Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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The Cure
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 octobre 2021 16:42

La douce matinée de Teleman…

Trois bonnes années après avoir publié son dernier elpee studio, « Family Of Aliens », Teleman sortira un nouvel Ep, ce 5 novembre 2021.

Produit par deux musicos de Hot Chip, Al Doyle et Joe Goddard, « Sweet Morning » recèlera 5 plages.

‘Il était important de sortir de la nouvelle musique le plus tôt possible’, déclare Thomas Sanders, le chanteur et guitariste de Teleman. ‘Faire un EP nous a donné l'impression que nous pouvions être plus spontanés et essayer des choses sans la pression et les attentes qui entourent la sortie d'un album. C'était donc une expérience plus amusante, je dirais.’

L'Ep a été enregistré après le départ du claviériste du groupe, Jonny Sanders, qui a quitté le groupe pour se concentrer sur son travail dans le domaine du cinéma et du design. Il a d’ailleurs réalisé la nouvelle vidéo de « Right As Rain », issue de cet Ep, et elle est disponible là.  

 


 

Xavier Rudd publiera un nouvel opus en 2022. Ce sera son dixième. En attendant, il nous en propose un second extrait, « We Deserve To Dream », sous la forme d’un single. Dans la foulée, il partira en tournée, qui passera notamment par Le Grand-Duché de Luxembourg et la Belgique (voir dates ci-dessous)

Rudd a déclaré : ‘La vie a été difficile pour tout le monde ces dernières années et maintenant plus que jamais, les gens méritent de rêver en grand. J'ai l'impression que les nuages se lèvent lentement et, lorsque les gens émergent de cette période, j'aimerais être là avec de la musique. Accueillir un espace où les gens peuvent se laisser aller, rêver, bouger et se débarrasser du poids du monde est très puissant et j'honore cet espace. Je sens que cette tournée européenne de 2022 sera très spéciale…’

« We Deserve To Dream » traite de notre liberté qui se trouve dans les éléments de la terre, de l'océan, des arbres, mais nous sommes enfermés dans un conditionnement que la vie nous impose. Le clip de cette compo est disponible là

En concert

Vendredi 30 Sep : Den Atelier, Luxembourg

Mardi 8 Nov : Ancienne Belgique, Bruxelles

Mercredi 9 Nov : Ancienne Belgique, Bruxelles

Jeudi 10 Nov : De Roma, Anvers


 
samedi, 30 octobre 2021 10:47

Hey what

Depuis le départ du bassiste Steve Garrington, Low est réduit à un duo. Enfin pas tout à fait, puisque BJ Burton (Bon Iver), le producteur, est pratiquement devenu le troisième membre du groupe.

« Hey what » constitue l’album le plus expérimental de la formation, gravé à ce jour. A première écoute, on a littéralement les tympans écorchés par la puissance et la compression du son. Les interventions de guitare et de batterie sont tellement compactées, qu’il est impossible d’en reconnaitre la moindre note. On se demande même si la chaîne hi-fi ne sature pas. Mais lorsque les harmonies vocales angéliques émergent, c’est un sentiment de perplexité qui vous envahit. Avant de se rendre compte que le couple joue constamment sur ce contraste tout au long de l’opus. Mais en prenant soin de torcher des mélodies enchanteresses. Qui laissent parfois transparaître de curieux spectres. Celui de Hooverphonic sur « All night », les vocaux se frottant même au gospel. De Neil Young et Emmylou Harris, qui auraient pu interpréter le mélancolique « Disappearing ». Dans un autre registre, évidemment. Et enfin les Corrs tout au long du plus punchy mais aux réminiscences celtiques, « More ».

Un album audacieux, dont les sonorités post industrielles sont purifiées par les harmonies vocales célestes. A ne pas mettre, cependant, entre toutes les oreilles.  


 
samedi, 30 octobre 2021 10:46

The stars are god’s bullet holes

L’histoire de cet artiste n’est certainement pas un long fleuve tranquille et sa biographie ne raconte pas tous les drames humains qu’il a pu endurer au cours de son existence. Ses coups durs les plus récents ? Le décès de son ami et mentor, Tim Money, par ailleurs drummer chez American Music Club, Toiling Midgets et Sun Kil Moon. A cette époque, c’est alors Michael Timmins, le guitariste de Cowboy Junkies, qui va l’aider à remonter la pente et à sortir son deuxième opus solo, « A Short History of Decay », qu’il va par ailleurs produire. 

Puis celui de Bob Frank, disparu en 2019. Un artiste en compagnie duquel il avait enregistré ses deux premiers essais. On comprend ainsi mieux pourquoi ses chansons ne respirent pas la joie de vivre.

« The stars are god’s bullet holes », le troisième elpee personnel de John Murry, a cette fois bénéficié du concours de John Parish (PJ Harvey, Arno, Dionysos, Giant Sand, Sparklehorse, Dry Cleaning), à la mise en forme. Ce qui explique, peut-être la présence d’électronique, dans l’expression sonore ; mais, et c’est une bonne nouvelle, elle ne corrompt jamais l’instrumentation organique.

John est en colère à l’égard de la violence qui gangrène notre société contemporaine, et il la manifeste à travers le single qui ouvre l’album, « Oscar Wilde (came here to make fun of you) », une plage jalonnée d’interventions de pedal steel. Un instrument qu’on retrouve, bien évidemment sur les compos les plus ‘americana’ de ce long playing.

Lorsque les guitares se mettent à bourdonner ou à entrer en distorsion, on entre alors dans un univers plus noisy/rock. A l’instar du titre maître. Incantatoire, il libère une intensité réminiscente du « Gimme shelter » des Stones. A moins que ce ne soit de Sisters of Mercy. Puis du tumultueux « Time & a rifle ». Ou encore de l’expérimental « 1 (1) 1 ». Sans oublier la piste finale, « You don’t miss me (so long) ».

John a également recours à l’électronique, de manière subtile, sans jamais empiéter sur l’instrumentation organique.

Evoluant sur une boucle reptilienne, « You little black book » invite des cuivres, en fin de parcours. Bien qu’imprimé sur un tempo new wave, « Perfume & decay » marche sur les traces de The National.

Titre le plus optimiste (?!?!?), « I refuse to believe (you could love me) » reflète le penchant pour l’autodérision de l’artiste, un titre qu’on pourrait qualifier de glam, mais au drumming particulièrement souple.

Enfin, Murry s’autorise une cover étonnante du « Ordinary world » de Duran Duran. Imprimé sur un tempo fiévreux, le morceau est nappé de claviers ‘manzarekiens’.

Un album sombre, introspectif et décadent, au cours duquel de superbes chœurs féminins –assurés notamment par Nadine Khouri– adoucissent les déclarations révoltées et grinçantes que Murry dispense d’une voix marmonnée, semblable à un discours…


 
samedi, 30 octobre 2021 10:41

North pacific

Mr Diagonal, c’est l’un des projets de Dan Barbenel (NDR : il est également le frontman et le fondateur de Black Light Orchestra), un natif de Dundee (NDR : une ville du nord-est de l'Écosse à environ 100 km au nord d'Édimbourg), qui partage son temps entre les States (Los Angeles) et l’Europe (Bruxelles).

Pour enregistrer « North pacific » Dan a pu compter sur ses fidèles musicos, Yannick Dupont et Quentin Manfroy.

A première écoute, la musique de Mr Diagonal évoque Divine Comedy voire Danny Elfman. Une chose est sûre, elle est influencée par Kurt Weil. Surtout lorsque les compos flirtent avec la pop orchestrale voire symphonique ou le cabaret. Mais au fil des écoutes, elles se révèlent plus personnelles qu’on ne l’aurait imaginé, se frottant au folk (ces cordes de gratte –un ukulélé ?– jouées en picking), au jazz, à la rumba, à la lounge et même à l’électro. « 21st century cats » s’aventure même dans une forme de blues déviant digne de Tom Waits alors que « Red lighthouse » adopte un format fondamentalement plus rock, un certain Ben Calmone s’autorisant d’ailleurs un solo de guitare flamboyant. Enfin, titre le plus électro de cet LP, « Hyoryo No Tegami » nous entraîne jusqu’au pays au soleil levant, là où Mr Diagonal récolte un franc succès.

Bref, une œuvre excentrique, aux arrangements soignés, qu’interprète Dan d’une voix souvent conversationnelle, mais rêveuse et susceptible de changer de timbre ou d’inflexion suivant les morceaux


 

En 2001, votre serviteur avait écrit :

Les Shins nous viennent du Nouveau Mexique. D'Albuquerque, très exactement. Une formation qui puise allègement dans la pop des sixties pour composer ses chansons. Et tout particulièrement chez les Kinks, les Beach Boys, Syd Barrett, Simon & Gardfunkel, les Byrds et les Beatles circa " Rubber soul ". Ce qui doit vous donner une petite idée du style qu'elle pratique. Qui n'a pourtant rien de revivaliste. Car elle possède la capacité de transcender ses influences, de manière à les fondre dans un contexte très contemporain. Ou alors tout simplement dans la mélancolie post punk. Ce qui explique pourquoi l'électronique n'est pas exclue. Elle est même parfaitement intégrée. Les Shins recèlent également des affinités avec les Lilys, Neutral Milk Hotel ou encore Kings Of Convenience, mais à des degrés divers. A cause du chanteur/compositeur, tout d'abord. En l'occurrence James Mercer. De son timbre éthéré, presque falsetto, régulièrement délayé dans de superbes harmonies vocales cristallines, il épanche ses lyrics douloureux, introspectifs, ésotériques, communiquant une certaine beauté fragile à des mélodies facilement mémorisables, le plus souvent semi acoustiques et légèrement teintées de psychédélisme. Et pour ne pas tomber dans la morosité, les Shins ont eu le bon goût d'intercaler, sur cet " Oh, inverted world ", l'une ou l'autre composition ensoleillée ou alors tout simplement plus enlevée. A l'instar du complexe, presque prog, " Caring is creepy ", réminiscent de Sunny Day Real Estate, du ferroviaire " One by one all day ", du power pop, presque new wave, " Girl on the wing " ou encore de l'allègre " Pressed in a book ". Un chouette album !

20 ans plus tard, le label Sup Pop a décidé de publier, sous le contrôle de James Mercer, une édition remasterisée du premier elpee de The Shins. La nouvelle mouture ne recèle pas de titre inédits, mais est enrichie d’un livret contenant des photos, des notes de pochette et des paroles manuscrites.

En fait, cet LP avait permis à l’écurie Sub Pop de faire la transition entre le mouvement grunge et la scène indie du nouveau millénaire, et par conséquent, au label, de signer des groupes comme Band of Horses, Beach House, CocoRosie, Fleet Foxes, Iron & Wine, The Postal service ou encore Wolf Parade…

9

USA

https://www.theshins.com/

Facebook : https://www.facebook.com/theshins

Bandcamp : https://theshins.bandcamp.com/


 
samedi, 04 décembre 2021 17:06

Parallel Spark

Chanteurs et guitaristes, Paul et Michael Dutton militent au sein de Spirit Fox, un groupe issu d’Ashbury Park, dans le New Jersey. Paul a décidé d’enregistrer un premier album solo. Et pour concrétiser ses aspirations, il a fait appel à son frère. Ensemble, ils partagent d’ailleurs la composition de ce « Parallel Spark ».

Barbu et chevelu, Paul a un look baba cool. Il adore le rock des sixties et surtout des seventies. Et on le ressent dans la musique proposée tout au long de cet LP. Tour à tour heavy (Mountain, James Gang, Wishbone Ash), soft (Eagles, Kansas, Crosby, Stills & Nash) ou psyché rock (Byrds), elle nous replonge un demi-siècle dans le passé, mais en bénéficiant de la technologie moderne. Parfois, on retrouve ces guitares cristalline et duales, si caractéristiques chez les Eagles. Mais la beauté des compos procède de ces harmonies vocales, quelquefois polyphoniques, réminiscentes des Byrds voire de Crosby, Stills & Nash. Morceau final, « Twelve years » réverbère même des échos entendus sur les premiers elpees de Steve Stills, la cordes de gratte sèche et électrique ainsi que les percus subtilement injectées se mariant à la perfection. Et à l’écoute de « Pantheon », une plage rognée par un orgue poussiéreux, rien à faire, c’est aux montagnards Leslie West et Corky Laing qu’on se met à penser.

Revivaliste, mais bien balancé, cet LP nous réserve même une valse aux guitares bringuebalantes nappée de claviers atmosphériques, « Lover’s dream » …


 
samedi, 30 octobre 2021 10:34

The lazy revolution

Daydream, c’est le projet d’Enzo Pepi, un guitariste qui milite, en outre, chez Twig Infection et The Pepiband. Etabli en Sicile, le trio implique également le bassiste Christian Cutrufo et le drummer Vincenzo Arisco. Le patronyme du band se réfère, bien entendu, à l’album « Daydream nation » de Sonic Youth, paru en 1988.

Musicalement, si l’expression sonore baigne, en général, dans le noisy/rock, elle s’inspire plutôt des aventures de Bob Mould (Hüsker Dü, Sugar). Il y a quand même quelques exceptions qui confirment la règle. Si « 1992 », lorgne vers la lo-fi (Pavement ?), « Autumn afternoon » évolue plutôt dans un registre post rock, alors que « I want nothing more » adopte un ton minimaliste. L’elpee s’achève par deux pistes slowcore (« The silence of the country », « The road »), au cours desquelles Enzo chuchote plus qu’il ne chante. Enfin, de ce long playing, on épinglera quand même l’excellent « Exceptional day », un morceau de rock enlevé et percutant, dont l’intensité électrique est aussi vivifiante que celle dispensée par… Hüker Dü, fin des 70’s…


 

Animal Collective publiera son nouvel LP, « Time Skiffs », ce 4 février 2022. Cet opus constitue la suite de « Painting With », paru en 2016.

Aujourd'hui, le quatuor partage son premier single issu de ce disque, « Prester John », un morceau créé en associant deux chansons, l'une écrite par Avey Tare et l'autre par Panda Bear. « Prester John » fait également l’objet d’une vidéo réalisée par Jason Lester, et elle est à découvrir là

 


 
lundi, 25 octobre 2021 18:46

Midlake visonnaire…

« For the Sake of Bethel Woods », le nouvel elpee de Midlake, sortira ce 18 mars 2022.

Perte et espoir, isolement et communion, cessation et renouvellement du but. Intemporels et saillants, ces thèmes résonnent tout au long du cinquième album de Midlake, son premier depuis « Antiphon », paru en 2013.

L’image de la pochette a été tirée du célèbre film documentaire ‘Woodstock’, sorti en 1970. En 1969, le père de Jesse, alors âgé de 16 ans s’était rendu, en compagnie d’un ami, au célèbre festival. Élevé à Woodstock après que son père s'y soit installé en 1981, Jesse a ensuite effectué un pèlerinage à Bethel Woods avec son père ; là, le paternel a enregistré un compte rendu audio de son expérience du festival dans la base de données publique du musée. ‘Donc, pour moi, la photo de cet enfant, mon père, est à jamais figée dans le temps’. Et d’ajouter : ‘Cet épisode synthétise ce que cela signifie d'être dans les affres d'une jeunesse impressionnable et éphémère, et toute cette magie de la musique, de la paix, de l'amour et la communion y apportent, qu'on le sache sur le moment ou non…’

De la pochette au titre et au-delà, une envie de renouer avec ce qui semble perdu est au cœur du disque. Le thème de ce long playing est inspiré du père du claviériste/flûtiste Jesse Chandler, qui, tragiquement, est décédé en 2018. Comme l'explique le chanteur Eric Pulido : ‘C'était un homme adorable, et sa disparition a été un moment vraiment douloureux. Il est venu retrouver Jesse dans un rêve et lui a soufflé : ‘Hey, Jesse, tu dois reconstituer le groupe.’ Je n’ai pas pris ce message à la légère… D’ailleurs, j'y fais référence dans une chanson’ Et le band est retourné en studio…  

Le groupe a consacré un clip aux textes de « Meanwhile... » et il est ici