Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Dernier concert - festival

Hooverphonic
Suede 12-03-26
Enzo Porta

Enzo Porta

mardi, 02 septembre 2008 20:58

3MA

Né de l’association entre Driss El Maloumi, Ballake Sissoko et Rajery, ce « 3MA » est une parfaite réussite. Trois musiciens (Maroc, Mali et Madagascar) se sont réunis pour créer ‘une transafricaine des cordes’. Trois instruments emblématiques de leurs pays respectifs (Oud, Kora et Valiha) se fondent à merveille dans la douzaine de titres qui composent ce disque ; somme et résumé d’un travail entamé il y a deux ans. Les trois hommes sont des maîtres de leurs instruments. Ce qui touche ici, ce n’est pas l’impeccable exécution ; mais l’ambiance mystérieuse ou apaisée qui parcourt des titres comme « Anfass », « Mainte » ou le superbe « Kouroukanfouga ». Un voyage qui traverse le continent africain pour une fusion très naturelle et mélodique où la kora et la valiha se conjuguent harmonieusement et sans artifices. Une belle et originale prouesse susceptible de plaire à celles et ceux qui ont succombé aux charmes des « Mandé Variations » de Toumani Diabaté.

mardi, 02 septembre 2008 20:36

Fraise Vanille

Il y a un petit temps qu’on écoute ce disque sans y dénicher les éléments susceptibles de le rendre attachant. Sur le papier, le projet semble pourtant prometteur : Helena Noguerra s’entoure d’une équipe de choc (Seb Martel, Burgalat, Marie-France, Katerine) pour reprendre les compositions de Serge Rezvani, compositeur attitré des réalisateurs de la Nouvelle Vague : Truffaut et Godard en tête. L’écoute se révèle très vite décevante. L’orchestration est soignée mais pas particulièrement originale. C’est surtout le chant très maniéré d’Helena qui devient vite énervant. Un excès de minauderies qui donne envie de jeter le disque par la fenêtre ou d’en faire un frisbee pour son chien. Hormis les classiques de Rezvani (« Le tourbillon »), il faut avouer que ces textes d’un autre temps ont bien mal vieilli et sont même devenus anecdotiques. En somme, un trip nostalgique et désuet qui rappelle « La chance aux chansons », mais dans une version bobo parisienne fichtrement inutile. Pascal Sevran doit se retourner dans sa tombe.

 

Série destinée à faire découvrir les musiques du monde entier à un prix modique, « International Music Series » nous avait laissé un mauvais souvenir. On se rappelle d’un volume consacré à la musique des indiens d’Amérique du Nord qui rappelait davantage la série télé « Walker Texas Ranger » que les rites ancestraux de ces peuplades décimées par le colonialisme. Chanté par Marcia Salomon, ce volume reconduit plusieurs défauts du disque précité ; comme l’abus certain de synthés bon marché qui gâchent le plaisir auditif. Le menu musical réunit des reprises fidèles de classiques du genre (une majorité de titres signés par Roberto Menescal). Mais ces versions exécutées dans une veine jazzy indolente correspondent bien mieux aux climats ensoleillés qu’à l’automne éternel sévissant sous nos latitudes. Pour une meilleure introduction à la bossa, il serait sans doute préférable de se rabattre sur les enregistrements originaux, mieux documentés dans des compilations comme les « Rough Guides to… »

lundi, 20 février 2006 02:00

Interior Design

Quintet belge en activité depuis 2003, les Ruacutane trouvent l’occasion de distiller leur pop subtile sur le dynamique label Carte Postale. Cinq titres où l’électronique pointilliste flirte avec les guitares et une contrebasse. Le pop en diable « Just A Coda » ouvre les hostilités. C’est une mélodie immédiate rehaussée par de beaux arrangements électroniques et un bel équilibre entre les voix féminine et masculine. Sûrement la meilleure chanson du lot. Plus jazzy, « Jack Boom » évoque les premiers morceaux « narratifs » de dEUS et s’aventure un peu plus du côté des déflagrations électriques mais la chanson souffre d’un mixage peut-être un peu sage. « Franky » commence de manière assez anodine mais gagne de l’intérêt avec l’arrivée des synthés très « kraftwerkiens » dans le refrain. Le brumeux « Smoke in the Air » renoue avec les atmosphères sombres et tendues de « Jack Boom » tandis que « Tea Spoon » oscille entre rock et électronique grinçante. Du beau boulot qui laisse augurer du meilleur pour la suite et qui devrait sûrement titiller les aficionados de The Notwist.

mardi, 22 août 2006 03:00

Vamonos Pa´l Monte

Disque barré et militant, « Vamonos Pa’l Monte » recèle six morceaux qui marient la salsa au jazz, au funk et au psychédélisme. Le pianiste Eddie Palmieri a conçu cette œuvre au début des années 70 en guise de manifeste politique. Le message ? La lutte contre les injustices sociales qui rongeaient les U.S.A. de l’époque. Les chansons se consument dans des jams hallucinées. A l’instar de « Caminando », une compo signée par le frangin Charlie Palmieri (meneur des « Allegre All-Stars ») où les voix des ténors se noient dans des échos réminiscents du dub avant que le funk-jazz finisse par reprendre ses droits. L’opus s’achève par le bien nommé et percussif « Comparsa De Los Locos », le titre le plus délirant du lot. Un fragment chargé d’effets ‘dub’ sur les voix et soutenu par une rythmique très susceptible, encore aujourd’hui, de faire suer les dancefloors. Chek this out !

samedi, 31 décembre 2005 02:00

The Definitve Story

On ne le dira jamais assez, le Wu-Tang Clan fût un des collectifs hip hop les plus excitant et novateur des années nonante. Du premier album à la première vague d’albums solos (réécoutez « Liquid Swords » de Gza), le collectif de Staten Island touchait souvent au génie grâce aux beats de Rza et aux flows magiques d’une série de Mc’s. Russel Jones aka Ol’Dirty Bastard était sûrement le plus fou de tous, et son style de vie hectique l’a mené à la tombe plus tôt que prévu. Navrant lorsqu’on sait qu’il préparait l’album de son come-back pour le label de Jay Z. Cette galette résume donc les deux albums concoctés par l’homme de son vivant et épingle quelques collaborations commises en compagnie d’autres artistes. Une introduction parfaite au monde étrange de notre homme : hargne, folie, sens de l’humour potache, références politiques et religieuses se déversent sur les beats de RZA, des Neptunes où sur des improbables remixes de Mariah Carey. Les tubes de l’homme sont tous présents : le génial « Shimmy Shimmy Ya », « Got Your Money », « Brooklyn Zoo » ou « Ghetto Supastar ». Hormis les hits, vous pourrez découvrir le très bon « Nigga Please », une reprise de Rick James (« Cold Blooded ») - au cours de laquelle ODB chante dans son style inimitable - ou encore le jazzy « Good Morning Heartache ». De quoi nous rappeler que sous les frasques de ce personnage, se cachait un artiste éminemment original. A découvrir absolument, si vous aimez le hip hop sans concessions.

mardi, 02 mai 2006 03:00

New Comes and Goes

Le nouveau CD de ces vétérans du rock indie ricain tournait depuis quelques jours sur ma platine sans générer de réactions particulières. Il est pourtant loin d’être médiocre et recèle même quelques petits bijoux pop-rock qui ravivent en nous les fantômes dorés des Pixies et de Franck Black (« New Comes and Goes », « Garden Party for the Murder Pride »), du Velvet Underground (« Sukiyaki »), de Pavement (« Whacha Holden ») ou encore de Weezer (« Crones »). Un album qui va droit au but, produit sans artifices et entièrement centré sur la mélodie. Oranger ne vise pas l’originalité mais cherche surtout à proposer, en toute honnêteté, des chansons pop de bonne facture. Si les premières chansons démarrent sur les chapeaux de roue, au fil du temps une certaine routine commence à s’installer. Néanmoins, la qualité des compos est souvent de mise. On regrettera seulement le manque de folie et de personnalité, éléments qui auraient donné une autre dimension à « New Comes and Goes ».

mardi, 23 mai 2006 03:00

Monkey See, Monkey Do

Fondé à Spanish Harlem par des Portoricains, le New Swing Sextet compte parmi les précurseurs de la salsa qui allait essaimer le continent américain à partir de New York. Cette compilation réunit certains de leurs meilleurs travaux réalisés entre 1967 et 1971. Un mélange particulièrement réussi entre des musiques typiquement latino-américaines, la soul, le rock’n’roll et le swing jazz pour constituer un style unique que certains baptiseront ‘latin boogaloo’. La force du New Swing Sextet procède de ses mélodies très inspirées qui transcendent leur propos en pur moment de bonheur pop : « You Better Watch It Now », « Baby Get A Hold On My Heart », « Up Tight », « Goin’ out Of My Head », le magnifique « Belinda »... Des morceaux à chérir pour les amateurs de mélodies soul… On reconnaîtra par ailleurs dans « Coquero » l’intro de « Here Comes the Hotstepper », emprunté par Ini Kamoze pour son unique tube mondial. L’interprétation est assez élégante et subtile. La batterie n’est pas trop mise en avant afin de laisser de la place aux percus, aux autres instruments (piano, vibraphone, guitare) et bien sûr aux voix. On pense souvent à Allegre All Stars, une autre récente réédition de Vampi Soul, mais en beaucoup moins éthylique. Enfin, quelques instrus jazz soul interrompent les plages chantées, le tout dans une ambiance décontractée qui évoque le soleil et les vacances. On se surprend même à en rêver… et on se réveille à Bruxelles, au mois de mai, avec douze degrés à l’extérieur.

mardi, 26 août 2008 23:04

From The Valley To The Stars

Sous le pseudonyme du “Chien de la Mer” se cache la Suédoise Sarah Assbring. Elle nous entraîne au cœur de la question existentielle. En fait, elle nous invite à réfléchir sur la rédemption et le voyage tant espéré censé nous emmener tout droit au paradis après notre mort. « From The Valley To The Stars” est une succession de petites symphonies pop, moelleuses et éthérées. Seize titres très répétitifs qui tentent de créer une atmosphère particulière. Et il faut reconnaître que l’objectif est parfois atteint et de manière fort convaincante. On est cependant loin de la pop insouciante développée sur le précédent album de la Scandinave (NDR : le guilleret « Somebody’s Baby » constituant l’exception qui confirme la règle). L’ambiance est plutôt ténébreuse. Ce qui peut paraître paradoxal pour un disque destiné à nous montrer la voie vers le paradis. Les arrangements vocaux audacieux de Sarah Assbring ne sont pas toujours très heureux et tendent peut-être à uniformiser le propos. Malgré tout, ce « From The Valley To The Stars” reste une œuvre originale, qu’on appréciera mieux à petites doses, surtout pour les très beaux arrangements instrumentaux parsemés tout au long de l’œuvre…

mardi, 26 août 2008 03:00

Free PatriAtion

Patrice est parvenu à installer l’Allemagne sur la carte internationale du reggae. Pourtant, il ne s’est jamais contenté de cultiver le reggae sur ses disques. Il a aussi souvent mélangé les sons jamaïcains au folk, au rock ou encore au funk. Réalisé en compagnie de Commissioner Gordon (Lauryn Hill, KRS-One), « Free PatriAtion » applique la  recette déjà éprouvée sur les précédents disques du bonhomme. L’influence de Ben Harper et Bob Marley est très palpable sur la majorité des titres (« Praise His Name », « Clouds »), un peu trop gentillets pour susciter autre chose qu’un intérêt poli. On est par contre plus convaincu par les compos plus sombres et denses comme « Is it me » et « Same Ol’ Story » (NDR : sa compagne Ayo y apporte son concours), le dub acoustique de « He Don’t Answer » et le reggae rocailleux de « No Screwface », où les cuivres ‘eastern’ de Cedric ‘Im’ Brooks et la voix de Seun Kuti font merveille. En bénéficiant d’un tel casting (Sly & Robbie sont aussi de la partie) et vu la qualité musicale de l’ensemble, on regrettera le côté trop lisse de son quatrième elpee ; surtout que certains titres très réussis laissaient entrevoir un bijou noir bien plus envoûtant…

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