La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

Denver ou DNVR ?

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Kreator - 25/03/2026
Stereolab
Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 16 mai 2006 03:00

Magnetism

Il y a six ans, les frères Marcisz perdaient de justesse le RockRally organisé par le magazine flamand Humo et décrochaient donc l’accessit. De ce semi échec, les frangins et leurs trois potes n’ont retenu que la possibilité d’enregistrer un premier essai. Passé relativement inaperçu, « Dragon’s Lair » a précédé un assez bon « Echoes From The Engine Room ». Mint ne perd pas espoir et deux ans plus tard, « Magnetism » s’étale dans les bacs. Le disque de la révélation. Permettant enfin à la formation limbourgeoise de se faire connaître par un public plus large, ce nouvel album condense en 11 titres une pop bigarrée et efficace aux influences multiples. On pense notamment à Coldplay (« I’m A Traffic Light »), aux Doves (« The Winter Of 1985 ») ou inévitablement, à dEUS (« The Magnetism Of Pure Gold », le single « Your Shopping Lists Are Poetry »). Même si le disque ne casse pas une patte à une mouche, il n’en reste pas moins gentillet, frais et agréable. Bref, à écouter quand y’a rien d’autre à faire…

mardi, 09 mai 2006 03:00

Le Coeur Dans La Tête

Encore plus à la bourre que le lapin blanc d’Alice au pays des merveilles, l’Europe découvre en octobre 2005, soit plus de trois ans après le Canada, un brin de femme venu redéfinir les bases de la chanson française. Exception à la règle de l’importation exclusive des chanteuses québécoises hurlant dans le micro, Ariane Moffatt fait figure d’anomalie dans le paysage musical francophone. Officiant dans un genre qui n’appartient qu’à elle, la jeune femme nous déballe l’un des albums francophones les plus riches et innovants de l’année. Sept mois à peine après que son premier essai, « Aquanaute », s’étale dans les bacs de nos contrées, « Le cœur dans la tête » prend déjà la relève. Teinté à la fois de mélancolie et d’incandescence, le second disque de la Canadienne jongle avec une facilité déconcertante entre des styles qui, en général, ne se marient pas forcément bien entre eux. Là où d’autres n’auraient concocté qu’une ignoble soupe indigeste, Ariane créé un ensemble cohérent et original. De la légèreté du dub-reggae de l’ode à « Montréal » à la complexité dédaléenne du trip-hop de « Farine 5 Roses », en passant par le R’n’B obsédant de « Retourne chez elle », l’auteur-compositeur-interprète prouve qu’il n’y a pas un seul genre qu’elle ne sache maîtriser. Nappé suivant les circonstances, d’une fine couche d’électronique, « Le cœur dans la tête » est un album sans faille, à glisser aux côtés de ceux de Camille. Plus que prometteur.

mardi, 04 juillet 2006 03:00

Montevideo

Après l’engouement suscité par ses prestations ‘live’, le plus british des groupes belges était attendu au tournant. Il ne lui en fallait pas beaucoup plus pour faire taire les mauvaises langues. Sans être totalement original, au vu de ses (trop ?) nombreuses influences, Montevideo s’impose tout de même comme l’une des formations les plus innovantes de notre pays. En 11 titres, le quatuor distille une énergie fracassante qui fait du bien aux oreilles. Entre les machines à danser « Nu Song », « Groovy Station » ou « Sunshine » et les rouleaux compresseurs rock « H.E.A.T. » ou, surtout, « Boys From Brazil », Montevideo n’a plus grand-chose à envier à son parrain. Pourvu que ça dure…

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Morningwood

Que nous reste-t-il de la rébellion adolescente lorsque nous dépassons le cap des 20 ans ? Si cette interrogation devait faire l’objet d’une étude sociologique, certainement plus d’un chapitre serait consacré à l’exemple « Morningwood ». A la première approche, si l’on se réfère à cet exemple, l’humour acerbe, voir potache, semble constituer un semblant de réponse. Morningwood s’avère cependant être un cas extrême. En témoigne le nom de la formation et le jeu ‘Miss Wet T-Shirt’ proposé sur le site officiel. Effectivement distrayants les 10 premières minutes, les restes de jeunesse du quatuor s’avèrent, à la longue, tout simplement pathétiques. De cette pop-punk immature on ne retiendra que l’évident mais non moins brillant single « Nth Degree ». Et on préférera oublier au plus vite la ligne de basse et autres sonorités peuplant « Take Off Your Clothes », qui rappellent étrangement « Smells Like Teen Spirit » à notre souvenir. Smells Like Teen Spirit, indeed…

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Get Lonely

Haut perchées dans leur montagne, les chèvres de Monsieur Darnielle ont bien moins à craindre que celles d’un certain Seguin. Fières et sereines, elles contemplent le monde, un sourire imperceptible sous le museau. Plus bas, les loups hurlent de rage. Et le troupeau, protégé par le prolifique berger John Darnielle, s’en fout carrément. Enième recueil (on ne les compte plus…) des Mountain Goats, « Get Lonely » ne pouvait arborer meilleur titre. Introspectif à souhait, l’opus nous plonge dans le quotidien de Darnielle. Derrière de délicats arrangements, l’homme témoigne de faits ordinaires qui, sous sa plume, se transforment en captivantes aventures (« Woke Up New », « Half Dead »). Il délivre ainsi douze titres thérapeutiques (pour lui comme pour ses auditeurs) taillés sur-mesure pour des dimanches mélancoliques.

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Supply And Demand

« Supply And Demand ». Un titre peut-être trop révélateur. Après un chaleureux premier essai éponyme (sorti en 2005), Amos Lee revient avec ce qui ressemble de près à un album de commande. On imagine facilement son entretien avec les grands pontes de chez Capitol : 'Bon, Amos, tu dois te dépêcher de nous sortir un petit disque.' Lui : 'Ouais mais hé, je sors à peine de la promo du précédent…'. Eux : 'On s’en fout. Ce n’est pas ça qui arrête Robbie Williams, non ? Allez hop, au travail !' Du coup, Amos se hâte, compose quelques titres afin de répondre au plus vite à cette demande. Au final, le travail est bâclé. Pas le choix. Juste histoire d’avoir au moins une invitée sur son nouvel album, il dégote Lizz Wright (qui traînait certainement dans les bureaux le jour de l'entretien). Evidemment, ce n'est pas Norah Jones, mais c’est déjà ça. 'En plus', se dit-il, 'mes nouvelles compos ressemblent aux précédentes, donc si je dois la réinviter celle-là, je suis mal barré côté critiques.' Et, en deux temps trois mouvements, « Supply And Demand » et son folk jazzy teinté de soul se retrouvent dans les bacs. Les fans se précipitent sur les bornes d’écoute. L’effet est immédiat : 'Heu… Excusez-moi, monsieur du magasin, je crois qu’il y a une erreur. C’est le premier album que vous avez glissé dans le lecteur.' Le monsieur du magasin : 'Non, non, c’est vous qui faites erreur.' Désarçonné, le client dépose les écouteurs et continue sa balade dans le magasin avant de revenir à la charge, incrédule : 'Etes-vous certain ?' Et oui, mon gars. Y’a vraiment pas d’erreur...

vendredi, 15 août 2008 03:00

Pukkelpop 2008 : vendredi 15 août

Après avoir vécu une nuit éprouvante de camping sous une tente, entouré d’animaux sauvages, on n’est pas mécontent de retrouver le site des festivités. Le jeudi nous avait permis d’être témoins de prestations exceptionnelles ; mais également d’essuyer quelques concerts inutiles. On croise donc les doigts pour que ce vendredi soit émaillé de performances inoubliables.

A peine arrivés sur le site, on déchante. Le ‘Club’ accueille un Those Dancing Days relativement peu intéressant. Une pop trop gentille pour être honnête, interprétée par une demoiselle aussi élégamment vêtue qu’une certaine Ugly Betty. Et la suite de la programmation n’est pas beaucoup plus intéressante. On attend donc le début de l’après-midi. Et sur le coup de 13h, enfin, notre journée commence.

Le ciel est plus que clément. Il fait carrément chaud et The Dodos déchire tout sur son passage. La transposition live de leur « Visiter », sous le ‘Château’, relève du génie. La pop psyché du duo transforme le petit chapiteau en véritable petit nid douillet et chaleureux. Définitivement l’un des incontournables de cette année.

Pour se rendre au ‘Club’, pas le choix, il faut passer à côté de la Main Stage, en surfant entre l’incroyable horde de fans de Metallica. Confronté au massacre de Das Pop, on regrette de ne pas avoir emporté de boules Quiès. On court donc se mettre à l’abri pour fuir cette horreur.

Mais Lightspeed Champion tarde à montrer le bout de son nez. Il compte une bonne dizaine de minutes de retard. Pendant ce temps, nos tympans encaissent les échos provenant de la grande scène… Heureusement, assagi, l’ex-leader assagi des Test Icicles se rattrape plutôt bien, concédant de jolies versions de ses « Midnight Surprise », « Tell Me What It Worth » et autres « I Could Have Done This Myself ». Le mecton se débrouille pas mal. Etonnant donc d’apprendre, quelques jours après cette performance sympathique, que le jeune Texan estime que la scène n’est pas son point fort. Il a, en outre, décidé de faire un break et de ne plus remonter sur les planches avant un bon moment.

Petit tour sous le ‘Dance Hall’, histoire de jeter un œil au show de Modeselektor et, surtout, vérifier si le son est toujours aussi pourave. Et c’est effectivement le cas. Pas même l’excellent « Black Block » du duo ne réussit à nous retenir. Que l(es) ingénieur(s) du son réagissent, bon dieu !

Tant pis. De toute manière, pas une seconde à perdre puisque Caribou se produit au ‘Château’. Un univers toujours aussi psychédélique, un son exemplaire (!) et une ambiance relax vont nous procurer un des moments les pus intéressants de l’après-midi.

On ne peut pas en dire autant des Los Campesinos!, qui prennent la relève sous ce même chapiteau. Les petits jeunes jouent (trop) fort et leur enthousiasme est peu engageant. Les nouveaux morceaux semblent encore nécessiter beaucoup de travail. C’est ce qui arrive quand on veut enchaîner un peu trop rapidement les publications. On fera donc l’impasse sur le second essai du septuor.

On les attendait comme le(s) messie(s). Ils ne nous auront pas trop déçus. Les Foals surfent sur la vague Math Rock en y ajoutant un effet pop revitalisant. Les morceaux de « Antidotes », dont « The French Open », « Red Socks Pugie », « Olympic Airwaves » ou « Hummer » se traduisent à merveille sur les planches. Mais un peu plus d’enthousiasme de la part du leader, Yannis Philippakis, aurait été bienvenu. Un manque d’entrain qui cependant peut s’expliquer. En fait et c’est qu’il a annoncé dernièrement–, il n’est pas satisfait du premier essai de sa formation. Dommage pour lui. Personnellement, on s’éloigne de la ‘Marquee’ plutôt satisfaits. A chacun ses problèmes…

Aïe, l’âge nous rattrape. On ressent tout à coup une douleur lancinante au niveau du dos. C’est donc assis sur les côtés du ‘Club’ que l’on se farcit l’affreux spectacle des juvéniles Does It Offend You, Yeah? Un désenchantement auquel on ne pourra pas échapper, la douleur nous empêchant de s’éloigner du chapiteau. C’est sûr, on rangera le disque au fond de l’armoire dès notre retour au monde réel. Au bout de quarante minutes de torture, on trouve le courage d’aller s’allonger quelques minutes sous la tente et manger un petit bout.

C’est également le cul par terre qu’on s’envoie le concert des Breeders. Les sœurs Deal jouissent d’un potentiel de sympathie énorme et leur performance est impeccable. Celui accordé par Miss Kittin & The Hacker, sous le ‘Dance Hall’, l’est tout autant. Un déluge de tubes aussi bien extraits de leurs efforts conjoints que de leurs essais solos. Le chapiteau entier se secoue le bas des reins sur « Frank Sinatra », « Life On MTV » ou « Flesh & Bones ». On aurait juste préféré entendre « 1972 » à la place de la dispensable et bancale reprise du King, « Suspicious Minds ». 

On n’était que peu familier de leurs travaux ; mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les Tindersticks nous ont épatés, même sous un ‘Marquee’ à moitié vide.

Un étrange phénomène semble se produire. Les différentes scènes sont soudainement désertées. Un simple coup d’œil au programme nous explique la raison. Rien de plus normal : Metallica vient de débarquer sur la ‘Main Stage’. On n’a pas spécialement envie de les voir ; mais on se sent l’obligation de s’y rendre. La grande scène est prise d’assaut, d’une extrémité à l’autre du terrain. Une chose est sûre, la bande à Hetfield rassemble les foules. Fidèle à elle-même, la troupe de métalleux enchaîne les nouveaux morceaux, extraits de « Digital Death » avant de finir sur la série de tubes obligatoires et dans une tempête (un peu ridicule, il faut le souligner) de feux d’artifice. Y a pas autre chose au programme ?

De leurs côtés, les Tokyo Police Club et autres Boys Noize ne se sont guère mis en évidence pour retenir notre attention. Le dos en compote, on se dirige doucement vers le camping pour passer une deuxième nuit affreuse… Qu’est ce qui nous a pris de se taper le camping ?

mardi, 30 mai 2006 03:00

Revolution Theory

LaGuerra délivre son message dès les premières secondes de son premier essai. ‘We don’t need to separate church and state. We need to terminate church and state’. Tout un programme donc. En huit titres et 35 minutes à peine, les Hollandais passent en revue tous les fléaux de ce monde. Ce qui aurait bien pu s’avérer très rapidement lourdingue. Mais n’est pas le cas ici. L’avantage de la formation procède de la subtilité de son propos et la vigueur convaincante de furieux morceaux tels que « Something You Should Know », « Building Bridges », « Fed Up » et « Resources ». La théorie révolutionnaire de Laguerra ne risque pas de bouleverser le genre mais les amateurs de métal aux influences punks et hardcore devraient fortement apprécier.

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Resolve

Lagwagon revient de loin. Après nous avoir balancé une demi-douzaine de ‘punk rawk’ acide en pleine poire, après avoir engagé Ken Stringfellow (The Posies) pour un court moment et, surtout, après avoir fait le deuil de son batteur, Derrick Plourde (NDR : il s’est suicidé en 2005), le groupe californien nous offre « Resolve », troublant témoignage d’une incontestable apogée artistique. En addition des riffs, toujours aussi brefs et efficaces, Lagwagon n’hésite pas à dévoiler une écriture plus orientée par les émotions que sur ses efforts précédents. Une indéniable sensibilité se dégage de titres tels que « Days Of New », « The Contortionist » ou l’excellente hidden track « The Chemist ». Un peu plus posé qu’auparavant, le punk rêche du groupe californien laisse parfois transparaître un côté pop-rock familier. Si bien que, par moments, le fantôme des Foo Fighters (période éponyme) plane au-dessus de certaines compositions (« Virus »). Malgré l’absence évidente d’allégresse, « Resolve » s’écoute en définitive comme une virevoltante et sincère ode à l'espérance.

mardi, 09 mai 2006 03:00

Let´s Away

Le Nord ne manque décidément pas de ressources. Second essai des Suédo-danois de Lampshade, « Let’s Away » vacille entre un spleen glacial et une luminescence ardente. De ces deux pôles antinomiques découlent douze titres bruts articulés autour de la voix délicate de Rebekkamaria. Comme sous une neige éternelle, le disque nous plonge dans un état d’hypothermie auditive constante. Les sens engourdis, on se noie dans les profondeurs du splendide « It’s Ok », les aigres regrets de « Silver » ou les tourments sanguinaires de « Come Closer ». Lampshade malmène les solitaires en jonglant avec leurs émotions. Si la formation tend la main aux délaissés sur des titres tels que « Come Closer » et « Joy », c’est pour ensuite vicieusement les replonger dans un lent désespoir sur « Feather Of Lead » ou « Tonight I Will Retire ». Entre pop d’une gracieuse légèreté et trip-hop obscur bien agencé, le successeur de « Because Trees Can Fly » marque les esprits de par la richesse de ses paysages sonores. A écouter sous la couette ; seul, à deux, à trois ou plus si affinités.

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