Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Dernier concert - festival

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Hooverphonic

Arca

On ne distinguait plus les têtes

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Le poète portugais Fernando Pessoa n’a presque rien publié de son vivant. Il rangeait ses écrits dans un coffre qu’il conservait jalousement. Et ceux-ci n’ont d’ailleurs été découverts qu’après sa mort. Ce type de coffre se dit ‘arca’ en portugais. A l’instar du coffre de Pessoa, ce disque risque de rester le secret de quelques mélomanes qui seront bien inspirés d’ouvrir la boîte de Pandore.

Projet initié en 2000 par le prolifique compositeur français Sylvain Chauveau et son ingénieur du son Joan Cambon, Arca propose tout au long de ce troisième album une expérience sonore digne d’intérêt, naviguant sur des eaux plutôt calmes. De paysages engourdis, voire neurasthéniques, émerge la voix de Sylvain Chauveau, douce et posée (le très beau « Sunday Negative »). Une tension bienvenue finit, au terme du voyage, par nous arracher à notre torpeur, le temps d’un « 1957 » hypnotique et furieux et d’un « Nyodene » d’apocalypse.

Chaque piste de ce court album (5 plages) se déploie ici comme un long et lent travelling sur un paysage, qu’on imagine volontiers d’hiver. Chauveau et Cambon ont d’ailleurs travaillé ensemble sur plusieurs films et confessent volontiers leur amour du Septième Art. Ainsi, la neige fige les gestes et les cœurs sur un titre tel que « Laced by the Night », pourtant tapissé d’une couche électronique évoquant le crépitement d’un feu dans la nuit.

Ce projet, le plus ‘rock’ de Sylvain Chauveau, ravira tant les amateurs de Talk Talk et de Sigur Ros que ceux du compositeur Arvo Pärt, adepte lui aussi d’une ligne claire, minimale, ponctuée de silences et de bienveillantes sonorités électroniques.

Barry White

An evening with Barry White

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Curieusement, de son vivant, Barry White n’avait jamais sorti d’album live officiel. Cinq ans après son décès, il y avait donc de quoi se poser des questions sur cette sortie inattendue. Pur produit commercial destiné à rentabiliser encore un peu plus les tubes de légende du gaillard ? Ben non. Bonne nouvelle: la crainte fait très vite place à l’engouement, et le roi de la soul n’a pas été berné à titre posthume. Captation d’un concert offert en 1999 à ses fans californiens, le show bénéficie d’un son impeccable et contient la plupart des titres phares du chanteur. Il faut évidemment attendre le dénouement pour entendre l’immortel « You’re the first, the last, my everything » ou le mega fredonné « Let the Music Play ». Entretemps, le bonheur est total, même si on aurait aimé découvrir quelques versions inattendues (ou allongées) de toutes ces chansons que nos tympans connaissent par cœur. Mais on se rassure en se disant qu’elles n’existent probablement pas… 

Torpid

Fraiseman

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Rencontré lors d’un concert de Sea and Cake au Botanique, le bassiste de Torpid m’a confié le peu de souci que son groupe se faisait de l’image qu’il renvoie et des modes en matière de musique. En témoignent les titres des chansons et l’artwork dadaïste du disque, mettant en scène une créature à tête de fraise, imaginée suite à la rencontre avec un étrange personnage lors de l’enregistrement de cet album, leur sixième…

Tendue, paranoïaque, et d’une redoutable efficacité, la musique proposée par le trio luxembourgeois émigré à Bruxelles mérite de se faire une place dans le petit monde trop propre sur lui du rock noir-jaune-rouge. Les ports d’attache Math- Rock/ Emo  sont certes vite identifiés (June of 44, Fugazi, Unwound, Jesus Lizard ou encore les brutaux Shellac de Steve Albini qui a enregistré et mixé ce disque), mais ils ne voilent ni l’originalité des compositions ni la qualité du jeu des musiciens. La rythmique est précise, nerveuse et contrastée (les deux parties du titre d’ouverture « Fluffy Bite » sont éloquentes à cet égard), et les guitares tranchantes, indomptables. La tension est permanente et la guerre au consensualisme se dessine à chaque virage : ici, aucune base n’est stable, une infinité de possibles se dessine et fait monter l’excitation tout au long de l’album. J’épinglerai particulièrement « Floos », monstre rampant, paresseux et vénéneux, qui finit par vous laisser au bord du chemin, harassé ou encore la pop sous perfusion de « Mucker », addictive au possible. Seule réserve : les ‘interludes’ dispensables qui affaiblissent un tantinet l’ensemble. Mais pas assez cependant pour gâcher le plaisir qu’on éprouve à l’écoute de cette musique grisante qui, tout en assumant pleinement ses références, privilégie l’audace et la créativité à la répétition de formules éprouvées.

Le Loup

Dans la gueule du Loup

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Riche d’un premier un premier essai irrésistible répondant au nom improbable de « The Throne Of The Third Heaven Of The Nations’ Millenium General Assembly », Le Loup était de passage à la Rotonde du Botanique ce 27 février. Histoire de donner un coup de griffes aux conventions.

Nous épargnant l’épreuve parfois pénible de la première partie, la meute s’est glissée sur scène aux alentours de 20h20. En une petite heure, les sept Canadiens ont électrifié la petite salle de leurs compos inclassables. Enchaînant les pépites de son premier ouvrage, telles que « We Are Gods ! We Are Wolves ! », « Canto XXXIV », « Le Loup (Fear Not) » ou « Planes Like Vultures », Le Loup aura offert à l’assistance une prestation somme toute classique mais loin d’être banale. Lorgnant beaucoup plus du côté de Panda Bear que de celui d’Animal Collective, le combo a démontré en deux temps trois mouvements qu’il n’était pas qu’une simple révélation instantanée mais plutôt une valeur indubitablement sûre de la scène indie. Clôturant leur set sur un nouveau morceau, « A Celebration », et le fabuleux « I Had A Dream I Died », Le Loup n’aura pas eu besoin de montrer ses crocs pour convaincre l’assistance.

(Organisation : Le Botanique)

Digitalism

F.I.R.E.I.N.T.H.E.A.B.

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Décidé à mettre le feu en Belgique, le duo allemand revenait ce samedi soir pour la énième fois en un an dans nos contrées pour la promo de leur excellent premier ouvrage « Idealism ». Et ce ne n’est le millier de fans agglutinés devant la grande scène de l’Ancienne Belgique qui allait s’en plaindre, loin de là !

Pourtant, l’entrée en matière a plutôt été douloureuse. The Honk Kong Dong, un trio rock navrant enchaînant les atrocités auditives faisait office de première partie. Comprendre comment cette formation se retrouve en finale du Rock Rally 2008 de Humo relève du surnaturel. L’ensemble de leur prestation aura relevé de l’amateurisme juvénile, de leur accoutrement à la reprise minable du « Gimme All Your Lovin’ » des ZZ Top…

Après 40 minutes de blocage cérébral, le tour était enfin venu aux roadies de mettre le décor en place. L’imposante table de mixage et un micro vintage se tenaient au milieu de la scène, bientôt rejoints par quatre écrans rectangulaires où le nom du groupe allait très bientôt être projeté. A 21h précises, les lumières s’évanouissent pour laisser place aux hurlements d’une foule chaude comme la braise. Dès les premières notes de « I Want I Want », le public se déchaîne gentiment. Il faudra attendre quelques morceaux pour que la sauce prenne véritablement et que la sueur commence à dégouliner sur le sol de la salle. Digitalism enchaînera majestueusement les incontournables de « Idealism », tels que « Magnets », « Jupiter Room », « Zdarlight » et l’inévitable « Digitalism In Cairo ». Au bout d’une petite heure, Jence et Isi serviront un « Pogo » n’ayant jamais aussi bien porté son nom avant de brièvement s’éclipser dans les coulisses.

Tout juste le temps de reprendre son souffle que le duo revient à nouveau sur scène afin d’y présenter deux nouveaux morceaux. Le premier, une reprise surprenante du « Pony » de Ginuwine aux accents étrangement Calvin Harris-iens et le second, une tuerie de dancefloor aux accents bizarrement Chemical Brothers-iens. Sans le moindre effort, le duo sera parvenu à accélérer le rythme cardiaque de l’ensemble de l’assistance en 1h15. Une petite heure quart qui, un samedi soir, ne se sera certainement pas arrêtée là pour la majorité du public…

 
(Organisation : Live Nation)

 

Michael Jackson

Thriller 25 “The World’s biggest selling album of all time”

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25 ans plus tard, « Thriller », album culte de Michael Jackson, n’a toujours rien perdu de son aura. Et on pourrait presque croire qu’il était normal de rééditer ce formidable album, vendu à ce jour, à plus de 100 millions d’exemplaires.

Coup de pub ? Coup de génie ? On est en droit de se poser des questions. Il est certain que les fans inconditionnels et les nostalgiques trouveront dans cette réédition quelques moments de bonheur, notamment sur le titre « For All Time ». Chanson inédite que le Roi de la Pop et son producteur, Quincy Jones, n’avaient pas retenue 25 ans plus tôt. Mais en ce qui concerne le reste, on hésite et on n’est pas vraiment convaincu par les collaborations, apportées par les invités tout au long de cet opus. Ainsi la pathétique reprise du « The Girl is Mine 2008 », opérée en compagnie de will.i.am des Black Eyed Peas, est une grosse déception, tout comme « Beat It 2008 », chanté pour la circonstance, par Fergie. Il y a bien le mix de Kanye West réservé à « Billie Jean 2008 », histoire de relever quelque peu le niveau, mais manifestement on a le droit d’être dépité par la solution sonore en présence.

Heureusement, le Dvd sauve les meubles. Parce qu’il recèle les clips incontournables « Billie Jean », « Beat It » et bien sûr LE « Thriller » aussi monstrueux que terriblement dansant. Et on épinglera également une dernière petite merveille ; en l’occurrence la performance du « Motown 25: Yesterday, Today, Forever » au cours de laquelle l’ex-Jackson Five réalise pour la première fois son légendaire Moonwalk devant un public en délire.

Question quand même : pourquoi Michael Jackson a-t-il voulu s’entourer de gros calibres US de Rap et R n’ B. Est-ce pour essayer de redorer une étoile qui ne cesse de pâlir ? Le mythe Jackson s’est transformé depuis bien trop longtemps en victime et les mauvaises langues colporteront que cette réédition tombe plutôt bien à l’heure où le pauvre Michael risque de devoir vendre son ranch de Neverland. Mais rendons à Michael ce qui appartient à Michael : à ce jour, personne n’est encore parvenu à faire aussi mieux que lui dans ce style musical. Et son succès, personne ne pourra jamais lui enlever. Il figurera, c’est une certitude, en lettres d’or dans l’Histoire de la Musique…

I-tunes: http://clk.tradedoubler.com/click?p=24379&a=1303609&url=http%3A%2F%2Fphobos.apple.com%2FWebObjects%2FMZStore.woa%2Fwa%2FviewAlbum%3Fi%3D272583648%26id%3D272583590%26s%3D143446%26partnerId%3D2003

MSN music: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6278547

 

Tim Gane and Sean O’Hagan

La vie d’artiste

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Plus vraiment besoin de présenter Tim Gane et Sean O’Hagan, musiciens archi créatifs qui ont respectivement présidé aux destinées de Stereolab et the High Llamas. Ils s’associent ici pour illustrer musicalement « La vie d’artiste », film de Marc Fitoussi, tourné en compagnie de Sandrine Kiberlain et Emilie Dequenne. Une bande son aux couleurs des années soixante qui fait tout de suite penser à John Barry, Michel Colombier et aux compositeurs italiens comme Piero Umiliani. Une constellation de claviers ‘vintage’ et scintillants, une section de cuivres, de cordes et un couple basse-batterie sautillant se télescopent dans un exercice de style très mélodique qui convie à une promenade musicale onirique bossanova, pop psychédélique et vignettes intimistes. Du travail d’orfèvre, devenu tellement rare qu’il en devient précieux.

Buzzcocks

30

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Pour fêter le 30ème anniversaire de leur carrière, les Buzzcocks ont décidé de sortir un album réunissant la quintessence de leur œuvre. Sans les morceaux impliquant Howard Devoto. C'est-à-dire composés à leurs tout débuts. Sans quoi, la plupart des chansons y figurent ; et en particulier celles qui ont récolté le plus de succès (les singles) mais aussi les plus emblématiques (extraits d’Eps ou d’elpees). Dont les inévitables « What do I get », « I don’t mind », « No reply », « Even fallen in love (with someone you shouldn’t’ve) », « Love you more », « Hollow inside », « Orgasm addict », etc. Le tout complété par sept titres plus récents. Vingt-huit en tout ! Pourquoi pas 30 ?

Malheureusement, ces versions ont été enregistrés ‘live’. Au forum de Londres. Et la bande à Pete Shelley et Steve Diggle a beau faire tous les efforts possibles et imaginables pour communiquer son enthousiasme et son énergie, le son est pourri. Or quand on sait toute l’importance dévolue aux vocaux, chez les Buzzcocks, on a le droit d’être déçus. Passe encore s’il avait été immortalisé à la mi-sixties, à l’époque où ils étaient les seuls punk de Manchester avec The Fall. Mais, là, le concert s’est déroulé en 2007. Et 78 minutes de bouillie sonore sur une chaîne hi-fi, c’est dur à digérer…

Baloji

Hotel Impala

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Ancien membre de Starflam, Baloji a décidé de raconter son parcours personnel sur ce premier album solo. Un disque baptisé du nom de l’hôtel géré par son père à Lumumbashi, avant que l’établissement ne soit mis à sac lors des guerres ethniques au Katanga. C’est le point de départ de cette histoire qui nous est contée chronologiquement sur « Hotel Impala ». De « Ceci ne nous rendra pas le Congo » à l’arrivée en Belgique (« Ostende transit ») en passant par de multiples vicissitudes (difficultés d’adaptation, délinquance, menaces d’expulsion, musique), notre homme passe en revue une vie pas toujours facile, sur un ton toujours sincère et juste.

Les paroles sont importantes mais un soin particulier a été accordé à la musique. Baloji a réuni une sacrée équipe pour produire des morceaux de toute grande qualité. Un casting qui ressemble à un ‘who’s who’ de la musique belge : Peter Lesage, Manou Gallo, Marc Moulin, Gabriel Rios, Das Pop (Reinhard Vanbergen et Niek Meul), Noza (Festen, Autumn), Infinitskills, Charlotte Maison (Soldout), the Glimmers et Amp Fiddler (qui n’est pas belge). Une quantité de talents responsable d’authentiques tueries flirtant alternativement avec la soul, le funk psychédélique, le reggae et même l’électro lors du triptyque « Liège Bruxelles Gand ». En bref, un tout grand disque qu’on vous conseille chaudement.

Pour voir le clip de « Coup de gaz » : http://www.youtube.com/watch?v=P5LLiz65zNQ

Ray Austin

No other way

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Ray Austin est né en Angleterre. Il s’est cependant établi en Allemagne. A Fribourg. En 1970. Il est chanteur, guitariste et compositeur. On lui attribue six elpees à ce jour, « No other way » constituant son sixième. Il pratique un folk/rock largement teinté de country et parfumé d’un soupçon de blues, même s’il privilégie la forme acoustique. Ses amis sont tous de nationalité allemande : Niels Kaiser aux guitares électrique et acoustique ainsi qu’à la pedal steel, Michael Zumstein à la guitare, la mandoline et l’harmonica, Ingo Rau à la basse ainsi que Vladi Kempf à la batterie. Le disque est sous-titré “Old songs & new songs, blue songs & true songs”. Toutes les plages sont signées par Ray. Un œuvre agréable à écouter, évoluant dans un style très roots, propice au songwriter. La voix passe bien la rampe et l’instrumentation est irréprochable. Enfin, la plaque réunit une majorité de ballades aux mélodies soignées.

Tant “No other way” en ouverture que “While flowers die” se distinguent par leurs délicieux échanges de cordes. Balayés par une pedal steel, “A friend” et “Thirty hours a day” baignent dans la douceur. Indolent, “Long hard road” recèle un refrain susceptible de nous inciter à participer aux chœurs ! “Mean old motor car” est une chanson qui date de trente ans. On lorgne manifestement vers la country tout en trempant dans une ambiance boogie cow boy. Enfin, “Freiburg steel” entretient un climat de bonne humeur. Le combo adresse bien sûr quelques clins d’œil au blues. Et en particulier sur “Riverboat”, une plage qui évolue sur un axe Mississippi-Louisiane. Michael double à l’harmonica et au dobro tout au long du country/blues “Thin times”, un morceau imprimé sur un tempo lancé au galop. Et on a encore droit à un fragment laidback : “Peace of mind” ; mais country/blues/rock, et abordé dans l’esprit de JJ Cale.