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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The rising tide

On ne peut pas toujours expliquer pourquoi on a un coup de cœur pour tel ou tel album. Mais, c'est lorsqu'on s'y attend le moins que l'effet est le plus saisissant. Ce quatrième opus de Sunny Day Real Estate dégage, en effet, ce petit quelque chose que vous ne pouvez décrire, et qui atteint l'âme. Une sensation qui, le plus souvent, débouche sur la naissance d'une œuvre intemporelle. Passé le premier morceau électrique, dans ce qu'il a de plus crazyhorsien (" Killed by an angel "), la musique de ce disque se charge progressivement d'intensité émotionnelle, et élabore subrepticement un véritable envoûtement. Les rythmes se fluidifient, les cordes de guitare cristallisent la mélodie, alors que le timbre vocal, étrange, falsetto, de Jeremy Enigk, hante de ses lyrics passionnés et poétiques, cet univers sonore complexe, tentaculaire et torturé. En outre, Lou Gordiano (Goo Goo Dolls, Live) a probablement réussi la meilleure mise en forme de son existence, tant sa production est limpide. En extrapolant, cet opus pourrait incarner, avec la bénédiction de Gorky's Zygotic Mynci et de Caravan, le fruit d'une rencontre hypothétique entre la quintessence du Genesis de l'Archange Gabriel et la puissance mélancolique du Flaming Lips, de l'album " The soft bulletin ". Impressionnant !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Number seven uptown

Responsable d'un premier album aussi superbe qu'électrique, SAM aurait-il décidé d'alléger la densité de son intensité blanche ? C'est en tous cas la question que je me suis posée après avoir écouté ce " Number seven uptown ". Bien sûr, la guitare électrique est toujours omniprésente, croustillante, vivifiante, mais hormis sur " Flying pizza " et " Inadvertent Christmas song ", en l'occurrence les deux premiers fragments de l'opus, elle fleurit par petits riffs, plaque paresseusement ses accords, lorsqu'elle n'épouse pas un profil acoustique. Ce qui donne une forme beaucoup plus éclectique aux chansons mélancoliques, agitées par le mid tempo de Don Trasher et balayées par le timbre vocal spectral, overdubbé de Dave Dougham. Des chansons aux titres farfelus mais paradoxalement aux lyrics fort intéressants. Des lyrics qui traitent de la solitude, de l'alcool, de la drogue, mais aussi et surtout des relations humaines déchirées entre conflits, espoirs et aliénation… Des lyrics qui s'infiltrent dans les mélodies, projetant des visions de paysages dépouillés, blêmes ; un peu comme les jours de novembre, lorsque toutes les feuilles des arbres sont tombées, mais que la neige se fait encore attendre… Pour enregistrer ce disque, le duo a bien reçu le concours de quelques invités. Mais leur présence est limitée à de très rares interventions à la lapsteel, à la mandoline, à la trompette ou au clavier.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The Sweeney

Une pareille découverte me met de bonne humeur toute la journée. Oh bien sûr, ce trio britannique en est déjà à son troisième album. Et son existence remonte quand même à 1995. Mais je souhaite bon courage à quiconque de récolter quelque information sur ce groupe. A croire qu'il s'agit d'un des secrets les mieux gardés de la scène pop insulaire. Une chose est sûre, cet opus est épatant. Hormis le complexe et éthéré " Your dog ", plus que probablement inspiré par le " Rock bottom " de Robert Wyatt, le reste est aussi contagieux que savoureux, aussi mélodique que rafraîchissant. Et chaque fragment possède ce petit quelque chose qui le différencie des autres. Bien sûr, il y a des constantes. Le timbre vocal gémissant, étranglé par l'émotion de Murray Torkildsen (Peter Perret ?) Ses interventions à la guitare tantôt crépitantes, tantôt limpides, mais toujours chatoyantes. Sans oublier, pour les trois quarts du disque, ces chœurs féminins plutôt kitsch. Mais lorsque tour à tour, des références au Who, aux Beatles, au Jam, à Elvis Costello, à Green Day, à Gentle Giant, à Gomez et même à Eels vous traversent l'esprit, vous ne pouvez être déçu. D'autant plus que ces influences sont tellement bien digérées qu'il faut vraiment décortiquer chaque morceau pour parvenir à les déceler. Remarquable !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Songs music

Si vous appréciez la lo fi de Smog, Will Oldham, Lamchop, Navigational et consorts, vous ne pouvez passer à côté du premier album de cet ensemble texan, de Denton pour être plus précis. Un projet, plutôt qu'un groupe, puisqu'on y retrouve les quatre membres de Centro-matic, rejoint pour la circonstance par le percussionniste/bruitiste de Stumptone, Chris Pladival. Chez South San Gabriel, ce sont apparemment Will Johnson et Scott Danborn qui tirent un peu toutes les ficelles. Ils chantent à tour de rôle. Le premier possède un timbre écorché. Il se réserve les compositions les plus minimalistes, en s'accompagnant même parfois uniquement de sa six cordes. Le second un timbre falsetto. Qu'il met au service des chansons les moins dépouillées. Et même d'une chanson tout à fait pop, commis dans l'esprit d'un Sunny Day Real Estate, " Proud son of gaffney ". Ou encore sur les deux plus belles compositions de l'opus, " Glacial slurs " et " Innocence kindly waits " ; Will en profitant pour y démontrer tout son talent de violoniste. Et lorsqu'il passe au piano, c'est pour nous transpercer l'âme sur le douloureux " One-hundred thousand bridesmaids ". Dommage d'ailleurs que tout l'opus ne soit pas de la trempe de ces quatre petites perles, la fragilité émotionnelle du reste de l'album nous plongeant dans un climat tellement morose qu'il en devient déprimant…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Best of...

Fondé en 1979, Spandau Ballet était, à l'origine, considéré comme un groupe poseur, élitiste, juste bon à peupler les potins mondains et les rubriques de mode. Et pourtant ! C'est en faisant les beaux jours du Blitz londonien de Steve Strange que le quintette rencontre Richard Burgess, grand manitou du label Landscape. Résultat des courses, le combo se décide à enregistrer un single : " To cut a long story short ". Le succès est immédiat. Et à partir de cet instant, une pluie de hits va commencer à s'abattre sur les charts britanniques : " Glow ", " Chant n°1 ", " Paint me down ", " Instinction ", " True ", etc., sur une période qui ne dépassera pas quatre années. La formation devient ainsi, malgré elle, le reflet musical d'une certaine génération, qu'on taxera par la suite de néoromantique. En fait, à l'instar de celle des eighties, leur musique ne s'adressait plus seulement aux oreilles et au cerveau. Mais aussi et surtout au corps. A cause de cette approche funk de la compositions. Mais un funk blanc mâtiné de soul américaine. Ce que des gens comme Bowie ou Talking Heads, avaient bien compris avant eux. Spandau Ballet ouvrait ainsi une porte à une nouvelle sensibilité pop crédible mais populaire, dansante mais ambitieuse. Sans pour autant répondre au synthétisme new wave, comme l'Angleterre en connaîtra à profusion, à cette époque. La qualité des compositions y était sans doute pour quelque chose. Des compositions littéralement ciselées par Gary Kemp, maître à penser du combo. Son style impeccable et emphatique finira malheureusement par s'enfoncer dans ses propres stéréotypes. Et après quatre albums, l'ensemble disparaîtra… Pour les nostalgiques de cette légende, cette compile est une véritable aubaine, puisqu'elle réunit l'intégralité des hits de Spandau Ballet. Depuis l'inévitable " To cut a long story short " à " Gold ", en passant par " Paint me down ", " Instinction ", " Chant n° 1 ", " True ", " Only when you leave ", et bien d'autres…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Oklahoma !

Hormis l'intro et la finale, c'est à dire le single " Oklahoma ! ", dont le tempo est aussi excitant que le célèbre " Spanish stroll " de Mink Deville et " Howling Christmas ", pastiche du tout aussi célèbre " Happy Xmas " de feu John Lennon, le deuxième opus de Spearmint affiche deux physionomies. Tendre, intimiste, pour ne pas dire confidentielle, la première nage dans les mêmes eaux minimalistes que Belle & Sebastian. La voix de Shirley Lee, dont le timbre campe un hybride entre celui d'Al Stewart et de Ian Broudie, collant parfaitement à ce type de composition. La deuxième plus rythm'n blues. Mais un rythm'n blues light. Dont le groove languissant doit largement plus à Dodgy, Lightning Seeds, Style Council ou Scritti Politti, qu'à Booker T. Echevelé et ondoyant, " The locomotion ", constituant l'exception qui confirme la règle. Tout ceci abordé avec un esprit aussi détaché, fugace que celui de Pulp. Bref, un chouette album qui nécessite cependant plusieurs écoutes avant d'être apprécié à sa juste valeur.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Starlite Diner

De son vrai nom Sarah De Koster, cette jeune artiste belge est très appréciée en Flandre. L'an dernier, elle avait ainsi obtenu le prix de la presse pour sa chanson " He's the one " ; alors que déjà en 1997, elle remportait le VTM Soundmix-Show pour l'interprétation de " You ought to know " d'Alanis Morisette. Une vocaliste que doit beaucoup admirer Sarah. C'est flagrant sur les 13 fragments de son deuxième album. Un peu trop à mon goût. Enregistré à Fort Lauderdale, en Floride, sous la houlette d'Erwin Muspers, personnage dont la carte de visite mentionne pourtant la mise en forme d'œuvres d'Anouk et de Bon Jovi, ce disque ne devrait récolter de succès que dans la partie nord du pays. Suffit pas de chanter dans la langue de Shakespeare pour pouvoir s'exporter ? Faut aussi faire preuve d'originalité !

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

A collection of headphones songs

Stonedigger est un quatuor belge, de Saint-Trond très exactement, qui peut compter sur deux chanteurs dont les timbres vocaux sont complémentaires : Olivier Elen et Steve S'heeren. Et franchement, si ce dernier n'est pas né aux States, il n'y a rien à comprendre, tant son accent yankee est prononcé ; tant il est nasillard, si vous préférez ! Et ce sont finalement ces harmonies vocales qui apportent une coloration très personnelle à leur musique. Qu'on pourrait qualifier de noisy/popcore. Encore que sur les morceaux les plus tendres, la conjugaison des voix me fait plutôt penser à la pop narrative d'Eels. Une noisy/popcore qui chercherait le point de rencontre entre les Pixies et Dinosaur Jr. ; mais avec un état d'esprit aussi torturé que celui de dEus ou de Zita Swoon. Et hormis la reprise approximative du " Space Oditty " de Bowie, le résultat n'est pas mauvais du tout. Il se révèle même excellent sur " Paranoid " (NDR : rien à voir avec le Black Sabbath !), une chanson profilée sur une basse caoutchoutée, saupoudrée d'une pincée de claviers et traversée de sous-courants d'électricité fiévreuse qui jaillissent lors de la finale. Le disque recèle, en outre, deux compositions beaucoup plus minimalistes. Tout d'abord " Blue bus ", limité à une six cordes électrique, deux voix et un clavier, et puis " Stargazer ", réduit aux deux voix et à une sèche.

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Much against everyone's advice

Deuxième album pour cet ensemble gantois drivé par les frères David et Stephen Dewaele. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il est bourré de hits potentiels. Depuis le kravitzien " Conversation intercom " au techno métal " Too many DJ's ", en passant par " Saturday ", imprimé sur un tempo emprunté au " J'aime regarder les filles " de Patrick Coutin, la symphonie post industrielle " My cruel joke " et le titre maître, bercé par une power pop vivifiante digne des Wannadies. Et le reste ne manque pas d'allure, même si les ballades ont un peu trop tendance à lorgner vers le post grunge de Stone Temple Pilots voire de Soundgarden. Trois fragments se démarquent cependant de la coloration essentiellement pop américaine. Tout d'abord " Temptingly yours ", dont le psychédélisme pastoral et capricieux évoque le Gorky's Zygotic Mynci. " Scream ", ensuite. A cause des arrangements aussi raffinés que ceux opérés par les Nits. Mais dans leur période la plus électrique. Et enfin, le superbe " The salty knowledge of tears ", réminiscent de la britpop rafraîchissante et semi acoustique du défunt et mythique LA's. Et comme la voix de Stephen est à la fois superbe et puissante, toutes les chansons gagnent en intensité…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Gold and money

Si ce quatuor avait été américain, il aurait pu émarger au mouvement ‘riot grrrl’, tant ses affinités avec des artistes ou groupes comme Juliana Hatfield, Veruca Salt, Jale et consorts est frappante. D'abord, parce que le line up est constitué de trois filles et d'un garçon ; et puis surtout, parce que le groupe est responsable d'une musique vivifiante, électrique, post adolescente, héritée en ligne droite des Dinosaur Jr, Sonic Youth, My Bloody Valentine, les Breeders, Throwing Muses et des inévitables Pixies.

Pourtant, cette formation nous vient des Pays-Bas. Et ce " Gold & money " constitue son deuxième album. Un disque qui laisse quand même une place à l'une ou l'autre chanson plus tendre, plus lo fi. Et puis dont les compositions intègrent également des instruments moins conventionnels pour le style en présence, tels que l'orgue, le xylophone ou le violoncelle. Ce qui donne une coloration plus riche aux mélodies flottantes, légèrement psychédéliques, soulignées par la fraîcheur des harmonies vocales féminines. Pourtant, les titres que j'apprécie le plus demeurent, bien sûr, ceux qui ont été découpés dans l'intensité électrique la plus pure, la plus frénétique, capable d'exploser à tout instant. A l'instar de " My finest hour " caractérisé par ses changements de rythmes intempestifs, du menaçant " The party " ou du pixiesque " Choke me ". Un chouette album !