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Redouane Sbaï

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mardi, 18 juillet 2006 03:00

St. Elsewhere

Gnarls Barquoi ? En voilà une question honteuse ! Gnarls Barkley, entité étrange au nom tiré par les cheveux, est le fruit de la rencontre entre Cee-Lo et Danger Mouse. Il fallait franchement être sur une autre planète ces derniers mois (et encore…) pour ne jamais avoir entendu leur tubesque « Crazy » servi à la louche, matin midi et soir, au point d’en avoir le crâne qui implose. Néanmoins, « St. Elsewhere » ne se résume pas à un seul hit. Enfin presque. Bien qu’il contienne quelques perles (« Storm Coming », « The Last Time ») et que les bonnes idées qui y grouillent sont toutes aussi propices au harcèlement audiovisuel (« Go-Go Gadget Gospel », « Gone Daddy Gone »), le premier album de Gnarls Barkley s’essouffle sur la longueur et aurait gagné à être amputé de quelques morceaux inutiles (« Who Cares ? », « Necromancer », « Online » ainsi que le titre maître). Ces petits accrocs font malheureusement de « St. Elsewhere » un instantané, le genre de disque à consommer durant quelques mois avant de finir au fond d’un placard sans même que quiconque ne s’en rende compte.

mardi, 21 novembre 2006 02:00

Laughing With The Moon

Un vent de fraîcheur souffle sur les musiques électroniques à la française. En sont les fiers responsables, Jean-Christophe Baudouin et Thomas Baudriller, musiciens-bidouilleurs acharnés et inventifs s’il en est. Gong Gong, nouvelle signature chez F Com, dépoussière intelligemment ce qu’il reste de la french touch et délivre un joyeux bordel électronique des mieux organisés. « Laughing With The Moon » témoigne en 9 morceaux son amour évident pour les musiques du monde (« Tzig », « Out », « Radiola ») et pour le sample bien placé. Quelque part aux limites du trip hop et de l’ambiant, Gong Gong déploie une inventivité qui n’est pas sans rappeler certains travaux de Tortoise (« Atone », « De l’air ») voire d’Aphex Twin. Là où certains auraient pu régurgiter une série de collages informes, le duo français pique là où il faut, quand il le faut. « Laughing With The Moon » est bien le genre de disque que l’on peut écouter une bonne dizaine de fois à la suite, sans se faire chier une seule seconde.

 

mardi, 08 juillet 2008 22:29

Little Voice

Un peu plus d’une dizaine d’années s’est écoulé depuis la dernière véritable explosion du Pop Rock au féminin. Au début des années nonante, elles s’appelaient Sheryl Crow, Alanis Morissette, Heather Nova ou Natalie Imbruglia. Aujourd’hui, la relève semble être assurée par des Colbie Caillat, Amy MacDonald et autres Sara Bareilles. Cette dernière profite de ce regain d’intérêt pour publier « Little Voice », son premier ouvrage. Ouvert par le hit radio « Love Song », le recueil distille une pop assez banale et par trop souvent sirupeuse. Sans pour autant atteindre le niveau de ‘nunucherie’ de Colbie Caillat, Sara Bareilles fait de l’amour l’unique thème de ses compositions, limitant considérablement son potentiel.

La Californienne au joli minois semble se cantonner volontairement dans un style voué à la désuétude. Faisant pourtant preuve d’une jolie technicité vocale, qui rappelle par instants Fiona Apple, Bareilles se contente d’une écriture proche de celles de Vanessa Carlton et Michelle Branch. Deux interprètes déjà envoyées aux oubliettes de ce côté de l’Atlantique. A l’écoute de « Little Voice », il est d’ailleurs difficile d’envisager un avenir différent pour la jeune interprète. Plutôt que de s’attarder sur ce type d’artistes, on préfèrera largement explorer la nouvelle vague Soul féminine britannique, beaucoup plus avenante et intemporelle que ce renouveau pop ricain aux intentions purement commerciales.

Lien iTunes : http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D274022990%26id%3D274022938%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

 

 

mardi, 08 juillet 2008 22:27

Pleasure Pressure Point

Après avoir milité au sein de The Beta Band et des obscurs King Biscuit Time, Steve Mason prend les choses en main et décide de faire cavalier seul. A travers Black Affair, son nouveau projet, l’homme veut nous faire croire qu’il dispense de la dark pop aux légères évocations sexuelles. Pas de pot. La seule chose que sa ‘dark pop’ inspire est un ennui profond. Ce « Pleasure Pressure Point » est, à vrai dire, l’un de ces disques que l’on subit plus que l’on écoute. Le genre que l’on aimerait enterrer mille pieds sous terre, en espérant ne jamais devoir subir un tel viol auditif. Ni le coup de main de Jimmy Edgar au mixage et à l’écriture sur le morceau « PPP », ni les vocalises de la petite copine de ce dernier sur « You And Me » ne donnent de cachet à l’ensemble. Devant un tel désastre, on a du mal à croire qu’il s’agit d’une œuvre produite par le même individu qui nous a tant comblés lorsqu’il jouait au sein de The Beta Band. Les morceaux de ce recueil évoquent un Erlend Oye peu inspiré qui aurait bouffé du Kraftwerk et de la synth-pop des années 80s tout au long de son adolescence et n’en démordrait toujours pas. Répétitif et peu réfléchi, « Pressure Pleasure Point » n’est rien d’autre qu’un essai anecdotique.

mardi, 08 juillet 2008 22:23

The Seldom Seen Kid

Allons droit au but. La discographie de Guy Garvey et ses compères est un sans faute. Après des « Asleep In The Back », « A Cast Of Thousands » et « Leader Of The Free World » grandioses, il était difficile de croire qu’Elbow arriverait à nous éblouir pour une quatrième fois consécutive. Pourtant, le quintet l’a fait. Sans la moindre gaucherie. Alors que des Coldplay, Keane et autres Snow Patrol déchaînent les passions, Elbow fait son petit bonhomme de chemin. Et ce, sans trop attirer l’attention du public sur la qualité de ses travaux, qui dépassent pourtant amplement celle des œuvres de ses compatriotes. En toute humilité, la formation se contente de remplir des petites salles alors qu’un chef-d’œuvre tel que ce « The Seldom Seen Kid » devrait être entendu par plusieurs milliers de fans en furie.

D’une beauté déconcertante, ce quatrième essai démarre en grande pompe sur un « Starlings » orchestral qui annonce très adéquatement le calme avant la tempête. Lui succède alors perles sur perles. D’une part, les Mancuniens explorent des terres qu’ils ont déjà visitées, tel que sur « The Bones Of You » rappelant légèrement, au niveau du chant, l’extraordinaire « Fugitive Motel », extrait de « A Cast Of Thousands ». D’autre part, ils se lancent sur de nouveaux sentiers, comme sur « The Fix », duo entre Garvey et Richard Hawley ou sur les cathartiques « Grounds For Divorce », « Some Riot », « Friend Of Ours » et « Weather To Fly ». Seul « One Day Like This », second single extrait de la plaque, ne provoque pas l’effet escompté. Mais devant la quasi-perfection du reste de « The Seldom Seen Kid », il semble évident que ce petit écart d’attention ne changera rien au fait qu’Elbow soit bien parti pour s’inscrire comme l’une des rares formations à avoir tracé une véritable carrière sans faute, même sans succès commercial. Indispensable !

mardi, 08 juillet 2008 22:20

Saturdays=Youth

A l’écoute d’une telle plaque, il est difficile de saisir la relative résistance du public face à Anthony Gonzalez, alias M83. Alors que celui-ci devrait l’aduler, le Français semble tout simplement ignoré (NDR : le concert accordé dans une AB à moitié vide en est la plus belle illustration). Il est vrai que le départ en 2005 de Nicolas Fromageau, bras droit de Gonzalez, a donné du fil à retordre à ce dernier qui semblait avoir du mal à réinventer le projet. Les deux ouvrages précédents étaient en effet loin d’être passionnants. Mais ce « Saturdays=Youth » devrait changer la donne pour Gonzalez et ses deux musiciens, Loïc Maurin et une certaine Morgan Kibby, impliquée déjà au sein de The Romanovs.

Contemplatif à souhait, ce cinquième recueil marie pertinemment shoegaze, pop et electronica. Toutes guitares en avant depuis « Before The Dawn Heals Us » (2005), les compositions de la formation conservent l’atmosphère ambient des travaux précédents à laquelle vient se greffer une nostalgie étonnante. En effet, Gonzalez, à peine âgé de 26 ans, évoque l’adolescence avec une maturité incroyable et la transpose dans un univers 80s extraordinairement précis. Un peu comme s’il avait véritablement vécu cette période de sa vie durant cette décennie.

En plus de constituer une agréable ode à l’adolescence, « Saturdays=Youth » célèbre également l’été à l’aide d’hymnes estivaux terriblement envoûtants, tels que de grandioses « Couleurs », « Too Late », « You, Appearing » et des époustouflants « Kim & Jessie » et « Graveyard Girl ». A ceux-ci s’ajoutent « Skin Of The Night » et « We Own The Sky », deux jolies complaintes interprétées par Morgan Kibby dont les vocalises rappellent incontestablement celles de Kate Bush. Mais c’est également à la dame que l’on doit le fragment le moins intéressant de la plaque, un « Up! » trop plat pour susciter un quelconque intérêt. « Saturdays=Youth » sur un « Midnight Souls Still Remain » intriguant et semblant tout droit issu de la bande son de la série Twin Peaks. Une belle réussite.

 

mardi, 08 juillet 2008 21:56

Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust

‘Avec un bourdonnement dans nos oreilles, nous jouons infiniment’ nous annoncent les Islandais sur la pochette de leur cinquième essai. Résolument plus pop que ses prédécesseurs « Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust » constitue une nouvelle et splendide ode à la liberté. Au naturel, comme au premier jour, Sigur Ròs se découvre et explore des capacités nouvellement acquises. Le quatuor s’analyse, opère des choix parfois surprenants et se créé un univers imperméable à tout élément perturbateur. Dans son nouveau monde, Sigur Ròs n’a de compte à rendre à personne. La formation peut aussi  bien visiter des terres inconnues que faire marche arrière afin de passer quelques instants dans des recoins autrefois parcourus. Peu importe la direction vers laquelle ils se dirigent, la magie opère instantanément. Comme si l’on était voués à tomber sous le charme des moindres faits de ces quatre Islandais.

Sur ce « Með Suð í Eyrum Við Spilum Endalaust », les vocalises de Jónsi n’atteignent pas toujours la même intensité que sur les essais précédents. Une légère perte d’intensité qui semble cependant justifiée par l’inédite légèreté des compositions. Sigur Ròs n’essaie plus d’atteindre le nirvana en apposant un climax au sein de chaque titre. Ils privilégient ici un dépouillement qui aurait pu porter préjudice à l’ensemble s’il n’était pas aussi bien maîtrisé. Preuve que la formation n’a pas peur de prendre des risques, comme elle le prouve d’ailleurs sur « All Alright », une toute première exploration de la langue de Shakespeare plutôt réussie. Il faut avouer néanmoins que cet opus au titre imprononçable met plus de temps à convaincre que ses prédécesseurs. Reste qu’une fois séduit, plus moyen de s’en débarrasser. ‘Avec un bourdonnement dans nos oreilles, nous écoutons infiniment’.

 

mardi, 08 juillet 2008 21:51

Sam Sparro

Le nouveau tombeur de ces dames se nomme Sam Sparro. Et le bougre sait exactement ce qu’il faut faire pour faire fondre le cœur des demoiselles tout en obtenant l’approbation de leurs petits copains. Aussi bien capable de susurrer des mots doux à leurs oreilles que de les inviter à secouer l’arrière-train, l’Australien immigré à Los Angeles met fin à la guerre des sexes. Sur sa piste de danse, l’égalité est de mise. Le machisme et le crêpage de chignon sont gentiment rangés au vestiaire. Une fois installés sur le dancefloor, les couples se forment tandis que Sparro amorce la soirée sur un electrofunk galvanisant (« Too Many Questions ») qui donne tout de suite le ton. La nuit sera chaude.

S’ensuivent des « Black And Gold », « 21st Century Life », « Cottonmouth », « Sally », « Can’t Stop This ! » et « Sick » invitant aux danses les plus lascives. La température grimpe. Les gouttes de sueur commencent à perler sur le sol. Les vêtements se mettent à voler dans tous les sens. Les corps brûlants s’échangent et se mélangent à mesure que le funk, la soul, le disco et l’electro du jeune artiste s’extirpe des énormes baffles. La foule électrifiée se noie alors dans une vague de ravissement intégral, dépassant les limites de la décence. Michael Jackson (circa 80s), Calvin Harris, Prince, Jamie Lidell ou encore Scissor Sisters, assistent tous à la scène, fiers de leur petit frère spirituel. La soirée la plus chaude de l’année se clôture sur les très justement intitulés « Can’t Stop This! » et « Still Hungry ». Les corps se détachent progressivement les uns des autres et  les convives quittent alors l’établissement, impatients de recevoir leur invitation à la prochaine réunion charnelle de Sam Sparro…

mardi, 01 juillet 2008 03:00

Weezer (The Red Album)

Weezer est de retour, tout de rouge vêtu ! Après avoir souffert de longs mois d’attente dans l’incertitude la plus totale, les fans peuvent enfin souffler. Rivers Cuomo a enfin recouvré ses esprits et rejoint ses trois acolytes, mettant ainsi fin à son autisme et son escapade solo (« Alone : The Home Recordings Of Rivers Cuomo », publié en décembre dernier). Mené par l’excellent single « Porks and Beans » et son amusant clip vidéo en hommage aux incontournables stars de Youtube, « The Red Album » réunit tous les ingrédients d’un bon Weezer. Un peu comme si la formation n’avait jamais disparue de la circulation, elle revient aux sonorités qui ont fait sa particularité (« Dreamin’ », « Troublemaker »…) L’ironie de l’écriture est cependant ici décuplée. Si bien que le quatuor se rapproche dangereusement de l’auto-parodie (« The Greatest Man That Ever Lived (Variations On A Shaker Hymn) »).

Véritable travail de collaboration, ce nouvel essai se distingue principalement par les quelques morceaux interprétés par d’autres membres du groupe. Ainsi, Scott Shriner (basse) s’égosille sur le très moyen « Cold Dark World », Patrick Wilson (batterie) pousse la chansonnette sur un « Automatic » relativement sympathique et Brian Bell (guitare) y propose « Thought I Knew », morceau initialement destiné à son projet parallèle, The Relationship. Ces contributions tombent pourtant à plat, Cuomo ayant déjà volé la vedette à ses collègues sur les incontournables « Pork And Beans », « Troublemaker », « Everybody Get Dangerous », « The Weight » (reprise de The Band) ou le très joli « Heart Songs ». Weezer effectue donc un joli retour (aux sources), quoique loin d’atteindre la perfection. Mais la consistance et l’efficacité de ce sixième recueil permettront aux fans de patienter les sept années requises avant la sortie du prochain éponyme (jaune ?) !

 

mardi, 01 juillet 2008 21:20

Singles 2001-2005

Portés par le succès de « Puzzle », son quatrième recueil publié l’an dernier, Biffy Clyro propose une bonne petite séance de rattrapage à tous ceux qui auraient fait l’erreur de rater les trois épisodes précédents.

Au cours du premier épisode, diffusé en 2001, le trio débarquait sur la scène emo britannique, sans frapper à la porte. Succès critique immédiat. Le public, lui, ne répond pas présent. Pourtant, « Blackened Sky » était un véritable petit bijou d’inventivité, comme le prouvaient les immenses « 27 », « Justboy », « 54 » et « Joy.Discovery.Invention ». Lors du second épisode, mis à disposition en 2003 et intitulé « The Vertigo Of Bliss », l’assistance pointe timidement le nez. Celle-ci snobera l’intégralité du feuilleton, préférant s’attarder sur le seul extrait qu’elle estimait digne d’intérêt (« Questions & Answers »). L’intérêt se développera réellement lors de la diffusion en 2005 du troisième épisode, « Infinity Land ». Pourtant moins intéressant que ses prédécesseurs, ce dernier permettra à trois de ses extraits de se glisser dans les oreilles du peuple briton (« Glitter And Trauma », « My Recovery Injection », « Only One Word Comes To Mind »). Le succès de ceux-ci n’empêchera pourtant pas l’échec commercial de « Infinity Land ».

Et en 2007, c’est l’explosion. La quatrième partie des aventures de Biffy Clyro, « Puzzle », suscite l’engouement, notamment grâce au splendide « Living Is A Problem Because Everything Dies ». Il s’agira alors de la première œuvre de la formation à se frayer un chemin au sommet des audiences de vente. Ce succès aussi fulgurant qu’inattendu a donc enfin généré l’attention méritée et le trio, pas con, donne aujourd’hui la chance aux retardataires de revenir sur ses traces et découvrir « Blackened Sky », « The Vertigo Of Bliss » et « Infinity Land » à travers les douze chapitres que ces derniers ont engendrés.

Les nouveaux fans qui les ont découverts grâce à leurs prestations festivalières ou en première partie de Bloc Party et Queens Of The Stone Age ou via le terrible « Puzzle », n’ont plus d’excuses. Les Ecossais ont définitivement fait leurs preuves, comme en témoigne cet excellent résumé. Et si le public européen montrait à son tour qu’il a du goût ?