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Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

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Enzo Porta

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mardi, 17 juin 2008 03:00

Lay It Down

Retiré de la scène musicale depuis un certain temps, pour se consacrer davantage à sa mission de pasteur, Al Green a opéré, depuis quelques années, un come-back particulièrement réussi. Ce troisième album constitue un hommage très marqué au son imaginé par le producteur Willie Mitchell, pour le label de Memphis ‘Hi Records’, une écurie au sein de laquelle militait Al mais aussi l’essentielle Ann Peebles.

Coproduit par James Poyser et ?uestlove (Roots, D’Angelo, Erykah Badu, etc.), « Lay It Down » bénéficie aussi de la participation de Corinne Bailey Rae, John Legend et la section cuivres des Daptones, collaborateurs de Sharon Jones, Joe Bataan et… Amy Winehouse. Une équipe de rêve responsable d’une belle réussite artistique. « Lay It Down » soutient la comparaison avec les albums du grand Al produits dans les années septante. Les mélomanes apprécieront la pure perfection musicale de l’elpee mais aussi ces titres très inspirés qui chantent plus les amours terrestres que les contemplations divines sensées avoir occupé l’esprit d’Al Green ces dernières années. La voix de notre homme ne semble d’ailleurs pas avoir souffert du temps qui passe, tant elle est à l’aise dans tous les registres.

Un tout bon disque de soul à l’ancienne, à mettre entre toutes les oreilles !

 

mardi, 17 juin 2008 03:00

So Dark The Con Of Man

Déjà des superstars dans leur Norvège natale, les emcees Tshawe Baqwa et Yosef Wolde-Mariam proposent un rap très mélodique qui n’est pas sans rappeler les travaux d’Andre 3000 au sein d’Outkast. “Beggin’”, une belle reprise d’une chanson des Four Seasons, est déjà un tube en Norvège et truste déjà les ondes F.M. belges.

“So Dark The Con Of Man » exploite la recette gagnante de “Beggin’”: un flow mi rappé/chanté et des productions archi efficaces qui s’aventurent du côté des sons caraïbes (reggae, reggaeton et sons cubains) tout en restant dans un contexte hip hop moderne.

Ce qui est perdu en variété (l’opus est un peu uniforme) est récupéré en efficacité: le disque regorge de tubes susceptibles d’être chantés dans sa salle de bains ou de cavalcades à danser sur les pistes. “Liar”, “Blessed”, “Me & My Brother”, “Dandelion” (très Pharrel Williams), le reggae “Let it Be Known” (NDR : il sample sans le créditer le “Run Run” de Delroy Wilson). Ce sont les quelques réussites jalonnant ce « So Dark The Con Of Man », un elpee destiné à celles et ceux qui sont incapables d’attendre la sortie du prochain album des Black Eyed Peas.

 

mardi, 17 juin 2008 03:00

Supreme Balloon

Jamais à court de concepts étranges à transférer sur disque, le duo électronique américain a cette fois-ci décidé d’enregistrer un disque sans utiliser de micro. Tous les sons de « Supreme Balloon » sont donc générés par une batterie de synthétiseurs de toutes les époques, qui rendront jaloux les collectionneurs. Du Moog au Arp en passant par le Coupigny (vieux synthétiseur de l’I.N.A. utilisé par les compositeurs de musique concrète), les instruments de culte ne manquent pas.

Les sept pièces musicales (dont une dépasse les vingt minutes) réunies sur ce « Supreme Balloon » convient l’auditeur à un voyage décalé dans un monde un peu grotesque et désuet. Les hostilités débutent par « Rainbow Flag », une sorte de bossa moqueuse et flasque traversée de sons ‘bruissants’. Dans le même style, « Les Folies Françaises » pastiche les travaux de Wendy Carlos, pionnière du Moog dont les adaptations de Bach ont été largement utilisées par Kubrick dans Orange Mécanique. Moins anecdotique, « Mister Mouth » est rehaussé par la présence de Marshall Allen (Sun Ra Arkestra) à l’‘Electronic Voice Instrument’ (un oscillateur vocal). Cette pièce évoque les travaux décalés de Mr Oizo. Une espèce de funk futuriste qui part dans tous les sens, mais aussi un des sommets créatifs de l’album. Le titre maître s’étale sur plus de vingt minutes. Il semble avoir été conçu pour illustrer un documentaire. Guère passionnant, il soulève cependant la question de la vie extra-terrestre.

A l’atterrissage, l’album séduit plus par la qualité indiscutable de la recherche sonore du duo que par la qualité des titres proposés. Hormis l’un ou l’autre morceau (« Polychords », « Cloudhoppers »), il ne suscite guère d’intérêt. Et si vous êtes patients, après dix minutes de silence, vous avez encore droit à un bonus track. Une sorte de titre house dont le traitement dub est finalement assez convaincant…

 

mardi, 17 juin 2008 03:00

So far way so close

Fondée en 1969 par Santiago Giacobbe et Jorge Gonzalez, Quinteplus est une formation argentine qui a toujours manifesté une grande admiration pour le jazzman américain Cannonball Adderley. Vampisoul réédite l’unique album de ce groupe de jazz, un disque entregistré en 1971, qui bénéficie, pour la circonstance de quelques bonus tracks immortalisés ‘live’. 

L’influence de Cannonball Adderley est manifeste : les mélodies soutenues par des cuivres très r&b mènent la danse et les rythmiques sont musclées (écoutez la batterie proto hip hop de « El Marques »). On nage aussi en plein jazz électrique, un moment où les musiciens du genre ont commencé à aller voir ce qui se passait du côté de la musique pop et rock mais aussi au cœur des musiques traditionnelles. Pour personnaliser quelque peu son expression sonore, Quinteplus ajoute cependant à son jazz très yankee de petites touches percussives argentines. Néanmoins, il faut une nouvelle fois souligner que leur musique doit beaucoup (trop) à ses maîtres américains.

 

mardi, 16 mai 2006 03:00

PequeHos, Medianos y Grande Exitos

Ce disque est une généreuse anthologie de morceaux enregistrés depuis1989 par la chanteuse espagnole dont les chansons passionnées ont illustré quelques films de Pedro Almodovar. La musique de Luz Casal est entièrement consacrée aux sentiments et aux relations amoureuses en particulier. Sont inclus ici quelques tubes inoxydables : « Piensa En Mi », « No Me Importa Nada », « Entre Mi Recuerdos », « Entre Mis Recuerdos », pour n’en citer que quelques uns. Parfois, la comparaison avec nos Vaya Con Dios nationaux s’impose tant la ressemblance est grande, aussi bien au niveau vocal que musical ; à l’instar du tragique « Un Aňo De Amor » où l’on croit entendre chanter Dani Klein. Nonobstant ces remarques, ses chansons n’ont pas trop vieilli et tiennent plutôt bien la route. Une raison ? La production assez sobre, un savoir-faire mélodique certain et évidemment la voix tout terrain de Luz Casal. De la variété, certes, mais de très bon goût. Au rayon des inédits, on signalera la présence de l’accrocheur « Duel au Soleil », un sympathique duo échangé en compagnie d’Etienne Daho. Moins probant, le duo avec la nasillard Raphaël, qui chante en espagnol comme s’il râpait du fromage suisse. Le reste constitue un point d’entrée idéal à l’univers de la chanteuse, réservé aux femmes romantiques et aux hommes qui acceptent leur part de féminité.

lundi, 30 janvier 2006 02:00

About A Girl E.P.

Le nouveau travail de Cibelle Cavalli est un bel objet double face. Le premier disque recèle quatre traces audio annonciatrices d’un deuxième album et l’autre le pendant visuel de ces compos sous un format dvd. S’ouvrant par « About A Girl », la magie opère et cette relecture électro bossa du classique de Kurt Cobain est empreinte d’une atmosphère mélancolique contagieuse. « Esplendor », une ballade acoustique truffée de subtiles interférences électro et portée par le beau timbre de voix de Cibelle constitue sûrement le meilleur morceau des quatre. Plus proche des paysages musicaux déjà exploités sur son premier album, « Gracefully » renoue avec les textures électroniques, les breakbeats et les atmosphères suspendues et froides. Réalisé en compagnie de son vieux compère Apollo Nove, « Noite de Carnaval » débute par une ligne de basse acide qui rappelle les débuts de la house avant de rencontrer une rythmique minimale et des accords de guitare concassés. Ici aussi, c’est une atmosphère proche du rêve fiévreux qui domine. Côté visuel, parmi les petites vignettes basiques de Cibelle et Elsa Dahmani à l’esprit bricolo, la plus jolie s’avère la colorée « Esplendor ». Un travail intrigant mais prometteur, qui pourrait constituer un bon point d’entrée dans l’étrange univers de la belle brésilienne.

mardi, 08 août 2006 03:00

The Shine of Dried Electric Leaves

Pour ce deuxième album, Cibelle reste fidèle à Apollo Nove (déjà présent sur le premier album et auteur d’un chouette album solo l’an passé). Mais elle s’est adjoint aussi les services de Mike Lindsay (folkeux électronique chez Tunng) et d’une multitude de collaborateurs illustres : Seu Jorge (« Arrête là, Menina »), Devendra Banhart (« London London ») ou encore Yann Arnaud (mixeur des disques de Air). La belle Brésilienne a concocté un disque particulier et éminemment féminin, entre l’électronique intello et la musique folk, bruitages incongrus et racines brésiliennes. Le tout porté par cette voix très belle et des arrangements vocaux originaux. « The Shine of Dried Electric Leaves » demande plusieurs écoutes pour dévoiler sa saveur. L’auditeur persévérant sera largement récompensé, comme sur « Green Grass » (une magnifique reprise de Tom Waits), « City People », le radiophonique « Arrête là, Menina » et le très beau « Phoenix », qui fait penser aux moments les plus pop de Sonic Youth, mais joués avec peu d’électricité. Certes, la dilatation extrême exercée sur les éléments mélodiques rend l’écoute de certains titres (« Instante de Dois », « Mad Man Song », « Por Toda a Minha Vida », « Lembra ») laborieuse, l’auditeur éprouvant des difficultés à trouver un point d’ancrage dans ce magma sonore aussi impénétrable à appréhender qu’un rêve. Imparfait mais original, ce disque a le mérite de sortir des sentiers battus et révèle le talent grandissant d’une artiste qui devrait bientôt se révéler majeure.

mardi, 12 décembre 2006 02:00

Mama Feelgood

Après Gwen Mac Crae, le label Hi&Fly rend hommage à une autre légende de la soul et du funk. Choriste de James Brown à la grande époque, Lyn Collins est la chanteuse du titre « Think ». Le break de batterie de « Think » a été samplé tellement de fois que James Brown a dû en attraper des furoncles. Et la mélodie vocale de Lyn Collins a elle aussi été soumise à de multiples emprunts. Enregistré à Paris dans le cadre de l’unique tournée solo de Miss Collins, ce concert recèle quelques versions longues des classiques de James et Lyn joués dans la plus pure tradition gospel, des adaptations caractérisées par des intros kilométriques et entrecoupées d’intermèdes parlés. Même au beau milieu des morceaux. Bénéficiant du concours des très compétents Soulpower All Stars, le set est placé à l’enseigne du groove le plus déchaîné. Exception qui confirme la règle : le calme (et très beau) « Put It On The Line », une belle tranche de soul sudiste. Entrecoupé d’extraits d’interviews accordés par la diva funky, cet objet s’adresse surtout aux fans de James Brown et de cette grande dame, qui nous a quittés en 2005. Pour votre info, sachez que d’autres travaux de feu Lyn Collins figurent également sur les volumes 1 et 2 des compilations « James Brown ’s Funky People ».

 

mardi, 27 juin 2006 03:00

Fisherman style

Conservant une pratique opérée sur le plutôt moyen « Tree of Satta », le label Blood and Fire a décidé de revisiter un autre classique du reggae roots. Le principe est simple : on demande à une série d’artistes plus ou moins connus de chanter d’autres paroles sur l’instrumental de la chanson originale. Tandis que « Tree of Satta » revisitait le « Satta Massa Gana » des Abyssinians, c’est le « Fisherman » des Congos qui est à l’honneur sur ce volume. Une belle chanson traitant du combat pour la survie de pêcheurs, tirée du classique « Heart of The Congos », un petit chef d’œuvre de reggae psychédélique, le meilleur album produit par Lee « Scratch » Perry dans son légendaire studio Black Ark. Ce copieux double album honore donc 24 fois le même morceau, 24 exercices de style exécutés par des pointures comme Horace Andy, Max Roméo, Big Youth, Gregory Isaacs, Sugar Minott, Luciano, Paul St Hilaire, Freddie Mc Gregor, pour ne citer que les plus connus. Des adaptations qui oscillent du pire au meilleur en passant par le totalement anecdotique et dont une écoute à doses homéopathiques est vivement conseillée, sous peine d’overdose fatale. Parmi ceux qui s’en sortent dignement, on citera Big Youth dont le flow mystique est intact malgré le temps qui passe. Horace Andy chante plutôt bien « Love Love Love » tandis que la collaboration entre les Congos et Prince Jazzboo sur « Live Good Today » est assez réussie. Verdict positif aussi pour Freddie Mc Gregor et Sugar Minott, dont les voix ont gardé leur puissance. Ce qui n’est pas le cas pour la prestation inaudible de Gregory Isaacs : il n’est plus que l’ombre du grand chanteur qu’il a été. La deuxième galette recèle notamment les efforts convaincants de Luciano, de Paul St Hilaire et Country Culture. En général, cette plaque est consacrée aux artistes moins connus ; mais dont les efforts sont plus vivaces que les vénérables ancêtres mis en exergue sur le premier morceau de plastique. Si le bilan affiche un travail de grande qualité ; il manque singulièrement de surprises au niveau des thèmes abordés (strictement rasta) et des nouvelles mélodies de voix. Bref, un peu trop classique pour convaincre totalement.

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Bang! Bang! Push, push push

Déjà remis à l’honneur par les Espagnols de Vampisoul, le catalogue du légendaire label Fania a été racheté par V2. Fania a révolutionné la musique latine en la mariant à la musique pop et jazz. Parmi la première salve de rééditions, on trouve une dizaine d’albums parus dans les années 60 (Eddie Palmieri, Joe Bataan, etc.) Le sextet de Joe Cuba (alias Sonny Calderon) est considéré comme un des précurseurs du boogaloo, ce genre musical particulier qui a marié la musique cubaine au doo-wop et à la soul. Un mariage qui a pu avoir lieu grâce au mélange des populations dans le New York des années 60. Datant de 1966, cet opus est un bel exemple de l’énergie contagieuse du genre : de la musique festive jouée avec une ferveur incroyable. Un chapelet de morceaux (dont le tube « Bang ! Bang ! ») qui repose sur une même recette : des chœurs gueulards, des rythmes rapides joués avec des instruments typiques de la musique cubaine (percussions, piano, etc.) et une énergie furieusement rock’n’roll. On ralentit rarement le rythme (« Mujer Divina ») mais la richesse mélodique est toujours présente, comme sur le magique « Que Son Uno », plus calme mais d’une classe folle.

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