La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Bernard Dagnies

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jeudi, 11 juin 2026 18:49

Le post glam baroque de BBCC

Un superhéros raté. Une ‘vampire’ alcoolique. Un chevalier mascu. Un arbre devenu bûcheron. Au centre, une hache accusée. Qui est responsable, l’outil ou la main ? Le geste ou le désir ?

C’est le décor post-glam, grotesque et surréaliste du nouvel album des Strasbourgeois de BBCC, « King Michael II and the Trial of the Axe ». Il dépasse l’énergie du précédent, plus ample, plus contrasté, où les synthés rient et où la fiction déborde jusque dans le son.

Anciens Crocodiles INC., BBCC est passé de l’indie rock (« Heidentum », 2015) à une phase plus anguleuse et kraut (« Altered States of Consciousness », 2020), avant d’explorer un terrain plus conceptuel (« Michael », 2023). Après plusieurs concerts et projections en France et en Allemagne, le quintet affirme aujourd’hui une direction plus baroque et incarnée, en conservant le même élan.

Musicalement, BBCC évolue par répétitions hypnotiques. Des motifs s’installent dès les premières secondes et ne lâchent plus prise. La batterie, jouée et vivante, soutient le mouvement. L’énergie s’accumule et déborde vers l’euphorie. C’est cérébral, frontal, physique.

La production est colorée, légèrement étrange, libre dans ses structures. Une veine art-pop qui rappelle la période la plus aventureuse de Brian Eno, et par moments, une fraîcheur synthétique et un éclat lumineux proches de Kate NV. Les voix peuvent être scandées, presque angulaires, puis devenir plus souples, plus douces.

Certains titres ralentissent franchement et laissent la mélodie s’installer dans une douceur fragile, nouvelle, qui éclaire autrement l’épaisseur du disque. BBCC ose aller trop loin et ça tient. C’est ostentatoire et pleinement assumé. Derrière la singularité, un plaisir immédiat. Derrière la complexité, une évidence.

Produit par Théo Cloux (Tioklu), l’opus se déploie comme une fable satirique, tour à tour contée, scandée, chantée. Synthés analogiques, batterie live syncopée, guitares romantiques, flûte et saxophone cohabitent dans une architecture foisonnante mais maîtrisée.

« King Michael II and the Trial of the Axe » sort aujourd'hui chez October Tone. BBCC défendra ce disque sur scène avec costumes, accessoires et la hache elle-même.

Lien de streaming ici 

(Photo : Christophe Urbain)

 

jeudi, 11 juin 2026 18:39

La vie de château de Graham Coxon

Enregistré en 2011, Castle Park, nouvel opus studio inédit de Graham Coxon, paraîtra le 19 juin 2026 chez Transgressive Records. Cette publication inaugure une vaste réédition de son catalogue solo, qui comprendra, au cours des douze prochains mois, neuf disques studio et trois bandes originales.

Produit par Ben Hillier, déjà associé à Think Tank de Blur, Castle Park a vu le jour durant les sessions de A+E en 2011. D’abord envisagé comme le successeur de ce long playing, il a finalement été mis en attente lorsque Blur a repris ses activités en 2012, avant que Coxon ne s’oriente vers d’autres projets. Le disque réunit dix titres fidèles à son goût pour une pop mod nerveuse et mélodique. Parmi eux, « Billy Says », longtemps joué en concert, bénéficie enfin d’une sortie officielle.

Le premier extrait, « Billy Says », en donne un bon aperçu, tandis que « Alright » prolonge cette veine douce-amère dans la lignée de « Coffee & TV ». Coxon défendra par ailleurs ce répertoire lors d’un concert exceptionnel prévu le 28 novembre 2026 à l’O2 Forum Kentish Town, à Londres, sa première date sur scène entouré d’une formation complète depuis plus de dix ans.

jeudi, 11 juin 2026 18:33

Le remède de la nature de Wishy

Wishy annonce Nature’s Pill, son deuxième long format, attendu le 2 octobre via Winspear/Konkurrent. Pour ouvrir ce nouveau chapitre, la formation d’Indianapolis dévoile « Lovesick », un single lumineux chanté par Nina Pitchkites, accompagné d’un clip officiel réalisé par Trent Wayne. Entre guitares dream-pop, élan indie rock et refrains immédiats, le morceau prolonge l’énergie mélodique qui avait installé le quintette parmi les noms à suivre de la scène alternative américaine.

Après les EP Mana et Paradise parus en 2023, puis le remarqué Triple Seven en 2024, Wishy a confirmé son ascension grâce à Planet Popstar et à plusieurs tournées nord-américaines. Cette trajectoire nourrit aujourd’hui Nature’s Pill, disque conçu de manière plus collective que ses précédents. Kevin Krauter et Nina Pitchkites y associent pleinement Dimitri Morris, Mitch Collins et Conner Host, auprès du coproducteur Ben Lumsdaine, déjà présent sur Triple Seven.

Enregistrée pour moitié live dans un petit studio de Los Angeles, cette nouvelle salve gagne en spontanéité sans perdre le goût du détail. Les textures shoegaze et l’alt-rock des années 90 y croisent le college rock des années 80 et l’indie des années 2000, tandis que les textes abordent la frustration amoureuse, le désir nerveux et l’absurdité du quotidien sans surenchère. « Lovesick » en donne un premier aperçu : une chanson de romantisme assumé, vive et légèrement espiègle, où la pop la plus directe dialogue avec des guitares brumeuses.

Le clip de « Lovesick », disponible sur YouTube, accompagne cette annonce et inscrit le morceau dans l’esthétique colorée du band. Il précède une série de concerts programmés aux États-Unis, ainsi que des dates partagées auprès de The Beths et Beach Bunny. Sans chercher l’effet grandiloquent, Wishy affine ici une formule où l’urgence des mélodies sert des sentiments instables, entre nostalgie, nervosité et envie d’avancer malgré le chaos ambiant.

Le clip de « Lovesick » est à voir et écouter .

 

Après Clear Pond Road paru en 2023, Kristin Hersh signe son retour en solo par Sugar On Blackstone, attendu le 18 septembre chez Fire Records, avant une tournée automnale au Royaume-Uni, en Europe et en Australie.

Plus sombre que son précédent LP, mais d’une finesse constante, ce nouvel opus explore la vie, la mort, l’aisance, le manque et ces instants décisifs de l’enfance qui continuent d’irriguer l’âge adulte. Très personnel, le disque s’attarde aussi sur la persistance des liens entre musiciens, proches et amis, ainsi que sur la façon dont un son, un lieu ou un souvenir peut ramener quelqu’un au premier plan.

nDévoilé aujourd’hui, Dark Eyed Junco, second extrait après Sundial, donne un premier accès à cet univers. Le titre déploie des mélodies sinueuses et un arrangement minutieux pour revenir sur l’enfance de Kristin Hersh et celle de son frère.

Kristin Hersh précise : ‘Il était un “Dark Eyed Junco” et moi, une marginale aux yeux clairs. On jouait au basket jusqu’à la nuit tombée et, lorsqu’on ne distinguait plus le panier, on continuait encore pour éviter de rentrer. Après l’arrivée de notre beau-père, cela n’avait plus grand-chose d’un foyer.’

Enregistré cette année aux Stable Sound Studios, le long playing réunit Rob Ahlers (50FOOTWAVE) derrière les fûts et Pete Harvey (Throwing Muses) au violoncelle, deux fidèles compagnons de route. De cette configuration naît un ensemble dépouillé mais chaleureux, où la fragilité dialogue sans cesse avec la tension.

Ancré à Providence, Sugar On Blackstone puise dans les thèmes du foyer, du déplacement et de la mémoire. En revenant vers les rues et les parcs de son enfance, Hersh y suit les traces laissées par le deuil, la survie et une forme de résistance intime.

Le titre du disque renvoie à Blackstone Boulevard et Hope Street, deux lieux qui deviennent ici les repères d’un récit traversé par la perte autant que par l’endurance. Écrit dans le sillage d’un drame personnel et sur fond de déplacements constants, l’elpee conserve une instabilité sourde, sans jamais renoncer à la tendresse.

Cette matière biographique nourrit des chansons qui touchent juste. Hersh y conjugue dépouillement, netteté mélodique et densité émotionnelle, dans une forme qui préfère la précision à l’effet.

À l’arrivée, Sugar On Blackstone s’annonce comme une nouvelle étape marquante dans le parcours de Kristin Hersh : un recueil sobre, dense et habité, qui transforme la vulnérabilité en énergie d’écriture plutôt qu’en posture.

En amont de sa sortie, Dark Eyed Junco en offre déjà un aperçu convaincant : un single à écouter pour entrer dans ce nouveau chapitre signé Kristin Hersh. ‘Les qualités d’observation de Hersh et sa manière d’habiter son art, alliées à son aptitude à transmettre une émotion sincère, expliquent largement la fidélité qu’elle inspire’, relevait The Quietus.

Le single est disponible sous forme de clip

 

 

Sa 06.02.2027
The Bootleg Beatles

Ve 30.10.2026
Camille Camille

Sa 26.09.2026
Closing Party Leuven Pride

Di 06.12.2026
Sofie Lemaire

Sa 20.02.2027
Wouter Deprez & Tcha Limberger

https://www.hetdepot.be

 

 

jeu. 24 sept. | ->
(John) Coltrane 100: Flat Earth Society - The Coltrane Mutations

jeu. 01 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Aaron Parks & Walter Smith III

sam. 03 oct. | ->
(John) Coltrane 100: Harmony Holiday meets John Coltrane

mar. 06 oct. | ->
Cory Hanson

dim. 18 oct. | ->
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

ven. 23 oct. | ->
Walk off the Earth

mer. 11 nov. | ->
(John) Coltrane 100: Joe Lovano x Melissa Aldana x Nduduzo Makhathini x ...

dim. 13 déc. | ->
Sunday Morning concert: Catharina Evens

jeu. 17 déc. | ->
75th Birthday Party with Horace Andy & Dub Asante Band, Matic Horns & Youth

lun. 29 mars | ->
Nouvelle Vague

mar. 13 avr. | ->
Rodrigo y Gabriela

http://www.abconcerts.be

Vendredi 12 Juin 

Benefit show pour MASURE 14 ...

 La maison de jeunes Masure 14 est active depuis 1972 ! Son bail prend fin le 30 juin 2026 et le propriétaire souhaite vendre le bâtiment. Pour sécuriser l’avenir de Masure 14, et garantir la continuité de ses actions, l’ASBL doit acheter le bâtiment et devenir propriétaire du bien. Le Water Moulin fait un geste en ce sens en organisant ce concert. Au programme trois groupes locaux et un groupe suisse. Toutes les entrées seront versées à la maison de jeune. Il y a un prix d'entrées minimum mais pas maximum.

Les concerts auront bien lieu au water moulin!!

SEROTONINE(ch)

https://serotonine.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/watch?v=wxtobx05wr4

NAU PONIX (ty)

https://nauponix.bandcamp.com/

https://www.youtube.com/watch?v=OWlHRymj304

Adolina (ty)

Rock Noise

https://adolina.bandcamp.com/

U-Dada (ty)

https://u-dada.bandcamp.com/

Portes à 19h00!!!!

Concerts à 20h!!!!

AU WATER MOULIN!!!! (pas à MAsure 14 hein hein!!!)

Ramène du cash!!! pas de bancontact !!

 

    26 juin Badtime, Kotskat, Slinger et Dr Gr33n

    03 juillet: Paons Perdus, bandit voyage

    10 sept: house arrest (uk)

    17 sept: designer (us) - Dona casque (fr) schwund (de)

    03 oct: Chris Imler - 2nd match

 

https://www.facebook.com/watermoulin/?locale=fr_FR

 

 

 

 

dim. 06 sept. |
SYD

mer. 23 sept. |
Gans

lun. 05 oct. |
The Afghan Whigs 'Soft Control' Tour

ven. 09 oct. |
Nectar Woode

dim. 18 oct. |
Sunday Morning concert: Ignatz presents 'I Don't Know'

lun. 30 nov. |
VOILÀ

dim. 13 déc. |
Sunday Morning concert: Catharina Evens

ven. 15 janv. |
Imminence

ven. 26 févr. |
Thylacine

sam. 27 févr. |
Thylacine

dim. 14 mars |
Sniper

ven. 5 mars 27
Trentemøller

sam. 6 mars 27
Trentemøller

http://www.abconcerts.be

Le festival Leffingeleuren a dévoilé ce 9 juin treize nouveaux artistes pour son édition anniversaire, prévue les 11, 12 et 13 septembre 2026 à Leffinge. Avec notamment Ghostwoman, Man/Woman/Chainsaw, Maya Ongaku, Ratboys et Sex Mask, l’affiche du programme régulier est désormais complète.

Fidèle à son ADN, Leffingeleuren entend rester un festival de découvertes pour les amateurs de musique qui aiment sortir des sentiers battus. L’événement mise une nouvelle fois sur des artistes à la forte réputation scénique, à la vision artistique singulière et à l’identité marquée, dans la continuité de ce qui fait sa réputation depuis des années.

Cette dernière vague de confirmations renforce encore le caractère international et aventureux de la programmation. Parmi les nouveaux noms figurent les Canadien-Belges de Ghostwoman, les Britanniques de Man/Woman/Chainsaw, Milkweed, My First Time et Honk, les Japonais de Maya Ongaku, les Australiens Sex Mask et Twine, les Américains Ratboys et Prewn, ainsi que les Belges Rosie Stuart, Leo Vincent et Lintworm.

« Cette dernière série de noms résume parfaitement ce que Leffingeleuren représente depuis longtemps. Nous continuons à chercher des artistes capables de provoquer quelque chose de particulier sur scène : des groupes avec une vraie personnalité, une solide réputation live et le potentiel pour devenir le sujet de conversation du week-end. Pour cette édition anniversaire aussi, nous choisissons résolument la découverte plutôt que la prévisibilité », souligne Lode Pauwels, directeur artistique du Muziekclub De Zwerver.

Le programme principal du festival prend ainsi sa forme définitive. Dans les prochaines semaines, Leffingeleuren annoncera encore les noms de Busker Street, la quatrième scène développée en collaboration avec VI.BE, ainsi que le programme de duyster.live à l’église. La programmation DJ sera, elle aussi, dévoilée plus tard dans l’été.

L’édition anniversaire suscite déjà un vif engouement : le festival est actuellement vendu à 75 % et la capacité du camping se remplit rapidement. Depuis cinquante ans, Leffingeleuren s’est forgé une réputation de festival où les artistes de demain montent déjà sur scène aujourd’hui. L’édition 2026 se tiendra les 11, 12 et 13 septembre à Leffinge.

Plus d’informations et tickets sur le site du festival.

https://www.leffingeleurenfestival.be/tickets

jeudi, 04 juin 2026 19:12

Beans baisse le son

Le groupe australien Beans sortira son quatrième elpee, « Less louder », ce 11 septembre. Et cette annonce devrait retenir l’attention des amateurs de psych-pop aventureuse. En attendant, i a partagé le single Resister. Mené par Matt Blach, également batteur de The Murlocs, le quintette de Geelong/Melbourne confirme ici une facette plus apaisée de son univers, sans rien perdre de sa personnalité. Écrit et enregistré à la même période que Boots N Cats, ce nouveau disque en apparaît comme le contrechamp naturel : moins frontal, plus cotonneux, plus mélodique aussi, laissant une place plus importante aux harmonies, au piano et aux textures feutrées. Là où Beans excellait déjà dans les grooves garage-psych nerveux, Less Louder semble choisir la lumière douce de la fin d’après-midi, entre pop psychédélique, surf et inflexions doo-wop. Premier aperçu de cette nouvelle direction, Resister se distingue par une écriture sensible autour des sentiments naissants, de ce moment fragile où l’on hésite entre élan et retenue. Cette tension émotionnelle se retrouve aussi dans le clip, réalisé par Willem Kingma et Kel Blackmore, qui accompagne le morceau en prenant une distance volontairement comique et en soulignant, sans lourdeur, la part d’absurdité que l’amour peut parfois révéler. Resté plusieurs années dans les cartons avant de trouver sa forme définitive, l’opus bénéficie d’un mix de Jesse Williams et d’un mastering signé John Lee. En ouvrant ce nouveau chapitre, Beans ne cherche pas à faire plus fort, mais plus juste : un disque qui promet d’installer durablement son atmosphère brumeuse et ses mélodies accrocheuses dans le paysage psych actuel.

Comme ‘Boots N Cats’, ‘Less Louder’ a été écrit durant cette période surréaliste de limbes prolongés et auto-enregistré chez Blach en 2021 : ‘Cela m’a permis de garder la tête hors de l’eau et de me sentir productif en continuant à écrire / enregistrer et à accomplir quelque chose ; avoir cette opportunité, ce temps et cet espace a vraiment mis ma créativité en mouvement’. Cependant, là où le premier des deux voyait Blach jouer lui-même tous les instruments, le line-up complet de Beans est de retour ici : Blach à l’écriture et pour une grande partie des voix / guitare / batterie, accompagné de Jack Kong à la guitare, Mitch Rice aux claviers, Vincent Clementson à la basse et Lachie McKiernan à la batterie.

Le clip de ‘Resister’ est à découvrir .

 

 

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