. Reconnaissance amplement méritée. ‘Dayna Kurtz, la nouvelle diva de la country music’, titre le Times en 2006. ‘Je ne remercierai jamais assez l’équipe de Musiczine pour ses précieux conseils’, déclare-t-elle dans le Mojo. ‘C’est un petit webzine de Belgique, je crois… Ils font du bon boulot’. Enquête des kadors de la rock critic anglo-saxonne. ‘Musiczine : le secret le mieux gardé de la toile musicale. Un dossier de Nick Kent’. A tchao bonsoir, et continuez à nous lire chaque semaine.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Who Still Kill Sound ?

… Kid 606, pardi ! Le gars n’en rate pas une pour nous vriller les tympans à coup de drill’n’bass dévastatrice : 16 titres d’une violence extrême, qui renvoient Techno Animal (alias The Bug), Squarepusher et Jason Forrest/Donna Summer à leurs châteaux de sable. A part quelques incursions ambient (« I Forgot To Finish », remixé par Cex) et acid (« Live Acid Jam », entre Plastikman et Aphex Twin), cette compilation servira avant tout comme défouloir bilieux, pour calmer ses nerfs ou faire c…. les voisins. « You’re inside the smallest rave on earth », annonce le premier titre : on prend note, et on sort le Red Bull du frigo. C’est parti pour une heure de rythmiques épileptiques et de refrains ragga radioactifs, d’avant les rhumatismes. Les plaques de Kid 606 ne sont pas à mettre entre toutes les oreilles : son truc à lui, c’est le breakbeat qui tabasse tout ce qui passe. Vous voilà prévenus : ce type « tue le son », et parfois ça fait peur.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

Riot of an Empty Street

Le premier album des Kings of Convenience formulait cet adage : « Quiet is the new loud », et le monde de vibrer à nouveau pour le tout acoustique, trente ans après Simon and Garfunkel et Nick Drake. Depuis lors, Erlend Oye s’est mis à l’électro (son album solo, un DJ Kicks, une collaboration avec Royksopp) et le bruit est revenu fort à la mode. Mais le duo de Bergen réapparaît dans cette tourmente, et nous refait le coup des harmonies vocales et des guitares en bois. Résultat : « Riot of an Empty Street » sonne comme son prédécesseur, apportant peut-être cette touche bossa qui donne envie de danser (en chaussettes) sur le dance-floor (« I’d Rather Dance with You », tube amoureux qui met la pêche quand on s’ennuie). Mais attention, ne pas confondre fragilité et efféminé : Erlend Oye et Eirik Glambek Boe ne sont pas des tapettes qui pleurnichent, même si leur folk doucereux ne plaira sans doute pas aux fans poilus des Darkness… « Riot… », au contraire, caresse gentiment nos oreilles, et s’écoute au mieux en pleine quiétude dominicale. Ces deux-là n’ont peut-être pas inventé l’eau chaude, mais leurs ballades légères et romantiques font du bien quand autour de nous règne le bordel. Un peu d’amour, quoi… C’est la seule chose qui compte.
vendredi, 31 décembre 2004 02:00

The Black and Red Notebook

David Kitt est sans doute un des songwriters anglais les plus mésestimé de ces dernières années : « Small Moments » et « The Big Romance », ses deux premiers albums (2000 et 2001), contiennent pourtant de splendides morceaux folk, à la lisière d’autres genres aussi féconds que l’électro, le kraut rock et la new wave. Passé tout aussi inaperçu, « Square 1 », sorti il y a un an et demi, déblayait encore plus ce terrain mouvementé et fertile : décidément David Kitt appartenait bien à la classe des meilleurs, mais le sort voulut qu’il resterait dans l’ombre, à éviter les coups de soleil médiatiques. Après avoir commis cet opus, la situation ne changera sans doute guère ; en fait une compilation de reprises (exception faite d’« All Night Long » - rien à voir avec Lionel Richie)… Bref un disque de récré qui plaira d’abord aux fans, mais qui pour les autres peut servir de tremplin. Parce qu’il contient tout l’univers de Kitt (l’acoustique introspective, le beat minimaliste, la transe vaporeuse), mais pour la circonstance au service de covers : « Magnolia » de J.J. Cale (de « Naturally », « le disque préféré » de Kitt), « Teenage Riot » de Sonic Youth (où l’on retrouve la furie live de David Kitt), « Dancing in the Moonlight » de Thin Lizzy, « Pressure Drop » de Toots & the Maytals,… Mais quand donc David Kitt sera-t-il reconnu à sa juste valeur ? La patience est une vertu, et comme le disait Beverly Sills : ‘Aux vrais sommets, nul raccourci’.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Let Sleeping Monsters Sleep (Ep)

Groupe hollandais sans prétention, mais d’une sympathique allégresse, John.Wayne.Shot.Me pratique une pop vitaminée proche de nos compatriotes Austin Lace, avec lesquels ils ont d’ailleurs tourné en Scandinavie et ailleurs. Cet EP très court (à peine un quart d’heure) laisse augurer d’un deuxième album toujours aussi sautillant et juteux, entre Grandaddy, Papas Fritas et les Moldy Peaches. Le plus gai, ce n’est pourtant pas le single, mais les six covers qui l’accompagnent : Jonathan Richman & The Modern Lovers, Daniel Johnston, ELO, Napalm Death (si si), Destiny’s Child (pour de vrai !) et la Carter Family (oh ?). C’est frais, câlin, rigolard et parfait pour débuter la journée du bon pied. « There will be joy, joy, joy », indeed.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

When Rainbows Call My Rainbows Fly

Installé à Lille, ce Tunisien est précédé du ‘buzz’ positif qui entoure son travail. Il intègre le oud, un instrument jusqu’ici habitué des musiques traditionnelles, dans des chansons d’inspiration folk-rock. Chanté en anglais (beaucoup) et en arabe (un peu), ce premier long format laisse entrevoir un énorme talent en phase de développement. Les ambiances déclinées dans ces chansons de bonne facture rappellent un Nick Drake qui se serait amusé à jouer en compagnie de musiciens nord-africains. L’enregistrement rend d’ailleurs pleine justice aux nombreux musiciens impliqués dans le projet. Des instruments souvent acoustiques (cordes, flûtes, mandoline, trompette, percus) qui sonnent très bien ; et tout le mérite en revient à une prise de son excellente et à l’évidente maîtrise technique de ceux qui jouent. Côté vocal, Jawhar rappelle un peu les chanteurs de l’époque ‘grunge’. Ses interprétations en anglais sont encore trop maniérées pour totalement convaincre. On sent qu’il n’est pas encore tout à fait à l’aise dans la pratique de la langue de Shakespeare. Mais ces remarques n’enlèvent rien aux nombreuses qualités de cette première œuvre ; et vous pouvez être sûr que vous entendrez bientôt reparler de ce garçon.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

The Purple Hearted Youth Club

A l’instar de leurs potes d’Austin Lace, les Hollandais de John Wayne Shot Me pratiquent une pop bricolée des plus réconfortantes : un peu comme quand on atteint l’âge de la maturité sexuelle et qu’on rêve nu dans notre lit de coquines jouvencelles. Au réveil nos draps sont humides et notre cœur un peu pompette, mais on claque des doigts pour se donner de l’énergie avant d’entamer la journée. L’aventure débute sur des (chapi-) chapeaux de roue par « Intercontinental Machines », jolie ritournelle indie-pop à la Jonathan Richman, pleine de couleurs magnétiques comme celles qui se forment sur la langue quand on suce un bonbon. Mais à peine requinqués, sonne déjà le temps des larsens : « The Purple Hearted Youth Club » et ses riffs bien garage – sans doute celui des Detry (Lionel et Fabrice d’Austin Lace) – avec entreposés dedans de vieux amplis et des synthés Korg, des piles de BDs et des affiches d’« Easy to Cook ». Une grande famille, qu’on vous dit : même Enzo Porta (Austin Lace, Elvis Ghettoblaster… et ouais : Musiczine) a droit à sa chanson, « The Purple Hearted Enzo », chtite rengaine électro-pop à la « Pop Corn », signe qu’aussi tous ces gaillards aiment jouer des heures à Pacman et Space Invaders – JWSM c’est une question d’‘adulescence’, et pour une fois on dira que c’est chouette. Sur ce disque on respire la nostalgie acidulée d’une époque où l’on portait de beaux shorts en éponge : agréable, confortable et familier. Et si parfois tout ça frise la nonchalance oubliée de nos souvenirs d’enfance, plus question ici de faire pipi au lit… Parce que JWSM, derrière ses apparences de groupe boy-scout bloqué sur Goldorak et les sucettes-surprise (celles avec une chique à l’intérieur), n’a pas son pareil pour trousser de super mélodies : on pense aux Moldy Peaches (Kimya Dawson en ‘guest-star’ sur « Building Robots »), à Daniel Johnston (en moins taré), voire au Lemonheads (« Autopilot Collisions »). Un disque vraiment… chouette, donc : le genre d’adjectif qu’on n’utilise plus trop, mais qui rappelle l’insouciance de nos plus vertes années (les plus belles)… Et écouter JWSM, c’est comme y croire encore, ‘croix de bois croix de fer’. Parce que ces types ne mentent pas : ils sont vraiment sympas. Bienvenue au club donc, et n’ayez crainte : chez JWSM, y en aura toujours pour tout le monde. Suffit de se servir, et de ne pas oublier le mot magique : « Merci » !
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Feels Like Home

Il ne sert à rien d’encore présenter Norah Jones, son premier album « Come Away With Me » s’étant vendu comme des petits pains (18 millions !) à travers le monde. A elle seule, la jeune pianiste a relancé la mode du jazz vocal, ouvrant la voie (voix) à de nouveaux artistes pour qui la note bleue n’a rien de suranné (Jamie Cullum, Amy Winehouse, Katie Melua,…). Dire que tout le monde l’attendait au tournant pour son deuxième album n’est donc qu’un doux euphémisme… Avec « Feels Like Home », la jeune Américaine (24 ans !) n’a pourtant pas voulu réécrire un « Come Away With Me » bis… Il suffit d’écouter le titre d’ouverture, « Sunrise », pour s’en convaincre : même si la voix berçante de Norah Jones surprend toujours par sa séduisante fraîcheur, cette ritournelle acoustique et légère lorgne cette fois gentiment du côté de la pop. En ce sens, « Feels Like Home » dégage un parfum plus trouble et sexy que son prédécesseur, plus décontracté aussi. On retrouve bien sûr au piano le délicat toucher de l’Américaine, toujours entourée de sa fine équipe (Adam Levy, Kevin Breit, Daru Oda, Andrew Borger et Lee Alexander, qui co-signe plusieurs titres), mais cette fois la country semble une influence plus palpable. « Be Here To Love Me » (une cover de Townes Van Zandt) sonne ainsi comme une comptine espiègle à la Emmylou Harris, et sur le morceau suivant (« Creepin’ In », style bluegrass) c’est Dolly Parton qui l’accompagne au chant. Ailleurs on retrouve Levon Helm et Garth Hudson du Band, ou encore Jesse Harris, pour un résultat qui vaut bien les ambiances cotonnées de son premier album multi platine. Sur « Humble Me », Norah Jones abandonne même un instant son clavier pour une jolie chanson acoustique et sereine : une nouvelle voie que la chanteuse emprunte avec succès, en toute… humilité. Puis c’est « Above Ground » et son clavier électrique, étonnamment groovy. En treize chansons d’un charme fou, à dimension humaine, Norah Jones confirme tout son talent de chanteuse jazz hors pair. Et c’est vrai qu’à l’entendre, on se sent vraiment bien… « comme à la maison ».
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Lost With the Lights On

« Lost With the Lights On » constitue déjà le neuvième album de Simon Joyner, troubadour folk toujours pas remis de sa dernière cuite dylanesque. Il faut dire qu’au Nebraska, terre d’accueil de Joyner, le temps maussade n’invite pas à la fête : à cet égard, écouter l’album du même nom de Springsteen peut rapidement donner l’envie de rester au pieu jusqu’au coucher du soleil… Pareil pour ce disque, crépusculaire et cafardeux, sans doute enfanté dans la douleur et la solitude d’une nuit sans fin à compter les étoiles. Pas forcément drôle, mais d’une beauté lancinante qui vaut bien un séjour prolongé dans la pénombre, à côtoyer les fantômes de Johnny Cash et de Merle Haggard. Simon Joyner ne connaîtra sans doute jamais la gloire de ses précieux aînés (Cohen aussi), mais à l’instar d’un Molina (Songs : Ohia) sa musique donne l’effet apaisant d’un Xanax avalé avant d’aller dormir : très vite on se laisse submerger par ces ambiances indolentes, jusqu’à perdre conscience et rêver de jours meilleurs. Sépulcral et pesant, même la lumière allumée.
vendredi, 31 décembre 2004 01:00

Reunion of Island Goose

Tom Crossley est un joyeux drille de l’exotisme instrumental, du pointilleux sonore, du pusillanime mélodique. A l’instar d’un Sean O’Hagan (High Llamas) ou d’un Pastels (ses amis), il aime enjoliver ses chansons de détails luxuriants : une trompette par-ci, un xylophone par-là, quelques bleeps, un harmonica,… Rien n’est de trop pour cet esthète de la pop de luxe, entouré pour l’occasion d’une kyrielle de potes eux aussi doucement dingues, d’Alasdair Roberts à John McEntire. C’est magnifique comme on peut renouveler les codes d’un genre sans le trahir : suffit d’un peu de finesse et d’imagination, et le reste vient tout seul. De Teenage Fanclub à The Sea & Cake, l’histoire n’en finit pas. Dernier épisode en date : les douze titres suaves et riches du deuxième album d’International Airport. L’atterrissage est reporté à une date ultérieure… Les passagers du vol n’étant pas très chauds pour reposer de suite leurs pieds sur terre.
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