Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Epica - 18/01/2026
Redouane Sbaï

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mardi, 20 octobre 2009 03:00

Outside Love

Stephen McBean, tête pensante de Black Moutain, n’est pas du genre à rester les bras croisés entre deux publications. En attendant le successeur de « In The Future », dernier recueil de sa formation principale, le grand barbu s’est consacré à l’écriture du troisième ouvrage de son énorme projet parallèle, Pink Moutaintops. En l’espace de trois ans, les exigences artistiques de McBean ont manifestement évoluées. Oubliée, la lo-fi. The Pinkmoutaintops peuvent enfin se démarquer de Black Moutain.

« Outside Love » est, en un sens, le petit écart sans conséquence du Canadien. Il s’amuse à brouiller les pistes à travers dix morceaux légers. Du moins en apparence. Car McBean est un être réfléchi. Derrière un thème qui sent bon l’eau de rose, le chanteur déploie une plume continuellement incisive (« Come Down », « Holiday », « Outside Love »…) Le troisième recueil de Pink Moutaintops évoque sans complexe The Velvet Underground (« The Gayest Of Sunbeams »), Phil Spector (« Come Down ») et The Magnetic Fields (« Execution »). Une sacrée bonne pioche.

mardi, 20 octobre 2009 03:00

Romborama

Derrière The Bloody Beetroots se cache Bob Cornelius Rifo, producteur et DJ nourri à la musique classique. Ce qui se sent à plein nez sur sa première œuvre, les notes de synthés de « Romborama » se rapprochant souvent des travaux de grands maîtres du genre. Une manoeuvre qui le distingue de Justice, auxquels il emprunte parfois trop de gimmicks. Mais « Romborama » opère aussi dans le beat suintant, crade, dégoulinant de BPM. Bref, de l’électro bourru comme il se doit. The Bloody Beetroots compense même l’absence navrante des terribles « Rombo » et « Ezekiel Eats Red Hoodie » par des morceaux presque aussi ravageurs (« Cornelius », « It’s Better A DJ on 2 Turntables », « Anacletus », « House n°84 »,…) et des collaborations bien senties.

Ainsi, The Cool Kids viennent poser un poil courbé de Hip Hop sur un « Awesome » qui fait honneur à son titre. Lisa Kekaula se permet une petite infidélité aux Basement Jaxx en conférant une pointe de volupté au bestial « Talkin’ In My Sleep ». Steve Aoki, lui, s’autorise une incursion tapageuse au cœur de « Warp 7.7 » et un « Warp 1.9 » à réveiller les morts. Seul Vicarious Bliss parvient à calmer les ardeurs de son camarade sur le tendrement hivernal « Little Stars ». Beta Bow tente de faire de même sur un « Second Streets Have No Name » ‘autotuné’, mais le résultat est légèrement moins convaincant.  

Flanqué de Tommy Tea dans sa mouture live, The Bloody Beetroots s’est donné une mission et touche à son but en ne tirant que sur deux ou trois ficelles. Moins cérébral que les travaux de Justice, plus énergisant que ceux Data et aussi survitaminé qu’un Crookers, « Romborama » est une valeur sûre en terme d’ambiance sur les dancefloors. Des betteraves sanglantes à mordre à pleines dents.

The Bloody Beetroots se produira en concert ce 24 octobre dans le cadre du festival ‘I Love Techno’.

mardi, 20 octobre 2009 03:00

20m²

Lorsqu’on succède à des Christophe Willem et Julien Doré, on se retrouve avec un sacré poids sur les épaules. Lauréate de l’édition 2008 du télé-crochet ‘Nouvelle Star’, Amandine Bourgeois présente un premier ouvrage très pop qui ne rend pas vraiment justice aux jolies prestations effectuées sur le plateau de l’émission. Celle qui avait bluffé le jury et le public en réinterprétant très respectueusement le « Hey You » de Pink Floyd, se perd ici dans des politesses et une droiture désolante.

La trentenaire originaire d’Angoulême ne se permet que quelques écarts décalés (« Les loustics », « Du Temps » écrit par Keren Ann, « Chut »). De son « 20m² », tous les meubles ne sont donc pas à jeter mais n’optimisent pas vraiment le petit espace conféré à la locataire. Parce que plus c’est petit, plus il faut être ingénieux. Ce qu’Amandine Bourgeois ne semble pas encore avoir saisi. Peut-être devrait-elle sous-louer son ‘appart’ à son successeur (qu’elle peut enfermer à double tour) et viser plus large lors de sa prochaine quête d’espace artistique…

jeudi, 15 octobre 2009 03:00

Un nouveau souffle

Jeune MC anglaise, Speech Debelle a soufflé les critiques anglais en s’emparant du prestigieux Mercury Prize, qui récompense d’une grosse somme d’argent l’artiste ‘le plus créatif’ de l’année. Première femme à remporter le prix en l’espace de 7 ans, elle succède fièrement à Elbow, Arctic Monkeys, Antony & The Johnsons ou encore Franz Ferdinand dans la liste des lauréats.

Et il fallait s’y attendre, sa venue à Bruxelles n’allait pas passer inaperçue. D’abord programmée au Witloof Bar, Speech Debelle, victime de son succès, a finalement versé son flow sur la scène de la Rotonde, reléguant ainsi les pauvres Baddies dans les sous-sols du Botanique. A 20h30, la jeune femme s’avance en toute décontraction sur le milieu de la scène, accompagnée d’un préposé aux grosses caisses, d’un bassiste et d’un violoncelliste. Affublée de lunettes et vêtue d’un gros pull blanc ainsi que de collants bleus, la petite MC salue le public bruxellois (NDR : son accent est à couper au couteau !) et entame son set par « The Key », titre mélangeant subtilement hip hop et jazz. De quoi donner le ton à la soirée.

Speech Debelle parcourt tranquillement l’entièreté de son premier ouvrage, « Speech Therapy ». Elle livre un hip hop vivant, humain, teinté d’une soul qui n’est pas sans rappeler les premiers travaux d’Erykah Badù. Lorsque vient « Wheels In Motion », Debelle se joue un peu de l’assistance en lui faisant croire, pendant quelques courtes secondes, que son producteur, le grand Roots Manuva, s’apprête à la rejoindre sur les planches. Petite déception lorsqu’elle avoue finalement que le co-interprète de « Wheels In Motion » est remplacé au pied levé par l’un de ses camarades de route. Néanmoins, le gars se montre plutôt talentueux ; de quoi pardonner à la chanteuse sa mauvaise blague. Une petite heure plus tard, Speech Debelle quitte la salle non sans avoir prouvé les raisons pour lesquelles le Mercury Prize est passé sous le nez de Bat For Lashes, Florence + The Machine, Friendly Fires ou encore l’insupportable La Roux. « Speech Therapy » est tout simplement un nouveau souffle pour le Hip Hop féminin made in UK.

Organisation : Botanique.

 

samedi, 10 octobre 2009 03:00

Joyeuses Funérailles

A l’issue de sa tournée promo pour « The Magic Position », son œuvre précédente, Patrick Wolf a annoncé ne plus jamais faire de scène dans le futur. Une résolution qu’il n’a manifestement pu tenir ; le jeune homme achevant une longue tournée européenne. Cette dernière date, il a choisi de la partager en compagnie du public belge, sur la scène de l’Orangerie du Botanique.

A 26 ans, Patrick Wolf détient déjà une discographie solide. Ce soir, était mis à l’honneur « The Bachelor », son quatrième et dernier né. Un ouvrage qui constitue la première partie d’un dyptique dont la seconde moitié, « The Conqueror », est attendue dans les bacs d’ici quelques semaines. Fidèle à son image, le Londonien débarque sur scène, vêtu de ce qui ressemblait de loin à une toge romaine en entamant d’une voix puissante « Who Will ? », premier d’une longue série de titres extraits de son nouvel opus. Balançant sa tignasse à l’aspect curieux (NDR : il annoncera plus tard dans la soirée qu’il s’agit d’extensions dont la bonne moitié s’est déjà volatilisée à force de secousses), il s’empare littéralement de la foule. Wolf se montre capable d’enchaîner, avec une cohérence folle, des titres terriblement ronflants comme « Battle » à des morceaux cristallins, tels qu’un « Tristan » durant lequel le public semble pendu à ses lèvres.

Particulièrement loquace, Patrick Wolf dévoile tout l’attachement qu’il porte à la capitale belge, parle de son petit ami, des habitudes de lui-même et de chacun de ses musiciens dans le bus de la tournée, et de la collection de peluches qu’il a récolté lors de ses tournées. Il ne fallait pas en dire plus pour que les jeunettes de l’assistance, majoritairement Anglaises, lui envoient de quoi élargir son assortiment. Hormis ces passages amusants, bien qu’un peu ‘nunuches’, Wolf, qui compare la dernière date de tournée à une espèce de funérailles, prend un ton plus sérieux lorsqu’il débat de la dépression. Ce thème récurrent traverse à merveille « The Sun Is Often Out », morceau qui se clôture par une acclamation vibrante.

Le concert s’achève par un « The Magic Position » particulièrement irrésistible. Sensation que l’on doit surtout à la talentueuse violoniste qui rehausse de ses cordes chacune des interprétations de Wolf. Après 1h30 de spectacle, les quatre musiciens et le chanteur se retirent devant un parterre surexcité. Le public en veut plus. Aucun rappel à l’ordre du jour. A sa décharge, Patrick Wolf réapparaîtra sur scène quelques secondes plus tard pour annoncer que ‘le groupe doit attraper le dernier Ferry pour rentrer au pays’. Ce dernier s’étant démené comme une bête tout au long de sa prestation, on ne peut que consentir et lui souhaiter le meilleur des voyages retour. 

Organisation : Botanique.

mardi, 08 septembre 2009 02:00

Two Dancers (1)

Un peu moins d’un an après la publication de leur premier ouvrage, “Limbo, Panto”, les Anglais de Wild Beasts, en délivrent déjà la suite. De manière générale, les formations qui publient plus d’une œuvre en l’espace d’une année oublient, dans leur précipitation, de varier les plaisirs. Tel était le cas pour Clap Your Hands Say Yeah ou Los Campesinos!, pour ne citer qu’eux. Mais Wild Beasts est une formation d’une autre trempe et le prouve en dix morceaux. « Two Dancers » dévoile une évolution tant au niveau des mélodies que de l’écrit. Le quatuor se rapproche à grandes enjambées de la limpidité des travaux d’Antony & The Johnsons, tout en conservant une certaine allégresse illusoire.

La force de ce « Two Dancers » procède du dosage des effets dispensés avec une précision remarquable. Les vocalises d’Hayden Thorpe sont comparables à celles d’Antony Hegarty (NDR : suivant les sensibilités elles risquent donc de s’avérer remarquables ou pénibles) ; cependant, l’interprète use de son instrument de la manière la plus appropriée qu’il soit. Les composantes de cette seconde publication titillent les sens, en oscillant entre élégance et épicurisme. Des bêtes sauvages à adopter sans plus attendre.

 

mardi, 13 octobre 2009 03:00

Mama, I’m Swollen

On attendait énormément du quatuor suite à la sortie de l’irrésistible « Happy Hollow », publié en 2006. Trois ans plus tard, Cursive revient plus sombre que jamais. « Mama, I’m Swollen » marque l’arrivée de Cornbread Compton, un drummer enrôlé suite au départ anticipé de Clint Schnase, l’un des membres fondateur de la formation. Une perte qui ne passe pas inaperçue tant l’aspect déstructuré qui marquait la majorité des compositions de Cursive, semble ici inexistant. En résulte une œuvre beaucoup trop inoffensive, comparé à ce dont Tim Kasher et ses compagnons nous avait accoutumés. Certains morceaux (« What Have I Done ? », « We’re Going To Hell »…) auraient même pu figurer dans l’une des œuvres de The Good Life, le projet parallèle plus en retenue de Kasher.

« Mama, I’m Swollen » est donc loin de s’aligner sur la discographie exemplaire de Cursive. Les textes de Kasher sont toujours aussi percutants mais l’ingéniosité des mélodies semble avoir pris la poudre d’escampette en même temps que Compton. Malgré quelques sursauts de sagacité (« Mama, I’m Satan », « Caveman », « I Couldn’t Love You »), « Mama, I’m Swollen » constitue l’œuvre la moins passionnante du quatuor à ce jour.

 

mardi, 13 octobre 2009 03:00

Julian Plenti is… Skyscraper

Il n’aura même pas essayé de dissimuler sa véritable identité, le bougre. Il faut dire que doué d’une voix comme la sienne, Paul Banks, leader d’Interpol, aurait difficilement pu cacher à son public qu’il était l’homme derrière cet étrange pseudonyme. Julian Plenti est l’homme qui permet à son créateur de se perdre dans des divagations pop-rock que ce dernier ne se serait pas nécessairement permis en compagnie de sa formation initiale (« Unwind », « H », « Girl In The Sporting News », « Fly As You Might »…), même si certains morceaux auraient pu figurer dans l’une ou l’autre œuvre d’Interpol (« Fun That We Have », « Games For Days », « Only If You Run »). Banks se fait plaisir en ranimant ce vieux projet laissé pour mort suite à l’avènement du succès incontrôlé de sa troupe. De ses archives, Julian Plenti a extirpé onze écrits à la hauteur de ce que l’on pouvait attendre de l’homme derrière le personnage.

« Julian Plenti is… Skyscraper » est le parfait antidote à l’impatience que pourraient éprouver les fans d’Interpol. Plus particulièrement ceux qui ont éprouvé une relative déception à la sortie de « Our Love To Admire », troisième recueil d’Interpol dont beaucoup reprochait le côté statique. Banks applique ici le ‘damage control’ avec brio. Reste à voir si cette incartade octroiera un nouveau souffle à son quatuor dont le quatrième essai est attendu dans le courant de 2010.

 

jeudi, 01 octobre 2009 03:00

Y a quoi à la télé ce soir ?

Grand fan d’Ottis Redding et de Sam Cooke, Jesse Dee a publié en l’espace d’un an deux œuvres pop teintées de soul, deux opus dédiés à la gloire de ses idoles. Ce 1er octobre, le jeune homme venait présenter « Bittersweet Batch », son recueil le plus récent à l’ABClub, devant un public belge très disparate.

Avec sa petite gueule à émoustiller les fans de Charlie Winston, Jesse Dee séduit un parterre majoritairement féminin. Exit la première partie, le Bostonien s’avance sur scène dès 20h30, accompagné de ses cinq musiciens. Des musicos qui, à priori, n’ont pas l’air d’avoir grand chose en commun. On croirait voir débarquer deux aristochats aux cuivres, un pilier de Pub aux grosses caisses, un Richie Rich quadragénaire à la basse et un génie autiste à la gratte. L’interprète chevelu démarre son set sans cérémonie par « Alright », morceau d’ouverture de « Bittersweet Batch ». Tout de suite, le constat est inéluctable. Jesse Dee a de la voix, mais la Soul qui en découle semble légèrement forcée. Le gamin tente de s’élever au niveau de Redding ou Cooke (dont il reprendra respectivement les « A Woman, A Lover, A Friend » et « Nothing Can Change This Love ») mais atteint à peine celui de James Morrison voire d’Amos Lee.

Scéniquement, la troupe est encore loin de la cohésion qui lui attribuerait une quelconque crédibilité. Jesse Dee tente de détendre l’atmosphère en prenant pour cible quelques membres de l’assistance (hein, Enzo…) et en plaçant deux ou trois plaisanteries entre des morceaux qui paraissent de plus en plus similaires et interminables. Le chanteur a encore du pain sur la planche avant de pouvoir prétendre à convaincre les amateurs de Soul, une musique émanant du fond des tripes et pas seulement des cordes vocales…

Organisation : Ancienne Belgique

mardi, 29 septembre 2009 03:00

Insides

A 24 ans, Jon Hopkins avait déjà collaboré avec les plus grands : de Massive Attack à Brian Eno, en passant par David Holmes et King Creosote. En 2008, il coproduisait l’un des albums les plus vendus cette année-là, à savoir l’inévitable « Viva La Vida » de Coldplay. Aujourd’hui, du haut de ses 28 ans, le jeune homme à relégué le copinage au second plan et se concentre enfin sur sa propre carrière. Fruit d’un travail d’écriture long de trois années, « Insides » succède à deux œuvres publiées discrètement en 2001 et 2004. Les nouvelles excursions électroniques et ambient d’Hopkins, emmenées par une mise en bouche façon ‘soundtrack’ (« The Wider Sun »), ne présentent malheureusement pas le compositeur sous son meilleur jour. Le travail est certes soigné mais manque cruellement de substance.

Jon Hopkins parvient à éclairer le contenu sinueux de « Insides » par quelques trop rares moments d’éclats créatifs (« The Low Places », les dernières secondes de « Light Through The Veins », « Autumn Hill », « Small Memory »). Ces passages indiquent clairement que cet artiste brillerait bien plus s’il se consacrait à une carrière résolument tournée vers la musique de films. Pour Hopkins, « Insides » ne sera certainement pas le disque de la révélation.

 

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