La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

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Redouane Sbaï

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mardi, 21 novembre 2006 02:00

Shine On

Aaah, ce difficile exercice du second album… Certains groupes devraient vraiment s’abstenir. Après la salve de critiques dithyrambiques adressées à « Get Born », les Australiens de Jet ont sans doute imaginé remettre le couvert en nous pondant à nouveau le même canevas wok’n’wol. Le côté tranchant en moins. Pas de tube de la trempe de « Are You Gonna Be My Girl ? » ou « Cold Hard Bitch ». On ne s’en plaindra pas vu la surexploitation de ces morceaux. Mais, pris dans leur ensemble, « Shine On » et sa série de ritournelles tantôt sympathiques (« Rip It Up », « Eleanor », « Come On Come On »), tantôt casse-couilles (« Stand Up », « That’s All Lies », « Shiny Magazine ») ont, à la longue, une fâcheuse tendance à exaspérer. Bref, le genre de disque qui nous fait hurler ‘Ta gueule !’ avant de se rendre compte que l'on s'adresse à la chaîne hi-fi. S’habiller comme un Beatle et hurler à la AC/DC dans le micro, il en faut bien plus pour convaincre…

 

 

 

mardi, 06 juin 2006 03:00

Goodbye Alice in Wonderland

Oh Jewel, Oh ma belle, que ce nom te sied à merveille. A chacun de tes retours mon petit cœur bat comme celui d’un écolier face à sa jolie maîtresse. Je dois l’avouer, tu es mon péché mignon. Il m’arrive cependant d’être déçu par certains de tes délires minaudiers ou carrément pédants. Mais oui, souviens-toi de l’horrible « Spirit » de 1998. Pire encore « 0304 » (2003), cette atrocité que je n’arriverais jamais à saisir. Heureusement, pour mon plus grand bonheur, ton naturel revient toujours au galop. « Goodbye Alice In Wonderland » nous emmène à nouveau dans ton univers naturel, là où le soleil semble briller éternellement. Ce même univers que tu avais grossièrement laissé en plan après « This Way » (2001). Tel un roman autobiographique, chaque morceau nous dévoile un chapitre de ton intimité. Tu es capable à la fois de nous fasciner (« Long Slow Slide »), de nous toucher (« 1000 Miles Away ») ou, pour la bonne mesure, de nous emmerder de temps en temps (« Drive To You »). La femme parfaite, en gros. Toutefois, si je n’avais qu’un seul conseil à te donner, Jewel, je te proposerais de retourner t’enfermer dans ta cabane du fin fond de l’Alaska et de n’en ressortir que lorsque tu auras retrouvé toute l’essence de ton inspiration et l’authenticité émotionnelle qui avaient fait de « Pieces Of You » (1995) un véritable chef-d’œuvre. Tu es sur la bonne route, certes, mais tu as encore bien du chemin à faire, foi d’amoureux transi.

mardi, 15 août 2006 03:00

Afterthought

Maître de l’abstract hip hop, Fat Jon The Ample Soul Physician profite de la sortie du « Kommunicator » de Five Deez, l’une de ses formations originelles, pour offrir - enfin! - à l’Europe et aux States son excellent album solo « Afterthought ». Paru début novembre 2004 au… Japon, cet essai méritait bien mieux que de moisir dans la cave d’un distributeur. Quelque part entre les travaux de RJD2 et DJ Shadow, le voyage spirituel de Fat Jon invite à l’introspection et calme les esprits aussi facilement qu’un Valium (« Darkness », « All In Your Mind »). Certains chefs d’états feraient d’ailleurs bien de s’en procurer un exemplaire. Ode au rêve, « Afterthought » illustre un univers où même les songes les plus fous sont concevables (« Fly Away », « Your Purpose ») et où le dépassement de soi ne connaît aucune barrière physiologique (« Just Breathe », « Risk It All »). Fat Jon nous propose donc ici une séance de thérapie des plus efficaces.

mardi, 01 août 2006 03:00

Progress - Reform

iLiKETRAiNS ou quand les divisions de la joie se font joie de la multiplication. Depuis Interpol, les vocalises caverneuses unies à de sombres mélodies sont légion. Ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise idée. Sauf lorsqu’on sert à peine sept morceaux sans être capable de tenir la distance. Ce qui est malheureusement le cas pour ce « Progress – Reform » plein de promesses. Des promesses parfois tenues ("Terra Nova", "Citizen"), souvent brisées ("The Accident", "Stainless Steel", "No Military Parade"). Pour expliquer cette faiblesse, on pointera délicatement du doigt David Martin ainsi que la profondeur abyssale et lubrique de ses cordes vocales, d’un naturel illusoire. Le leader de la formation en fait des tonnes, ce qui résulte sur un essai bien trop étudié pour être honnête. « Progress – Reform » tient cependant la route grâce au brio du reste de la troupe qui, de ses instruments, concède à l’ensemble une intensité respectable. Ne lui reste donc plus qu’à se débarrasser de son frontman. iLiKETRAiNS pourra peut-être alors jouer dans la cour des grands.

jeudi, 07 août 2008 13:48

LCD Discosystem

James Murphy et Pat Mahoney rangent LCD Soundsystem et leurs autres projets au placard pendant quelques mois pour jouer aux DJs et se lancer dans une tournée mondiale sous le pseudonyme de Special Disco Version. Leur but : ranimer la flamme disco. Lors de cette tournée, ils mixeront des morceaux disco rares des 70s à quelques remixes ainsi que du disco des années 2000. Aucune date belge n’est encore à l’ordre du jour.

http://www.lcdsoundsystem.com

Muse et Mike Skinner de The Streets viennent d’enregistrer un morceau ensemble, juste pour le fun. Cette collaboration inattendue s’intitule « Who Knows Who ». Skinner y prête sa voix tandis que le trio s’occupe de la partie instrumentale. Le titre circule librement sur le net. A vos souris.

jeudi, 07 août 2008 13:37

Un Kings Of Leon nocturne

Les Kings Of Leon publieront leur nouveau disque ce 23 septembre. Intitulé « Only By The Night » et précédé du single « Sex On Fire », il contiendra 11 morceaux dont voici la tracklist :

01. Closer
02. Crawl
03. Sex On Fire
04. Use Somebody
05. Manhattan
06. Revelry
07. Seventeen
08. Notion
09. I Want You
10. Be Somebody
11. Cold Desert

Plus dinfos:  http://www.kingsofleon.co

N.B. : le morceau “Crawl” est téléchargeable gratuitement sur leur site, pour une période limitée.

mardi, 05 août 2008 03:00

Modern Guilt

A l’écoute du boulot impeccable que Danger Mouse a apporté au dernier travail des Black Keys, on était plus qu’impatient de découvrir le traitement qu’il avait réservé aux compositions de Beck. La confrontation des deux bidouilleurs nés, dont on aurait pu s’attendre du résultat qu’il soit chaotique, a donné naissance à une huitième plaque étonnamment lo-fi. Produit d’une main de maître par les deux hommes, « Modern Guilt » ajoute une corde à l’arc déjà bien complet de Beck. Entre sonorités rétros (« Profanity Prayers », évoquant un Beck circa « Mellow Gold ») et modernes (les synthés discrets sur « Youthless », les bidouillages de « Replica »), l’interprète ne se limite plus qu’à quelques rares tubes dans un océan d’inintérêt (Cfr. « The Information », « Guero »). Les choeurs de Chan Marshall, alias Cat Power, sur les titres « Ophans » et « Walls » ajoutent par ailleurs du cachet à l’ensemble.

Quant à la patte de Danger Mouse, elle est évidemment indéniable et, surtout, omniprésente (la très Gnarls Barkley « Gamma Ray »). Même s’il ne semble pas gérer la collaboration aussi efficacement que les Black Keys, Beck ne se laisse pas complètement bouffer par le producteur en imposant quelques unes des sonorités caractéristiques de sa discographie. Le tout sans réellement innover. Au final, « Modern Guilt » est un Beck en bonne et due forme, peu surprenant mais qui vaut tout de même la peine de s’y attarder.

 

mardi, 05 août 2008 03:00

Superhero Brother

Fidèle à lui-même depuis ses débuts, Garret Dutton alias G.Love, retrouve la compagnie de ses Special Sauce après deux escapades solos (le rafraîchissant « The Hustle » datant de 2004 et le dispensable « Lemonade » en 2006). Les Philadelphiens signent un sixième recueil plutôt attendu. Absolument rien de neuf dans leur son. La formation fait un pas en arrière et donne l’impression d’être coincée dans une certaine routine. Comme s’ils avaient refilé toute leur inspiration à leur pote Jack Johnson. Des morceaux tels que « Communication », « Wiggle Worm » ou « Grandmother », pour ne citer que ceux-ci, auraient tous pu être extraits d’un G. Love & Special Sauce circa « Philadelphonic ».

L’homme et ses musiciens cherchent manifestement à réitérer l’énorme tube de 2004, « Cold Beverage », sans y parvenir. Il subsiste dans l’ensemble quelques ‘feel-good hits’ estivaux, tels que « City Livin’ », « Crumble » et « Georgia Brown ». Mais le reste n’étant que peu mémorable, il n’y a aucune bonne raison de s’attarder sur ce « Superhero Brother » anecdotique.

mardi, 05 août 2008 03:00

Reveries

Nouvelle sensation made in Sweden, Pacific! s’offre une jolie entrée en matière à l’aide de ses exquises « Reveries ». Prenez une bonne dose de pop estivale, ajoutez-y une pincée d’electronica aux accents eighties ainsi qu’une très légère nappe de French Touch à la Sébastien Tellier et vous obtenez une délicieuse brise d’air frais. A l’écoute de ce premier essai, force est de constater que Daniel Högberg et son acolyte Björn Synneby ne s’y sont pas trompés en utilisant un pseudonyme invoquant les vagues, le ciel bleu et toutes ces choses qui nous font rêver lorsqu’il pleut des trombes trois semaines d’affilée en plein été sur nos tristes contrées.

Une force tranquille se dégage de ces douze compositions évoquant des Beach Boys ou des Supertramp qui seraient passés sans transition de leurs sonorités caractéristiques à des sons plus synthétiques, influencés par Air. « Reveries » comprend une succession de tubes oniriques à s’envoyer d’une traite en fermant les yeux et s’imaginant sur les plages du Pacifique (évidemment !) sirotant le plus délicieux des nectars disponible au bar. Le premier essai de Pacific! est de ceux qui portent leur nom à merveille et vous transportent dans les airs en moins de temps qu’il n’en faut pour appuyer sur la touche Play. Ce serait con de passer à côté.