La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

logo_musiczine

Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
DEADLETTER

En attendant ce nouvel album, tant « Désiré »…

Écrit par - -

Lors de son dernier périple européen, opéré en 2007, Michel Polnareff était passé par Forest National. Cette tournée avait attiré la bagatelle de 2 millions de spectateurs. Quand le mélomane lambda parle de cet artiste, il pense à ses tubes, et tout particulièrement à « La poupée Qui Fait Non ». Un titre qui remonte à 1966. Et bien sûr à ses lunettes singulières. Personne n’a jamais contesté ce fait. Agé de 71 balais, le compositeur/chanteur/interprète a beau être doué, on attend désespérément la sortie de son nouvel album. D’autant plus que le single, qui devrait y figurer, nous a vraiment donné l’eau à la bouche. Maintenant, il est aussi possible que ce retard, soit tout simplement consécutif à une opération de marketing. La salle est sold out. Pas de supporting act.

Polnareff est vêtu d’un smoking queue-de-pie, couleur noir et blanc. Il fait remarquer qu’elle se froisse lorsqu’il siège derrière les ivoires ; et que personne ne l’a remarqué. Pendant de ce spectacle, le natif de Nérac (NDR : c’est dans le Lot-et-Garonne) va multiplier les traits d’humour. Il sollicite un service de nettoyage pour décoller les spectateurs de leurs sièges. Fou rire général. Au cours du show, il va encore souligner ne pas aimer quand la foule est passive. Il souhaite que l’interactivité entre l’auditoire et l’artiste soit parfaite. Son backing group réunit la crème des musicos issus d’outre-Atlantique. Michel signale que les détracteurs, qui s’agitent derrière les écrans, lui reprochent de ne plus être capable de pousser sa voix dans les aigus. Au cours de cette soirée, il va démontrer le contraire. Mais c’est lorsqu’il s’accompagne aux ivoires, qu’il se révèle au sommet de son art.

La tête de Polnareff est diffusée sur un écran. Un décompte de 3 minutes est établi. Soutenue par des ivoires, une choriste exécute des vocalises particulièrement perçantes. Michel débarque, salue la foule et la remercie pour s’être déplacée. Il évoque ses précédents concerts, accordés dans la même salle. Touchant ! Ses cheveux blonds sont devenus blancs, au fil du temps. Sa silhouette est relayée sur l'écran placé au-dessus de lui. Il entame par « Je suis Un Homme ». Le light show est de teinte bleue. Embraie par « La poupée Qui Fait Non ». Il passe au rouge. Manifestement, sa voix n’a pas changé. Le début de parcours est paisible. Le public aussi. Peut-être un peu trop pour Polnareff qui lui fait la remarque. Il se réveille pour le plus rock « Tam-Tam ». Des lumières sont projetées sur des cubes en 3D. Ils tournent autour de l'écran principal ou retransmettent, en temps réel, les interventions des différents musicos. Deux guitaristes, quatre choristes, un drummer et un percussionniste. Et ils sont brillants !

Michel a enregistré son nouvel opus à l’ICP de Bruxelles, une ville qu’il aime beaucoup. Il sera plus que probablement baptisé, « Désiré ». C’est le cas de le dire ! Il nous en propose le single, seul, derrière son piano, « L'Homme En Rouge ». Mais également, en solitaire, « Qui A Tué Grand'Maman », « Lettre A France », « Love Me, Please Love Me » « Rosy », « Le Bal Des Laze » et « L'Homme Qui Pleurait Des Larmes De Verre ». Pendant ce dernier morceau, un grand arbre pivotant perd ses feuilles au gré des saisons. Elles se transforment alors en larmes, et se brisent, quand elles atteignent le sol. L’auditoire est émerveillé. Michel s’éclipse et laisse la place aux deux gratteurs qui s’autorisent des solos d’enfer.

Tout au long de sa version du traditionnel « Y'A Qu'Un Cheveu Sur la Tête A Mathieu », Michel Polnareff invite le public à reprendre le refrain en chœur. Bon, parfois, ça tire quand même en longueur. Qu’importe, puisque les spectateurs commencent à s’enflammer. Comme s’il participait à une fête country. D’une durée de plus de 140 minutes, le set s’achève par « Goodbye Marylou » et « On Ira Tous Au Paradis ». Debout, le public est alors conquis. En repartant, chaque mélomane conservera gravée, certainement, une de ses mélodies tellement contagieuses, dans un coin de sa tête, après les avoir savourées, dans le creux de l'oreille.

(Organisation : Next-Step)

 

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Michel Polnareff
  • Date: 2016-11-18
  • Concert Place: Forest National
  • Concert City: Bruxelles
  • Rating: 0
Lu 1377 fois