La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Suede 12-03-26
Gavin Friday - Het Depot

Larry Miller

Outlaw blues

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Larry est un jeune chanteur/guitariste anglais. Son style relève manifestement du ‘hard rockin' blues’, évoquant même, un mélange entre le Rory Gallagher des débuts, c'est-à-dire encore débridé et impétueux (NDR : le Taste circa 1968 !), un Michael Katon furieux de se débattre dans les flammes de l'enfer, un Johnny Winter hyper dynamique et Walter Trout chiadant son rockin' blues. Mais Larry c'est Larry ; et, s'il n'a rien inventé, il n'en demeure pas moins un artiste intéressant responsable de l’écriture de l’intégralité de son répertoire. Il est établi à Reading, haut-lieu du rock anglais ; et s'il n'est encore guère connu sur le Vieux Continent, il a pourtant déjà commis quatre albums avant de bénéficier d'une meilleure distribution ; c'est-à-dire celle de Boogaloo promotions. Son premier elpee s’intitulait "Man on a mission", un disque suivi par "Larryocaster", "Live 'n' loud" et enfin "Fearless", un opus sur lequel il chante un morceau baptisé "Rory". Le message est très significatif.

Pour enregistrer « Outlaw blues », Miller a reçu le concours de Scott Hunter (drums) et Neil Sadler (basse), deux anciens musiciens de Ian Anderson (leader intemporel de Jethro Tull) ainsi que de Matt Empson (claviers et harmonica). L’elpee s’ouvre par "Shame on you", une véritable claque. Nous ne sommes pas loin du dynamisme et de la puissance manifestés par Katon. L'artiste et la guitare ne font qu'un tant les cordes collent à la voix et remplissent tout l'espace sonore. L'introduction de "Writing's on the wall" est dramatique et violente. Elle nous renvoie quarante ans en arrière, à l'époque des débuts du farouche irlandais Gallagher. Il maltraite les cordes de sa Stratocaster à la manière du bon Rory. Il hurle ses vocaux comme si sa vie en dépendait. Et il en impose autant sur les planches. D’ailleurs, ne le manquez sous aucun prétexte, lorsqu’il se produira près de chez vous. "Calling all the angels" change complètement de registre. L’orgue satiné d'Empson occupe une place centrale. Larry joue avec parcimonie. Manifestement, il a adopté le style délicat de Walter Trout. Blues rock, "Rebekah" ne fait pas dans la dentelle. L’impact est instantané. Larry pousse sa voix comme aimait l’attiser l'albinos texan Johnny Winter, quelques décennies plus tôt. Miller ôte d’une poche de sa veste un bon vieux bottleneck pour attaquer en slide "Storm coolin'", tout en empruntant le riff de "Hoochie Coochie man". Il est capable de faire vibrer son doigt d'acier. Les cordes hurlent et se déchirent de douleur. "Professor Casanova" respecte un schéma davantage mainstream rock. Le morceau est bien interprété, mais diffère tellement de l'énergie brute dispensée sur la plupart des autres plages. "Only one woman I want" aurait pu relever du répertoire des Stones. Le riff est plaqué en accords à la manière de Keith Richard, le chant conduit à la Mick Jagger. Difficile de cacher le moule. Le titre maître est un boogie classique, bien ficelé, dans un registre assez proche d'un de ses compatriotes, l'excellent Mick Clarke. Blues lent, "Blues forever" constitue un autre tout bon moment. Très dépouillé, saturé de feeling, il adresse manifestement un large clin d'œil au grand Peter Green. Et la discrétion témoignée, la parcimonie des notes respectée ainsi que la tonalité produite, accentuent cette impression. "Klondike" clôt cet opus fort intéressant. Larry saisit sa guitare acoustique et son bottleneck. Et il épouse la même démarche que Rory Gallagher pour attaquer "Hometown". La rage au corps, Miller nous sort une dernière fois ce qui lui reste dans le corps. A suivre!

Lefties Soul Connection

Skimming The Skum

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Si, par malice, vous projetez d’inviter une connaissance chez vous, et que par un truchement de bougie-qui-sent-bon, d’ambiance feutrée et d’after-shave citronné, vous tentez une approche glamour ; évitez à tout prix d’imprégner votre cocon de « Skimming The Skum ». En lieu et place d’une approche douce et sensuelle, vous vous retrouveriez vite debout en vous déhanchant comme un beau diable, transpirant jusqu'à sentir l’oignon. Et pour cause, Lefties Soul Connection, c’est du funk à l’état pur. Avec ses roulements de batterie, pédale wawa, Hamond clinquant et chœurs gospels à foutre la chair de poule. Les rythmes endiablés auront vite fait de vous envahir et de vous pousser malgré vous, à battre la mesure. Le plus surprenant dans cette histoire, c’est que le groupe n’est pas originaire du pays de l’Oncle Sam, mais, sis au nord du nôtre, bien plus petit, célèbre pour ses canaux (entre autres) : la Hollande. Ces petits gars qui ont la foi et la pêche ( ?!?!?!?), n’ont rien à envier aux monstres qui les précèdent dans ce style musical. Ils ont le funk en eux, et semblent vouloir le propager à grands coups de basse et d’amples brassées. Cette énergie communicative permet à Lefties Soul Connection de frapper fort dès ce premier elpee. Un disque d’excellente facture, tout à fait convaincant, qui mérite toute notre attention. N’oubliez pas de vous munir, lors de son écoute, d’un bon déodorant, on ne sait jamais …

Delavega

The day after

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En septembre 2005, j’avais eu le loisir d’assister à un set de la formation gantoise Delavega. C’était lors d’un festival près de Tournai. Et franchement, j’avais été impressionné par leur prestation. Notamment celle de leur vocaliste Lize Accoe, dont le timbre exceptionnel, sorte d'hybride entre Dani Klein (Vaya Con Dios) et Geike Arnaert (Hooverphonic), apportait une toute autre dimension à la musique du groupe. Mais aussi les cuivres. C’est d’ailleurs à cette époque que le combo avait sorti son premier véritable opus, « Falling into Place » (NDR : paru en 2004, « Digipack De La Vega » n’était qu’un mini album). Malheureusement, Lize a décidé de poursuivre une carrière en solitaire et a été remplacée par Elke Bruyneel. Elle possède une jolie voix, mais manquant singulièrement de relief. Et les compositions du deuxième opus en souffrent. D’autant plus que la majorité des plages ont été surproduites. Le son est uniforme, lisse, et le talent des différents instrumentistes, tant du trio de base JP Debrabander/Ben Van De Velde/David Van Belleghem mais surtout des cuivres, est très peu mis en évidence. Leur mélange de rock, de soul, de funk, de (nu) jazz, de trip hop, de musique de film (Ennio Morricone) et de soul est tellement stéréotypé qu’il pourrait rivaliser avec celui de Joss Stone. Pas un compliment ! Il y a bien une pléiade d’invités, dont Piet Goddaer (Ozark Henry) pour le single « The day after part 1 » ainsi que Marc Ysaye qui déclame sur « La dernière gitane » à la manière de Jean Gabin ; mais au final on reste sur sa faim. Une grosse déception.

Creature With The Atom Brain

I am the Golden Gate Bridge

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Impliqués chez Millionaire, Dave Schroyen et Aldo Struyf ont fondé leur propre projet : Creature with the Atom Brain. En 2005. Après avoir commis deux Eps fort sombres («The Snake » et « Kill the Snake »), sortis uniquement en vinyle, le quatuor anversois, a décidé de passer à la vitesse supérieure. Fier de sa notoriété grandissante, il vient de nous balancer un premier opus : « I am the Golden Gate Bridge ». Au menu, un stoner rock au sein duquel expérimentation et électronique viennent mettre leur grain de sel.

En disposant de peu de moyens, le combo est parvenu à tirer son épingle du jeu. Faut dire que l’expérience d’Aldo Struyf y est pour quelque chose. Véritable leader de CWTAB, il se charge des parties de guitare, du chant, du clavier, de la programmation et de la composition… Excusez du peu !

Dès l’ouverture (« The Psychedelic World of The Creature with the Atom Brain »), plane le présage d’une œuvre ténébreuse. Rien à voir cependant avec la couleur du Golden Gate. Un glas accompagne une guitare grinçante et sinistre. Et nous plongeons dans le monde énigmatique de cette étrange créature jusqu’à ce « 16 inch revolver ». Titre qui laisse exploser toute l’énergie du combo. Guitares lourdes et synthés nous secouent la tête dans le rythme ! Le reste est une suite logique qui vous persécutera jusqu’au fameux « Crawl Like a Dog », composé cette fois-ci par Tim Vanhamel (Millionaire) et Mark Lanegan. Chanson dont la hargne est entretenue par le style brut et sauvage.

En tout cas, c’est certain, « I am the Golden Gate Bridge» est un disque étonnant, à écouter d’urgence. Mais aussi et surtout, la preuve qu’avec de petits moyens, il est possible de réaliser de grandes choses ! Un seul nom à retenir, « Creature with the Atome Brain » ! Chapeau bas.

 

Charalambides

Likeness

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Charalambides est un nom à drôle de consonance. En fait, il provient du surnom affublé à un vendeur grec, travaillant chez un disquaire où le couple Carter s’était rencontré pour la première fois. Patronyme original qu’ils ont décidé d’utiliser pour leur groupe formé en 1991. Le couple, aujourd’hui divorcé, a néanmoins compris que les liens sacrés de la musique sont plus importants que ceux du mariage. Après une carrière déjà bien remplie, la formation texane revient sur le devant de la scène folk expérimentale en concoctant un quatrième opus intitulé « Likeness »

Pas franchement extasiant, l’album est presque anesthésiant, tant son expression sonore est minimaliste. Mais d’autre part, la douce voix de Christina Carter est loin d’être désagréable. Une voix douce, troublante et envoûtante, qui se prête harmonieusement à la musique de son ex-mari. On comprend dès lors pourquoi Mme Carter a été invitée à participer à d’autres projets, tels que l’enregistrement du dernier elpee de DJ Shadow ou encore celui de Thurston Moore. Quoiqu’il en soit, Kranky, toujours fidèle à sa réputation d’expérimentateur, enrichit une nouvelle fois son cv d’une nouvelle œuvre.

Mais bien souvent sur le label chicagolais, ça passe ou ça casse ! En l’occurrence ici, c’est limite la perte totale. Naviguant en eaux trop souvent calmes, « Likeness » tire en longueur et aurait gagné à être plus court ! Pas qu’il soit de mauvaise qualité, mais trop de titres sont carrément soporifiques. On se contentera, dès lors, de se délecter des parties vocales assurées par Christina Carter, qui semble conter implacablement des chansons populaires américaines du XIXème et XXème siècle. Je vous laisse le loisir de juger…

Seabear

The Ghost That Carried us Away

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Seabear débarque du fin fond de la galaxie Morr Music. Le label, hébergeant des excellents artistes tels que B. Fleischman, Ghost, Lali Puna, Ms John Soda,… n’a plus besoin de faire ses preuves. Ses choix sont à coup sur pertinents, et c’est sans aucune hésitation que l’on peut s’enquérir des galettes de leurs poulains. Sans même devoir s’affranchir d’une pré-écoute, on peut le glisser dans son escarcelle et filer tout droit à la caisse, le sourire aux lèvres. Toujours juste, toujours tendre, « The Ghost That Carried us Away » se décompose en douze plages, où la douceur des accords et la voix angélique, presque brumeuse de Sindri Már le leader, se calent avec précision. Les cordes de guitare sèche, dessinent des ballades où clochettes, batterie, banjo, violon et bruits intimistes viennent s’affoler, et s’amuser afin de rehausser encore plus l’univers folk délicat du combo islandais. Une tranche de rêve généreuse –servie dans le plus pur esprit grand-mère complètement bigleuse, soucieuse d’en servir suffisamment– vient confirmer tout le bien que l’on pensait de la famille Morr. Ce condensé d’émotions, de douceur, et cette pointe de mélancolie nous rendent une fois encore, plus grands, plus tendres, plus humains. Parfait pour la saison, cet opus vous emmitouflera telle une écharpe douce et réconfortante.

Oh No Ono

Yesterday Is No Tomorrow

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Subtilement intitulé « Yes », le premier ouvrage des Danois de Oh No Ono est du genre difficile à cerner. Vacillant constamment du trop bon à l’insupportable, ce quintet est de ceux que l’on n’arrive ni à détester ni à réellement apprécier.

S’ouvrant sur « The Strawberry Festival », une courte et séduisante intro au piano, « Yes » change entièrement la donne dès les premières notes de « The Shock Of The Real ». Un second morceau au son très 80’s et plus que probablement influencé, comme le reste de la plaque, par Devo, Talking Heads ou XTC. Des influences qui seraient somme toute respectables si la voix haut perchée d’Aske Zidore n’évoquait pas irrémédiablement la pop bubble-gum de Mika.

De par son manque de cohérence et substance, « Yes » est l’un de ces disques anecdotiques recelant quelques petits tubes instantanés taillés pour les ondes FM (« Victim Of The Modern Age », « Practical Money Skills For Life », « Ba Ba Baba Ba Ba Well Anyway »…) et engendrés par une bande de copains dont seul l’entourage suivra la (courte?) carrière à la loupe…

(The) Nits

Doing the dishes

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Du line up initial des Nits, il ne demeure plus que le chanteur/compositeur/guitariste Henk Hofstede et le drummer Rob Kloet, même si avant de prendre place aux claviers (outre les backing vocals ainsi qu’une participation régulière à l’écriture), en 1989 (e), Robert Jan Stips se chargeait déjà de la production. Et en tenant compte que ce dernier avait tenté une aventure en solitaire, de 1995 à 2003, avant de revenir au bercail. N’empêche, ce qui impressionne le plus, c’est la longévité de cette formation batave née en 1974 et responsable de hits incontournables comme « Nescio », « Adieu Sweet Bahnhof » ou encore « In The Dutch Mountains ». Sans oublier leur créativité scénique unique en son genre.

Bref, ce “Doing the dishes” constitue leur 19ème album. Un opus découpé en 15 fragments. Hormis le mélancolique et ténébreux « Grrr… to you », dont la mélodie imprimée sur un tempo martial peut rappeler Marianne Faithfull, et la ballade lente « Cowboys & Indians », le reste des morceaux adopte un profil up-tempo. Mais curieusement, la voix de Henk emprunte curieusement et très souvent le timbre et même les inflexions (voire le débit) de Mike Scott, à moins que ce ne soit ceux de Bob Dylan. Hofstede joue même presque autant du banjo que de la guitare. L’elpee recèle quand même des plages assez surprenantes dans le chef des Nits. Et notamment le légèrement rockabilly « In Dutch fields », l’hypnotique « I’m a fly », réminiscent des Mothers Of Invention de Frank Zappa, le blues/rock hymnique « Moon Dog » (au cours des 70’s ce titre aurait pu décrocher un hit), l’electro-rock frénétique « The twins », digne de Suicide, et puis « Heart », une chanson mid tempo, feutrée, chantée d’une voix chaude et sensuelle par Robert Jan Stips. Enfin, pour votre info, le titre de l’elpee a été emprunté à une interview accordée par Léonard Cohen, au cours de laquelle il avait déclaré que la musique servait à toutes les occasions. Aussi bien les mariages que les enterrements, et même les occupations quotidiennes comme la vaisselle. Quand au digipack, il a été réalisé conjointement par Henk et Riemske Kuipers. Et franchement, il est très réussi !

MSN: http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=4&catno=OD2DI6256930

I-tunes: http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=270353349&s=143446

 

 

Jahcoustix & Dubios Neighbourhood

Grounded

Écrit par

Dominik Haas alias Jahcoustix n’est pas jamaïcain mais il aime le reggae. Il faut dire que ce dernier le lui rend bien puisque ce disque a rencontré un énorme succès dans son Allemagne natale. Notre homme a vécu de nombreuses années en Afrique et c’est peut-être pour cette raison que ses paroles embrassent les thématiques afrocentristes du Rastafarisme. « Grounded » mélange donc habilement un reggae roots classique et des éléments de pop, de jazz et de soul. Rien d’original (quelques titres s’inspirent un peu trop de Finley Quaye), mais c’est un disque raffiné et aux mélodies agréables, bien porté par la voix de Jahcoustix. Si le style pratiqué navigue quelque part entre les harmonies douces des trios vocaux jamaïcains et une version light d’Horace Andy, on doit quand même y ajouter un zeste de Jacob Miller. Idéal pour débuter en reggae, avant de s’aventurer du côté des maîtres, largement cités (c’est un euphémisme) sur « Grounded ».

I might be wrong

It tends to flow from high to low

Écrit par

« I might be wrong », c’est le titre de l’une des chansons de Radiohead. C’est également le patronyme d’une formation allemande. Une formation qui a expérimenté diverses formules avant de trouver sa propre voie. Constamment à la recherche de la pureté sonore, elle vient ainsi de commettre un premier opus intitulé « It tends to flow from high to low », un disque qui a reçu le concours de Tobias Siebert à la production. Paru sur le label Sinnbus Records (Troy Von Balthazar), il bénéficie, en outre d’un graphisme et d’un design particulièrement accrocheur.

Responsable d’une pop/electro riche, mais également empreinte de douceur, de charme et de mélancolie, le groupe semble manifestement influencé par Notwist ou encore Lali Puna. Son efficacité instrumentale et lyrique est surprenante. Splendide et chaleureux, le timbre vocal de Lisa von Billerbeck coule à merveille sur les ondes sonores balayées de beats electro et d’arpèges.

Après quelques notes de cuivres ternes et froides, « Always North » glisse naturellement vers l’énergie naturelle et les ondes positives du groupe. Une ligne de beat electro balise « Repeat Rewind », une compo où vient se suspendre une guitare déterminée. Et ce n’est pas parce que « We don’t wear colours » que ces Teutons broient du noir. Paradoxalement, cette plage dont la jolie mélodie est mélangée à la voix touchante de Lisa von Billerbeck, suscite la vision d’un univers peint aux couleurs de l’arc-en-ciel. Et tout au long des 10 plages de l’elpee, la formation manifeste une grande sensibilité qui ne demande qu’à s’évader, à explorer et même à exploser.

Bien que très influencé par ses pères spirituels (NDR : les mauvaises langues diront que le combo manque d’originalité), I might be wrong ne peut laisser indifférent. Personnellement, j’estime que pour un premier essai, “It tends to flow from high to low” est une réussite. Espérons maintenant que le temps des incertitudes et des tergiversations soit révolu pour l’ensemble germanique ; histoire enfin de pouvoir se frotter à d’autres cordes sensibles et nous faire partager des petits moments de bonheur !