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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 30 décembre 2008 21:32

The Healer

“The Healer” constitue le second opus de cette formation finnoise dont le patronyme (Sister Flo) s’inspire à a fois du joueur de football de leur pays (Tore André Flo), d’une chanson du Velvet Underground (« Sister Ray ») ainsi que d’une phrase extraite du « Queen Bitch » de Bowie (‘He's down on the street / And he's trying hard /to pull sister Flo’). Leur pop raffinée, hypersophistiquée, ensoleillée, est très susceptible d’évoquer tantôt Love, les Beach Boys, les Zombies voire Belle & Sebastian (NDR : qui a dit Laurent Voulzy ?) A cause des harmonies vocales limpides et particulièrement soignées. Maintenant, dans la construction des morceaux, filtre un aspect prog qu’on retrouvait chez Caravan à ses tous débuts. Ce n’est pas trop désagréable à écouter, d’autant que les mélodies sont plutôt bien ficelées (NDR : surtout l’excellent « Spirit of Christmas »), mais au fil de l’elpee, la lassitude commence à vous envahir et vous n’avez plus qu’une seule envie : passer au disque suivant...

mardi, 30 décembre 2008 21:30

Portal

Il faut admettre que parfois certains disques vous passent au-dessus de la tête sans trop savoir pourquoi. En fin d’exercice, lorsqu’on a un peu de temps, on se met à réécouter le stock des indésirables et, on tombe parfois sur une perle. Comme cet album d’Alexander Tucker. Un type issu de Kent, en Grande-Bretagne. Un artiste qui a décidé de se lancer dans une carrière en solitaire depuis le début du XXIème siècle (NDR : auparavant, il a milité au sein de toute une série de groupes noisy, hardcore et même punk ; de quoi faire ses premières armes). Ce qui ne l’empêche pas d’opérer une multitude de collaborations. En compagnie de Stephen O'Malley de Sunn O))), par exemple. Ou encore de Daniel O'Sullivan et Dave Smith de Guapo. Et en analysant son parcours, on se rend compte qu’il n’en est pas à ses premières expérimentations du genre.

Mais venons-en à son quatrième opus solo, « Portal ». Un disque découpé en huit paysages sonores baignant au sein d’une forme de psychédélisme avant-gardiste déchiré entre folk, drone metal et electronica. Alexander y joue de la guitare acoustique (NDR : le plus souvent en fingerpicking !) et électrique (NDR : il doit disposer d’un éventail de pédales de distorsion plutôt impressionnant !), du banjo, de la mandoline, du violoncelle. Il y ajoute un tas de sonorités électroniques, dont des boucles. Et chante également. D’un timbre hanté, dont les inflexions peuvent parfois rappeler Brian Eno. Bref, dans ce style qui puise autant chez Six Organs of Admittance, Jim O’Rourke, Stockhausen, Velvet Underground, Steve Reich que John Fahey, Tucker fait absolument merveille. Vivement conseillé !

 

samedi, 31 décembre 2005 01:00

White angel black apple

A l’instar de Motorpsycho, The Lionheart Brothers nous vient de Trondheim, en Norvège. Un quatuor (NDR : au départ la formation était réduite à un trio !) qui vient de commettre son premier elpee : « White angel black apple ». Une œuvre qui nous plonge dans un univers semi psychédélique/semi noisy qui doit autant à My Bloddy Valentine, Telescopes, Pale Saints, Mercury Rev, Ride, Chapterhouse qu’à Spiritualized Electric Mailine. Encore que pour les claviers le phrasé semble plus proche de Stereolab voire du Floyd circa « The piper at the gates of dawn ». On se croirait même parfois revenu en pleine période shoegazer. Notamment au niveau des harmonies vocales diaphanes, byrdsiennes. Mais le fil conducteur demeure l’électricité capricieuse, duveteuse, torturée, vibrante, alimentée par des mélodies visionnaires, élégantes, délicates, susceptibles d’emprunter des crescendo fantastiques. Ou alors d’embrasser des paysages sonores bucoliques, caressées épisodiquement par un violon ou une flûte. Pour un aussi jeune groupe ce « White angel black apple » est, dans le style, tout bonnement remarquable ! Un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

A plus tard crocodile

Fin 2000, les membres de Louise Attaque décidaient de mettre l’histoire du groupe entre parenthèses et de se lancer dans de nouvelles aventures. Sous la forme de deux projets. Si le drummer Alexandre Margraff et le bassiste Robin Feix se tournaient vers les expérimentations electro dub, le violoniste Arnaud Samuel et le chanteur/guitariste Gaetan Roussel montaient une formation parallèle : Tarmac. Un combo d’ailleurs responsable de deux opus : « Notre époque » et « L’Atelier ». Et vu le succès de ces deux disques et des prestations ‘live’ de la nouvelle formation, on se demandait si Louise Attaque allait un jour se reformer. En septembre 2003, les quatre Louise se réunissent et projettent d’enregistrer quelques démos. Ce sera fait au cours de l’année suivante. Dans les studios Electric Ladyland de New York. Sous la houlette de Mark Plati. Achevant les sessions en France. Dans une ferme du Lubéron et à Paris. L’histoire pouvait donc reprendre son cours… Encore qu’après avoir écouté « A plus tard crocodile », pour la toute première fois, on se demande si on n’est pas en présence du troisième elpee de Tarmac. Pas qu’il soit de mauvaise facture. Au contraire. Il est même remarquable. Mais il est moins sauvage, moins imprévisible et surtout plus intérieur. Moins sauvage et moins imprévisible à cause de l’absence des envolées lyriques du violon. Arnaud n’est cependant pas plus discret, simplement ses interventions se fondent plus souvent dans l’ensemble. Intérieur à cause de Gaëtan. Ses textes tout d’abord : profonds, énigmatiques, intelligents. Et puis sa manière de chanter : plus suave, plus introspective. On a même droit à une compo dans la langue de Shakespeare (« Shibuya station »). Un peu de trip hop, de reggae dub, un petit saut dans l’Orient, une valse, des boucles et des samples, et puis surtout du folk/rock accrocheur, onomatopéique et mélodique, parfois même à connotation médiévale (Angelo Branduardi ?). Le tout en 18 titres qui oscillent de 30 secondes à 7 minutes. Pour un total de 60 minutes. Bref, un superbe album, dont la première écoute risque cependant fort de faire sourciller les fans de la première heure. Plusieurs écoutes sont indispensables pour pouvoir s’en imprégner. Un risque : le charme ne vous lâchera plus…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

The great destroyer

A l’écoute du septième opus de Low, les adeptes du slowcore ou du sadcore risquent fort d’être déçus. Et pourtant, le trio de Duluth vient probablement de concocter son meilleur album à ce jour. Une amorce de la métamorphose était déjà apparue sur leur précédent elpee, « Trust », en 2002. Sur « The great destroyer », il ne reste plus que quelques traces de langueur et d’indolence à travers l’une ou l’autre ballade. Ou alors au début d’une composition, avant de monter en régime pour finalement éclater à travers une déflagration d’électricité dantesque. Un peu comme en post rock. Et pourtant, la conjugaison des harmonies vocales échangées entre Mimi et Zak est toujours aussi diaphane, les mélodies lumineuses, hypnotiques, et le climat balayé par ce souffle unique de fraîcheur. Des caractéristiques destinées à soulever votre âme. Simplement l’intensité chargée de violence et de fureur peut éclater à tout instant. Imprévisible, inquiétante même parfois, elle peut s’aventurer dans la noisy ou alors crépiter comme chez le Crazy Horse. Oui, oui, celui de Neil Young. A l’instar de « On the edge of ». Mais sans son tempo tribal ; se rapprochant alors davantage de l’expérience menée par Ian Mc Nabb, lorsqu’il était parvenu à débaucher le Cheval Fou pour enregistrer « Head like a rock ». En 1994 ! Et pour que l’information soit complète, sachez que la production a été assurée par David Fridman, l’homme de l’ombre chez Mercury Rev et Flaming Lips. Ceci expliquant peut-être cela. Un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

21st Century Beatnixx

Lady Godiva aurait vécu au début de l’an 1000. Epouse du comte Léofric de Chester, elle prit pitié des habitants de la ville de Coventry, écrasés sous le poids des impôts prélevés par son cher et tendre ( ?!?!?) pour financer ses campagnes militaires. Elle l’implora donc d’alléger le taux de taxation. Celui-ci accepta sous la condition qu’elle traverse la place du marché en tenue d’Eve. Elle accepta la gageure en demandant à la population de rester chez elle, les volets clos. Puis exécuta ce défi sur un cheval, sa longue chevelure rousse dissimulant son corps. La légende raconte, qu’un seul habitant osa regarder la scène par la fente d’un volet. Il en devint aveugle… Lady Godiva est également le nom choisi par un groupe marseillais drivé par une certaine Tallulah X (NDR : elle avait notamment participé à l’enregistrement des deux excellents elpees de Dimi Dero Inc). Elle chante et se charge de la programmation et des samples. « 21st Century Beatnixx » constitue le deuxième opus de Lady Godiva (NDR : leur premier, « Louise Brooks avenue » est paru en 1999). Passé à un quatuor depuis que Major Den a abandonné le poste d’ingénieur du son pour se réserver la basse, histoire d’insuffler davantage de groove aux compos, Lady Godiva pratique une musique inspirée à la fois par l’électro wave des eighties (Human League, Berlin Blondes) et le glam rock pailleté des seventies (T Rex). Et leur look androgyne, glacé, en dit long sur leurs goûts musicaux. Un univers sonore tour à tour énigmatique ou ludique, torturé par la guitare acide, rugueuse de Krees D, nappé de claviers envoûtants mais mélodiques par Foxx Murder et infiltré par la voix vénéneuse de Tallulah (NDR : dont le pseudonyme doit probablement faire référence à une formation écossaise de la fin des eighties). Découpé en 10 fragments, la plaque laisse même transparaître des traces d’arrangements ‘motown’ sur le cinématique « Loser ».
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Employment

Vous avez certainement déjà eu l’occasion d’entendre une de leurs chansons sur l’une ou l’autre station radiophonique. L’énergique « Everyday I love you less and less » ; mais surtout leur succès « I predict a riot ». En vous disant peut-être que la Britpop avait encore de beaux restes. Auteur d’un tout premier opus, ce quintette nous vient de Leeds. Une formation manifestement influencée par l’histoire de la pop britannique : depuis les Kinks à Blur, en passant par The Jam, Clash, le Who, les Specials, Madness et les plus contemporains Franz Ferdinand (NDR : un raccourci destiné à ne pas devoir déraper dans l’histoire de la new wave). Produit par Stephen Street (Blur, The Smiths, Suede), cet opus fait la part belle aux mélodies efficaces et aux refrains accrocheurs. Rien de bien révolutionnaire, cependant ; mais des compos qui vous donnent envie de siffloter sous la douche. Même le séditieux « I predict a riot » est un accident de parcours. En fait le groupe s’attarde davantage sur la forme que sur le fond. Car les lyrics se veulent avant tout auto-parodiques. N’hésitant pas à multiplier les onomatopées (NDR : décidemment, c’est la mode !) hymniques. Bref, un elpee fort agréable, qui demande tout simplement confirmation…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

We used to build wings at night

Quatuor batave, Jimmy Barock nous vient de Groningen. Et « We used to build wings at night » constitue son tout premier Ep. Un disque qui a reçu le concours de Zlaya (Sonic Youth, Motorpsycho) à la masterisation. Les six titres de ce morceau de plastique évoluent dans un registre noisy pop/rock assez ténébreux, sorte de croisement improbable entre un Buffalo Tom moins véloce et un Afghan Whigs moins soul. C’est d’ailleurs le timbre vocal écorché, tourmenté, d’un des deux chanteurs qui rappelle le chant de Greg Dulli. Plus claire, celle du second vocaliste atténue cependant cette impression de vague à l’âme. Côté instrumental, non seulement les deux guitares se conjuguent impeccablement, mais bénéficient surtout d’un drumming à la fois riche, souple et tribal. Prévu pour la fin de l’année, leur premier opus devrait nous en apprendre davantage…
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Days run away

Terry Bickers et Guy Chadwick ont donc enterré la hache de guerre; mais surtout ils se sont rendus compte qu’ils avaient besoin l’un de l’autre pour atteindre le sommet de leur art. « Days run away » constitue donc l’album de leur réconciliation. Et s’il ne figurera pas parmi les chefs d’œuvre de House Of Love, il a au moins le mérite de ne pas décevoir. On y retrouve cette conjugaison de sonorités de guitares chatoyantes, carillonnantes, troublantes, pétillantes, réverbérantes échangée entre Terry et Guy. Ces harmonies vocales ‘brianwilsoneques’. Le timbre nasonnant, empreint de mélancolie qui n’appartient qu’à Chadwick. Et puis ces mélodies pop contagieuses qui ont enfanté autrefois des classiques tels que « Christine », « Shine on » ou encore « The Beatles & the Stones ». Et « Gotta be that way » en est certainement le plus bel héritage. En outre des chansons comme le ténébreux « Love you too much », l’épique « Money and time », le stellaire « Days run away » ou encore le ‘sydbarrettien’ « Wheels » ne manquent pas d’allure. L’opus recèle encore en « Kinda love », une ballade countryfiante, qui aurait pu figurer sur l’opus solo de Chadwick, « Lazy soft and slow ». Le reste est moins percutant. C’est d’ailleurs le seul reproche que l’on peur faire à cet elpee : il y manque des plages de la trempe de « Destroy the heart ». Car si cette condition avait été remplie, cet opus aurait alors mérité de décrocher un must !
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Elevator

Fin 2002/début 2003, Hot Hot Heat commettait son premier elpee : “Make up the breakdown”. Un disque fort encourageant, sculpté dans une forme de pop/punk/new wave (NDR : une sorte d’hybride entre XTC, Jam, Costello et Jam) à la fois énergique, mélodique, sautillante, festive et rafraîchissante ; mais surtout contagieuse et hymnique. Le refrain du single « Bandages », trotte d’ailleurs encore dans ma tête… Faut dire que la formation canadienne avait attendu 10 ans avant d’enregistrer cet opus. Cause à effet ou pas, leur deuxième long format ne leur a demandé que 6 mois. Et on a l’impression qu’il a été bâclé. Le départ du guitariste Dante DeCaro aurait pu justifier cet échec. Mais il a participé intégralement à l’enregistrement de l’elpee (NDR : depuis il a été remplacé par Luke Paquin). Encore que ce remaniement était peut-être le signe d’une crise interne. Si le groupe est toujours capable de ficeler des mélodies directement mémorisables (NDR : l’excellent « Ladies and Gentleman » et ses riffs de guitare syncopés dans l’esprit de Gang Of Four, le single « Goodnight Goodnight » et l’excitant « Running out of time » ou même encore un « Pickin’it up » hanté par l’esprit de Costello), la finition fait défaut. Et les arrangements décousus. Résultat des courses, nonobstant des lyrics toujours aussi intéressants (NDR : un commentaire sur les images de guerre diffusées à la TV, une diatribe de l’hypocrisie cultivée à Hollywood, etc.), le reste de l’opus oscille entre l’insipide, l’incolore et l’inodore. Le titre maître aurait même pu figurer au répertoire de Journey voire de Bon Jovi. Ils nous doivent une revanche !