Dan The Automator (Deltron 3030, Lovage, Gorillaz,…) et Prince Paul (De La Soul, Stetsasonic,…) sont les rois de la production léchée, qui claque au vent mais fond dans la main, pas dans la bouche. C’est bien là le problème de ce genre d’album conceptuel : à force de jouer aux producteurs stars invitant tous leurs potes à venir jammer en plein jet lag, les deux, ici, ne font pas vraiment la paire… La faute à l’éclectisme, pour une fois : ça part dans tous les sens, et forcément on y perd son latin. Des noms ? De La Soul, Mike Patton, Del The Funky Homosapien (Gorillaz), Barrington Levy, Alex Kapranos (Franz Ferdinand), Tim Meadows, Jack Johnson, Cat Power, Mike Shinoda (Linkin’ Park), Rahzel, Q-Bert, Pharrell Williams (The Neptunes), RZA, The Mars Volta, John Oates, Jamie Cullum,… Cherchez l’intrus. Un véritable bordel d’influences, de voix et de styles, qui dépareille l’ensemble. Entre les mains des deux bidouilleurs fous, tous ces artistes peinent à faire valoir leur talent, leur personnalité. On s’ennuie ferme, parce qu’un bon générique ne fait pas forcément un bon disque. Coupez !