La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Dernier concert - festival

Suede 12-03-26
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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 08 août 2006 03:00

The Bells of 1 2

D’origine australienne, Sophie Michalitsianos joue de la musique depuis sa tendre adolescence. Sans doute qu’à l’époque le premier Mazzy Star et l’intégrale des Cocteau Twins faisaient partie de ses marottes existentielles : pour pratiquer l’anesthésie rien de tel qu’une mélodie ouatée, un piano discret et une voix qui murmure. Des mots doux, à l’être aimé, absent, idéal, fantasmé. Si Sophie Michalitsianos sort aujourd’hui un album de ballades, c’est aussi grâce à Mark Linkous, de Sparklehorse. On l’entendait sur « Good Morning Spider » et « It’s A Wonderful Life » : ici elle chante toute seule comme une grande, et c’est aussi joli que Torrini (Emiliana), son visage angélique, cette faculté de suspendre le temps entre deux notes collées au firmament. ‘C’est la découverte de la beauté qui m’a d’abord inspirée’, confie-t-elle dans la bio de presse… Si cette déclaration peut prêter à sourire, on ne va pas s’en plaindre : c’est quand même mieux que de tirer la gueule.

mardi, 07 mars 2006 02:00

Hold-up

On ne donnait pas cher de la peau du Saïan Supa Crew depuis que Specta s’était barré en douce et que les autres s’étaient lancés, pour la plupart, dans une carrière solo après le succès de « X Raisons », en 2001… C’est donc avec bonheur qu’on les retrouve aujourd’hui, pour un troisième disque qui sonne directement comme leur plus bel effort. Dès « Blow », le titre d’ouverture, le beat claque et le flow subit d’incroyables embardées : ‘un bon son brut’, mais pas pour les « truands »… Même si sur l’ensemble de l’album le Saïan se montre plus dramatique qu’avant, un peu plus sombre. Mais que le b-boy lambda se rassure : au programme il y a de quoi faire la fête, de l’impeccable « La Patte » au comique « Feceps », une ode aux gros derrières et à la ‘booty dance’ qui va avec. Ailleurs, le ‘posse’ parisien n’oublie pas ses racines africaines et DOM-TOM (« Jungle », « Jacko »), et tente humoristiquement de faire valdinguer les clichés ‘sarkozystes’ qui collent à leurs banlieues (le puissant « Zonarisk »). Léger changement : la gymnastique verbale que tout le monde leur envie se fait ici moins bégueule, et sert d’abord le texte. Moins de frime, de tchatche et de refrains trop variet’ : pour toutes ces (x) raisons, « Hold up » est le meilleur album de Saïan Supa Crew. En plus, il y a Camille comme invitée sur le joyeux « Si j’avais su » : un gage de bon goût, là où d’autres rappeurs auraient choisi une biatche qui tire trop vite la langue (et l’agrafe de son 95C). Voilà un disque qui donne du peps et pétille aux oreilles : dans ce genre de braquage, on veut bien tous lever les mains en l’air.

mardi, 13 juin 2006 03:00

Ten Silver Drops

« Now Here is Nowhere » : tel est le titre du premier album de ces trois New-yorkais, sorti il y a deux ans. Un condensé plutôt fameux de prog/krautrock seventies, en version FM pour plaire aux fans des Strokes. Depuis lors, les Secret Machines ont joué en première partie de Muse. Et ça s’entend sur leur nouvel album. Si Josh Garza continue son irrémédiable saupoudrage tribal (la batterie minimale), les frères Curtis donnent quant à eux l’impression de beaucoup aimer The Edge. « Ten Silver Drops » sonne ainsi comme du proto-prog de stade pour fans de U2, et s’il y a des machines (un synthé ? des tubes ?) on se demande en quoi elles se révèlent secrètes. Au lieu d’affirmer leurs contradictions, nos trois gaillards ont donc préféré prendre la tangente commerciale : pas beau, et d’un ennui profond. Seul « Daddy’s in the Doldrums » ressemble un tant soit peu à de la Kosmische Muzik : le groove est sec, l’étirement salutaire, même si on reste fort loin d’un bon trip à la Neu ! Une amère déception, d’un groupe qu’on croyait plus subtil.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Reactor Party (single)

Ils sont trop jeunes pour avoir connu le deuxième Summer of Love, KLF, Adamski, la New Beat et les Happys Mondays, et pourtant : les trois zigotos de Shitdisco rêvent de MDMA et s’habillent en fluo, à l’instar de leurs potes de Klaxons et de Datarock. La presse anglaise leur a déjà collé une nouvelle étiquette : ‘new rave’, back to the K-hole, les pupilles dilatées et les bras en l’air dans un sursaut de franche extase, comme en 90. Pour l’instant ce revival n’a pas encore franchi la Manche, mais ce n’est qu’une question de semaines : apprêtez-vous donc à ressortir vos ‘Smiley’ et l’intégrale de Technotronic… ‘Aciiiid !!!’ ??? Vitalic n’a qu’à bien se tenir : en 2007 les nineties seront à nouveau à la mode. Plus ‘Magick’ que ça tu meurs !!!

 

 

mardi, 22 août 2006 03:00

The Fallen Leaf Pages

Le troisième album des Radar Bros. ne s’apprivoise pas en quelques écoutes : il faut y aller prudemment, comme au charbon, puis à force de creuser ces mélodies qui traînent la patte, on y trouve son compte, l’envie d’y revenir, de se couvrir de cette nonchalance, comme une couverture chauffante. S’ils ont l’allure de musiciens à l’intellect maussade, Jim Putham, Senon Gaius Williams et Steve Goodfriend peuvent être fiers de leurs treize nouvelles chansons : poignantes, délicates et revêches en même temps, elles portent bonheur à celui qui voudra bien y voir le salut de son âme. Grandaddy est mort ? Vive les Radar Brothers ! Sauf qu’ici la pop se révèle secondaire, on parle d’atmosphère, d’état contemplatif, d’un ennui rassurant, comme un dimanche pluvieux. « We’re not sleeping » est un des titres de l’album, et c’est bien de le reconnaître. Non, il ne s’agit en aucun cas d’un disque aux mélodies replètes, qui donne le sourire ; et en tout cas ce n’est pas une raison pour bouder son plaisir… Entre slowcore à la New Year et americana à la Jason Molina, la musique des Radar Bros. ne donne pas envie de dormir, mais de faire de beaux rêves. Dont la B.O. serait peuplée de chorus languides, de refrains qui drainent de l’espoir et de souffle divin. Le disque s’écoute d’une traite, comme on avale un grog pour se donner du courage et de la contenance. Après on se sent mieux, et tout a l’air très simple... On « respire à nouveau » (« Breathing again »), les narines dilatées par la joie de se sentir en vie.

mardi, 07 mars 2006 02:00

Music For Crocodiles

Paru en 2001, « Salt Rain », le premier album de Susheela Raman, tentait de redéfinir les contours de ce qu’on nomme souvent sans réfléchir la ‘world music’, une étiquette devenue presque insultante à force de clichés réducteurs. En mixant les sonorités traditionnelles de son pays d’origine (l’Inde) aux rythmes occidentaux (soul, rock, funk, folk,…) qui l’ont bercé depuis sa tendre enfance (passée en Australie et au Royaume-Uni), Susheela Raman avait pondu un disque rassembleur, d’une étonnante modernité. Embrasser différentes cultures, mais éviter l’indigeste ‘fusion’ qu’on nous sert à la louche depuis le « Graceland » du petit Paul Simon : voilà le pari qu’elle se fixe à chaque disque, et qu’elle arrive jusqu’ici à tenir, malgré les mauvaises langues. La nouveauté de ce troisième album, c’est la présence sur la plupart des titres de musiciens traditionnels indiens. Ceux-là même qui gardent bien vivante la mémoire d’une culture musicale, peu connue sur notre continent. Ce qui donne une succession de morceaux aux tonalités chamarrées et subtiles, où les tablas côtoient la guitare électrique et le sitar les notes funky du Rhodes… Sans parler de cette voix, qui s’exprime aussi bien en anglais qu’en hindou, voire en français sur un titre charmant (« L’Ame Volatile »). Enregistré entre Madras, Londres et Paris, « Music For Crocodiles » distille ses charmes universels sans verser dans le stéréotype qui colle souvent à ce genre de musique. Ici c’est du vécu, et ça s’entend. Les faussaires sont prévenus.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Songs From Before

Quelques notes de piano déposées là, pêle-mêle, et des cordes en cascade comme autant de soupirs lascifs suspendus au-dessus de l’abîme. L’Allemand Max Richter nous offre ici sa propre vision d’une vie pleine de rêves consommés, quand au réveil on se lamente d’avoir les paupières et le cœur lourds. Un homme parle, c’est Robert Wyatt, il nous berce de sa voix fatiguée qui porte en elle les fantômes d’une époque révolue. Que nous dit-il ? Que rien n’est grave, qu’il faut oser se laisser emporter par ce vague à l’âme qui sied si bien à nos doutes hivernaux. Après le sublime « « The Blue Notebooks » (2004) et la production du second Vashti Bunyan, Max Richter répète à l’envi son désir de quiétude, de mélancolie fine. Philip Glass, Rachel’s, Johann Johannsson, voire Satie, Bach : l’art de la fugue, ici, se conjugue sur le mode du néo-classicisme. N’y voyez aucun désir mortifère : juste des airs de rien, une sensation de drame qui fige un instant nos pensées incertaines. Il n’y a rien à retenir de ces soundscapes pluvieux, si ce n’est de troublantes impressions d’existence au point mort. Le temps passe et la vie coule entre nos doigts gelés, tel un sablier qu’on renverse sans bruit. On ne peut rien y faire, à part en profiter.

 

 

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Game Theory

?uestlove et sa troupe de valeureux b-boys n’ont certes plus à rien prouver question hip hop de qualité, mais il n’empêche que ce « Game Theory » sonne comme un album mineur dans leur discographie protéiforme. Sans doute est-ce dû à leurs dernières sautes d’humeur, qui les a vus signer chez leur pote Jay-Z (Def Jam) et pleurer sur la tombe de Jay Dee (lire l’hommage de ?uestove dans le livret de « The Shining », le disque posthume de J. « The Immortal » Dilla)… « Game Theory » se la joue donc profil bas, alors qu’il y a deux ans encore « The Tipping Point » battait en brèche le rap de papa à gros coups de beats futuristes et de refrains vengeurs. Pas que ce disque soit mauvais : il est quand même signé The Roots, soit le plus beau triplé d’as en termes de hip hop instrumental, joué avec cinq paires de mains et une grande gueule aux ‘pensées noires’… Mais à force de cachetonner comme backing band pour Justin Timberlake et Kanye West, les Roots ne misent plus que sur leur savoir-faire live et en oublie l’essentiel : qu’un album se doit lui aussi de séduire, au moins un minimum. Mis à part le single (« Don’t Feel Right », du Roots pur jus, en pilotage automatique) et deux-trois titres au groove intact (« In The Music », « Baby » et « Here I Come »), « Game Theory » se révèle aussi ennuyeux qu’une partie de poker sans strip-tease. Le dernier titre, construit sur un sample des Jackson 5 et produit par feu James ‘Dilla’ Yancey, s’intitule « Can’t Stop This » : on est pourtant bien content que ça s’arrête, un peu déçu par tant de suffisance. Echec et mat !

mardi, 23 mai 2006 03:00

Summer Storm

Jaymie Caplen et Tom Stanton forment le couple idéal pour nos oreilles sensibles : à deux ils fredonnent de jolies harmonies, sur un lit de guitares, acoustiques, électriques. Du Simon & Garfunkel interprété par des fans de My Bloody Valentine ? C’est une image, mais elle a la volonté d’interpeller : sur « See Saw » l’oreille est subjuguée, à la fois par les nappes de riffs qui ondoient sous la pression atmosphérique, et par ces voix si aériennes, comme en apesanteur. Des titres comme « Side For This », « Silk As Her Era » ou « Iris » révèlent chez celui qui les écoute un soudain romantisme : on s’imagine peloter des cumulo-nimbus, enlacer des arcs-en-ciel et embrasser la lune. C’est beau, un peu gamin comme à l’époque de nos premiers amours. « Summer Storm », grâce à la joliesse de ces mélodies et à la légèreté de ces arrangements, rappelle le premier Gravenhurst (en moins dépressif), Geneva, l’« Adore » des Smashing Pumpkins, et l’intégrale de Galaxie 500. L’écouter, c’est comme manger un marshmallow un soir d’été avec sa petite copine, s’endormir en comptant les moutons des livres de Murakami, caresser le rêve d’une journée sans soucis. En souvenir de nos plus belles années, où tout n’était qu’improbable insouciance, Pellumair nous dédicace son disque (ses dernières paroles : « Everything that’s here’s for you. ») Ca nous fait chaud au cœur, on verserait presque une larme.

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Concrete

Enregistré le 8 mai 2006 au Mermaid Theatre en compagnie du BBC Concert Orchestra, ce live philharmonique des Pet Shop Boys s’avère le cadeau de Noël idéal pour tous les fans du duo britannique. 17 titres réarrangés à la sauce orchestrale, qui prouvent encore une fois que Neil Tennant et Chris Lowe comptent parmi les plus habiles songwriters pop de ces vingt dernières années. Et ça débute sur les chapeaux de roue par un rutilant « Left To My Own Devices » tout en cascade de cordes, suivi du magnifique « Rent », orchestré par Badalamenti himself, le compositeur attitré de David Lynch. Craig Armstrong se mesure quant à lui au splendide « You Only Tell Me You Love Me When You’re Drunk », avant un « Sodom And Gomorrah Show » tiré de « Fundamental », dernier (bon) album du duo sorti cette année. L’élan symphonique qui est donné aux compositions pop des PSB n’a pour une fois rien de superfétatoire : il ne s’agit en aucun cas d’un exercice pompeux et suffisant, puisque ça marche, et c’est sans doute là l’essentiel. Après un « Casanova in Hell » chanté (sans chuinter) par Rufus Wainwright, les PSB nous offrent un extrait de leur BO composée pour le « Cuirassé Potemkine » d’Eisenstein (« After All »). Mais on retiendra surtout les versions pétaradantes d’« It’s Alright » (‘an old rave classic’, ironise Tennant) et d’« It’s A Sin », ainsi qu’un « Jealousy » interprété dévotement par un Robbie Williams pour une fois profil bas (l’un des titres de son dernier album ne s’intitule-t-il pas « We Are The Pet Shop Boys » ?). Produit par Trevor Horn (accrédité aussi en tant que ‘Musical Director’), ce « Concrete » ne donne en fin de compte qu’une envie : se replonger dans la discographie protéiforme des Pet Shop Boys, qui comme le bon vin vieillissent bien. Tchin tchin !

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