Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

The Cure
Afghan Whigs

Quel homme ce Burger !

Écrit par - -

On déplie une carte, vaste et légère. Sur cette carte, des routes se dessinent, vivantes, comme des fils rouges qui courent le long des crêtes. Des rivières bleues marbrent la vallée, les prairies, la forêt. Le nom des villes a disparu. Sans boussole, nous marchons en suivant le chant des pistes. Nous flairons le parfum d’une demoiselle passée par là, nous valsons d’un chant à l’autre, enivrés par la ritournelle d’une guitare, guidés par la lumière d’une étoile, la beauté du visage d’une montagne.

Cet album, le 8e de Rodolphe Burger, se lit comme cette carte des environs de Colmar.

Trouvée aux Puces de Clignancourt, elle a été offerte à Rodolphe par son ami le musicien et réalisateur Fred Poulet, il y a longtemps. Elle ressurgit aujourd’hui, mais le nom des villes a disparu : Orbey, Sainte-Marie-aux-Mines, Kaysersberg…  À la place, on erre sur un territoire circonscrit par 14 chansons imprégnées par ces lieux chargés dans le labyrinthe psycho-géographique de Rodolphe Burger…

C’est une carte qui chante, parle, murmure. Un espace clos, sans mur, qui ravive les rêves psychédéliques où dansent les animaux, les arbres, les souvenirs. Un espace intime qui laisse passer les fantômes, entrevoir des paysages romantiques, réveille la fougue et la jeunesse.

C’est aussi un album de famille et un voyage avec des compagnons de routes, des frères. La voix de Bertrand Belin, récurrente, se pose en contrepoint ou en miroir et celle de Christophe, spectrale et fragile, scintille pour toujours quelque part dans “La chambre” de Rodolphe Burger. 

Découvrez le clip « Bleu bac » ici

Lu 1521 fois