Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Ora Cogan
Jon Spencer

Une pointe d’érotisme !

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‘Nous l'appelions en plaisantant notre disque de rock classique à un moment donné, en faisant référence à The Turtles ou les Stones ou encore à Fleetwood Mac’ déclare en riant Chris Keating de Yeasayer en décrivant le cinquième elpee de son groupe, « Erotic Reruns ».

Mais en réalité, c'est Yeasayer qui distille toutes ses forces, tout en les réduisant à leur essence.

Les crochets sont immédiats et les chansons concises. C'est un disque éminemment dansant qui encourage aussi le public à réfléchir, une fonction pour laquelle le groupe n'a pas assez de crédit, alors qu'il le mérite désespérément.

Leurs commentaires sociétaux, politiques et érudits sont tranchants.

Mais finalement, « Erotic Reruns » trouve Keating, le chanteur/multi-instrumentiste Anand Wilder et le bassiste/chanteur Ira Wolf Tuton à un point culminant de leur créativité ; leur chimie séduisante est palpable partout.

« Erotic Reruns » navigue à des années-lumière du premier opus du band, publié en 2007, « All Hour Cymbals », car la formation a trouvé les marques à ses propres conditions, imperméables aux ‘scènes’ extérieures, et à la culture du bricolage alors omniprésente si répandue à Brooklyn ; les classiques "2080" et "Sunrise" préfigurant la grandeur que le groupe allait atteindre pleinement sur « Cymbals ».

Le clip d’animation d’« I'll Kiss You Tonight » est à découvrir ici 

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