Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Wolf Banes - De Casin...
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Man-Made

Les Fannies roulent leur bosse depuis 1989. Et depuis 17 années, ils pratiquent une pop rafraîchissante et spontanée, dont les mélodies contagieuses, sucrées et ensoleillées sont caressées par des harmonies vocales limpides sur un duvet de guitares légèrement noisy. Brassant ainsi des influences qui oscillent de Big Star aux Beach Boys (mais sans Brian Wilson), en passant par les Byrds (NDR : flagrant sur cet elpee, tout au long de « Born under a good sign ») et parfois même Neil Young. Et pourtant, à chaque nouvel opus, la formation écossaise parvient à donner une coloration différente à ses chansons. Pour enregistrer « Man-Made », le T.F.C. s’est rendu à Chicago. Dans les studios de John Mc Entire. Bénéficiant évidemment de son expérience dans le domaine de la production, du mixing et des arrangements. Le leader de Tortoise se réserve même le piano sur « Only with you ». Et après avoir écouté cet opus, on se rend compte qu’il a apporté aux chansons, une véritable bouffée d’oxygène. Du line up initial, Norman Blake, Raymond Mc Ginley ainsi que Gerard Love sont toujours au poste ; et ils se partagent équitablement le travail de composition. L’elpee implique également de la guitare acoustique (empruntée à Jeff Tweedy de Wilco), des claviers onctueux (High Llamas ?), quelques boucles et puis épisodiquement un violon ou un violoncelle, prodigué par un certain John McCusker. Et vous voulez mon avis ? Nonobstant tout le charme exercé par cette œuvre, elle risque encore une fois de passer inaperçue.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

More deep cuts

Deuxième album pour cet ensemble californien, de San Fancisco très exactement, dont le line up a été réduit à un trio depuis le départ d’un des leaders, Tadas Kieselius. En 2002, « A history of sport fishing » avait valu au groupe, des critiques élogieuses de la part de la presse insulaire et américaine, certains médias ayant même qualifié leur musique de parfait croisement entre Neil Young et Mogwai. Pour enregistrer « More deep cuts », Thee More Shallows a invité une bonne dizaine de collaborateurs dont un violoniste, des choristes, et quelques instrumentistes insolites (notamment un joueur de cor d’harmonie et un préposé à la scie). Toute une panoplie de musiciens qui apportent une nouvelle amplitude aux compos de cet elpee. Lorsque les orchestrations épousent un profil fragile, mélancolique, ou s’élèvent presque dans la symphonie, on ne peut s’empêcher de penser à Mercury Rev. Mais lorsqu’elles glissent vers le bruit blanc, on pénètre alors dans un univers post rock hypnotique, digne de Dreamend (la conjugaison entre ligne de guitare et le xylophone sur le baroque « 2 AM »), de Godspeed You ! Black Emperor et bien sûr de Mogwai. Mais en général, la solution sonore baigne au sein d’un univers climatique fragile, délicat, brumeux, caressé par le timbre vocal confident, vulnérable, souvent chuchoté de Dee Kessler, responsable de textes narrant des histoires de paranoïa, de solitude et de rituels funéraires… Un superbe album !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Road to Rouen

Les albums de Supergrass se suivent et ne se ressemblent pas. Et « Road to Rouen », leur cinquième opus studio, en est une parfaite illustration. Découpé en 9 fragments pour 36 minutes, le disque a été enregistré en France. En Normandie. Dans une grange aménagée en studio. Ce qui explique sans doute le titre de l’elpee. Lors de l’enregistrement de « Life on other planets », en 2002, la formation avait laissé transparaître certaines affinités pour les Beatles et le Floyd. Elles sont ici beaucoup plus présentes. Le Floyd (« Wish you were here », « Dark side of the moon ») et les Fab Four (« Sergent Pepper’s », « Abbey road »), mais aussi ELO. A cause de ces arrangements majestueux, symphoniques, ‘philspectoriens’ ; et puis du concours d’un quatuor à cordes. Sans oublier le rôle de plus en plus important joué par le quatrième larron : Robert Coombes (NDR : le frère de Gaz) au piano et aux claviers. Ce qui donne la fausse impression d’écouter un disque plus mature, plus paisible. En fait l’ardeur juvénile est toujours bien présente ; mais n’est plus aussi immédiate. Et il faut plusieurs écoutes pour pouvoir apprécier toutes les nuances disséminées tout au long de l’œuvre. C’est ainsi qu’on y décèle des accès très prononcés de funk (parfois blanc). A l’instar du tire maître qui a recours au même type de boîte à rythmes utilisé par Sly & the Family Stone, voici déjà 35 ans (NDR : souvenez vous d’« I want to take you higher » immortalisé par le long métrage consacré au festival de Woodstock !). De l’entrée en matière, « Tales of Endurance (part 4, 5 & 6) », balayé d’accords de guitare sèche comme Jimmy Page le dispensait sur le 3ème tome du Led Zeppelin. Ou encore du capricieux « Sad girls » et ses multiples clins d’œil adressés à « Day in the life » ou à « I am the Walrus ». En tenant compte bien sûr de ces arrangements maximalistes décrits ci-dessus. A moins qu’ils n’émargent au psychédélisme. A l’instar d’un « Roxy » bien exotique, qui s’achève dans une sorte de cacophonie philharmonique (NDR : ça rime !). Ou de l’hymnique « Kick in the teeth ». Plus conventionnel, nonobstant ses sonorités de guitare ‘byrdsiennes’. Dans un style totalement différent « Low C » est hanté par le spectre de John Lennon. Gaz croone même en reverb. Et puis il y a ce piano sonore qui s’évade, en fin de parcours, dans le jazz. Guitare slide, maracas et percussions donnent le ton à une polka aussi amusante que contagieuse « Coffee in the pot ». Un interlude qui ne dure que l’espace d’une minute trente. Et en final, « Fin » (NDR : fallait le trouver le titre !) nous entraîne dans un univers sonique, majestueux, que ne renierait ni les Flaming Lips, ni Mercury Rev… Un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Trêve de plaisanteries

Après avoir réalisé deux démos (« La fête du slip » en 2002 et « Jamais sans mon slip » en 2002), Skarbone 14 s’est décidé à enregistrer un premier album. Aux studios d’Horlebaix à Bois-de-Lessines (Poulyroc, Wash Out Test), en compagnie de Patrice d’Hautcourt. Faut dire qu’avant de se lancer dans cette aventure, la formation tournaisienne a multiplié les apparitions ‘live’. En quatre années d’existence, le groupe a participé à plus d’une centaine de concerts ou festivals, dont le Dour Music en 2003 et 2005. Si le collectif revendique la pratique d’un concentré de ska-rock-punk-reggae destiné à faire la fête, il ne faut pas pour autant négliger l’importance de leurs textes, des textes souvent engagés évoquant aussi bien les problèmes de mondialisation (« Ultime exécutoire »), d’énergie (« Le jus noir ») que de religion (« L’Eglise te pardonne »). Et la liste n’est pas exhaustive. Bref un point très positif pour Skarbone 14 qui rejoint ainsi un mouvement particulièrement actif en France au sein duquel on retrouve Babylon Circus, Big Mama, Les 100 Grammes de Tête ; et qu’avaient initié des légendes comme La Mano, La Ruda Salska ou encore Ska-p, mais pour ces derniers dans les pays hispaniques. L’opus recèle d’ailleurs une compo (« Dos Paises ») chantée partiellement dans la langue de Cervantès. Drôle de sensation, mais certaines plages (« On vous demande de vous arrêter » tout particulièrement) réverbèrent certaines intonations cultivées par les Inconnus dans leur chanson parodique intitulée « C’est toi que je t’aime (vachement beaucoup) ». Paru à mille exemplaires cet opus a été autoproduit. Et on imagine que l’aspect financier a certainement joué un rôle important dans leur choix. Car il faut reconnaître que le son manque parfois de pêche ; notamment au niveau des arrangements de cuivres. Or dans le domaine du ska, les cuivres constituent l’élément majeur destiné à apporter la chaleur aux compos. Une situation que le combo avait pourtant bien comprise en invitant trois trompettistes et puis l’ensemble Margharrita pour se défouler sur une farandole. Mais cet apport n’est pas aussi percutant qu’on aurait pu l’espérer. N’empêche pour un ballon d’essai, la formation a laissé entrevoir d’excellentes dispositions. Ce qui peut s’expliquer par la somme de travail abattue par les musiciens pour concocter cet elpee. Mais il n’y a pas de secret, pour passer en division supérieure - et c’est tout le mal qu’on leur souhaite -, ils devront remettre cent fois leur métier sur l’ouvrage. En attendant, je vous invite surtout à aller les applaudir en public. C’est là que leur ska festif prend sa véritable dimension…
Pour pouvoir écouler son stock de chansons, Will Johnson n’a guère le choix : multiplier les formules. Ce qui explique pourquoi il commet des albums pour Centro Matic, South San Gabriel ou en solitaire. Mais au lieu de vider ses fonds de tiroir, Will prend un malin plaisir à écrire (NDR : ça rime !). Donc, pour concocter « The Carlton chronicles : not until the operation´s through », il s’est fendu de toutes nouvelles compositions. C’est pas demain la veille qu’il épuisera ces fameux stocks ! Une plaque pour laquelle il a reçu le concours de toute l’équipe de Centro-Matic. C'est à dire Matt Pence, Scott Danbom et Mark Hedman. Ainsi que de toute une série de collaborateurs, dont Matthew Stoessel à la pedal steel et à la slide. Non seulement, Will est un lyriciste prolixe, mais surtout il compose des chansons à thèmes qui suscitent la réflexion. Il a cependant recours à un langage simple pour dépeindre des images abstraites. Ainsi, pour ce nouvel elpee, il s’est mis dans la peau d’un chat pour traiter de sujets aussi universels que le conflit, le succès, la solitude ou la cohabitation. Avant de les transposer sur le plan humain. La plupart des plages de ce disque évoluent sur un tempo lent, parfois même extrêmement lent, dans un registre alt country dépouillé, que Will interprète de sa voix fatiguée, austère, rongée par la douleur. Mais si on a souvent l’impression que ses compos naviguent dans un style proche d’Iron & Wine, de Sufjan Stevens voire de Smog, les harmonies vocales cristallines, extrêmement soignées, sont tout à fait dignes de Crosy Stills & Nash. Seuls « The dark of garage », déchiré entre piano et boîte à rythmes, le pseudo tango « Sicknessing », ainsi que l’allègre « I feel too young to die » ou encore l’opulent et excellent « I am six pounds of dynamite », balayé d’oscillations de claviers et de harpe, sortent quelque peu de cette léthargie visionnaire, pour ne pas dire hallucinatoire…

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Devils & dust

Trois ans après avoir commis “The rising”, en réponse aux attentats du 11 septembre, Bruce Springsteen nous revient sous une formule plus intimiste. “Devis & dust” n’est cependant pas tout à fait un nouvel elpee, puisque les compositions ont été écrites il y a une dizaine d’années. Elles constituent même, quelque part, une suite à The ghost of Tom Joad », paru en 1995. Pas d’E Street Band donc, mais quelques collaborateurs. Et notamment le producteur/bassiste Brendan O’Brien, le drummer Steve Jordan (NDR : un pote à Keith Richards), la violoniste Soozie Tyrell et la choriste (NDR : son épouse !) Patti Scialfa. Sans oublier la section de cordes. Tout un éventail de collaborateurs qui finalement n’interviennent que très parcimonieusement. Histoire de mettre d’abord en exergue la guitare sèche du boss et sa voix tantôt nasillarde mais douce, tantôt rugueuse et écorchée, narrant des textes qui traitent de thèmes spirituels. Histoires de vie, de deuil, de foi, de rédemption et d’amour qui déchirent la conscience de l’Amérique et des Américains. L’opus est accompagné d’un DVD paru en France et aux States sous le format ‘dual disc’, c'est-à-dire un support associant les deux technologies, en proposant le compact disc sur une face du disque et le DVD sur l’autre.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Lucky dog recordings 03-04

Pour enregistrer son premier album solo, Suart A. Staples a bien sûr reçu le concours de musiciens de son groupe ; et en particulier de Neil Fraser, Al Macaulay et David Boulter. Mais également le trompettiste Terry Edwards (un ex Tindersticks) ainsi que les Françias Thomas Behom et Yann Tiersen ou encore Adrian Huge et Adrian Stout des Tiger Lilies. Sans oublier la choriste Gina Foster. Tout un petit monde qui vient tour à tour poser délicatement sa petite touche personnelle (NDR : un piano, un saxophone, de l’orgue, un glockenspiel, des chœurs, quelques lignes de basse, un zeste de guitare, un chouia de percus, quelques maracas ou encore un trombone) dans cet univers sonore minimaliste et bien sûr mélancolique. Pas d’orchestrations fastueuses, luxuriantes, comme sur les disques de Tindersticks. D’ailleurs, Dickon Hinchlife, le préposé aux arrangements de cordes n’a pas été invité. Mais dix compositions (dont deux instrumentaux) qui se consument lentement, impression accentuée par le baryton profond, velouté, caressant, unique et si reconnaissable de Stuart A. Staples. Ce qui n’empêche pas une grande diversité dans les styles. Ainsi, bossa nova (« Friday night »), alt-country (« I’ve come a long way »), jazz (“People fall down”), blues urbain ‘cavesque’ (“Shame on you”), et même britpop abordé dans l’esprit des Smiths (“Say something now”) émaillent un très bel opus empreint d’une grande tristesse. Et pour que votre information soit complète sachez que Ian Caple assure la production de l’elpee !
mardi, 06 janvier 2009 01:00

Wilderness

Je dois avouer que la première fois que j’ai écouté cet opus, il m’a plutôt pompé l’air. Et c’est après avoir lu les critiques, parfois dithyrambiques, de la presse internationale, consacrées à ce disque, que j’ai décidé de l’écouter d’une oreille plus attentive. Brett Anderson est donc l’ex-chanteur de Suede. De Tears également ; mais vous avez déjà plus que probablement oublié cet épisode. Et « Wilderness » constitue son deuxième album solo. On connaissait l’artiste pour en remettre trois couches dans la confection des arrangements de ses compos et puis pour ses vocalises grandiloquentes ; mais on n’imaginait pas qu’il aurait été capable de la jouer minimaliste. C’est sans doute la raison pour laquelle les chansons de cet elpee n’accrochent pas instantanément. En fait, découpé en 9 chansons, l’œuvre (NDR : qui ne va pas au-delà des 32 minutes) embrasse un dépouillement extrême : un violoncelle (NDR joué remarquablement par Amy Langley) ; et puis du piano, de la guitare (NDR : surtout acoustique), et quelques percus que se réserve Brett. Sans oublier sa voix qui trame les mélodies. Une voix toujours androgyne, mais dont le timbre peut parfois emprunter un timbre plus grave, déchirant, voire éraillé, comme si Anderson avait décidé de se mettre dans la peau d’un crooner. Seule Emmanuelle Seigner vient apporter sa participation, de sa voix sensuelle, à « Back to you ». Et hormis le plus complexe et audacieux « Funeral Mantra », l’album baigne constamment dans la mélancolie. On a même l’impression que Brett est mal dans sa peau quand nous il ouvre son cœur, dans un élan de sincérité bouleversant. Bref, cet opus de très bonne facture aurait pu mériter le prix d’excellence, si les compos avaient manifesté davantage de relief voire même de rythme…

 

mardi, 06 janvier 2009 01:00

Stocking stuffer

Apparemment, les Fleshtones ont voulu se payer un album récréatif en hommage au père Noël. Une majorité de titres sont inspirés par la musique surf des 50’s, même si on distingue certains accents empruntés aux débuts des Beatles. Les clins d’œil adressés à AC/DC sur « Six white boomers », Jerry Lee Lewis sur « Christmas with Bazooka Joe » et surtout Johnny B. Goode de Chuck Berry tout au long de « I still believe in Christmas » manquent quand même de subtilité. Aussi, malgré toute l’estime que je porte au groupe newyorkais, il faut avouer que cet elpee est loin d’être indispensable.  

mardi, 06 janvier 2009 01:00

Summer at Eureka

Certaines bios annoncent cet album comme le quatrième de l’Australien. D’autres comme le troisième. En fait, l’intéressé à sorti un elpee sur un label indépendant en 2002. Il s’agit donc bien de son quatrième. L’enregistrement de « Summer at Eureka » a été réalisé au sein des propres studios de Pete, un studio qu’il aménagé tout récemment. Il s’est également chargé de la production. Cet auteur/compositeur australien voue une grande admiration à Nick Drake, Bob Dylan et Neil Young. Et manifestement, sa musique baigne au sein d’un climat très seventies. Sur son dernier elpee, il a accordé davantage de place à l’électricité ; et son toucher de guitare peut même rappeler celui de l’illustre Canadien. Malgré l’énorme succès récolté au pays des kangourous (NDR : il a été nominé 7 fois aux ARIA et de nombreuses de ses chansons ont figuré ou figurent encore dans les charts aussie) et son talent incontestable, Murray vit toujours dans le passé. Illustre, sans doute. Mais passé et dépassé, quand même…