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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Best of Bowie

Les compiles consacrées à David Bowie se succèdent à une cadence vertigineuse. A un tel point que parfois on ne sait plus où donner du portefeuille. Surtout les inconditionnels de Mr Jones ! Ce double CD s'adresse cependant à un public beaucoup plus large, puisqu'il propose 39 des plus grands hits de l'artiste. Depuis " Space Oditty " à " Absolute beginners ", en passant par " The man who sold the world ", " Ziggy stardust ", " The Jean Genie ", " Rebel rebel ", " Young americans ", " Heroes ", " Ashes to ashes ", " China girl ", " Golden years " et l'inévitable " Let's dance ". L'opus recèle même trois fragments qu'il avait commis en compagnie d'autres artistes : " Under pressure " avec The Queen, " This is not Amercia ", flanqué du Pat Metheny group et " Dancing in the street, qu'il partageait avec Mick Jagger. Vous savez tout. Maintenant, vous savez ce qu'il vous reste à faire…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Heathen

Pour enregistrer son 25ème album studio, Bowie a fait de nouveau appel à Tony Visconti, le producteur de la plupart de ses albums commis au cours des 70's (NDR: " Low ", " Heroes "), avec lequel il n'avait plus collaboré depuis 20 ans. Et cela s'entend tout au long de l'opus. Notamment au niveau des arrangements qui mettent bien en valeur la voix envoûtante et majestueuse de Bowie. Il a également reçu le concours de quelques grosses pointures. Entre autres Matt Chamberlain, Lisa Germano, David Clayton et bien sûr Tony Levin, son inséparable bassiste. Pete Towshend du Who, aussi. Sur le mid tempo "Slow burn". Dave Grohl (Nirvana, Foo Fighters), également. Lors de la reprise particulièrement réussie d' "I've been waiting for you" de Neil Young. Le disque recèle également deux autres reprises. " Cactus " des Pixies " et " I took a trip on a gemini spaceship " de Legendary Stardust Cowboy. Quelque part entre pop, rock et électro, " Heathen " revisite le passé le plus glorieux de l'artiste. A l'instar du 'ziggyesque' " Slip away ", du titre maître ténébreux, presque new wave, qui aurait pu relever du répertoire de Gary Newman (NDR : oui je sais, Newman a été influencé par Bowie !), du mélodramatique " I would be your slave " ou encore de la prière électrique " A better future ". Ce qui ne l'empêche pas d'opérer de nouvelles expérimentations. Il mêle ainsi instrumentation acoustique, insolite (stylophone, theremin), à cordes (Scorchio quartet) et synthés organiques, avec un réel bonheur. Bien malgré lui, Bowie est également redevenu visionnaire. Mais dans le domaine des lyrics. Ses textes introspectifs et prophétiques reflètent ainsi son état d'esprit face à la menace du terrorisme. C'est tout à fait évident sur " Sunday ", " Afraid " et " Slow burn ". Bowie vit depuis quelques années à New York. Et les paroles de ses chansons ont été écrites, bien avant le 11 septembre. Mais il est vrai qu'en tant que citoyen britannique, il était bien conscient de la menace d'un acte terroriste. A contrario du peuple américain, qui imaginait être à l'abri de ce type de cataclysme… Une édition limitée de l'œuvre propose un second CD sur lequel figure un remix de " Sunday " opéré par Moby, un autre (" A better time ") exécuté par Air, une version alternative de " Panic in Detroit " datant de 1979, et " Conversation piece ", un fragment qui aurait dû figurer sur " Toy ", elpee qui est toujours demeuré à l'état de projet…

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Title K

En 1994, les Breeders commettaient " The last splash ", un disque sur lequel figurait le remarquable single " Cannonball ". Ce fût le chant du cygne… Depuis, la formation a connu une véritable traversée du désert. Déjà que Tanya Donnelly etait partie fonder Belly, avant d'entamer une carrière solo ; mais les expériences respectives des sœurs Kelley n'ont guère été couronnées de succès. Ni Kim à la tête de Kelley Deal 6000, ni Kim chez les Amps. Sans oublier la cure de désintoxication que Kelley a dû suivre pour se débarrasser de son héroïnomanie. Bref, plus personne n'aurait osé parier un dollar sur le futur des Breeders. Et puis, en été 1999, les jumelles ont décidé de retourner en studio. Sans Tanya, bien évidemment. Mais aussi sans Josephine Wiggs et Shannon Doughton. Des sessions qui allaient déboucher sur la promesse de l'enregistrement d'un nouvel opus. Suffisait de retrouver des musiciens pour les accompagner. Le guitariste Richard Presley, le bassiste Mando Lopez et le drummer Andrew Jaimez, membres du groupe punk californien Fear, ont répondu favorablement à la proposition, même si Andrew sera rapidement remplacé par un autre ami de Los Angeles, Jose Mendeles. Et tout ce petit monde est retourné en studio sous la houlette de Steve Albini pour enregistrer ce " Tittle K ". Un disque ténébreux, parfois même sinistre, qui m'a franchement laissé sur ma faim. D'abord, l'absence de Tanya fait cruellement défaut. En particulier la sensibilité romantique qu'elle était capable d'injecter dans les mélodies. Enfin, le son est terne, aride, glacial. Même le 'pixiesque' " Full on idle ", la ballade " Off you " et le poppy " Forced to drive " ne parviennent pas à s'extraire de cette morosité ambiante. Flanquée du groupe, Kim a produit cet opus, alors que Steve s'est contenté du rôle d'ingénieur du son. Une collaboration qui, il faut l'avouer, n'a pas porté ses fruits…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Lifted

Quatrième album pour Conor Oberst, alias Bright Eyes; et le moins que l'on puisse dire, c'est que les expériences qu'il a menées en compagnie d'Olivia Tremor Control, d'Ambulance et surtout de Desaparecidos lui ont ouvert de nouvelles perspectives sonores. Bien sûr, plusieurs fragments de cet opus sont taillés dans la lo fi la plus dépouillée. A l'instar du premier morceau, " Big picture ", qui attend près de 9 minutes avant de se libérer. Neuf minutes d'un long gémissement latent, capricieux, souligné d'un grattage acoustique discordant. " Laura Laurent ", ensuite. Même si en bout de course, il est rejoint par quelques soûlards invités à assumer les chœurs. Et enfin le final, " Let's not shit ourselves " ; une chanson vaguement country de plus de dix minutes. Mais le plus intéressant procède de ses compositions les plus élaborées, les plus agitées. Et je pense tout particulièrement à " Method activity ", un fragment qui capture la douleur de l'émotion, à la manière névrotique du Cure de " Three imaginary boys ". Un climat cold qu'on retrouve sur le superbe " Lover I don't have to love ", une chanson hymnique qui aurait pu naître de la collaboration entre Robert Smith (circa " 17 seconds ") et Lou Barlow (Sebadoh). Tout aussi remarquable mais plus ténébreux encore, " Don't know when, but a day is gonna come " se consume lentement avant d'éclater dans un déluge de cordes et de guitares. La lo fi de Bright Eyes peut se faire également complexe et agitée, à l'instar de " Waste of paint " ; ou encore emprunter le rythme d'une valse languissante. Comme sur " False advertising ". A moins quelle n'épouse un ton désespéré, plus introspectif, emprunté plus que probablement à Will Oldham. Mais cette démarche est beaucoup plus habituelle pour Orberst, car plus proche du style qu'il avait adopté sur ses elpees précédents…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Red cities

Ex-Codeine et toujours impliqué chez Come en compagnie de Thalia Zedek, Chris Brokaw vient d'enregistrer son premier album solo. Et difficile de faire plus solitaire, car il y joue de tous les instruments : la guitare électrique (y compris les pédales, le feedback et tout le Saint Tremblement), acoustique (parfois même flamenco), les drums, les percus et même le xylophone. Pas le chant. Tout simplement parce que cet opus est exclusivement instrumental. Un disque découpé en 14 titres qui oscillent du post rock au faux free jazz, en passant par le western spaghetti et le psychédélisme glacé. Mais également de l'atmosphérique à l'audacieux en passant par l'allègre et le douloureux. Un peu comme si l'univers sonore était à la fois hanté par Calexico, Pinetop Seven, Giant Sand, Tom Verlaine et la dernière mouture du Savage Republic (NDR : mais sans les voix !). En fait, Chris opère tout au long de cette œuvre, la fusion de toutes ses expériences musicales. Trois titres vont même au delà. Le sauvage " King Ferdinand " et le crazyhorsien " Shadows ", tout d'abord. Deux fragments au cours desquels l'électricité se conjugue à merveille avec le xylophone. Et puis les 10'38 de l'atmosphérique et bouleversant " The fields (partII) ", un fragment qui célèbre une hypothétique rencontre entre Mogwai et le Red House Painters. Excellent !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

No space anymore even inbetween words

Le phénomène néo acoustique prend une telle ampleur, qu'on va finir par ne plus y retrouver ses jeunes. Bromide appartient à ce mouvement. Un trio londonien drivé par un certain Simon Berridge. Il joue de l'harmonica (NDR : un peu à la manière de Neil Young), de la guitare sèche (NDR : pas comme Neil Young…) et chante (NDR : pas du tout comme Neil Young !). C'est d'ailleurs sa voix un peu limite qui fait tâche d'huile dans l'ensemble. Car les chansons ne manquent pas de charme. Enrichies tantôt d'un saxophone, d'un clavier, d'un piano, d'une contrebasse ou de samples, et balayées de percussions discrètes, elles manifestent un sens mélodique inspiré par… Belle & Sebastian. Pas les lyrics, cependant ; Bromide privilégiant plutôt des thèmes aussi futiles que le temps passé par les chats à ne rien faire… (NDR : c'était vraiment très intéressant !)

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Human conditions

Richard Ashcroft a beaucoup de choses à raconter. Sur la religion, Dieu, l'amour et la nature. Des thèmes spirituels et visionnaires qu'il communique en y injectant des sentiments de douleur, de passion et de désir. Et tout au long de " Human conditions ", il s'efforce de nous faire passer ses messages. De sa voix expressive, crépusculaire, profonde qu'il épanche sur une musique majestueuse, somptueuse, mais parfois aussi un peu pompeuse. Faut dire que pour les arrangements, il n'y pas été avec le dos de la cuiller. Orchestrations de cuivres et de cordes, piano, guitares et tout le Saint Tremblement participent à l'élaboration de cette trame sonore maximaliste (NDR : par opposition au minimalisme). Et sous la houlette de Wil Melone. C'est souvent remarquable. A l'instar du très beau et légèrement jazzyfiant (pour la six cordes !) " Check the meaning ", de " Bright lights ", fragment déchiré entre psychédélisme, métal et orientalisme, qui bénéficie du concours de Talvin Singh au tabla. Du crépusculaire " Paradise ", rappelant " Lucky man " de l'elpee " Urban hymns ". Du tourmenté, bluesy et confessionnel " Lord I've been trying ". Et du très pop et contagieux " Science of silence ". C'est moins évident sur le mystérieux " God in the numbers ", même si en fin de parcours, on retrouve le délire opulent des débuts de The Verve. Même remarque pour " Man on a mission ". Par contre le trop glacé " Running away " marche un peu trop sur les plates bandes du dernier Spiritualized, alors que " Buy it in bottles " s'abandonne dans le slow. Enfin, " Nature in the law ", qui bénéficie pourtant du concours de Brian Wilson des Beach Boys et de chœurs gospel, tombe presque dans l'easy listening ; un peu comme si on assistait à une interprétation de Neil Diamond sous mogadon… Pas un mauvais album donc, mais un peu trop mou à mon goût. Faudrait peut-être que Richard réapprenne à se faire violence, un peu comme à l'époque des premier pas de The Verve…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Intergalactic sonic 7´s

Pourquoi Ash n'est-il toujours pas parvenu à accéder à la reconnaissance internationale ? C'est un véritable mystère. Car en 10 ans d'existence, le groupe irlandais a quand même commis un mini Cd, trois albums et une volée de singles dont les mélodies ravageuses, d'une efficacité redoutable, libèrent des giclées d'adrénaline totalement débridée. Dans un style punk/pop juvénile, un style inspiré à la fois par les Buzzcocks, le Wedding Present et les Smiths. Alors pourquoi un groupe présentant une telle carte de visite et capable de dispenser des sets live aussi réussis que décapants, ne parvient toujours pas à décrocher la timbale ? A cause de l'image, peut-être. Ou du manque d'intérêt que leur réserve la radio et la TV. Surtout lorsqu'on évolue dans l'univers de la britpop. Espérons que la sortie de leur single " Envy " et du clip qui lui est consacré permettra de débloquer cette situation. C'est tout le mal qu'on leur souhaite. En attendant, la bande à Tim Wheeler vient de sortir un recueil de leurs meilleurs singles. Dix-neuf en tout ! Depuis " Girls on Mars " à " Petrol ", en passant par " Goldfinger ", " Oh yeah ", " Kung Fu ", " Candy " et bien sur " Envy ". L'édition limitée est, en outre, accompagnée d'un deuxième disque réunissant vingt-deux faces B de leurs singles. Des titres qui auraient d'ailleurs mérité, pour la plupart, de figurer également en single.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Foretold in the language of dreams

Après avoir rendu hommage à la musique du Moyen-Orient, et ne particulier à la culture égyptienne, à travers " Gedida " et " Ayeshteni ", Natacha a décidé d'explorer de nouveaux horizons sonores. Enregistré sous la houlette de Mark Eagleton, " Foretold in the language of dreams " se tourne ainsi vers la new age. Peu ou pas de rythmes sur ce disque, mais de l'ambient brumeuse, chatoyante, presque mystique, destinée à nous plonger dans un univers visionnaire, empreint de quiétude, parfumé d'ésotérisme et propice à la méditation. D'autant plus que les lyrics véhiculent, pour la plupart des messages philosophiques. Des messages chargés de poésie, inspirés par un livre de Gurdjieff, qui trait de la recherche de la connaissance et de la sagesse. Un bouquin qui avait d'ailleurs inspiré un film de Peter Brooks, tourné à la mi-seventies, et auquel Natacha fait également référence. Concept album, " Foretold in the lanquage of dreams " fait également allusion à l'écrivain brésilien Paolo Colho. Ce qui amplifie encore davantage l'esprit méditatif de cette œuvre. Qui émarge pourtant toujours bien à la world music. Car, Natacha chante en arabe, toujours de cette voix de rossignol, sur une musique ici davantage inspirée par l'Orient, voire l'Inde, que le Moyen-Orient. Pour enregistrer ce disque, elle a bien sûr reçu le concours de toute une panoplie de musiciens dont plusieurs émargent à ce courant " world ". Pour y jouer des instruments aussi insolites que le qanum (Abdullah Chdaleh), le zither, le fujura et le va-wu (Andrew Cronshaw), le sitar (Shima Muckerjee) ; sans oublier la collaboration de l'ensemble grec Avaton sur deux fragments. Quelques instrumentistes plus conventionnels ainsi que des computers, des samples et autres gadgets technologiques complétant le décor. Jamais, au cours de son existence, Natacha Atlas n'a autant frôlé l'univers du défunt Dead Can Dance. " Foretold in the language of dreams ": vous venez d'ouvrir un livre de songes…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Strange

Le nouvel opus d'Aston Villa célèbre le retour de Renaud Létang et de Franck Pilant (Manu Chao, Alain Souchon, Sergent Garcia), à la production. Un disque qui a reçu le concours de quelques collaborateurs réputés. Tout d'abord le percussionniste argentin Eduardo Tomassi. Hawkley Workman, ensuite. Préposé aux backing vocaux sur "Wah up my soul". Jean Fauque, le parolier de Bashung, également. Il signe le très beau " Prière ", une plage agitée par un tempo rumba et enrobée d'arrangements symphoniques somptueux. Des arrangements qui privilégient les cordes sur le titre maître, nonobstant son tempo new wave. Aston Villa ne néglige pas pour autant la technologie moderne. Evoluant constamment sur une boucle hypnotique, le vibrant " Distok " en est le plus bel exemple. Des éléments électroniques 'strange' parfaitement intégrés tout au long de l'opus. Les lyrics sont toujours aussi humoristiques et ironiques. Jeux de mots et collages de phrases continuent de s'articuler autour d'un véritable message. Et certains refrains, entonnés sous forme de slogans, en deviennent même hymniques. A l'instar du contagieux et allègre " Voiture française ". Mmais le groupe est également parvenu à élargir sa palette de chansons ; s'autorisant un rock canin, à travers le hit potentiel " Le chien " ( ?!?!?). Edictant une ballade à résonance métallique à travers " L'accident ". Et en final rendant hommage au cuisinier Pierre Gagnaire, chez " Slowfood ". Une lecture à plusieurs voix d'un de ses menus, à laquelle ont participé Jean-Louis Aubert, Zazie, Bashung, Reuno (chanteur de Lofofora), les Robins des Bois et l'inévitable Jean-Pierre Coffe. Excellent !