Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Bernard Dagnies

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vendredi, 08 octobre 2021 11:03

Mutator

Alan Vega, le chanteur de Suicide est décédé en 2016. Réunissant cet artiste et Martin Rev, ce duo s’est servi de l’électronique pour concocter un répertoire singulier et visionnaire. Il va ainsi tracer la voie à des groupes comme The Human League, Cabaret Voltaire, Tubeway Army et surtout Depeche Mode. Cependant le parcours solo de Vega est tout aussi intéressant. Bien sûr, le mélomane lambda se souvient surtout de son hit single « Jukebox babe », mais sa carrière en solitaire, prolifique et riche en collaborations, va accoucher de plus d’une vingtaine d’albums qui vont même mêler hip hop, rock, metal et électro.

Enregistré entre 95 et 96, mais à l’époque inachevé, "Mutator" a été réalisé par l’artiste et Liz Lamere, son épouse et partenaire musicale. Après avoir retrouvé les bandes originales, Jared Artaud –un disciple de Vega qui drive le groupe minimaliste issu de Brooklyn, The Vacant Lots– a produit et mixé le tout.

C'est le premier opus d'une série puisée au sein d'archives, que le chanteur avait baptisé ‘The Vega Vault’, un vaste bric-à-brac d'écrits, de peintures, de dessins et de musique signés Vega.

Court mais obsessionnel "Trinity" ressemble à une invocation glaçante et angoissante. Sur "Fist", Vega chante ‘Destroy the dominators’ sur un lit de synthés rampants et un rythme hip-hop impassible, tandis que sur la ritournelle bucolique "Samurai", il déclame des paroles tour à tour sinistres (‘Missing girls/Who's been killing 'em ?’) et impénétrables, alors qu’à la fin du morceau il prend congé de l’auditeur en prononçant les mots ‘Au revoir’. "Nike solider" se révèle autant troublant que menaçant, alors que tout au long de l’ambient "Breath", il déblatère sur un ton flegmatique. Paradoxalement il est également capable d’emprunter les inflexions d’Elvis Presley. Mais lorsque ses propos deviennent emphatiques, c’est à Simon Huw Jones (And Also The Trees) que l’on se met à penser.

Un album posthume hanté, malsain, dérangé et dérangeant…


 
vendredi, 08 octobre 2021 11:00

Comfort to me

Fondé en 2016, Amyl & The Sniffers compte deux albums à son actif. Un éponyme gravé en 2019, et « Comfort to me », paru en septembre dernier. Amy Taylor en est la frontwoman et la chanteuse. Particulièrement aigüe et vindicative, sa voix évoque Kathleen Hanna (Bikini Kill) voire Poly Styrène (X-Ray Spex). Elle est aussi venimeuse que celle de Johnny Rotten, puisqu’elle traduit sa colère, sa frustration et sa peur existentielle, à travers ses paroles, n’hésitant pas à fustiger le patriarcat, la misogynie, le non-respect des droits de l’homme ou encore le manque de courage des hommes politiques face au dérèglement climatique. 

Le quatuor australien (NDR : il est issu de Melbourne) privilégie les morceaux courts, percutants et frénétiques. « Hertz » évolue même sur un tempo tribal réminiscent des Cramps. Seuls l’incendiaire et provocant « Don’t need a cunt » ainsi que le punk/blues « No more tears », qui ressuscite l’esprit de Gun Club, lèvent quelque peu le pied. Le trio guitare/basse/batterie est une véritable machine à rythme que rien ne semble pouvoir perturber. Ni les accès de basse caoutchouteuse, ni les quelques solos de gratte bien sentis. Parfois le spectre de Cosmic Psychos se met à planer ou alors, lorsque le groove devient plus heavy, carrément, on ne peut s’empêcher de penser aux sulfureuses filles de L7…


 
vendredi, 08 octobre 2021 10:58

The Ultra Vivid Lament

« The Ultra Vivid Lament » constitue déjà le quatorzième album de Manic Street Preachers, d’une carrière entamée en 1986. Glam/punk à l’origine, la formation galloise a viré peu à peu à la pop, surtout après la disparition de son guitariste rythmique, Richey Edwards, en 1995. Depuis, le line up a décidé de poursuivre son aventure en trio : le chanteur/guitariste James Dean Bradfield, le chanteur/bassiste Nicky Wire et le drummer Sean Moore.

Première constatation, le piano est beaucoup plus présent tout au long de cet opus. C’est Bradfield qui s’en charge. Il y a bien encore l’une ou l’autre envolée à la guitare, mais en général, les compos baignent au sein d’une pop sophistiquée, hymnique même, aux orchestrations et arrangements soignés. Parfois les interventions aux ivoires alimentent des mélodies hymniques réminiscentes du groupe suédois, ABBA. Il y a même des chœurs féminins floydiens (« Dark side of the moon » ?) sur « Black diary entry », une plage que Mark Lanegan chante d’une voix sombre et sensuelle. Autre invitée, Julia Cumming (Sunflowers) pose la sienne sur « The secret he had missed », un morceau inspiré par les artistes gallois Gwen et Augustus John.

Rien de bien neuf chez les Manics, si ce n’est une longévité qui a fini par les rendre de plus en plus mainstream, malgré des textes qui traitent, sur cet opus, de résignation, révolution, désespoir et défi…


 

IDLES publiera son nouvel elpee, « Crawler », ce 12 novembre. Il s’agira de son quatrième opus. Il a été enregistré aux célèbres Real World Studios de Peter Gabriel, à Bath, pendant la pandémie de COVID-19. En outre, il a été coproduit par Kenny Beats (Vince Staples, Slowthai, Freddie Gibbs) et le guitariste d'IDLES Mark Bowen.

Le premier single, ‘The Beachland Ballroom’, nom de la salle de spectacle emblématique sise dans l’Ohio, est une chanson soul qui bénéficie d’une vidéo réalisée par LOOSE. Et elle est disponible là

« Crawler » raconte des histoires de traumatismes, de dépendance et de guérison. Le New York Times a récemment écrit : ’Le groupe britannique IDLES propose de nouvelles variations dans le vocabulaire post-punk, à travers l’obstination, l'impact, la dissonance, le discours et de la tension croissante…’


 

Le slammeur français Pauvre Diable, aka Sébastien Lyons, avait pris contact avec CharlElie Couture, qu’il savait grand admirateur de Rimbaud et lui a demandé s’il voulait bien coopérer avec lui sur un titre. En l’occurrence « L’éveil du Val ».

Sébastien a déclaré

‘Il y a presque un an, j'ai eu le plaisir de rencontrer CharlElie Couture. Un grand artiste, engagé et profond.

On a discuté, on a sympathisé, et surtout on a fait de la musique. Je lui ai proposé une idée un peu osée, un peu décalée : et si on imaginait ce qui se passe après le dernier sommeil du dormeur du val d'Arthur Rimbaud ?

Alors on s'est assis autour de son piano, je lui ai proposé un texte, il a composé une musique. On a posé nos 2 voix pour mêler la poésie de l'ancien temps à l'âpreté du slam.

Ça a donné un morceau fort, qui véhicule une question qui traverse les siècles : que se passe-t-il quand le peuple décide de ne plus être les pions des jeux des puissants ?’

Et le titre, sous forme de clip, est disponible ici

Le 12 novembre, paraîtra le nouvel opus de Pauvre Diable. Il s’intitulera également « L’éveil du val ». 


 
mardi, 05 octobre 2021 18:38

Wet Leg : nouveau hype britannique ?

En quelques concerts et deux singles, Wet Leg semble avoir mis la presse insulaire dans sa poche. Même le label Domino (Animal Collective, Arctic Monkeys, Franz Ferdinand, John Cale, The Kills, … ) a flashé, en le signant. Issu de l’île de Wight, ce groupe torche des chansons comme des blagues griffonnées sur des serviettes de table : courtes, percutantes et fermement ironiques. Des morceaux de punk/pop excitants aux paroles provocantes et aux grooves inspirés de Violent Femmes.

Deux clips à découvrir : « Wet Dream » (ici) et le précédent, « Chaise longue » (là)

 

 


 

« Artificial Wombs », c’est le titre du nouveau single du trio italien Modern Stars. Il figurera sur son deuxième elpee, "Psychindustrial", dont la sortie est prévue pour ce 26 novembre 2021.

Leur musique unique pourrait être décrite comme instinctive, vacillante, floue, aérienne, groovy, bizarre, distordue, harmonieuse et dissonante. Le combo serait fortement influencé par des groupes tels que Spacemen 3, Primal Scream et Suicide, mais également par les classiques de la littérature dystopique, affichant sur le nouvel opus, une référence claire à ‘1984’ de George Orwell et au ‘Brave New World’ d'Aldous Huxley. L'album raconte l'histoire d'un protagoniste imaginaire qui commence à être désillusionné par les valeurs de la société capitaliste et comprend la nécessité de définir son individualité pour survivre et rester humain.

Le clip d’« Artificial Wombs » est disponible là

 


 

Delight In Disorder est un quintet belge né sur les cendres de Trouble, projet imaginé par Philippe Delhaye. Il pratique une forme de trip hop esthétique, introspective, mystérieuse et douce en explorant une large palette d'émotions, de sensations et de textures. Le band reconnaît pour influences majeures, Massive Attack, Archive, David Bowie, Portishead ou encore Kate Bush. Mais également les musiques de films.

Son premier single, « Hypnotic » sortira ce 10 octobre 2021.

Pour plus d’infos, voir ici

 


 
mardi, 05 octobre 2021 18:31

Danny George Wilson au bon endroit ?

Le premier album solo de Danny George Wilson (Grand Drive/Danny & The Champions Of The World/Bennett Wilson Poole) paraîtra ce 15 octobre 2021. Son titre ? "Another Place", En attendant, il nous propose son nouveau single, "Heaven For Hiding" (ici), une compo dont le ton demeure aussi décontracté que le précédent, "Can You Feel Me" (là)

"Heaven For Hiding" est imprégné d'un sentiment d'innocence et de découverte, des thèmes qui reviennent sans cesse dans l'album et qui communiquent à chaque chanson une vision unique…


 
lundi, 04 octobre 2021 18:16

Un imposteur chez Dave Gahan & Soulsavers

« Imposter », c’est le titre du prochain elpee de Dave Gahan & Soulsavers qui sortira ce 12 novembre 2021.

Sur cet album unique, Dave et les Soulsavers insufflent une nouvelle vie à des morceaux soigneusement sélectionnés et imprégnés d'une signification personnelle. On y retrouvera notamment des versions personnelles de Neil Young, Bob Dylan, PJ Harvey, Charlie Chaplin, Cat Power et Mark Lanegan, entre autres.

‘Quand j'écoute les voix et les chansons des autres - et surtout la façon dont ils les chantent et interprètent les mots - je me sens chez moi’, confie Dave Gahan. ‘Je m'identifie à cela. Cela me réconforte plus que tout autre chose. Il n'y a pas un seul interprète sur ce disque qui ne m'ait pas ému’. Il ajoute : ‘Je sais que nous avons créé quelque chose de spécial, et j'espère que d'autres personnes ressentent cela et que cela les emmène dans un petit voyage, en particulier les personnes qui aiment la musique depuis des années’.

Contrairement aux albums précédents de Dave Gahan & Soulsavers qui étaient des collaborations transatlantiques où le duo enregistrait séparément et se passait les parties, l'enregistrement d'« Imposter » a été fait en direct en tant que groupe de dix membres au célèbre Shangri-La Recording Studio à Malibu, en Californie, au cours du mois de novembre 2019.

Premier extrait, « Metal Heart », est un morceau signé Chan Marshall (Cat Power), sorti pour la première fois en 1998, celle version ré-imaginée de Dave Gahan & Soulsavers paraîtra le 8 octobre.

http://www.davegahan.com/