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Ladyhawke

Ladyhawke

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Ladyhawke est le projet solo de Pip Brown, jeune Néo-Zélandaise francophile. Son aventure démarre durant l’été 2007 lorsque son single « Paris Is Burning » envahit la blogosphère. Comme tous les phénomènes issus de la toile, Ladyhawke enchaîne rapidement par un second titre, « Back Of The Van », moins efficace que son prédécesseur mais qui lui permettra de décrocher un contrat juteux au sein de Modular, petit mais consistant label relevant de Universal. Quelques mois plus tard, elle publie un troisième single, « Dusk Till Dawn » accompagné d’une vidéo ‘kitschissime’, remémorant le meilleur (et le pire) des eighties. Et l’esprit des années 80, la donzelle l’exploite à fond sur son premier recueil éponyme. Peut-être même un peu trop.

Outre les trois morceaux précités, l’œuvre d’introduction de Ladyhawke regorge de petits délices auditifs immédiats, rassemblant en un seul et même lieu le gotha de la pop féminine des années ’80. On y croise ainsi Bananarama et les Bangles (« Another Runaway », « Love Don’t Live Here Anymore », « Morning Dreams »), Cindy Lauper (« Manipulating Woman ») ou encore Kim Wilde (« Crazy World », « Back Of The Van ») à laquelle miss Brown emprunte énormément de tics vocaux. Cependant, « Paris Is Burning » et « Dusk Till Dawn », ses titres les plus contemporains, sont probablement les plus belles réussites d’un disque qui manque parfois de consistance. En effet, certains extraits paraissent forcés (« Morning Dreams », « Back Of The Van », « Professional Suicide », « Crazy World ») et manquent d’atteindre leur objectif. Amputé de ces passages dispensables, « Ladyhawke » s’avère néanmoins hautement addictif. Du moins, pour l’instant…