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Lucifer’s Fall

Lucifer’s Fall

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Il est temps pour votre serviteur de vous livrer son premier coup de cœur de l’année ou plutôt son premier coup de poignard planté dans le cœur ! Surtout quand on a une fascination pour les groupes capables de produire une certaine richesse musicale à quatre mains. Si vous êtes nostalgiques du spleen sataniste entretenu par le Black Sabbath originel, et que vous n’êtes pas allergiques à une certaine approche expérimentale du métal, alors je vous invite à me rejoindre, à vous agenouiller et à pleurer devant l’autel dressé par Lucifer’s Fall… Pas besoin de Prie-Dieu, juste la sensation du froid des dalles de pierre bleue, pour sentir toute la souffrance exprimée par Philip Howlet (Chant/Basse/Guitare) et Ben Dodunski (Batterie), rebaptisés pour l’occasion Deceiver et Unknow and Unamed. Leur rencontre s’est opérée au sein de Rote Mare, groupe australien de doom. En 2013, ils tentent l’expérience commune en sortant une démo : « Dungeon Demos 2013 ». Satisfait du résultat, HammerHeart Records les prend sous son aile et décide de publier leur premier elpee éponyme, « Lucifer’s Fall ». Il sortira ce 5 mai 2015.

« The suffering wizard » pose les jalons d’une musique sombre, mélancolique, ni trop lente ni trop longue, lourde et résonnante pour nous narrer les souffrances d’un être vieilli et meurtri de ses illusions de pouvoir. Il est condamné à la vie sur Terre, Satan est son nom. Tout au long des neuf titres, Howlet nous traîne dans les lamentations humanisées de sa déchéance. Pas de cris, pas de growl, un chant clair, expressif, émouvant pour psalmodier un texte bien écrit. La musique tend parfois à prendre des accents heavy métal classiques, tire sur un groove ténébreux plus énergique comme sur « Unknown Unnamed ». Ce qui est frappant dans l’ensemble c’est la faculté de Lucifer’s Fall à faire tomber juste les solos de gratte, mais aussi de proposer des variétés de chants clairs allant du plaintif à l’aigu, du sombre à l’énergique. Frappante aussi la qualité de l’écriture et la transposition permanente qu’on peut y apposer à la réalité du monde d’aujourd’hui. « Deceiver », qui conclut la partie chantée de l’album, peut très bien faire figure de dénonciation politique tout en restant dans le sujet diabolique de la manipulation.

Beaucoup de variété pour un album plein d’intelligence, entraînant, qui ravira les amateurs purs de Doom, les suppôts de Satan en promenade dans nos cimetières, les nostalgiques d’une musique old school qui pourrait redevenir moderne de par leurs œuvre. A conseiller vivement aux fans de Saint Vitus, My Dying Bride, Electric Wizard ou encore Reverend Bizarre…

Lucifer est tombé, tendons les bras vers les Cieux et poussons le volume à fond !