Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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The Wolf Banes - De Casin...
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Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 21 novembre 2006 02:00

Chansons hétérogènes

Conduite par le chanteur/compositeur André Drouet, cette formation française pratique un curieux mélange de variété française aux couleurs vieillies des années 80, de musique slave, de jazz, de dub et de flamenco. Le tout alimenté par des paroles absconses qui évoquent les pires moments d’Alain Bashung. Un univers au sein duquel on a bien du mal à pénétrer, même s’il n’est pas dénué de qualités musicales. Et je pense tout particulièrement à la version disco jazz de « Je pars ». Le manque manifeste de moyens est probablement le principal responsable de la froideur de l’atmosphère sonore. Elle n’invite pas vraiment à l’écoute, alors que la majorité des instruments acoustiques nécessitaient un traitement sonore plus chaleureux. Un disque guère séduisant donc ; la pochette peu engageante risquant même d’éloigner les mélomanes curieux.

 

Il est désormais inutile de présenter les hallucinants Taraf de Haïdouks, des musiciens originaires de Clejani, en Roumanie. Ce dvd/cd nous relate un concert enregistré en 2002 à l’Union Chapel de Londres. On peut donc y voir le groupe en pleine action, se lançant dans leur impro ultra rapide ou dans leurs comptines hantées qui ne jureraient pas dans un film de Tim Burton. On peut y revoir aussi le patriarche Nicolae Neacsu (décédé depuis) qui tire des sonorités torturées de son violon au moyen d’un poil de crinière de cheval, mais aussi poser le regard sur le flûtiste et son air de possédé du village. Entrecoupée de témoignages de nombreux admirateurs (dont Johnny Depp) cette prestation est reprise dans son intégralité sur le cd audio qui accompagne le dvd. Suit un reportage sur le Taraf en Roumanie à l’occasion d’un set au cours duquel ils collaborent avec d’autres musiciens tziganes. On peut encore observer les musiciens dans leur village natal, au sein de leur famille et enfants ainsi que quelques anciennes images de l’ensemble au moment de sa formation. Des conditions de vie peu faciles, qui en disent long sur le chemin parcouru par la troupe. Après un témoignage amusant du collectif en tournée à travers le monde, ce sont ses membres qui s’expriment au cours d’interviews. Mais la musique restant l’essentiel, sachez que la découverte de ces musiciens d’exception est impérative pour tout amateur du genre. Une musique qui défie les catégories et touche par sa liberté totale et son audace.

mardi, 09 mai 2006 03:00

Boulevard de l’Indépendance

Après avoir concocté le fantastique « In the Heart of the Moon » en compagnie du défunt Ali Farka Touré, le roi de la kora s’est fendu d’un projet plus personnel et ambitieux. Enregistré en une nuit ( !), ce « Boulevard » convie un ensemble de cordes et de cuivres, ainsi que des chanteurs pour une œuvre qui hésite entre gouaille (« Toumani », « Ya Fama ») et contemplation, à l’instar du superbe titre maître. La kora de Diabaté est ici un instrument parmi d’autres. Point de démonstration de virtuosité sur cet opus ; tout le monde se mettant au service de la chanson. Habitué des collaborations prestigieuses (Roswell Rudd, Taj Mahal), le Malien se fait donc plaisir et explore différents styles musicaux sur 9 longues plages. « Ya Fama » évolue entre le funk et Mory Kante. « Mali Sadio » et le très beau « Tapha Niang » marient la tradition à une section de cordes très ‘cinématographique’, tandis que le dansant « Salsa », caractérisé par ses cuivres bondissants, fait référence à l’Amérique Latine. L’œuvre s’achève par « Single », une envolée funky qui mériterait bien quelques passages radio…

lundi, 16 janvier 2006 02:00

Ziriguiboom : The Now Sound of Brazil 2

Ziriguiboom est une division du séminal label belge Crammed dédiée à la nouvelle musique brésilienne. Constitué d’artistes internationaux (principalement brésiliens mais établis aussi à Londres, New York et Amsterdam), la démarche du label consiste à mettre en avant des artistes puisant dans leurs racines brésiliennes tout en y intégrant des éléments communs à la musique populaire d’aujourd’hui. La musique électronique y est fortement représentée mais aussi le hip hop ou encore le reggae. Ce deuxième volume réunit donc les travaux passés et à venir d’artistes ayant déjà largement fait leur preuve : Bebel Gilberto, Cibelle, Zuco 103 ou encore Bossacucanova. De la musique qui favorise ses éléments dansants et mélodiques mais qui se prête plus aux atmosphères tamisées qu’au bruit et à la fureur propres aux dancefloors. Néanmoins, cette compilation constitue une excellente introduction aux travaux du label et recèle beaucoup de bonnes choses. On citera « Inexplicata », l’excellente bossa psychédélique d’Apollo Nove, la mélancolie électro acoustique de Cibelle manifestée tout au long d’« Esplendor », le plus classique mais plaisant Celso Fonseca, le déjanté « Trancelim de marfim » d’Isaar et de Dj Dolores, le remix de Bebel Gilberto opéré par Thievery Corporation et enfin « Love is Queen Omega », une improbable collaboration entre Lee Scratch Perry et Zuco 103.

mardi, 19 décembre 2006 02:00

Beginner´s Guide To Salsa vol.2

Compilée par Lubo Jovanovic, un des dj anglais les plus en vue dans le monde de la salsa, cette compilation fait suite à un premier volume qui présentait le genre aux profanes. Notre homme a privilégié les travaux récents (1996-2005) de formations salsa aux origines multiples et métissées : Colombie, Afrique, Cuba et bien entendu New York, lieu de naissance de ce type de musique. On est évidemment très loin des premiers travaux charmants et spontanés opérés par les premiers artistes du boogaloo et du jazz latin newyorkais. Fidèles aux codes du genre, les morceaux de cette compilation sont calibrés pour la danse. Ils ont été partagés en trois volumes : un pour les rythmes lents et jazzy, le deuxième pour les intermédiaires et le dernier pour les rapides. Si vous ne supportez pas les percussions chaloupées et les lignes de piano propres au style, ce triple cd est à négliger. Pour les autres et notamment les apprentis dj’s, le coffret se révèlera rapidement de toute première utilité. Parce que les ténors de la salsa contemporaine sont ici copieusement représentés. Et puis, ce box est vendu à un prix abordable.

Après les transes de Konono n°1, Crammed nous propose de découvrir une série d’artistes qui naviguent dans les mêmes eaux. Des musiciens qui lèvent l’ancre en choisissant pour point de départ les musiques traditionnelles de différentes parties du Congo (Kinshasa, Mdai Dombe, Bacongo). Un périple vers le futur accompli en amplifiant violemment ces musiques ancestrales. De manière à leur permettre de passer au-dessus du vacarme citadin. En tout neuf prestations enregistrées ‘live’ où l’hypnotique et la distorsion des instruments font la loi. Semblant venir d’une autre planète, cette expression sonore devrait régaler les amateurs de sons étranges. Parmi les titres les plus intéressants, j’épinglerai le « Kiwembo » de Sobanza Mimanisa : un gros riff de likembe empli d’effets « fuzz », des percus et un sifflet dans le style du carnaval de Rio, des arpèges de guitare très mélodiques et un maître de cérémonie qui incite à la danse. Plus calme, le « Kabuangoyi » des Kasai All Stars est une longue variation sur une belle mélodie percussive. Accompagnée d’arpèges de guitares, elle est traversée de sons bizarres produits par diverses percus et une gratte noyée dans la reverb et la distorsion. Un titre qui évoque les douces variations à la kora d’artistes comme Ballake Sissoko ou Toumani Diabaté… On retourne à la danse sur le génial « Soif Conjugale » de Kisanzi Congo, totalement dominé par les impros de likembe distordu et une ligne de basse imparable. « Le laboureur » est une relecture bruitiste et funky d’une fable de La Fontaine tandis que la prestation de Konono n°1 captée au Couleur Café aurait pu naître d’une jam hypnotique entre Jimi Hendrix et un orchestre traditionnel qui aurait abusé des substances psychotropes. Sachez que le pendant visuel du disque filme six collectifs (musiciens + danseurs) en pleine action dans les rues et salles de Kinshasa lors de l’enregistrement du disque. L’esprit « Do It Yourself » anime ces personnages à l’imagination colorée et débordante. A l’instar du collectif Tulu qui a inventé un instrument en reliant deux gros ressorts à une boîte à sardines…

 

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Homerecords.be volume one

Ce vaillant label liégeois s’attache à présenter le mariage de musiques folkloriques du monde entier, « Home records » compile ici quelques travaux qui ont émaillé ses premières années d’existence. On passe ici de l’ambiance moyenâgeuse des Tisserands et de Soetkin Collier au tango arabo jazzifiant de Karim Baggli, sans oublier des moments plus théâtraux comme Aurélia et Ambrozijn ou le jazz ultra (trop) technique de Turlu Tursu. Bref, on passe souvent du coq à l’âne, mais avec un bonheur inégal (tout n’est pas toujours passionnant). Un fil rouge : la fidélité à l’acoustique et aux métissages culturels. Mes palmes personnelles iront vers le jazz indien aventureux de Jugalbandi Trio, dont l’album a été chroniqué sur ces mêmes pages il y a quelques temps d’ici. Pour les fans des musiques folkloriques transfrontalières.

mardi, 21 novembre 2006 02:00

My Definition / Nightmares On Wax

Dans la grande famille des compilations où des artistes reconnus choisissent les morceaux qui les ont marqués, nous vous annonçons la naissance de la série « My Definition ». C’est à Nightmares On Wax que revient le privilège d’ouvrir le bal. Pour ceux qui l’ignorent encore, « Nightmares On Wax » est un projet électro imaginé par George Evelyn, un personnage souvent crédité pour avoir contribué à créer le style hip hop atmosphérique et enfumé que l’on a baptisé ‘trip hop’, au début des années 90. L’homme nous gratifie d’une agréable sélection qui lorgne énormément vers un hip hop (américain, anglais et même polonais) cool et décontracté ; mais la soul, le funk ne sont pas non plus en reste. Si le but de ce genre de compilation est de nous surprendre agréablement en découvrant des titres peu connus, il faut reconnaître que l’objectif est largement atteint. Les amateurs de sons funky et cool devraient donc trouver ici leur compte ; ce disque constituant un support idéal pour pavaner en voiture toutes vitres baissées, le son à fond, au milieu des gaz d’échappements et du froid.

 

 

mardi, 12 décembre 2006 02:00

The biggest ragga dancehall anthems 2006

L’annuel et copieux recensement des tubes ragga et dancehall opéré par le label Greensleeves permet à ceux qui ont du mal à suivre le rythme démoniaque des sorties jamaïcaines de rester plus ou moins à la page. Les amateurs retrouveront donc ici les travaux de vétérans dont l’inusable Yellowman, Sizzla, Buju Banton, Beenie Man, Bounty Killer ou encore Wayne Marshall mais aussi les nouveaux ténors du genre comme Mr Vegas, Tony Matterhorn, Vybz Kartel, Macka Diamond (écoutez son très bon album « Money-O ») ou encore le curieux et pas très convaincant Mavado. Le ragga dancehall puise allègrement dans l’électro, le r’n’b américain (style Timbaland), les rythmes traditionnels jamaïcains et les sons de la dance européenne la plus populaire, celle qui abuse des effets vocodeur sur les voix. Beaucoup de paroles branchées sur le sexe et les armes à feu, mais aussi (et plus simplement) de simples appels à la fête. Au-delà des inévitables morceaux faibles, on rencontrera ici une belle brochette de tubes capable de mettre le feu à n’importe quel dancefloor : écoutez des petites tueries comme « Easy Skanking » ou « Rude Boy Love » pour vous en convaincre.

 

 

mardi, 09 mai 2006 03:00

The Brazilian funk experience

Compilée par le dj anglais Patrick Forge, cette précieuse collection exhume quelques pépites musicales enregistrées entre 1968 et 1980 pour le compte du label EMI-Odeon par la fine fleur des musiciens brésiliens. Bien qu’ils aient été enregistrés dans une période sombre où la répression policière et la censure régnaient, la plupart de ces titres respirent la vivacité. Synthèse parfaite entre la musique pop anglaise, le funk américain et les rythmes brésiliens, le texte reste malgré tout chanté en portugais. Parmi les chefs d’œuvre, signalons le « Garra » de Marcos Valle : une mélodie digne des Beatles sur un rythme décontracté qui flirte avec la soul de Marvin Gaye. Un titre parfait qui justifie à lui seul l’écoute de cette compile. Toujours dans la mélodie, « Maita » de Doris Monteiro mélange les guitares funk aux arpèges de guitare acoustiques et les flûtes bucoliques. Tandis que Claudia marie sur « Baoba » le funk le plus crade à un grand orchestre pop, Djavan nous sert avec « Nereci » un subtil mélange de disco et de samba qui doit avoir le pouvoir de faire bouger les popotins sur les pistes de danse. On pourrait encore parler du jazz déjanté de Joao Donato, de la rumba mélancolique de Simone ou encore de Joyce (qui faisait partie de La Familia Sagrada, récente réédition chez Vampi Soul)…. Mais je vous laisse le soin de découvrir la multitude de surprises rencontrées tout au long de cette plaque. Car il n’y a quasi rien à jeter sur ce « Brazilian Funk Experience ». Si vous n’achetez qu’un disque par an…

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