L’errance de Russ Tolman

Russ Tolman a annoncé la sortie de son nouvel album le 18 septembre 2026 (vinyle/CD), lequel est déjà disponible en version numérique (Flatiron Recordings). En attendant, il a partagé le single « Streets Of Denim ». Russ Tolman est un…

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Teenage Fanclub n’ose pas rêver

Teenage Fanclub publiera le 9 octobre Do Not Dare To Dream, son treizième album studio, via Merge Records. Trois ans après Nothing Lasts Forever, la formation écossaise poursuit son travail d’orfèvre autour d’une pop à guitares lumineuse, soulignée par des…

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Dernier concert - festival

Gavin Friday - Het Depot
Kreator - 25/03/2026
Bernard Dagnies

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mercredi, 27 mai 2026 18:35

Le point zéro de Swapmeet

Le quatuor australien Swapmeet ssortira son premier album « Mount Zero » le 17 juillet chez Winspear, et dévoile en parallèle le single « Sand ». Originaire d’Adelaide, le groupe confirme ici son ascension à travers un morceau plus retenu mais toujours habité, où les guitares aériennes, les voix de Jack Medlyn et Venus O’Broin ainsi qu’une tension sourde traduisent les vertiges du passage à l’âge adulte. Abordant des thèmes comme le temps perdu, la frustration et les premiers chocs du réel, « Mount Zero » s’annonce comme un disque ample et sensible, entre alt-rock, slowcore et mélodies brumeuses. Réalisé par David Milan Kelly, le clip de « Sand » projette des images de route et d’errance qui prolongent parfaitement l’atmosphère du titre. Après avoir attiré l’attention en publiant « I Know! » puis lors de SXSW, Swapmeet s’impose comme l’un des nouveaux groupes les plus prometteurs de la scène indie australienne.

Le clip consacré à « I know » est disponible ici, de « Sand », , et encore de « 2 C U » ici

 

 

Ma 26.05.2026
COOL presents Lady Wray

Ve 29.05.2026
Puggy

Sa 13.06.2026
Keb' Mo'

Me 24.06.2026
COOL presents Dilated Peoples

Lu 05.10.2026
TJE

Sa 14.11.2026
Utopia

Ve 20.11.2026
Psychonaut

Me 27.01.2027
Roel Steeno

Sa 24.04.2027
Stan Van Samang 20

https://www.hetdepot.be

mar. 08/09 | EN VENTE DÈS 22/05
Ecca Vandal

mer. 16/09 |   
John) Coltrane 100: A Love Supreme - Salva Sanchis & Anne Teresa De Keersmaeker

jeu. 17/09 |   
(John) Coltrane 100: A Love Supreme - Salva Sanchis & Anne Teresa De Keersmaeker

ven. 18/09 |   
(John) Coltrane 100: A Love Supreme - Salva Sanchis & Anne Teresa De Keersmaeker

lun. 21/09 | EN VENTE DÈS 22/05
Beartooth

mer. 23/09 |   
(John) Coltrane 100: James Brandon Lewis & Chad Taylor duo + Elin Forkelid

sam. 26/09 |   
(John) Coltrane 100: MiXMONK plays John Coltrane's Crescent + Raphael Roginski

mar. 08/12 | EN VENTE DÈS 22/05
Blondshell

jeu. 18/02 |   
Alice Mae

http://www.abconcerts.be

jeudi, 21 mai 2026 17:47

Maniac Maison, groupe inclassable

À l’approche de la sortie de son premier opus – un éponyme, attendu le 22 mai chez Humpty Dumpty Records, le trio bruxellois Maniac Maison présente un nouveau single, « New Museum ».

Le morceau s’accompagne d’un clip particulièrement réussi, mis en images par Canek Zapata. Et il est à découvrir

Maniac Maison a pris forme lorsque Casimir Liberski, pianiste de jazz formé à Berklee et compositeur pour l’image, a voulu donner un cadre pop à quelques esquisses MIDI complexes laissées de côté sur son disque dur. Il a alors convié son ami d’enfance Lucien Fraipont, auteur prog-pop passé par Robbing Millions, Aksak Maboul et Duid, ainsi que Shoko Igarashi, musicienne japonaise et ancienne camarade de Berklee, à rejoindre l’aventure.

Si Casimir a d’abord impulsé le projet, celui-ci a vite débordé une simple répartition des tâches entre Lucien, attentif à la forme, et lui, davantage tourné vers les idées. Maniac Maison s’est ainsi affirmé comme une création pleinement collective, où la personnalité musicale de chacun trouve sa place, les trois membres se répartissant équitablement les morceaux.

Les liens du trio se sont véritablement resserrés lors d’un séjour à Los Angeles en 2017. Le hasard avait bien fait les choses : chacun s’y trouvait pour des raisons différentes. Sur place, ils ont vécu une parenthèse impossible à prévoir, au contact du cercle indie d’Echo Park, et ont notamment fréquenté les maisons d’Ariel Pink et de Mac DeMarco grâce au producteur Shags Chamberlain, proche de Lucien.

À l’époque, Shoko et Casimir vivaient encore à New York, tandis que Lucien était basé à Bruxelles. Le répertoire de Maniac Maison n’a réellement commencé à se développer qu’une fois les trois musiciens installés durablement en Belgique. En 2020, Casimir a aménagé un studio dans le sous-sol d’une maison art déco, à Ixelles, où il résidait alors aux côtés de Shoko ; Lucien y passait régulièrement. Mis à profit, le confinement a permis au trio d’accumuler des centaines de titres, avant qu’un noyau de dix morceaux ne compose finalement le disque.

Tous trois viennent du jazz, même si leur musique s’en éloigne nettement dans son expression la plus académique. Ce qui les rassemble tient plutôt à un goût commun pour les formes d’art outsider qui bousculent les cadres, loin des préoccupations dictées par les effets de mode. Leurs sources d’inspiration vont de Yellow Magic Orchestra à Telex, des bandes originales de jeux vidéo japonais vintage jusqu’à Mozart.

jeudi, 21 mai 2026 17:43

L’unité spéciale de Party Dozen

Le duo australien Party Dozen signe son arrivée chez City Slang en gravant "Special Unit", un nouveau single aussi bref que frontal, taillé dans une décharge d’énergie brute. Écrit, enregistré, mixé et masterisé par Kirsty Tickle et Jonathan Boulet, le morceau condense en 2 minutes 39 toute la nervosité noise, punk et expérimentale qui fait l’identité du groupe. Le titre s’accompagne d’un clip aussi furieux que grotesque, dans lequel les deux musicien·nes incarnent une "Special Unit" incontrôlable semant le chaos dans Sydney. Dans la lignée de l’univers déjanté de "Coup De Gronk", cette vidéo pousse encore plus loin leur goût pour la satire absurde et la mise en scène anarchique. Après une année 2025 particulièrement intense et la sortie du 7" "Mad Rooter" / "Ghost Rider", Party Dozen confirme avec "Special Unit" qu’il faudra compter sur ce premier aperçu de son cinquième elpee attendu plus tard dans l’année.

Le single est disponible sous forme de clip

 

Makes My Blood Dance sortira son premier album, « Z3r0 2 LGHT $p33d! », ce 5 juin chez Metropolis Records. Le groupe new-yorkais, à la croisée de l’electro-goth, du pop-metal et de l’EBM, a déjà balisé le terrain en gravant plusieurs singles « Your Little Hand In Mine », « Black Summer », ainsi que « Lately (feat. Macy Gray) », relecture sombre et nerveuse d’un morceau issu de l’elpee « The Sellout ». Se distinguant par une esthétique immersive, entre théâtre gothique, culture club et guitares acérées, MMBD s’impose comme l’un des projets les plus singuliers de la scène alternative actuelle. Produit par Mikal Blue et Bret Mazur, ce premier opus paraîtra d’abord en CD et en numérique, avant une édition vinyle annoncée pour août. En parallèle, le groupe poursuit sa montée en puissance sur scène, lots d’une tournée américaine aux côtés de Powerman 5000 et 12 Stones.

jeudi, 21 mai 2026 17:36

Les roses de Widowspeak

Widowspeak annonce la sortie de « Roses », un nouvel opus attendu le 5 juin chez Captured Tracks. Le premier extrait, « If You Change », donne déjà le ton de ce disque, où le duo new-yorkais poursuit une trajectoire entamée il y a plus de quinze ans. Sans chercher l’effet, le morceau déploie des guitares aériennes, un refrain ample et cette manière très particulière qu’a la formation d’installer une tension feutrée. On y retrouve aussi ce léger twang qui évoque parfois une Amérique nocturne et cinématographique.

Molly Hamilton rattache « If You Change » à une réflexion sur la peur du changement et sur ces choses que l’on préserve au point de les soustraire à toute vie. Dans son esprit, l’obsession de l’état impeccable aussi qu’un objet n’a pas servi, n’a pas été aimé, et n’a donc jamais pu accomplir ce à quoi il était destiné. Cette idée irrigue le morceau sans l’alourdir, en lui donnant une portée intime plutôt qu’abstraite.

Formé par Hamilton et Robert Earl Thomas, Widowspeak signe ici son septième elpee. Né dans le bouillonnement new-yorkais de la fin des années 2000, le duo a d’abord circulé de salle en salle, entre lieux aujourd’hui disparus et local de répétition à Monster Island Basement. Désormais mariés, les deux musiciens continuent de mener leur projet en parallèle de leurs activités respectives : lui comme charpentier, elle dans le service. Ce nouvel enregistrement s’ancre d’ailleurs dans une matière très quotidienne. Pas de grands effets dramatiques, mais une attention portée aux gestes ordinaires, au travail, aux journées qui se répètent, aux petits décalages du réel : servir de l’eau, tomber malade un jour de repos, rêver d’un gain de loterie ou comprendre que l’essentiel est peut-être déjà là.

Le long playing a été capté en janvier à l’Old Carpet Factory, sur l’île grecque d’Hydra, dans un studio aménagé au sein d’une ancienne maison accrochée aux hauteurs du village. En hiver, le lieu retrouve son calme, loin du flux touristique. Autour du tandem, les fidèles Willy Muse, John Andrews et Noah Bond apportent leur concours à l’instrumentation. Une fois les prises terminées, le disque est repassé par leur base, puis affiné sans précipitation avant le mixage assuré par Alex Farrar au Drop of Sun Studios et le mastering confié à Greg Obis à Chicago.

Hamilton évoque aussi la vidéo de « If You Change », nourrie par le souvenir de The Velveteen Rabbit, l’un de ses livres d’enfance. Elle se rappelle notamment une cassette VHS sur laquelle Meryl Streep lisait le texte sur des images animées par de lents panoramiques. Restée très présente dans sa mémoire, cette référence a fini par guider l’approche visuelle du morceau. La chanteuse y voit un écho direct au cœur du récit : c’est parce qu’une chose est aimée qu’elle devient réelle. Une idée simple, qui rejoint discrètement le fond de la chanson.

Au fil de ses dix titres, « Roses » observe les espaces intimes et les variations de l’attachement sous un voile légèrement nostalgique. La musique du duo conserve cette densité trouble qui lui appartient depuis ses débuts : quelque chose de doux, sombre et enveloppant à la fois, sans surcharge. Widowspeak continue surtout d’exceller dans l’art de créer un climat, en laissant respirer ses chansons plutôt qu’en les poussant vers l’emphase.

Dans ce nouvel opus se croisent dream pop, power pop, ballades étirées et réminiscences américaines qui peuvent rappeler aussi bien les Stones que Tom Petty, R.E.M., Yo La Tengo ou Cat Power. On pense parfois à Neil Young dans certaines notations liées au travail au diner. Mais l’essentiel se joue ailleurs : dans le dialogue entre la voix souple de Molly Hamilton et la guitare plus nerveuse de Robert Earl Thomas. Comme producteur, ce dernier préserve en outre une part de spontanéité, en laissant subsister dans les morceaux la matière brute des premières esquisses, les aspérités des prises et une dose de bruit qui donne du relief à l’ensemble. Le titre de clôture, « Hourglass », résume bien cette orientation : une manière sobre d’aborder ce qui passe, ce qui s’effrite et ce qui demeure.

Le clip de « If You Change » est disponible

 

 

26.05 BRENNT VANNESTE + PIETER-PAUL DEVOS

28.05 LA JUNGLE + RONKER

03.06 ATA KAK

05.06 OASIS TRIBUTE BY OASIES -  ORGANISATION : SHOW-TIME.BE

06.06 BLVRD - LINE-UP TBA <cactus cafÉ TAKEOVER>

08.06 MEMORIALS + OPENING NIGHT <BREAKING WAVES>

11.06 THIS WILL DESTROY YOU: 'YOUNG MOUNTAIN' & 'ANOTHER LANGUAGE' PERFORMED IN FULL + MASCARA

12.06 10CC -  ORGANISATION : STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

15.06 MODERN NATURE <BREAKING WAVES> ANNULE

10, 11 & 12.07 CACTUSFESTIVAL 2026

05.08 RAYMOND VAN HET GROENEWOUD <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

06.08 TOM MCRAE TRIO <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

07.08 BRUGGE CENTRAAL OPEN AIR 2026 - KRAANTJE PAPPIE, 'T HOF VAN COMMERCE, S10, NAFT & BLU SAMU> - I.S.M. STAD BRUGGE

08.08 BENENWERK - I.S.M. STAD BRUGGE

12.08 EMMY D'ARC <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

13.08 ALFA MIST <BRUGGE CENTRAAL CONCERTS> - I.S.M. STAD BRUGGE

23.09 CORY HANSON NIEUWE DATUM

24.09 FISCHER-Z -  ORGANISATION : STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS COMPLET :

06.10 BERRE DERNIERS TICKETS

07.10 PLOEGENDIENST

09.10 BIZKIT PARk -  ORGANISATION : SHOW-TIME.BE COMPLET :

11.10 BIZKIT PARK - EXTRA SHOW -  ORGANISATION : SHOW-TIME.BE

13.10 THE LEMONHEADS

14.10 SPAIN PLAYS 'THE BLUE MOODS OF SPAIN' - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

15.10 HIGH HI

18.10 DEVOTCHKA + SONS OF TOWN HALL -  ORGANISATION : STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

20.10 COIO3 (SOYUZ) <BREAKING WAVES>

24.10 TEENAGE FANCLUB

25.10 WOLVES IN THE THRONE ROOM + FINAL DOSE + WORM + MORE TBA <BRUGES IS DOOMED>

27.10 PERSONAL TRAINER <BREAKING WAVES>

29.10 ZAP MAMA & K.ZIA

30.10 ST. PAUL & THE BROKEN BONES

04.11 TSAR B

05.11 PORTLAND

07.11 DE STAAT + HIQPY

10.11 SPIKE AND THE GIMME GIMMES- I.S.M. MCLX

11.11 JOAN AS POLICE WOMAN

13.11 CLUB CACTUS -  ORGANISATION : STRICTO TEMPO I.S.M. CACTUS

19.11 ÃO COMPLET :

20.11 ÃO - EXTRA SHOW

21.11 NUBIYAN TWIST - I.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE

24.11 SHAKING HAND <BREAKING WAVES>

25.11 PATCHES

26.11 JAH WOBBLE PLAYS 'METAL BOX REBUILT IN DUB'

27.11 AC/DC BY HIGH VOLTAGE -  ORGANISATION : SHOW-TIME.BE

02.12 LÉZARD

07.12 THE TUBS <BREAKING WAVES>

27.02 THE REYTONS

21.04 OKO YONO - WE ARE STARDUST, WE ARE GOLDEN - THE WOMEN OF THE 60S AND 70S - i.S.M. CULTUURCENTRUM BRUGGE NIEUWE DATUM

30.04 DE ZWAARSTE BAND -  ORGANISATION : SHOW-TIME.BE

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dimanche, 10 mai 2026 20:10

La déglutition difficile de SLOT

Basé à Baltimore, dans le Maryland, SLOT s’impose comme un projet dance‑punk à haute pression mené par Abby Detrich au chant et Max Detrich à la basse, épaulé par une boîte à rythmes. Le duo développe un langage sonore immédiatement identifiable, où la sécheresse post‑punk se confronte à des beats électroniques massifs et des lignes de basse abrasives. Entre noise‑pop, rock alternatif et pulsations club, la formation privilégie une approche physique et directe, conçue pour entraîner les corps autant que les esprits.

L’histoire de SLOT prend racine dans la scène DIY américaine. Abby et Max se rencontrent comme bénévoles au festival MACROCK en Virginie, réunis par une passion commune pour les concerts en appartement et les tournées indépendantes. À la suite de la dissolution d’un précédent combo post‑punk durant le confinement, ils lancent SLOT. À partir d’une boîte à rythmes Boss DR‑5 empruntée, Max convertit son expérience de batteur en mécaniques électroniques, tandis qu’Abby affine une écriture frontale et s’affirme comme performeuse magnétique.

Attendu le 11 septembre 2026, « Dry Swallow » marque une nouvelle étape dans l’évolution du duo. Dans la continuité de « Limbo » (2023), ce long playing se montre plus affirmé, plus mordant et plus libre. L’opus explore les zones de friction entre performance, désir, image de soi et réappropriation du corps, sans filtre ni complaisance. Cette matière thématique irrigue chaque titre, cherchant un équilibre tendu entre urgence punk, efficacité rythmique et théâtralité pop.

Enregistré en Virginie sous la houlette de Danny Gibney, « Dry Swallow » revendique un travail poussé sur les textures. SLOT y conjugue une sensibilité DIY à des choix de production plus expérimentaux, multipliant les contrastes entre mécanique froide et vibrations organiques, notamment par des traitements vocaux atypiques.

Premier extrait de l’elpee, « I Like My » résume parfaitement cette direction. En un peu plus de deux minutes, le duo condense basses râpeuses, attitude bravache et énergie dance‑punk nerveuse. Le morceau aborde la réappropriation du plaisir et de l’image de soi, dans un esprit aussi accrocheur qu’insolent, capable de dialoguer aussi bien avec les playlists alternatives qu’avec les auditoires curieux de nouvelles hybridations.

Electric Six poursuit son œuvre d’excès contrôlé. Le groupe disco‑punk de Detroit annonce la sortie d’une réédition remasterisée et largement augmentée de son quatrième album, « I Shall Exterminate Everything Around Me That Restricts Me From Being The Master », initialement paru en 2007. Pour la toute première fois disponible en vinyle, l’album bénéficie d’un somptueux format double LP pressé sur vinyle rouge rubis translucide, à la hauteur de la folie créative qui l’anime.

Cette réédition accompagne le retour du groupe sur scène avec une tournée américaine entamée fin avril et qui s’achèvera le 23 mai, avant de traverser l’Atlantique pour une série de dates britanniques. Electric Six lancera cette tournée européenne le 11 juin au Download Festival, avant de parcourir le Royaume‑Uni jusqu’au 28 juin.

À sa sortie originale, le chanteur Dick Valentine décrivait l’opus comme le fruit d’un ‘accès excessif à l’excès’. Une déclaration qui résume parfaitement ce disque foisonnant, oscillant entre cabaret jazzy (« It’s Showtime! »), pop rock calibrée pour la radio (« When I Get To The Green Building » ») et explosions new wave teintées de stoner rock (« Dirty Looks »). Fidèle à sa philosophie, le groupe y mêle humour absurde, hédonisme assumé et énergie débordante pour capturer le chaos jubilatoire du monde moderne.

En collaboration avec Metropolis Records, Electric Six a profité de cette réédition pour enrichir l’elpee de cinq titres bonus. Parmi eux figure le single actuel du groupe : une reprise particulièrement musclée du classique « One de Harry Nilsson » (1968). Dick Valentine raconte avoir retravaillé ce morceau à travers ‘la machine musicale Electric Six’, pour en livrer une version plus abrasive et nerveuse, enregistrée à l’origine pour une campagne publicitaire liée à l’univers du jeu vidéo. Une relecture mordante et ironique, fidèle à l’esprit de la formation.

Formé à Detroit en 1996, Electric Six s’est imposé comme un groupe inclassable, capable de fusionner garage rock, new wave, punk, disco et metal, toujours avec un second degré jubilatoire. Révélé au grand public en 2003 grâce aux tubes « Danger! High Voltage » et « Gay Bar », le combo n’a cessé depuis de publier des albums et d’écumer les scènes, notamment au Royaume‑Uni, où il jouit d’un public particulièrement fidèle.

Grâce à cette réédition vinyle événement, Electric Six rappelle qu’il reste un maître incontesté de l’excès… et qu’il n’a aucune intention de lever le pied.

 

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