Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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DEADLETTER
Hooverphonic
Redouane Sbaï

Redouane Sbaï

mardi, 14 novembre 2006 02:00

Born in the U.K.

Elle semble bien loin l’époque de "The Hour Of The Bewilderbeast" et de ses exquises perles pop… Après un léger regain d’inspiration étalé sur la bande son du film « About A Boy » et le gentillet « Have You fed The Fish ? », l’homme au bonnet a foncé droit dans le mur. En cause, un album assurément inutile (« One Plus One Is One »). Du coup, « Born In The U.K. », hommage à Springsteen, apparaît comme une tentative désespérée de remonter la pente. Si une bonne partie du disque patauge dans une guimauve plate et visqueuse, Damon Gough alias Badly Drawn Boy arrive à s’y extirper de justesse sur quelques morceaux (« Nothing’s Gonna Change Your Mind », « Welcome To The Overground », « The Way Things Used To Be » et la plage titulaire). On ne peut pourtant pas parler de réelle déception, « Born In The U.K. » se révélant légèrement supérieur à ses deux prédécesseurs. Et à l’homme au bonnet de clôturer son œuvre en demi-teinte par « The Time Of Times » rappelant furieusement « The Shining », plage d’ouverture de son premier essai. S’il s’agit pour lui d’une autre manière d’annoncer que la boucle est bouclée, il est bien mal barré le bonhomme…

mardi, 26 septembre 2006 03:00

Crazy Itch Radio

Bienvenue sur Radio Basement Jaxx. Au programme de cette édition de « Crazy Itch Radio », absolument rien de neuf. Fidèles aux ingrédients qui ont fait le succès de nos précédents numéros, nous vous proposerons notre pop électronique habituelle, l’inspiration en moins. En effet, après un banal mais néanmoins efficace « Hush Boy », nous enchaînerons par « Take Me Back To Your House » et « Hey U », deux titres pleins d’idées mais peu aboutis. Les morceaux que nous vous réserverons ensuite seront majoritairement linéaires et soporifiques. Après quelques interludes publicitaires, vous aurez enfin droit à une seconde plage passablement correcte et entraînante. « Everybody » et son amusant mais court sample bollywoodien ne suffira cependant pas à sauver les meubles. Après un tel désenchantement, nous comprendrons, chers auditeurs, si vous décidez de rayez Radio Basement Jaxx de la liste de vos favoris…

mardi, 05 septembre 2006 03:00

Gulag Orkestar

Le tour de l’Europe en 37 minutes. Point de départ, les Balkans. Les écouteurs sur les oreilles comme seul bagage, on se laisse aller à errer sur des terres inconnues et pourtant si familières. La chaleur de l’accueil des autochtones suffit à réchauffer les cœurs. Et à sécher des larmes inopinées, exacerbées par la froideur de l’atmosphère. 33 minutes. L’Europe centrale, déjà. Non pas cette triste et morne Europe. Une autre, plus insolite, dont les traits sont esquissés par l’imagination d’un jeune prodige. 19 minutes. Retour aux Balkans. L’époustouflante beauté de ces contrées devient presque insupportable. Tant de choses à découvrir en si peu de temps… 8 minutes. La virée touche presque à sa fin. Une torture. Encore quelques photographies mentales avant que tout ne disparaisse. 1 minute. Le souffle coupé, on se prépare pour un atterrissage qui risque de s’avérer brutal. Fin du voyage. Le choc du retour à la réalité est trop douloureux. Les yeux fermés, on appuie à nouveau sur la touche play. Décollage instantané.

Si vous remarquez Beirut/Beyrouth sur une carte de Brooklyn, ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un rêve. Zach Condon, petit prodige américain de 20 ans à peine s’offre sur « Gulag Orkestar » un indéniable coup d’éclat (d’état ?). Carte postale universelle, son premier essai très largement inspiré de l’univers de Kusturika et des orchestres balkaniques, s’inscrit comme l’une des plus belles réussites musicales de l’année. Plus qu’un chef d’œuvre, une pure merveille.

mardi, 21 novembre 2006 02:00

Gulag Orkestar + Lon Gisland Ep

Fraîchement signé chez 4AD, Beirut et son nouveau label célèbrent cette collaboration par la réédition de son splendide chef d’œuvre « Gulag Orkestar » (NDR : voir chronique correspondante), enrichi de « Lon Gisland », un EP forgé à l’aide des mêmes ingrédients ensorcelants. 5 plage (NDR : 4 dans la version promo que nous avons reçue) qui ne font que confirmer l’incroyable talent de Zach Condon. De ces nouveaux titres, on retiendra surtout « My Family’s Role in the World Revolution », courte plage instrumentale étonnamment allègre et dansante. On l’a déjà dit et on ne se gênera pas pour le répéter : tant « Gulag Orkestar » que maintenant « Lon Gisland EP » constituent quelques unes des plus belles œuvres de l’année. On l’attend sur scène de pied ferme.

 

mardi, 03 octobre 2006 03:00

B´Day

Dégage du chemin, Letoya. Nous t’avions bien prévenu le mois dernier que ton règne de princesse R’n’B n’était que temporaire. Queen B est de retour et plus déterminée que jamais à reprendre possession de son trône. Une chance. Les convives de Letoya étaient justement sur le point de crever d’ennui, voire de s’arracher les oreilles. Beyoncé réinvestit le palais. L’hôtesse se déchaîne et offre à l’assistance une déferlante de tubes monstrueux, effaçant le souvenir de son barbant « Dangerously In Love » au passage. Sous le choc, les invités ne se posent aucune question et se laissent entraîner dans la tourmente des fabuleux « Freakum Dress », « Get Me Bodied », « Suga Mama » et son sample funky ou encore de l’incendiaire « Ring The Alarm ». A l’occasion, la reine de la soirée fait appel aux vocalises de son cher et tendre Jay-Z (« Déjà vu » et « Upgrade U ») qui ne servira ici que de faire-valoir. Le plus surprenant est que l’ex Destiny’s Child met dans le mille même lorsqu’elle s’adonne aux quelques mièvreries obligatoires (« Irreplaceable », passionnante leçon de savoir-vivre pour ces messieurs et l’excitant « Kitty Kat »). La faiblarde complainte « Resentment » mise à part, « B’Day » est un disque exemplaire pour le genre. Que les autres petites pétasses du R’n’B (LeToya, Rihanna ou les anorexiques de chez Pussycat Dolls, pour ne pas les citer) retiennent la leçon.

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Deja Vu (single)

Si tu es en possession d’une bagnole décapotable, que tu rêves de la transformer en discothèque ambulante au moindre petit rayon de soleil mais que tu n’as absolument aucune idée de quel pourrait être le hit indispensable pour pouvoir te la péter de manière optimale, ne cherche pas plus loin ! Le nouveau tube de Beyoncé est fait sur-mesure pour toi. Extrait de « B’Day », le second essai à paraître de la Miss, accompagnée ici de son cher et tendre Jay-Z, « Déjà Vu » revêt les traits du candidat idéal au mitraillage radiophonique. Et on ne s’en plaindra pas. Y’a déjà eu (bien) pire…

mardi, 08 août 2006 03:00

Arts & Crafts

Hormis son intitulé, le premier essai du Britannique Steve Webster alias The Black Neon n’a aucune affinité avec le label Arts & Crafts. Loin de là. Dès les premières secondes de la plage d’ouverture, « Ode To Immer Wieder », on assiste à la résurrection de la scène électronique allemande des années 70. The Black Neon s’applique donc à imiter Kraftwerk ou encore Neu!, sans pour autant atteindre leur brio. Voyage à travers le temps et l’espace, « Arts & Crafts » nous emmène ensuite faire un tour en Grande-Bretagne, chez Pink Floyd (« The Ghosts ») ou du côté de New Order circa « Get Ready » (la ressemblance troublante entre « TX81Z » et le « 60 Miles An Hour » des Mancuniens). A priori déroutant de par la largesse des univers parcourus, le disque recèle cependant quelques perles d’indietronica (« Hollywood 1, 2 & 3 », « Infinity Pool », « Shoot Me Into Space »). The Black Neon gagnerait toutefois à se forger une identité propre. Omniprésentes sur toute la longueur du disque, les influences évoquées altèrent l’originalité de l’objet. On aurait alors tendance à délaisser ce dernier pour se rabattre sur des bons vieux « Authobahn » ou « Wish You Were Here »…

mardi, 20 juin 2006 03:00

Aerial View

Si David Bowie avait participé à l’éponyme de Placebo, la collaboration aurait certainement débouché sur un résultat proche de cet « Aerial View ». Les Allemands de Blackmail imitent à la perfection leurs modèles en n’ajoutant à leurs compos qu’une infime dose d’originalité. Cette dernière, on la retrouve par exemple sur « Couldn’t Care Less », lorsqu’une trompette impromptue fait irruption lors des quelques secondes de clôture du morceau, ainsi que sur « Soulblind » et son intro quasi-stoner. Mais le potentiel d’originalité de Blackmail est systématiquement tronqué par les vocalises limitées et monotones d’Aydo Abay. Cette voix crispante, proche d’un Molko qui aurait enfin mué, se fond d’ailleurs dans le décor sonore de notes guitaristiques mille fois usitées. C’est sûr, le rock FM insipide a encore de beaux jours devant lui.

lundi, 20 février 2006 02:00

And The Cities... EP

Y’a comme une étrange sensation de vétusté qui se dégage de « And The Cities… », le deuxième EP de Breeding Lilacs. Un peu comme si on avait fait un bond de 10 ans en arrière et que l’album éponyme de Placebo faisait son apparition dans les bacs pour la première fois. Mais un Placebo ayant à sa tête un Brian Molko dont les cordes vocales auraient enfin achevées leur mue. Tantôt bruts (« Across The Sound ») tantôt plus techniques (« Just Like God »), les quatre titres de ce deuxième essai dévoilent une versatilité ne jouant pas vraiment en faveur du groupe. De plus, si la solution sonore lasse au bout d’un temps aussi court, c’est mal barré pour la suite. Le manque d'authenticité et d'énergie constitue le principal défaut de la formation. « And The Cities… » n’est pour l’instant disponible qu’en Suisse et en import. Ce qui, pour l'instant, est loin d’être regrettable...

mardi, 31 octobre 2006 02:00

Brightblack Morning Light

La ganja avait une odeur. Elle a désormais un son. Dans la dimension Brightblack Morning Light, la zenitude est une valeur universelle. Le monde entier prend son temps et son pied. Aucune discorde. L’adage ‘Make Love Not War’ prend ici tout son sens. ‘Make Love’, de préférence sous un tepee, en plein milieu d’une forêt sauvage aux couleurs éblouissantes et irréelles. Une forêt où les éléphants roses valsent avec les ours polaires, l’on se douche à poil sous l’eau de pluie et tout à un sens, même ce qui n’en a pas.

Cet album éponyme, sans aucun doute enfanté au beau milieu d’un champ de chanvre, est une agréable curiosité. Le potentiel hypnotique de chacun des titres est tellement élevé qu’on pardonnerait presque à Brightblack Morning Light leur tendance à la répétition. De « Everybody Daylight » à « We Share Our Blanket With The Owl », on garde l’étrange impression d’entendre un seul et même titre, à quelques variations près. Si, même en gardant les idées claires, ce détail n’est en rien dérangeant et semble carrément agréable, on n’ose pas imaginer le résultat sur un esprit embué. La solution à tous tes soucis ? Un petit coup de « Brightblack Morning Light » dans ton aquarium. En plus, il y a Paz Lenchantin au menu. Ça, mon vieux, c’est vraiment de la bonne.