CULK a gravé « smogstar », son quatrième elpee ce 4 septembre 2026. Autour de Sophie Löw, également connue sous le nom de Sophia Blenda, la formation viennoise poursuit son exploration d’un présent traversé par les tensions, les élans de liberté et les zones de flou identitaire. Le nouvel opus s’inscrit dans un équilibre instable : l’envie de se perdre, de recommencer ailleurs, mais aussi la crainte de se dissoudre dans le trop-plein urbain. Cette atmosphère se prolonge désormais par le clip de « im strom », disponible ici
Enregistré et produit par Sophie Lindinger, déjà repérée auprès de Leyya et My Ugly Clementine, « smogstar » marque une respiration après « Generation Maximum » paru en 2023. Là où ce précédent long playing dressait un constat sombre, presque générationnel, CULK cherche cette fois une forme plus directe, moins pesante. Sophie Löw évoque des textes touchés par une vibration particulière, entre sensation de liberté et impression d’être « lost ». Le disque ne renonce pas aux zones d’ombre, mais il laisse davantage circuler l’air entre les guitares, les voix et les silences.
Formé par Sophie Löw, Christoph Kuhn, Johannes Blindhofer et Jakob Herber, le quatuor s’est imposé depuis 2018 par une écriture tendue, introspective, souvent sombre, mais jamais figée. Sur « smogstar », CULK déploie son propos autour d’une ville mentale autant que réelle : nouvelles rues, nouveaux noms, nouveaux visages, comme si chaque déplacement ouvrait la possibilité d’une mue. Les collages urbains et les dessins signés Sophie Löw, proches du roman graphique, renforcent cette impression de dérive au milieu du smog et des lumières.
Musicalement, le band revendique une approche plus brute, nourrie par le noise rock des années 80 et 90, de Sonic Youth à Unwound, tout en regardant vers des signatures plus récentes comme Julie ou Blue Smiley. Les arrangements se veulent moins cérébraux, plus physiques, afin de retrouver ce qui naît lorsque les quatre musiciens jouent ensemble. La voix de Sophie Löw reste le point d’ancrage, mais les morceaux gagnent en dépouillement et en tension organique. Après le single « twenty, eighteen », qui revenait sur les débuts du projet, « im strom » prolonge cette dynamique : un flux où se croisent mouvement, incertitude et désir de transformation. « smogstar » confirme CULK comme une formation attentive aux fractures du présent, capable de les traduire en chansons nerveuses, urbaines et habitées.

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