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Bafang nous rend la « Mounaye » de sa pièce…

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Une batterie, une guitare, quelques effets, deux voix, nul besoin pour Bafang de davantage d’instruments pour embarquer le public dans un voyage soumis à de fort agréables turbulences sonores.

Sur scène ou sur disque, à l’instar de son explosif 1er album, « Elektrik Makossa » (sortie automne 2020), les frères Enguerran et Lancelot, furieux pilotes de leur pirogue afro rock, nous entraînent sur les flots tumultueux d’un fleuve exubérant nous rendant témoins d’un spectacle unique qui réveille les esprits tout en faisant osciller les têtes et les corps.

Là, lorsque la puissance grasse du stoner vient se lover dans la douceur déchirante d’un blues du désert, quand les pulsations hard-rock viennent saturer l’air d’un groove aux contours world, l’étincelle peut alors se produire et transformer le cœur de ceux qui la contemplent en un magique brasier émotionnel.

L’univers de Bafang est semblable à celle d’un big bang vertigineux où l’énergie scénique et l’urgence rock de Royal Blood viendrait fusionner avec la flamboyante guitare d’Hendrix et où la chaleur du désert magnifiée par le blues de Tinariwen prendrait les festives couleurs du makossa de Manu Dibango ou du groove imparable d’Earth, Wind and Fire.

« Mounaye » est en écoute ici

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