Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 16 septembre 2009 00:08

When The Rains Comes

Responsable d’un superbe album en 2007, intitulé « Listen For The Rag and Bone Man », And Also The Trees nous propose aujourd’hui une œuvre entièrement acoustique. Guitare sèche, accordéon, contrebasse, violoncelle, dulcimer et melodica trament les 14 plages de cet opus. Le tout envoûté par la voix emphatique, déclamatoire, majestueuse de Simon Huw Jones, responsable de textes sculptés dans la poésie romantique. Un seul inédit, « When the rains come ». Soit le titre éponyme. Les autres chansons sont puisées dans l’ensemble du répertoire de la formation insulaire. Il y manque sans doute la cover du « My Lady d’Arbanville » de Cat Stevens ; mais figurent bien dans le tracklisting « Virus meadow », « Vincent Craine » et « A room lives in Lucy », parmi les plus notoires. C’est-à-dire la quintessence de leur œuvre. Dans des versions dépouillées, intimistes, bouleversantes, hantées ; bref de toute beauté. La contrebasse de Ian Jenkins sert de fil conducteur aux compos. Les accords tout en délicatesse posés par Simon Huw Jones sur sa six cordes acoustique suintent de sensibilité. Parfois ses arpèges empruntent une forme classique, parfois son fingerpicking réverbère des accents hispaniques, parfois encore ses accords épousent une sensibilité très proche de la face acoustique du célèbre « Albatross » de Fleetwood Mac. La classe ! La formation insulaire se produira sous cette configuration le 28 octobre à Caen et le 30 à Paris, le 1er novembre à Colmar, le 2 à Lyon, le 3 à Marseille, le 4 à Toulouse, le 5 à Nantes, le 6 à Bordeaux, le 7 à Limoges et le 14 à Dison (NDR : c’est près de Liège). Rien pour l’instant de prévu pour le Nord de la France et de la Belgique.

 

 

mercredi, 16 septembre 2009 00:05

Time to die

Pour enregistrer leur troisième opus, The Dodos a reçu le concours d’Ek à la production, un personnage dont la carte de visite mentionne la mise en forme de disques de Fleet Foxes, de Band Horses et des Shins. Mais de là à comparer la formation californienne à cette dernière, il y a un pas que je ne franchirai pas. C’est pourtant ce qu’une certaine presse spécialisée essaie de nous faire croire. Anglo-saxonne en particulier. A mon humble avis, elle ferait bien de retourner au lit…

Bref, venons-en à ce « Time to die ». Pas un titre rigolo, mais manifestement adapté aux lyrics. Peut-être un des seuls reproches que l’on puisse faire au groupe. Des textes trop occultes traitant notamment de mort, de suicide et autres thèmes morbides. A contrario, la musique pète des flammes. Le line up est donc officiellement élargi à un trio. Keaton Snyder se chargeant du xylophone (surtout, même en tirant des sonorités à l’aide d’un archet) et des percus (parfois). Si sur les planches, ses interventions sont plutôt discrètes, sur disque elles apportent une dimension supplémentaire aux compos. Pas sur tout l’elpee, mais sur une bonne moitié. A l’instar du morceau d’ouverture, « Small death », titre découpé en trois mouvements, au cours duquel ses interventions épousent littéralement les lignes de guitares distordues de Meric Long. Du carillonnant « Two medecines », du sinueux « Troll nacht » et enfin du titre maître, caractérisé par ses fréquents changements de tempo, un morceau qui me rappelle étrangement le climat entretenu tout au long du le 3ème album de Led Zeppelin (NDR : oui, oui, le plus acoustique). Mais sous un format plus pop que rock. Une impression qui fait d’ailleurs régulièrement surface, en écoutant cet elpee. Parce que cordes acoustiques voire semi-acoustiques (NDR : il y a un zeste d’électricité quand même) ainsi que percus tribales, pulsantes, propulsives, percutantes, syncopées, complexes, vivifiantes mais tellement subtiles alimentent les 9 morceaux de cet opus. A la gratte Meric Long alterne fingerpicking et arpèges enfiévrés. Aux drums, Logan Kroeber établit les différents tempi. Qui peuvent varier plusieurs fois a sein d’un même morceau. Et lorsque la frénésie contamine une compo, on est comme emporté par un tourbillon dévastateur. Mais le combo prend soin de préserver un sens mélodique particulièrement contagieux que lustre le timbre vocal ondulatoire, sucré, de Meric (NDR : circonstanciellement rejoint en harmonie par la voix de Logan), à la manière d’un Paul McCartney. Un des albums de l’année !

 

mardi, 08 septembre 2009 03:00

Untitled #23

Lorsqu’on évoque The Church, on pense immédiatement au hit single, paru en 1988, « Under the milky way ». Et pourtant, cette formation issue de Canberra, en Australie, possède une toute autre carte de visite. Elle fêtera d’ailleurs son trentième anniversaire l’an prochain et compte à ce jour… 23 elpees studio à son actif. Ce qui explique le titre de leur nouvel opus. En outre, trois des membres fondateurs sont toujours au poste, c’est-à-dire Steve Kilbey, Marty Willson-Piper et Peter Koppes. New wave à l’origine, leur style a glissé peu à peu vers le psychédélisme avant de se fixer dans une forme de prog atmosphérique. Un écart de conduite : « Parallel Universes », une double compilation consacrée à des remixes et destinée à la piste de danse…

Mais venons-en au dernier long playing. Très riche, luxuriant même. Pour vous faire une petite idée, mettez dans un shaker des doses identiques de Barclay James Harvest (NDR : des débuts), de Beatles circa « Magical Mystery Tour », de Luna, de Mercury Rev, de Sophia, de Coldplay, de Bowie originel (NDR : pensez à « Space Oddity ») et de Pink Floyd post « Dark side of the Moon ». Secouez bien fort, puis vérifiez le résultat. Il reste encore des grumeaux. Passez le tout à la moulinette jusqu’au moment où la solution sonore deviendra parfaitement onctueuse. Parfumez le tout de mélancolie douce et vous obtiendrez une solution sonore proche de cet « Untitled #23 ». Un disque partagé en 10 morceaux dont la durée oscille entre 4 et 5 minutes.

Les chansons sont mélodieuses, mais aussi majestueuses. Une texture tramée par une foultitude d’instruments dont le mellotron, les pianos, les harpes, les violoncelles et tutti quanti. Les échanges opérés entre Marty et Peter aux six cordes (aussi bien électriques qu’acoustiques) sont toujours aussi magiques. Chatoyantes, scintillantes et bringuebalantes, ces sonorités de guitares sont cependant fluidifiées de claviers éthérés (NDR : plus présents sur cet album). Steve continue de chanter d’un timbre velouté, envoûtant, ses lyrics empreints de poésie, presque spirituels, souvent obscurs. Enfin, lorsque les vocaux se conjuguent en harmonie, ils sont absolument superbes. Un titre s’écarte cependant de cette règle, « Space saviour » ; pour ma part le sommet de l’elpee. Imprimé sur un mid tempo vivace, il est construit sur un crescendo épique, à la manière de « Heroin » du Velvet Underground, et baigne dans des claviers vintage. Bref, un superbe album, mais pas du tout dans l’air du temps…

 

mardi, 08 septembre 2009 03:00

I Blame you

Chez Obits on retrouve plusieurs vétérans de la scène rock indépendante américaine ; et en particulier le chanteur/guitariste Rick Froberg (NDR: ex-Pitchfork, Drive Like Jehu et Hot Snakes) le guitariste Sohrab Habibion (NDR: ex-Edsel) et le drummer Scott Gursky (NDR: également impliqué au sein de Shortstack). Greg Simpson, le bassiste, complétant le line up.

Fondé en 2006 à Brooklyn, la formation vient donc d’enregistrer son premier elpee. Un disque découpé en 12 morceaux qui font la part belle aux guitares. Encore que régulièrement, la ligne de basse ondulatoire, pulsante (NDR : sur le morceau d’entrée, « Widow of my dreams », on a parfois l’impression d’entendre le doigté de Waters sculptant « Lucifer Sam ») confère une coloration plus souple aux compos. Duales, les six cordes réverbèrent des sonorités tour à tour caustiques, furieuses, vibrantes, effilées, urgentes sur un tempo solide, implacable, parfois tribal. Punk, rockabilly, surf, garage, power pop et blues alimentent cette solution sonore abrasée par les vocaux décapants de Froberg, dont les lyrics cyniques, malveillants accentuent cette sensation de sauvagerie et de menace. Deux exceptions confirment la règle. Tout d’abord « Run », une plage dont la frénésie est largement atténuée par le timbre diaphane quoique sinistre d’Habibion, alors préposé aux vocaux. Et puis en final « Back and Forth », une ballade mid tempo dont le refrain hymnique évoque les Stones de la mi-sixties. L’opus recèle, en outre, une cover de Kokomo Arnold. Intitulé « Milk cow blues », ce standard des années 30, avait été déjà été repris en son temps par Elvis Presley et Aerosmith. Mais cette version déchiquetée, reptilienne, est digne de Radio Birdman. Et puis si vous aimez les références, chez Obits, on retrouve l’une ou l’autre trace des Pixies, de Dick Dale, de Gun Club, de Sonic Youth, de Mission of Burma, des Sonics, et la liste est loin d’être exhaustive. Bref, cet opus devrait plaire à celles et ceux qui se branchent exclusivement sur l’intensité électrique alternative… mais mélodique…

samedi, 05 septembre 2009 18:01

Thom Yorke en solo… ou presque…

Ce 21 septembre paraîtra un single signé Thom Yorke. Intitulé « FeelingPulledApartbyHorses / TheHollowEarth » il a bénéficié du concours de Jonnny Greenwood, le guitariste de Radiohead et de Nigel Godrich, le producteur attitré du combo. Ce ne sont pas tout à fait de nouveaux morceaux, puisque le premier remonte à 2001. Il a été tout simplement retravaillé. Quant au second (NDR : remodelé, of course), c’est un titre issu des sessions d’enregistrements de l’elpee « Eraser ». Connaissant le talent de Yorke pour faire du beurre avec de l’eau, il faut s’attendre à du travail d’orfèvre. Pour pouvoir télécharger ces compos, vous devrez passer par Waste (http://sourceforge.net/projects/waste/files/), sinon il faudra attendre le 6 octobre…

Pour plusd ‘infos : http://www.radiohead.com/deadairspace

 

La dernière fois que le patronyme du Plastic Ono Band avait été utilisé, c’était en 1973, pour l’album « Feeling the space ». Yoko Ono a donc décidé de remonter le projet, non plus avec les vétérans de son époque (NDR : Ono est quand même née le 18 février 1933), mais des artistes contemporains comme Cibo Matto, Cornelius ou encore son fils Sean Lennon. Enregistré au sein des studios new-yorkais Sear Sound, où Yoko Ono avait déjà concocté « Double Fantasy » en 1980, « Between my head and the sky » est annoncé pour le 21 septembre.

Tracklisting

1. Waiting For The D Train
2. The Sun Is Down!
3. Ask The Elephant!
4. Memory Of Footsteps
5. Moving Mountains
6. Calling
7. Healing 4
8. Hashire, Hashire!
9. Between My Head And The Sky
10. Feel The Sand
11. Watching The Rain
12. Unun. To
13. I'm Going Away Smiling
14. Higa Noboru

15. I'm Alive
16. tbc 

 

mercredi, 02 septembre 2009 20:12

Themselves ne font pas tout eux-mêmes…

Le troisième opus de Themselves, duo californien de hip-hop composé du rappeur Doseone (Adam Drucker) et du producteur Jel (Jeff Logan), paraîtra ce 19 octobre. Il s’intitulera « Crownsdown ». Et comme il fallait s’y attendre, plusieurs membres de Notwist ont participé aux sessions d’enregistrement. La formation se produira le 5 novembre au Botanique de Bruxelles et le 6/11 à De Kreun à Courtrai.

Tracklisting:

1. Back II Burn
2. Oversleeping
3. The Mark
4. Gangster Of Disbelief
5. Daxstrong
6. 6. You Ain’t It
7. Roman Is As Roman Does
8. Skinning The Drum
9. Deadcatclear II
10. Gold Teeth Will Roll

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/themselves

 

mercredi, 02 septembre 2009 20:12

Vaya Con Dios de retour

« Comme on est venus », c’est le titre du prochain album de Vaya Con Dios. Il devrait sortir cet automne. Tout ce qu’on sait jusqu’à présent, c’est qu’il sera interprété dans la langue de Molière et qu’un premier single devrait paraître sous peu.

Pour plus d’infos : http://www.vayacondios.info

 

mardi, 25 août 2009 23:28

Gloria

The New Christs vient de fêter son vingt-cinquième anniversaire d’existence cette année. Enfin, si on ne tient pas compte des multiples pauses que le combo aussie s’est accordé au cours de ces trois décennies. Encore qu’en matière de longévité, seul le chanteur et membre fondateur Rob Younger, est toujours au poste. Faut dire que le personnage a milité au sein de toute une série de formations, dont les mythiques Radio Birdman. Tout comme le bassiste, Jim Dickson (NDR : il figure au sein du line up, quand même, depuis 1989), qui a également et notamment sévi chez les Barracudas, Passengers, Deniz Tek Group. Trois nouveaux membres ont donc intégré le band, en 2006. Mais on ne va pas faire un inventaire de cette scène antipodale, en perpétuelle ébullition, sinon on va y passer la journée.

Venons-en donc au septième album studio des New Christs. Très électrique, il intègre épisodiquement des séquencde claviers vintage. Faut dire qu’en général, les deux gratteurs mettent la gomme. Et la conjugaison de riffs effilés, ‘crépitants’, saignants, rugissants, décapants, sauvages mais bigrement efficaces entretiennent une intensité blanche digne du southern rock de Lynyrd Skynyrd, du garage des débuts des Stooges, tout en préservant un sens mélodique beaucoup plus proche du punk que du metal (NDR : pensez à Leather Nun, mais en plus furieux). D’ailleurs la voix de crooner bouleversante, parfois déclamatoire, souvent au bord de la rupture de Younger, responsable de lyrics ambitieux, corrobore cette impression. Et on n’oubliera pas la section rythmique aussi solide que puissante. En outre, il ne faut pas oublier que ce band est une influence majeure pour The Hives, The White Stripes ou encore The Jon Spencer Blues Explosion. Une exception dans le tracklisting, « Psych nurse », un morceau enrichi d’accès de piano, mais surtout d’une section de cuivres. Et je dois avouer que si la première écoute de l’elpee m’avait laissé une impression plutôt mitigée, la seconde m’a complètement rassuré sur le potentiel de cette légende toujours bien vivante. Et pourtant, quand ils se produisent en concert chez nous, ils attirent rarement plus de 100 personnes. Faudrait peut-être qu’ils pensent à organiser une distribution miraculeuse de pain et de poissons…

 

mardi, 25 août 2009 23:23

Enter The Vaselines (Deluxe Edition)

Saviez-vous que Kurt Cobain était un grand fan des Vaselines ? Nirvana a d’ailleurs repris plusieurs de leurs compos, dont « Son of a gun », « Molly » ou encore « Jesus wants me for a sunbeam ». Mais qui étaient les Vaselines ? Une formation écossaise née en 1986, drivée par Eugene Kelly et Frances McKee. Qui se partageaient, chant, composition et guitares. Une section rythmique complétant alors le line up. A leur actif deux Eps : « Son of a gun » et « Dying for it » ainsi qu’un seul elpee, « Dum dum », des disques enregistrés sous la houlette de Stephen Pastel. Et puis un tas de compos jamais éditées, dont des démos, des cassettes et enregistrements ‘live’. En 1992, ce combo avait déjà fait l’objet d’une réédition intitulée « The way of Vaselines – The complete History ». Et « Enter The Vaselines » reprend les mêmes ingrédients en y ajoutant quelques inédits (NDR : récupérés dans les fonds de tiroirs susvisés) ; le tout bénéficiant bien sûr d’une remasterisation. Pourquoi une nouvelle compilation, alors ? En fait, en 2008, le groupe s’était reformé pour participer au concert célébrant le 20ème anniversaire de Sub Pop. Et dans la foulée, le combo a décidé de repartir en tournée. Notamment aux States, où il a accordé six concerts.

Bref, pour en revenir à cette édition Deluxe, si le premier cd est fort intéressant, mettant en exergue une musique pop mélodieuse, rafraîchissante, charmante, sensuelle (NDR : et le mot est faible, quand on décortique les lyrics), fruit d’un mélange subtil entre acoustique et éclectique (NDR : parmi les influences majeures du groupe on peut citer le Velvet Underground, les Pastels, Modern Lovers, Nancy Sinatra et Lee Hazlewood ainsi que Jesus & Mary Chain), et illuminée par la voix ingénue de Frances et celle plus laconique d’Eugene, le second cd a essentiellement une valeur historique, la qualité du son, malgré la re(re)masterisation, s’avérant quand même insuffisante. On en épinglera quand même pour la forme, la cover aride du « I didn’t know I loved you (‘til I saw you rock’n roll) » de Gary Glitter. Er pour que votre info soit complète sachez que le tout est enrichi d’un booklet informatif mettant essentiellement en exergue deux interviews, et non des moindres. Un entretien accordé à Everett True et l’autre à Stephen Pastel.