Daan Stuyven parvient à chaque fois à nous surprendre avec cette fois un nouveau projet parallèle : « INK », un hommage aux chansons des Ink Spots, ce groupe intrigant mêlant harmonies vocales, pop, rap et jazz des années 30-40.
Au printemps de cette année, alors qu'il traînait ses guêtres dans le sud de l'Espagne, Daan est tombé en arrêt devant les grands conteneurs à poubelles noirs qui bordaient au petit matin les ruelles désertes d'un village blanchi à la chaux.
Une envie subite et irrépressible : les peindre, en format XXL, avec des hectolitres de gouache noire. Mais avant même d'avoir pu tremper le pinceau, son téléphone sonne : on lui propose un concert solo dans un café-jazz de Berchem.
La tête encore barbouillée de peinture, il balance spontanément : « D'accord, mais alors uniquement avec des morceaux de The Ink Spots. » Ce quatuor vocal américain culte et pionnier, qui empilait les tubes entre le milieu des années 30 et des années 40 en mélangeant avec panache pop, jazz, rap avant l'heure, blues, doo-wop et harmonies tirées au cordeau, avait une signature bien trempée : des intros de guitare obstinément identiques à chaque morceau, et un chanteur soliste au timbre perché constamment recadré par les parlandos caverneux et désabusés de son acolyte.
Le premier single était déjà un petit bijou lyrique, dans lequel le chanteur, accompagné de son ombre et de son écho, se débat et se tord dans la solitude maudite de son existence. Le deuxième single, « I Don’t Want To Set The World On Fire » l’est tout autant. Il est voir ici.

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