Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Redouane Sbaï

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mardi, 18 juillet 2006 03:00

Black Holes & Revelations

Le rideau se lève. Le spectacle s’annonce majestueux. En guise d’introduction, un « Take A Bow » stellaire s’échappe des baffles et envoie les auditeurs, d’entrée de jeu, dans une autre dimension. Muse est de retour, en pleine forme. Quatrième ouvrage des anglais, « Black Holes & Revelations » va bien au-delà des limites fixées par « Absolution » trois ans plus tôt. Découpée en 11 actes, la grande envolée théâtrale du trio démarre sur les chapeaux de roues mais rencontre, cependant, quelques moments de faiblesses, heureusement peu nombreux (« Exo-Politics » ou le single « Supermassive Black Holes », très loin d’être représentatif du reste de la plaque). Un peu comme si le goût de la bande à Matthew Bellamy pour l’expérimentation avait soudain décuplé, « Black Holes & Revelation » s’avère être leur œuvre la plus variée, épinglant des instants d’éclats indéniables (« Map Of The Problematique », « Hoodoo » ou un « Soldier’s Poem » qui recèle quelques légères traces de Queen). Il faut néanmoins avouer que par rapport à « Origin Of Symmetry », l’album le plus couillu de Muse, la prise de risque est moindre. Le spectacle, qui se referme par un vindicatif « Knights Of Cydonia », est indéniablement de haut vol mais risque fort, à la longue, d’en irriter plus d’un. A apprécier parcimonieusement, donc.

mercredi, 31 mai 2006 03:00

Three Cheers For Sweet Revenge

Heu… "WTF ?", comme ils disent... N’y a-t-il pas un petit problème, là ? C’est quoi ce bordel ? Une erreur de la poste ? Pourtant, le sticker collé sur la pochette indique bien 'The New Album'. Un défaut d'usine peut-être ? Etrange : « The Black Parade », le nouvel album de My Chemical Romance, vient juste d’atterrir dans les bacs. Et, curieusement, c’est « Three Cheers For Sweet Revenge », le recueil précédent, qui nous parvient aujourd’hui. Cette bizarrerie mise à part, rien n’a changé dans l’univers du groupe.

Les titres emo-pop à tendance punk sont toujours destinés au même public : les ados. Mais des adolescents légèrement plus adultes que l’auditoire de Fall Out Boy et de Panic! At The Disco. Pour le reste, on à beau retourner l’album dans tous les sens, rien n’y fait. A moins d’être victime d’une hallucination ultra violente, il s’agit bel et bien du même disque que celui qui traîne en magasin depuis deux ans. Et même pas dans le bac import... Bon d’accord, on avoue : ça fait toujours plaisir de s’écouter (en cachette) un sympathique petit « The Ghost Of You ». Mais, à part ça…

mardi, 16 mai 2006 03:00

Making Dens

En février dernier, les Mystery Jets s’évertuaient à faire vibrer une Orangerie pleine à craquer, en première partie de leurs compères, The Subways. En vain. La prestation, plutôt tiède, ne laissa que le souvenir vague d’un groupe qui se faisait légèrement chier sur scène. Ce sentiment, on le garde un peu à l’écoute d'un « Making Dens » quelconque. A l’exception du semi instrumental « Diamonds In The Dark » et de la plage d’ouverture « You Can’t Fool Me Dennis / Purple Prose », le sextet donne l’impression de s’emmerder royalement et qu’il ne délivre là que le résultat d’une commande. Ok les gars, c’est cool de faire de la musique et d’être dans un groupe de rock mais faudrait peut-être y mettre un tout petit peu de passion et d’originalité. Bref, circulons (NDLR : circulez ?), y’a rien à entendre…

mardi, 01 août 2006 03:00

Our Worn Shadow

Le temps et l’espace se sont figés. Les lumières se sont éteintes. Plus rien ne bouge. Seul le son se déplace encore dans l’air. Un air d’une pureté inouïe. Putain, on respire ! Les victimes consentantes du phénomène Manyfingers contemplent le vide comme si plus rien dans ce monde n’avait d’importance. L’ouïe captivée par les phonèmes parcourant l’atmosphère, ils s’en inventent alors un autre. Un monde qui serait à la hauteur de ce « Our Worn Shadows ». Un monde qui serait digne de la beauté des créations de Chris Cole, alias Manyfingers. D’une intensité peu commune, ce second essai met en scène huit morceaux d’une beauté quasi-divine, perdus quelque part entre le post-rock et le néo-classique. Sporadiquement parcouru du murmure astral d’une dryade sans nom (« For Measured Shores », « Our Worn Shadows »), le paysage dessiné par l’Anglais caresse une immensément large palette d’émotions. Même lorsqu’il délaisse la légèreté de morceaux tels que « Some Shield… » ou « No Opera », Manyfingers finit toujours par prendre à la gorge. Plus particulièrement lors du final dévastateur (« Tsunami »). « Our Worn Shadows » est donc de ces petites merveilles qui, l’espace d’un instant, effacent toute angoisse générée par le monde réel. En un mot : remarquable.

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Minx

La Marsmobil est en marche. Si le Gainsbarre était encore en vie aujourd’hui, il se serait certainement plu à produire le second album des Italo-teutons… après avoir engagé avec Air une petite bataille pour les manettes. Une collaboration plus ou moins amicale serait ensuite née de cette discorde. Et « Minx » aurait alors été la parfaite résultante de cette coopération. Traversé par une brise délicieusement 70s, « Minx » fait la part belle aux atmosphères spatiales, presque trip hop (« Reversed Mantra », « Astralbody »…). Menée par Roberto Di Gioia, multi-instrumentiste aux influences incalculables, cette formation au nom improbable est connue en Allemagne pour avoir composé « Munich Loves You », hymne de la dernière coupe du monde de foot. Si ce « Minx » a le potentiel d’élargir ce succès à l’ensemble de l’Europe, il le doit, entre autre, aux vocalises lisses et rassérénantes de Martine Rojine. Inégalable lorsqu’elle susurre quelques mots doux en italien (le single « Mangia amore ») ou se confesse en français (« Je suis lâche »). « Sovatex 2055 » et « From Elsewhere To Nowhere », les deux titres d'electronica instrumental clôturant l'album, se marieraient à merveille à une éventuelle B.O. d’un hypothétique remake de « 2001 : A Space Odyssey ». Même en l’absence du single « Munich loves You », Marsmobil marque un joli but.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Bring It Back

On connaît la chanson. Un bon beat pop. Des atmosphères eighties. Une voix féminine. Une voix masculine. Le tour est joué. Que l’on y adhère ou pas, « Bring It Back », quatrième album de Mates Of State, est une réussite. Aucune surprise, donc. Influencés par Architecture in Helsinki (« Fraud In The 80’s », « Goods (All In Your Head) ») ou dans une moindre mesure, par Arcade Fire (« Think Long »), Jason Hammel et Kori Gardner, époux de leur état civil, déballent leur linge sale en 12 chapitres tantôt intimistes (« Running Out », « What It Means »), tantôt exubérants (« For the Actor »). Certainement plus effectif qu’une thérapie de couple. « Bring It Back », même s’il semble très (trop) étudié commercialement, exerce une force magnétique désarmante. Les chants du couple, beaucoup mieux travaillés qu’auparavant, se mêlent à des mélodies simples et addictives. Bref, des morceaux quasi irréprochables. Si ce nouvel essai est à l’image de leur bonheur, les Mates Of States vivent sans aucun doute, leur conte de fée à la ‘happily ever after’. C’est gentil de partager.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Never Say Goodbye

Ex-interprète de Catatonia, Cerys Matthews adopte un agréable revirement. Après avoir produit « Cockahoop », son premier EP, en 2004, la Galloise, fin prête à réellement affronter l’affreux monde du show-business en solo, endosse ses plus jolis atours. Se présente alors une Cerys Matthews différente. Assagie, peut-être. La fougue juvénile circa Catatonia est donc bien loin derrière elle. « Never Say Goodbye » propose une pop tendre et posée aux frontières du folk (« What Kind Of Man », « Elen »). Les inimitables vocalises de la jeune femme sont aujourd’hui mieux contrôlées et moins horripilantes qu’auparavant. Il lui arrive cependant encore de s’emporter dans des pseudo-prouesses grandiloquentes, bien au-dessus de ses moyens (« Oxygen »). Quant au niveau de la qualité d’écriture, il est parfois douloureux d’adhérer au style de Matthews, certains textes s’avérant parfois d’une affreuse banalité (« Open Roads »). « Never Say Goodbye » ne casse pas une patte à un canard mais reste largement appréciable. A condition d’être d’humeur à avaler de la guimauve. De la bonne guimauve. Mais de la guimauve quand même…

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Something Came Up

L’electroclash est mort. Place au revival Big Beat. Et bordel, ça décrasse ! Si t’as toujours voulu organiser une rave party dans ton salon ou dans ta chambre à coucher, « Something Came Up » est l’accessoire idéal pour faire trembler les murs ! Croisement parfait entre un Leftfield déjanté et un Prodigy au plus haut de sa forme, Josh Gosling alias Mekon et ses invités (et non des moindres) balancent une suite de beats bourrus à souhait qui n’ont absolument plus rien à voir avec le hip hop de « Relax With Mekon » (2000). La respiration haletante de Philipa Horan, ouvrant les hostilités sur « Boy Bitten » annonce la couleur : il va falloir retenir votre souffle, les amis.

Bobby Gillespie et Alan Vega rejoignent ensuite le DJ pour un « Blood On The Moon » schizophrénique avant de laisser place au gros dossier de ce recueil. « Yes Yes Y’all », mené au fouet par Roxanne Shante (déjà présente il y a six ans sur l’indémodable single « What’s Going On ? »), est tout simplement un condensé d’énergie pure, une orgie de sons bruts. Sa basse hallucinatoire ferait passer la plus psychotrope des pilules pour un tic-tac. Que ce soit seul (« G.S.E. », « Show Mercy ») ou en compagnie d’invités de marque (Marc Almond sur le bien nommé « Delirious »), qu’il fasse dans le neuf ou dans le recyclage (« D-Funktional », collaboration entre l’artiste et Afrika Bambaataa datant de 2004), Mekon maîtrise avec génie un genre trop longtemps laissé pour compte. Se clôturant par un étonnant et décalé « K.Blues » aux limites du country blues, « Something Came Up » s’inscrit certainement comme la chose la plus intéressante, voire la seule chose, qui soit arrivé au Big Beat depuis « Fat Of The Land » et « Dig Your Own Hole ». Fatboy Slim, The Chemical Brothers ou encore Prodigy peuvent tranquillement aller se rhabiller.

 

 

mardi, 01 août 2006 03:00

Les Tortures Volontaires

Ex-leader de la formation française Enola, Arman Méliès nous inflige des « tortures volontaires » exquises, résultantes de ses nombreuses influences. Comme sa bio nous le laisse entendre, Arman s’est avalé des caisses de Low, Shannon Wright, Sufjan Stevens, Yo La Tengo et consorts. Et cela s’entend. Mais peut-être a-t-il oublié (sciemment ?) d’ajouter un nom à sa liste. Celui d’Alain Souchon, dont il semble être le digne héritier (« Low Cost », « Ivres »). Un héritier qui aurait cependant penché pour l’indie plutôt que la varièt’. De ce second essai, entre exercice lyrique et introspection, émane une séduisante force tranquille. Cette énergie flegmatique est essentiellement dégagée par les quelques morceaux instrumentaux (« Géopolitique des Brumes », « Roma Troma », « Le Retour des Caravelles ») qui font, à elles seules, tout le charme de cet opus. Ce qui nous laisse penser que ces tortures auraient pu être d’autant plus savoureuses si elles n’étaient pas corrompues par des vocalises qui, à de rares mais manifestes instants, peuvent se faire crispantes. Plus particulièrement lorsqu’elles évoquent le père spirituel susmentionné. Les « Tortures Volontaires » d’Arman Méliès charmeront les masos mais laisseront probablement de marbre les tenants du paysage audio-visuel français.

mardi, 20 juin 2006 03:00

Honey From The Tombs

Loin des Etoiles et de ses amis de la Scène Sociale Brisée, c’est, cette fois, du côté de Nashville que musardent les cordes vocales de la Canadienne. Pour son premier effort solo, Amy Millan change donc radicalement de style pour se rattacher à un folk country imbibé de liqueurs en tous genres, comme en témoignent les titres « Pour Me Up Another One », « Come Home Loaded Roadie » et le bien nommé « He Brings Out The Whiskey In Me ». Noyé dans le fond de son verre entre deux glaçons ou à la main d’un quidam seul et déprimé, ce bon vieux whisky se fait l’accompagnateur idéal des mélancoliques « Hard Hearted (Ode To Thoreau) » ou « Baby I », berçant à la perfection quelques mauvaises fins de soirées. Tournée sur tournée, Amy Millan exhorte le piteux état de l’assistance à coups de sombres ritournelles. Mais lorsqu’elle s’échine à remonter le moral des vieux bourrés au fond du bar, la jeune femme se perd dans une country allègre et malvenue qui inciterait à la plus digne des bagarres de saloon (« Headsfull », « Wayward & Parliament », « Blue In Yr Eye »). Millan referme ensuite le bal des bouseux dans l’indifférence totale de son public comateux (« All The Miles »). Retombant sur ses santiags, la lonesome country-lady range sa guitare après avoir délicatement susurré « Pour Me Up Another One » à l’oreille du barman. On reprendrait bien un petit verre en vot’ compagnie p’tit’ dame. Mais malheureusement, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé…

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