Alors qu’on le croyait définitivement enterré, Jeronimo ressuscite et se perpétue dans un quatrième album qui semblerait marquer un virage important dans sa carrière artistique. Il aura fallu attendre cinq ans, cinq ans de silence avant que cet auteur-compositeur-interprète de talent ne retrouve toute sa force créatrice et nous surprenne avec la sortie de son dernier long-playing intitulé « Zinzin ». Un album sorti sur le label Anorak Supersport qui trouvera le chemin des bacs à la fin du mois d’avril et celui des planches le 8 mai prochain lors de la vingtième édition des Nuits Botanique.
Cinq longues années de silence somptueusement illustrées d’un teaser éthéré de toute beauté. 2’29 durant lesquelles Jérôme Mardaga nous raconte le silence (voir ici ).
Il faut voir avec quelle simplicité, qu’elle modestie mêlée de tendresse, Jérôme Mardaga, alias Jeronimo, nous invite à découvrir « Zinzin », son dernier album. À l’en croire, son dernier né serait un enfant naïf et dénué, un peu bohème, empruntant des sentiers peu battus, loin du formatage culturel de l’école dont il n’a pas pu, ou voulu, trouver le chemin… En 2010, Jeronimo tournait la page, mais tourne-t-on jamais vraiment la page ? « Zinzin », s’il le fallait, nous prouve que non.
Le teaser de l’album est insolite. Paysages enneigés et dépouillés. Paysages humblement spirituels, atemporels. Stèles qui se sont tues. La neige signe le silence. Page blanche. Elle efface les traces de ‘l’humain trop humain’ que nous sommes. Elle sublime de virtualités infinies tous les lieux qu’elle recouvre. Reflux vers l’essentiel. Tout est possible.
Si le blanc inclut toutes les couleurs, le silence contient toutes les notes encore inengendrées. La musique du teaser évoque ce silence, un silence habité par quelques vibrations de cordes électriques, et c’est le jet effervescent d’un oiseau solitaire au cœur même de l’envol.
Transparence. Ce n’est plus tout-à-fait le silence. Mais la musique serait-elle sans le silence ? Que le silence soit, et la musique fut ! Le teaser est un leurre, bien sûr, nous le savons. Pourtant, comme des faucons dressés au leurre de la beauté, nous fondons, foudroyés, sur son miroitement.
Page blanche. Comme une ode au silence de la simplicité.
Vous pouvez également suivre toutes les étapes de la naissance de « Zinzin » sur le blog personnel du doux rêveur sur http://roma-caput-mundi.blogspot.be/

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