Grandmas House, gagnant sur toute la ligne

Baby You’re A Winner, premier opus de Grandmas House, paraîtra le 21 août 2026 chez Brace Yourself Records. La formation de Bristol signe une entrée en matière nerveuse et contrastée. Entre riffs acérés, narration incisive et fragilités assumées, Baby You’re…

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Pour Novastar aujourd’hui, c’était hier…

L’icône de la pop belge Novastar, emmenée par Joost Zweegers, dévoile aujourd’hui son tout nouveau single, « Today Yesterday ». Après avoir été présenté lors d’une série de concerts succès, où le morceau a suscité à chaque fois un véritable enthousiasme…

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Didier Deroissart

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vendredi, 19 octobre 2018 15:33

The Legacy Of Atlantis

Fondé en 2012, Imperial Age est particulièrement apprécié par les musiciens de Therion. Pas étonnant que le groupe suédois les ait invités à assurer le supporting act de sa tournée. Et puis qu’il ait reçu le concours de la moitié de ses membres. En outre, la formation russe a également bénéficié de la collaboration du chœur de chambre du Conservatoire de Moscou ainsi que de Sergei Lazar (Arkona) à la mise en forme. Vu le contexte susvisé, vous vous doutez bien qu’Immperial Age pratique du metal symphonique.

En 2016, son Ep « Warrior Race », avait recueilli des critiques favorables sur la scène internationale, un disque qui faisait suite à « Turn The Sun Off! », paru en 2012. « Atlantis » constitue donc son second elpee. « Atlantis » désigne, dans la mythologie grecque, les filles du Titan Atlas. C'est aussi le nom choisi par Platon pour évoquer le continent disparu…

Théâtral et mélancolique, « The Awakening » véhicule des accents slaves. Un morceau d’entrée de plus de 14 minutes caractérisé par des chœurs riches et puissants. Une puissance qu’on retrouve sur « The Legacy Of Atlantis » et « Domini Canes ». Plus paisibles, « The Monastery » et « Life Eternal » se distinguent par leurs chœurs grégoriens, un peu dans l’esprit de Muse, Epica ou Dream Theater…

Des chœurs qu’on retrouve encore sur l’emphatique « Love eternal », une plage qui aurait pu naître de la rencontre entre les Chœurs de l’Armée Rouge et un orchestre symphonique, mais sous un angle métallique…

L’intensité monte en puissance tout au long de l’impérial, « Islands In Time »…

L’opus s’achève par un « And I Shall Find My Home » démoniaque et dévastateur.

 

vendredi, 19 octobre 2018 15:27

Constellation Of The Black Light

Ce band finlandais réunit Tuomas Saukkonen (guitare, chant), Mika Lammassaari (guitare solo), Joonas Kauppinen (drums) et Lauri Silvonen (basse, chœurs). « Constellation of the Black Light » constitue son quatrième opus. Il succède à « Tyhjyys », paru en 2017. Son style ? Le death métal mélodique.

Découpé en 7 pistes, cet opus s’inspire de la beauté et la froideur du pays natal des membres du groupe. Tuomas signale que la détermination et la persévérance ont été nécessaire pour graver cet LP, et qu’il a fallu franchir certains obstacles afin d’y parvenir. Le quatuor est cependant fier du résultat.

D’une durée de 10’, « Everlasting Fall » s’ouvre par des sonorités de cordes semi-acoustiques, au sein d’un climat paisible. Le ressac arrive peu à peu et le death metal revient au galop. Les percussions explosent et le chant hurlé de Tuomas nous prend à la gorge. Et pour « Breakwater » (voir vidéo ici), ce sont des notes d’ivoires qui amorcent discrètement la piste. Un riff de gratte suscite l’inquiétude avant que les cordes ne se fracassent sur la digue au cœur de laquelle le chant guttural finit par trouver l’ouverture.

« Forge With Fire » se répand comme une coulée continue…

Particulièrement mélodieux, « Defender » est hanté par le démon des ténèbres…

« Warfare » prône un black métal originel, torturé et sauvage.

Caractérisé par ses riffs ronflants, « Valkyrie » est d’une efficacité militaire, un morceau sur lequel vient se poser quelques accords de piano. Dynamisée par une batterie dévastatrice, la ligne rythmique sert de tremplin à des envolées de 6 cordes acrobatiques.

Wolfheart se produira en concert au Biebop de Vosselaar le 18/11/2018

 

lundi, 08 octobre 2018 16:48

Un Cœur de Pirate si fragile…

Le parcours de Béatrice Martin, aka Cœur de Pirate, a démarré il y a dix ans ; une décennie au cours de laquelle est a vendu quelques millions d'albums, décroché plusieurs prix et accordé de nombreux concerts au sein de 10 pays, en salle ou lors de festivals, dont ceux de LaSemo et des Francos, au cours de cet été. Elle se produisait donc ce mercredi 10 octobre à l’AB. La salle n’est pas comble ; d’ailleurs le second balcon a été fermé. Elle vient de publier, en juin dernier, son septième opus, « En cas de tempête, ce jardin sera fermé », un disque qui fait suite à un long passage à vide et dont les plages reflètent cet état d’âme, évoquant les relations amoureuses toxiques qu’elle a vécues en compagnie de ses ex-partenaires. Rappelez-vous, la Québécoise avait même envisagé d’arrêter sa carrière…

Gaël Faure assure le supporting act. Un Ardéchois (NDR : il est issu de Valence) qui après avoir participé à 4 saisons de la Nouvelle Star, a publié trois elpees, « Jardins En Ville » (2008), « De Silences En Bascules » (2014) et enfin « Regain » (2018), dont il va nous proposer, ce soir, plusieurs extraits, un disque mis en forme par Renaud Letang (Feist et Gonzales) et pour lequel Pierre et Charles Souchon, alias Ours, ont coécrit plusieurs chansons.

Il grimpe sur le podium seul. Barbu, il est armé d’une gratte électrique. Il déclare être presque chez lui en Belgique car il y a vécu 3 ans. Il soulève sa jambe droite en signalant qu’il assure la première partie de Béatrice. Un petit grain de folie qui me rappelle, quelque part, Julien Doré. Il entame son récital par « La Saison » avant d’embrayer par « Only Wolfes », dans la langue de Shakespeare, un morceau qui prend aux tripes. Sa voix semble camper un hybride entre un Polnareff jeune et Calogero. « Siffler » nous raconte avec humour, l’histoire d’un gars qui en a marre de son boulot et souhaite tout recommencer à zéro. Une chanson qui traduit le mal-être de la quarantaine. Surtout ne pas siffler, sinon l’artiste se déconcentre. Gaël confesse vouer une grande admiration à l’écologiste Pierre Rahbi qui a fondé le mouvement « Colibri » ; et à travers cette chanson, Gaël témoigne son engagement écologique en communiquant aux générations futures, ce que l’homme a foutu en l’air. Il faut donc sauver la planète. On sent d’ailleurs qu’il est proche de sa terre. Natale, mais pas seulement. « Traverser l’hiver » clôt un set de bonne facture…

Setlist : « La Saison », « Quelques Choses Sur La Lune », « Only Wolves », « Siffler », « Colibri », « Traverser L’Hiver ».

Une estrade d’une hauteur de près de 3 mètres, structurée en 8 paliers, occupe toute la scène. Au sommet, outre les énormes spots, sont plantés le drummer et le guitariste/claviériste. Les escaliers s’illuminent régulièrement lorsque Béatrice les escalade ou en descend. Un piano, lumineux par-dessus, de couleur blanche, trône en avant-plan. Il est destiné à Béatrice. Une autre claviériste s’installe à droite et un bassiste à gauche. Chaussée de baskets blanches et vêtue d’un pantalon et d’une veste de couleur noire, la Canadienne est resplendissante.

Le set s’ouvre par le quatrième single issu du dernier LP, « Combustible », un morceau qui emprunte subrepticement, un tempo bossa nova, avant qu’il n’adopte un profil davantage électro, la voix de Béatrice se noyant progressivement dans l’instrumentation. « Pour Un Infidèle » ainsi que le magnifique « Ensemble » reproduisent un schéma semblable. Interactive, elle gigote beaucoup, même si sa chorégraphie gestuelle est un peu répétitive. C’est en mode piano/voix qu’elle interprète « Francis », « City Lights » et « Place De La République », d’anciennes compos, chargées d’émotion. Pourtant, elle déclare s’en moquer, à plusieurs reprises. Mais on se rend vite compte que cette émotion est bien palpable, et pas seulement lorsqu’elle revisite les titres de ses 6 elpees précédents, mais surtout lors de ses nouvelles chansons. Elle aborde le thème des expériences traumatisantes comme le viol ou les violences conjugales. Se prononce sur le refus d’une relation née lors d’un flirt d’un soir, tout au long d’« Amour d’Un Soir ». Tout en libérant un max d’énergie, on la sent très fragile et lorsqu’elle parle de son vécu, on a l’impression qu’elle se met à nu. Le set s’achève par son hit, « Comme Des Enfants »…

En rappel, Cœur de Pirate nous réserve « Dans La Nuit » et « Prémonition », avant de verser quelques larmes. La sensibilité à fleur de peau, manifestement Béatrice n’est pas encore totalement parvenue à remonter la pente…

Setlist : « Combustible », « Pour Un Infidèle », « Ensemble », « Les Amours Dévoués », « Golden Baby », « Je Veux Rentrer », « Drapeau Blanc », « Malade », « Wicked Game », « Francis », « City Lights », « Place De La République », « Somnanbule », « Salement romantique », « Saint-Laurent », « Amour D’Un Soir », « Crier Tout Bas », « Carte Blanche », « Adieu », « Oublie- Moi », « Comme Des Enfants ».

Rappel : « Dans la Nuit », « Prémonition ».

(Organisation : Live Nation et Astérios Spectacles)

Sonnfjord dévoile un nouveau clip pour le morceau « Desert Town » figurant sur son Ep « City Lights », sorti en avril dernier, un disque à la fois rafraîchissant et lumineux. Alors qu'il vient d'être annoncé à l'affiche du prestigieux festival Eurosonic (Pays-Bas), le groupe se produira ce 16/11 au Reflektor (Liège) ainsi qu’au Salon de Silly le 03/11/2018 avec en supporting act The Sundays Charmer.

La vidéo, c’est par ici

http://www.sonnfjord.be/
https://www.facebook.com/sonnfjord/

mardi, 16 octobre 2018 16:17

C’est toujours l’été pour Arabella

« Summertime again », c’est le titre du single qui prélude le nouvel Ep d’Arabella, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année. Nourris depuis l'enfance à la culture rock et pop Anglophone, ce quatuor masculin propose sa propre lecture du rock’n’roll, quelque part entre le Swinging London des 60's et le rock des années 2000. Puisant son patronyme d’un titre des Arctic Monkeys, ce band grançais réunit Rémi Guirao (guitare, chant), Noé Trystram (guitare/chant), Martin Caudrey (basse) et Karim Réveillé (drums).

Les morceaux de ce groupe à la vingtaine triomphante évoquent les problématiques de leur temps, de leur époque : la jeunesse, le plaisir, les relations au monde et l'amour. Des titres urgents où les riffs de guitares se faufilent entre basse lourde et batterie brute pour soutenir une voix libre et sauvage.

Le clip, c’est par ici  

https://www.facebook.com/ArabellaOfficiel/

 

 

La chanteuse franco-américaine Cécile McLorin Salvant est de retour avec son nouvel album, « The Window », enregistré en duo avec le pianiste Sullivan Fortner. Tous les titres de ce nouvel album se focalisent l’amour, dans la tradition des duos voix et piano qui ont illuminé l'histoire du jazz.

 

« The Window » est une méditation sur la nature complexe de l’amour, à travers des reprises de Richard Rodgers, Stevie Wonder, du cabaret, du r&b, mais également des compositions originales.

Tout au long de l'album, Cécile McLorin Salvant donne libre cours à ses talents d’improvisatrice et d'interprète virtuose, dans des versions, pleine de fraîcheur d’airs piochés dans le répertoire des standards d’avant-guerre ou de Broadway, un œuvre qui s'achève sur « The Peacocks » autrefois immortalisé par Jimmy Rowles et Stan Getz. Sans jamais rien forcer ou surjouer, tout en utilisant toutes les possibilités de son registre vocal, elle pare ces mélodies d’harmonies chatoyantes, et leur confère une vérité.

La vidéo de « The Peacocks » : https://youtu.be/cxLfaFS4ofg

http://www.cecilemclorinsalvant.com/
https://www.facebook.com/CecileMcLorinSalvantMusic

Les artistes :

Cécile McLorin Salvant, chant
Sullivan Fortner, piano et orgue
invitée : Melissa Aldana – saxophone ténor sur « The Peacocks »

Tracklist :

  1. « Visions »
  2. « One Step Ahead »
  3. « By Myself »
  4. « The Sweetest Sounds »
  5. « Ever Since the One I Love’s Been Gone »
  6. » À Clef »
  7. « Obsession »
  8. » Wild is Love »
  9. « J’ai L’Cafard »
  10. « Somewhere »
  11. « The Gentleman is a Dope »
  12. « Trouble is a Man »
  13. « Were Thine That Special Face »
  14. « I’ve Got Your Number »
  15. « ‘Tell Me Why »
  16. « Everything I’ve Got Belongs to You »
  17. « The Peacoks »
mercredi, 10 octobre 2018 16:54

Droit dans le mur…

Soirée suédoise, ce soir, à l’AB, en compagnie deux formations issues de Göteborg, soit Graveyard et en première partie Bombus. Le concert était programmé, au départ, dans la grande salle, mais faute de réservations, il se déroulera dans une AB Box bien remplie.

Le Bombus est une variété de bourdons pollinisateur, donc utile à l’équilibre écologique. C’est aussi le patronyme choisi par un quatuor scandinave qui assure le supporting act de Graveyard. Il déclare pratiquer du ‘No bullshit metal and hard rock served with a slice of punkrock energy’, un style qu’il s’est forgé en s’inspirant de groupes comme Motörhead, Melvins, Metallica, Entombed, Poison Idea, Mastodon et W.A.S.P. et même Black Sabbath. Son dernier album, « Repeat Until Death », remonte déjà à 2016. Et l’an dernier il n’a publié qu’un seul single, intitulé « Call You Over ».

Si le drummer, Peter Asp, est en retrait, les trois autres musicos, c’est-à-dire les chanteurs/guitaristes Feffe Berglund, vêtu d’un tee-shirt à l’effigie du band de feu Lemmy Kilmister, et Matte Säker, ainsi que le bassiste Ola Henriksson se plantent sur une même ligne. Faut dire que vu la place prise par le matos de Graveyard, difficile de choisir une autre formule. Ce qui n’empêche pas ces trois gaillards de s’affronter régulièrement, manche contre manche. Un rituel bien connu dans le métal. Tout au long du dévastateur « The Poet and the Parrot », chaque gratteur y va de son solo personnel, en s’appuyant sur une section rythmique aussi imparable qu’efficace. Mais il y a un hic ! Un gros hic ! Rapidement insupportables, des infra-basses asphyxient l’expression sonore. Face à la scène, votre serviteur se réfugie alors près de la table de mixage, puis au fond de la fosse. Difficile de comprendre qu’au sein d’une salle aussi réputée pour son acoustique, le son soit aussi désastreux. Si ce personnage, derrière les manettes, a complètement bousillé les balances, on part droit dans le mur… (pour les photos, c'est ici)

Setlist : « The Poet and the Parrot », « Let Her Die », « Biblical », « Repeat Until Death », « Raised by Pigs »,« Rust », « Deadweight ».

Graveyard pratique du metal old school, c’est-à-dire fortement teinté de blues et de stoner. Il est parti en tournée pour défendre son cinquième et futur opus baptisé « Peace ». Fin septembre 2016, après une décennie d'existence, Graveyard se séparait, suite aux différents qui minaient l’existence du combo. Quatre mois plus tard, il décide de recommencer l’aventure, mais sans le drummer originel, Axel Sjöberg, parti rejoindre ses compatriotes de Big Kizz, alors remplacé par Oskar Bergenheim. Un an et demi après ce nouveau départ, le band va livrer, en avant-première, de larges extraits ce nouvel LP.

Outre le batteur, le line up implique Jonatan Ramm (guitare solo), Truls Mörck (basse, backing vocals) et le pilier Joakim Nilsson (chant, guitare rythmique). Bien que placés en ligne, les trois gratteurs changent régulièrement de place, et s’affrontent, rituellement, manche contre manche. « Walk On » ouvre le set. Déjà les deux sixcordistes mettent la gomme. La foule des premiers rangs reste calme et attentive. Pas de ‘round circle’ à l’horizon. Le concert semble parti pour un bon plongeon à travers les 70’s. Mais à nouveau, le set est confronté à des problèmes de balances. Les craintes émises lors du supporting act se confirment. Les interventions ou si vous préférez les vrombissements de la basse couvrent l’expression sonore. Aussi, après quelques titres, votre serviteur décide de quitter le navire avant qu’il ne sombre. Un concert qui figurera parmi les plus pourris de l’année… (pour les photos, c'est )

Setlist : « Walk On », « Please Don’t », « The Fox », « Hisingen Blues », « Uncomfortably Numb », « Cold Love », « Buying Truth (Tack & Förlåt) », « Slow Motion Countdown », « An Industry Of Murder », « From a Hole in the Wall », « Bord Of Paradise », « Goliath », « Magnetic Shunk ».

Rappel : « Low (I Wouldn’t Mind) », « Ain't Fit to Live Here », « The siren ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

samedi, 06 octobre 2018 11:13

Moins percutant que l’an dernier…

Un an plus tôt, jour pour jour, My Baby faisait salle comble au Club de l’AB. De retour au même endroit, mais à l’AB Box, la formation n’a attiré, ce samedi 6 octobre, qu’un peu moins de 300 âmes. Elle est venue défendre sont quatrième elpee, « Mounaiki», gravé cette année, un disque qui fait suite à « Prehistoric Rhythm », paru l’an dernier. Etabli à Amsterdam, le trio a été qualifié de ‘Next Big Thing’ par le programmateur du festival Glastonbury…

Le supporting act est assuré par John Fairhurst, considéré comme la relève des ‘guitar heroes’. Certains médias estiment même qu’il s’agit du digne successeur de Hendrix ou du fils naturel de Clapton. On le compare même parfois à Robert Johnson, Muddy Waters, Jack White ou encore Jimmy Page. Il est également très fier d’avoir eu l’occasion de jouer aux côtés de certains de ses modèles et tout particulièrement Johnny Winter ainsi que le Ten Years After. Aux States, on lui a décerné le titre de meilleur joueur de Resonator au monde.

Tour à tour hantée par Howlin’ Wolf, Tom Waits, Captain Beefheart ou Mark Lanegan, sa voix est grave, profonde et suave. Rythmé et coloré, son blues nous plonge tout droit dans le  delta du Mississipi. Et manifestement, aux six cordes, il impressionne et mérite les références susvisées. Le set s’achève par une jam de plus de 10 minutes au cours duquel John et son drummer vont multiplier les duels, en étalant toute leur technique et leur feeling…

My Baby réunit la fratrie Cato et Joost Van Dijk, respectivement chanteuse/guitariste/violoniste et drummer, ainsi que le prodige de la six cordes Daniel ‘Da Freez’ Johnston, homonyme autiste du génie folk américain. Les deux premiers sont bataves, le dernier, néo-zélandais, un musicien qui a tout assimilé chez George Harrison, Jimi Hendrix, Larry LaLonde (Primus) et Tom Morello (Rage Against The Machine).

A l’aide d’un médiator ou sans, selon, Johnston élabore les structures des compos, compositions qui mêlent psychédélisme, rock, blues, world orientale et électro. Le set débute par une « Intro » tribale et déroutante, un morceau qui reflète parfaitement le climat du nouvel opus. Incantatoire, la voix de Cato fait des arabesques, un peu comme une petite fille asiatique. Les interventions au dobro de Daniel, toujours coiffé d’un chapeau surmonté d’une plume, sont répétitives et teintée de delta blues. Joost est planté sur une estrade, en plein milieu du podium, légèrement en retrait. Il participe circonstanciellement aux vocaux et se sert d’une machine pour dispenser des beats électro. Cato pince les cordes de sa gratte, comme une basse, tout en privilégiant les trois supérieures. A trois reprises, elle va changer de tenue. La première lui confère une allure de geisha. En salopette flashy et multicolore, la seconde nous renvoie à la période glam/rock des seventies. Enfin, la dernière, plus sexy –body à franges et jupe courte, mais coiffée d’une perruque de couleur jais– correspond davantage aux adeptes de l’électro/swing. Pendant ses absences, les autre musicos en profitent pour expérimenter.

Le set va nous réserver des titres particulièrement groovy, comme « Supernatural Aid » ou « Shadow Dancer », d’autres trempés dans le trip hop, dont « Borderline », mais également électro/swing, parmi lesquels « In The Club » mérite assurément son titre. « For A Change » nous entraîne au cœur du désert, celui que traverse un Tinawiren éclairé. Enfin, Cato empoigne son violon, de couleur noire, et en pince les cordes machinalement, tout au long de « Love Dance Remedy ».

Bref, à l’instar de « Mounaiki », titre maître du dernier elpee, votre serviteur éprouve davantage de difficultés à pénétrer dans l’ambiance de ce concert qui quoique déconcertant se révèle bien moins percutant que celui accordé, à l’AB Club, l’an dernier. Un peu avant la fin du set, il décide d’ailleurs de tirer sa révérence…

Setlist : « Intro », « Mounaiki », « For A Chance », « Supernaturel Aid », Bordeline », « Shadow Dancer », « In The Club », «  Silhouette », «  Vigilante »,« Master Of War »/ « Bless You », « Love Dance  Remedy », « Sunflower », « Juno », « Shameless », « Seeing Red Uprising », «  Make A Hundred ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

La fratrie Pierce réunit Patrick et Jack. Originaires de Brisbane, ces multi-instrumentistes ont pris de la bouteille, en se produisant dans la rue, à Melbourne. Ce qui explique sans doute leur sens inné du ‘live’, prestations au cours desquelles ils libèrent une énergie capable de faire bouger le public de salles entières, mais également de festivals, à travers le monde. Ce jeudi 4 octobre, les frangins sont programmés au Reflektor à Liège, une salle conviviale qui peut accueillir un peu moins de 600 âmes. Et ce soir, elle est sold out.

Soham De a été invité à assurer le supporting act des Pierce Brothers, pour cette tournée, annoncée à guichets fermés. Agé de 21 printemps, il est originaire de Durham, en Angleterre. Depuis la sortie de son premier single, « Confession », paru en mars dernier, sa popularité est montée en flèche. Et son premier Ep 4 titres, « The Next Nowhere », ne fait qu’accentuer cette notoriété. La presse insulaire le compare déjà à Isaac Gracie, Newton Faulkner voire même Daniel Docherty. C’est la toute première fois qu’il se produit en Belgique.

Soham grimpe sur l’estrade, armé de sa gratte semi-acoustique. Il ouvre son set par le délicat « Foreign Tree ». Déjà son toucher de cordes en picking est impressionnant. Légèrement graveleuse, sa voix est chargée d’intensité et quand elle prend son envol, on en attrape des frissons partout. Malheureusement, pas de trace d’ivoires ou de violons sur la ballade lumineuse « I Don’t Want This To Be Over », ni d’extrait de son nouvel Ep. Dommage ! N’empêche, il serait intéressant de le revoir, en format électrique, car ce gars est bourré de talent…

Setlist : « Foreign Tree », « I Don't Want This To Be Over », « Sidelines », « I'll Give You A Chance To Prove Me Wrong », « Brave », « The End »

Ce soir, The Pierce Brothers va nous présenter de larges extraits de son dernier elpee, « My Tired Mind » (Trad : mon estprit fatigué) , gravé l’an dernier, ainsi que quelques titres du futur opus, « Atlas Shoulders », dont la sortie est prévue pour fin de ce mois d’octobre …

Jack se consacre aux percus (tom basse, tambour africain, cymbales), mais aussi au didgeridoo (instrument à vent aborigène) ainsi qu’à l’harmonica. Pat se réserve la guitare, qu’elle soit sèche, électrique ou semi-acoustique. Et imprime le tempo à l’aide d’une grosse caisse, en appuyant sur une pédale, posée devant son pied gauche.

Jack est en forme, il salue le public en s’exprimant dans un parfait français. « Amsterdam » est la ville ou le succès de la paire a débuté, en Europe. Et c’est par cette chanson que le concert s’ouvre. Dès le début du show, Jack ne tient pas en place, et frappe ses baguettes sur tout ce qui peut servir de percus. Même sur le sol et les baffles. Les ‘oh’ fusent dans l’auditoire. Pat se concentre sur sa gratte semi-acoustique. Ce titre met déjà le feu dans la fosse au sein de laquelle les spectateurs se mettent à danser. Jack se charge des présentations et signale que son frère recherche une fiancée. Ce qui déclenche l’hilarité dans l’auditoire. « Black Dog » embraie, une compo qui nous entraîne de l’autre côté de l’Atlantique. Dans les grandes plaines, plus précisément. Jack souffle dans son harmonica alors que Pat balise de ses cordes ce titre aux accents country/americana. D’abord plus paisible, sa fin de parcours est cependant dynamisée par les percus. Et chaque fois qu’elles montent en puissance, la température monte d’un cran. Régulièrement, Jack sollicite la foule pour reprendre les refrains ou frapper dans les mains. Il a empoigné une six cordes électrique avant d’attaquer « Keep In Mind », un morceau qui se distingue par les harmonies vocales à deux voix. Titre le plus populaire du band, « It’s My Faut » met le feu dans la fosse. Jack souffle dans son didgeridoo alors que son frère continue sur sa gratte dont il triture les cordes presque à la rupture. « Follow Me Into The Dark » prône le calme avant la tempête. Qui s’abat tout au long d’« Overdose », un morceau au cours duquel Jack cumule micro et percussions. Il tapote à nouveau ses baguettes sur le bord de la gratte de son frère. Energique, ce morceau de folk adopte un profil davantage yankee (NDR : pensez au boss !) qu’antipodal. Et dans la foulée, « Juno » est de la même veine. « Golden Times » constitue le sommet du spectacle. Pat est à la sèche. Jack empoigne son didgeridoo et colle l'harmo devant la bouche de son frère. Tonnerre d'applaudissements dans l’auditoire ! Jack martèle encore le plancher à l’aide de ses baguettes. Et avant de souffler derechef dans son didgeridoo, il replace l’harmo devant les lèvres de Pat. « Brother » achève le set. Si les harmonies vocales sont savoureuses, la compo vous incite surtout à esquisser un pas de danse.

En rappel, le tandem va nous accorder deux titres, « Self Portrait » et « Flying Home ». Une belle prestation de 100 minutes accordée par deux artistes attachants, et dont l’esprit n’est pas aussi fatigué qu’ils ne le prétendent…

Setlist : « Amsterdam », « Black Dog », « Keep In Mind » , « It’s My Fault », «  Follow Me Into The Dark », « Overdose », « Trip Lovers », «  Juno », « The Records Were Ours », « Tallest Teepee In Town », « Blind Boys Run », « Take A Shot », « Genevieve », « Golden Times », « Brother ».

Rappel : « Self Portrait », « Flying Home ».

(Organisation : Reflektor)

Après des prestations remarquées sur tous les plus gros festivals belges, cet été, le duo explosif Atomic Spliff revient avec un nouveau single plus léger et animé qui vous donnera l'envie de danser : "Mr Postman". Tiré de son dernier opus « Robomuffin », ce titre est illustré par un clip fun, positif et débordant d'humour.

On y retrouve Daddy Cookiz et Stoneman portant des costumes de facteurs des années 90 et se baladant sur la route en tandem pour livrer des vinyles 45trs et des cds de leur dernier album… Goods Vibes !

Avec « Mr Postman », Atomic Spliff exprime sa nostalgie pour les anciens métiers comme celui de facteur qui permet une certaine proximité avec les gens. Petit clin d'œil d'ailleurs au guitariste du groupe. On retrouve d'ailleurs ce côté nostalgique tout au long de l'elpee qui évoque le travail à l'ancienne, le contact humain, thème principal de « Robomuffin » dénonçant cette société qui nous formate comme des robots.

La vidéo, c’est ici : https://youtu.be/BaC6nTlnSFs

http://atomicspliff.be/

 

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