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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Aurelia Aurita

The sound of a heart beating (Ep)

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Aurelia Aurita, c’est le nom scientifique de la méduse commune, également appelée méduse lunaire

Mais c’est aussi le patronyme choisi par une jeune formation issue de Camberra, en Australie, dont le cœur bat quelque part entre dream pop, shoegaze et rock alternatif.

Depuis septembre 2023, la formation a gravé plusieurs singles et trois Eps, dont « Spiraling », « The sound of a heart beating » et « 160mg C8H10N4O2 !! »

Les 3 Eps d’Aurita d’Aurelia Aurita sont en écoute sur le Bandcamp du groupe, que vous retrouverez aisément en cliquant sur son nom, dans le cadre ‘Informations complémentaires’.

Podcast # 46 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Moon Void

All is not lost (Ep)

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Moon Void (Trad : le vide lunaire) est originaire de Tapei City, à Taïwan.

« All is not lost » constitue son second Ep, il fait suite à « Overture », paru en août 2022.

Les musiciens s’expriment :

‘« All Is Not Lost » reflète le dialogue essentiel que nous entretenons avec nous-mêmes. Ce n'est qu'aux heures les plus sombres que nous réalisons que la véritable mélodie se trouve en nous-mêmes. Nous avons l'occasion de découvrir la nouveauté, le doute, le chaos et, espérons enfin faire la paix avec nous-mêmes…’

En pratique, la Lune peut quasiment toujours être considérée comme entourée par le vide. Donc, tout n’est pas perdu…

Extrait de cet Ep, le titre maître est en écoute là 

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Mindshore

Morphine Ghost (single)

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Nigel Grey Dubois est un photographe, graphiste et musicien anversois qui, outre ses collaborations avec d’autres artistes, drive deux projets : Starblind=Earthbound et Mindshore.

Sur son single « Morphine ghost », Mindshore plonge des éléments électroniques contemporains dans les eighties et les nineties, pour concevoir une compo electro/pop nostalgique qui traite de l'addiction tout en se révélant personnelle, puisqu’elle évoque les derniers instants de vie de son grand-père qu’il aimait beaucoup. Bref, un morceau qui libère des émotions intenses tout en élevant votre esprit et en vous incitant à danser.

Le single est enrichi d’un remix de Darkvolt qui apporte une touche industrielle au morceau original, un peu dans l’esprit de l‘EBM (NDR : pensez à Front 242).

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Pop Crimes

What You Loved (vidéo)

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Lorsque Romain Meaulard quitte En attendant Ana, c’est pour fonder Pop Crimes, un quatuor responsable de 3 Eps et d’un album intitulé « Gathered Together », paru en novembre de l’an dernier.

A l’instar de EggS, En Attendant Ana, Special Friend ou Sinaïve, le combo parisien représente une certaine idée de l’indie-pop hexagonale. Et pour y parvenir, il mêle indie rock noisy des années 90, shoegaze romantique de la fin des 80’s et du début des 90’s ainsi que garage-pop des 60’s tout en évoquant les premières années des labels Creation et Sarah…

Extrait de « Gathered Together », « What You Loved » vient de bénéficier d’un clip vidéo.  

Il est à voir et écouter ici

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Evntyd

Watershed (Ep)

Écrit par

EVNTYD (NDR : prononcez ‘eventide’) c’est le projet de Julian Berdegué, un artiste indépendant originaire d’Austin, au Texas, un projet qui a vu le jour au début de la pandémie, lorsque l’artiste a appris à jouer de la basse, du piano et de la batterie, tout en se familiarisant avec la production musicale depuis sa chambre à coucher. Et en autodidacte !

En 2023, il publie un premier long playing intitulé « Eventide ». Il s’inspire de ce titre pour choisir son pseudo, EVNTYD.

Naviguant quelque part entre indie rock, dream pop, shoegaze, rock slacker et lo-fi, sa musique se distingue par des interventions de batterie percutantes, des lignes de basse légèrement rugissantes et des sonorités de guitare mélancoliques, tout en invitant l’auditeur à s’immerger dans une expérience cinématographique de sa propre vie. Elle se veut, en tout cas, intemporelle.

Son style rappelle des groupes tels que DIIV, Beach Fossils, Slow Pulp et Day Wave.

Paru en mai dernier, son Ep « Watershed » adresse un clin d'œil aux groupes grunge et shoegaze alternatifs des 90’s.

Depuis, il a ressorti son premier album en version plus lente.

Issu de « Watershed », « Sunday » est en écoute là

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Memorials

Cut It Like a Diamond (Single)

Écrit par

Memorials est un duo réunissant Verity Susman et Matthew Simms. Ce dernier n’est pas né de la dernière pluie puisqu’il a sévi chez Electrelane et qu’il milite chez Wire depuis 2010.

Le tandem sortira son premier album, « Memorial Waterslides », ce 4 octobre 2024.

Produit entièrement par les deux artistes dans leur propre studio, qu’ils ont aménagé dans une cabane de jardin, l'elpee s’inspire des expériences sur bande magnétique qu'ils ont commencé à réaliser sur scène, lorsqu'ils ont développé leurs enregistrements multicouches lors des concerts accordés en duo.

En attendant la sortie de cet opus, le groupe en a extrait deux singles. Tout d’abord, « Cut It Like A Diamond », le titre maître. Construite sur une ligne de basse qui reste obstinément la même, cette compo recèle des harmonies ‘folk’, des grooves de batterie variés et des bourrasques de saxophone en colère qui s’agitent sans relâche au-dessus de l’ensemble, tout en baignant au sein d’un climat sombre proche du désespoir…

La vidéo est à voir et écouter ici

Puis, « Lamplighter « une chanson pop mélodique et apparemment optimiste. Mais sous cette apparence faussement optimiste se cache une certaine noirceur, citant une lettre intense de Fanny Burney (NDR :  femme de lettres et romancière anglaise, atteinte d’une tumeur au sein et contrainte de subir une ablation totale), essayant de concilier le fait de vieillir tout en restant jeune de cœur…

Et le morceau est disponible sous forme de clip là

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Wishy

Love On The Outside (single)

Écrit par

Drivé par les auteurs-compositeurs Kevin Krauter et Nina Pitchkites, Wishy est issu de Cincinnati, dans l’Indiana. En décembre 2023, ce quintet avait sorti un Ep intitulé « Paradise ». Son premier elpee, « Triple seven », paraîtra ce 16 août 2024. Deux singles ont déjà été extraits de cet opus, « Too true », qui figurait déjà sur l’Ep, et « Love On The Outside » 

Au sujet de cette compo Kevin Krauter a déclaré

‘Cette chanson parle de la phase initiale, à la fois excitante et frustrante, d'une histoire d'amour, lorsque l'on ne sait pas exactement où les choses vont aller. La balance peut pencher d'un côté ou de l'autre et la patience commence souvent à s'épuiser. Parfois, on a envie d'attraper quelqu'un par les épaules et lui dire que c’est parti pour de bon ! C'était amusant d'apporter ce genre d'énergie mélodramatique dans une chanson’.

Dans le webzine Consequence on peut lire au sujet de « Love On The Outside » :

‘Une sublime tranche de shoegaze à guitares qui tourbillonne et s'active même dans ses modes les plus rêveurs... pensez à Slow Pulp ou Soccer Mommy avec deux fois plus de volume et une dose supplémentaire de chaos.’

Le clip de « Love on the outside » est disponible ici et celui de « Just like Sunday », là et de « Triple seven », encore ici

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Ford Chastain

Give it time (single)

Écrit par

Le parcours de Ford Chastain a débuté à l’âge de huit ans, à Norman, dans l’Oklahoma, où il a appris à jouer de la guitare. Après avoir milité au sein de différents groupes locaux, il rejoint la formation de rock psychédélique Stardeath & White Dwarfs (NDR : il n’a alors que 6 ans !), qui est invitée à assurer le supporting act de bands comme Tame Impala et The Flaming Lips, à travers les États-Unis et le Canada.

Depuis 2016, il se focalise sur sa carrière solo ; et après avoir publié plusieurs singles, il sort son premier long format solo, sous forme de cassette, « Wavelines », en juin 2024, une œuvre dont les huit pistes d’indie rock/dreampop ont été enregistrées dans son home studio.

Il ne chôme pas, puisqu’un nouveau single vient de paraître. Intitulé « Give it time », il s’inscrit dans la lignée de son répertoire…

Et il est en écoute ici

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Prune 99

Sand reflection (Ep)

Écrit par

Fondé en 2021, Prune 99 est un groupe parisien qui pratique une forme de shoegaze léger et lumineux, teinté d’émo et de dream pop. Des références ? Slowdive, DIIV, Beach House et Turnover.

Et pourtant, les musicos viennent d’horizons différents. Guillaume est issu de l’univers du garage/rock, Florian du metalcore contemporain et Gauthier du black metal.

En décembre 2023, Prune 99 disposait de suffisamment de compos pour enregistrer un Ep ; et les sessions se sont déroulées dans un studio sis au sein des Alpes françaises enneigées, avec un objectif ben clair : créer des morceaux lents, faciles à jouer et propices aux émotions…

Les 5 plages de « Sand reflection » baignent dans une atmosphère nostalgique et intimiste dont l’intensité est alimentée par des sonorités de guitares oniriques, alors que les chœurs enrobent le lead vocal déchirant…

Extrait de cet Ep, « Second spring » est en écoute là 

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Lokerse Feesten 2024 : mardi 6 août

Ce mardi 6 août se déroule la traditionnelle soirée ‘metal’ des Lokerse Feesten. La tête d’affiche est dévolue au groupe de nu-metal californien Korn, pour lequel le public est venu en nombre (c’est même presque sold out !). Cette date est généralement planifiée le 1er dimanche du festival et propose, lors de cette édition, une affiche plutôt hétéroclite, puisqu’y figurent également des formations telles que Nova Twins, Frank Carter & The Rattlesnakes et The Dillinger Escape Plan.

Votre serviteur débarque pour assister au set, programmé sur la main stage, du duo féminin anglais, Nova Twins. Il implique la chanteuse/guitariste Amy Love et la bassiste Georgia South. Sur les planches, elles sont épaulées d’un drummer. Il est 19h10 et le public est encore clairsemé. Le répertoire se focalise essentiellement sur ses deux elpees, « Who Are the Girls ? » (2020) et « Supernova » (2022). La paire pratique un heavy rock énergique aux riffs de gratte lourds sur des textes souvent rappés. Son expression sonore rappelle le rock alternatif et le crossover des 90’s. Pensez à Rage Against the Machine. Le tandem tente d’ériger un ‘wall of death’ au sein de l’auditoire, mais sans grand succès. La bassiste s’autorise une escapade dans le couloir de sécurité, qui traverse la fosse. Mais le concert est vraiment trop court pour faire décoller l’ambiance. A revoir en salle !

Cap sur le Club indoor où la formation américaine Ho99o9 se produit. Dans la salle, la température est tropicale. Originaire du New Jersey, mais établi en Californie, le duo (encore !), implique OGM et Eaddy. Les deux artistes se consacrent aux vocaux, et le second se charge également des synthés). Pour la tournée, ils sont également soutenus par un batteur. Indus, la musique de Ho99o9 est teintée de punk, de hardcore et de hip hop. Parfois, elle évoque même The Prodigy. Parmi les samples exploités, on épinglera ceux d’Elvis Presley (« My Way ») et de Crystal Waters (le ‘La da dee la da da’ de « Gypsy Woman »). Au cours de cette prestation, devant un public assez conséquent, la température, pourtant déjà étouffante, grimpe encore de quelques degrés. Le son est tellement puissant que les infrabasses font trembler les escaliers de la salle. Finalement, l’endroit choisi était idéal pour revoir Ho99o9 que nous avions déjà eu l’occasion de découvrir au festival de Dour précédemment. 

Retour définitif sur la Main stage. Tout d’abord pour accueillir le groupe anglais de punk rock, Frank Carter & The Rattlesnakes. Habitué des scènes belges (NDR : il s’est encore produit au festival Rock Werchter, début juillet, et en février 2024, dans une Ancienne Belgique presque comble), le combo, qui ne compte plus que le chanteur Frank Carter et le guitariste Dean Richardson, est complété, pour la circonstance, de trois autres musiciens. Quand on assiste à un concert de cette formation, on sait qu’on va passer un bon moment, car le vocaliste est un véritable entertainer, s’approchant fréquemment du frontstage pour être au contact du public ou carrément en s’y immergeant. Il réussit une fois encore à faire assoir ou accroupir une grande partie de la foule avant de provoquer des pogos endiablés dans le mosh pit. Le band a interprété une petite dizaine de morceaux issus de ses cinq elpees studio, dont trois de son dernier opus, « Dark Rainbow », publié en début d’année. Limité à une quarantaine de minutes, ce chouette concert nous a paru trop court, preuve qu’on n’a pas vu le temps passer.

Séparé en 2017, après une tournée d’adieu, The Dillinger Escape Plan vient de signer son comeback. Il s’est reformé autour du premier chanteur, Dimitri Minakakis, et a repris la route pour fêter le 25ème anniversaire de son premier long playing, « Calculating Infinity ». Il sera joué dans son intégralité. Mais, le résultat obtenu est loin de celui escompté. Le set est compliqué à écouter. Certains festivaliers le jugent horrible ou tout au moins cacophonique. Le cocktail de metalcore et de mathcore proposé est particulièrement expérimental. Un peu trop peut-être pour le public de Lokeren, peu réceptif et clairsemé qui, en grande partie, déserte le site pour aller se sustenter, malgré les tentatives du chanteur de chauffer l’auditoire...

And last but not least, place à la tête d’affiche, Korn. Son dernier opus, « Requiem », et son dernier passage, en Belgique, remontent déjà à 2022.

Une grille en forme de herse se lève au moment où le band débarque. Elle va monter ou descendre, tout au long du show, au gré des morceaux, et des visuels y seront projetés. Il est 23h15. Le chanteur, Jonathan Davis, qui nous paraît en forme, rappelle que sa formation compte désormais 30 ans d’existence.

Aux premiers rangs, le public, essentiellement féminin, est aux anges et les crowdsurfers (les premiers de la soirée) s’en donnent à cœur joie. À mi-parcours, le combo nous réserve son triptyque, « Blind », « Got the life » et « Falling away from me », qui va mettre tout le monde d’accord. Au cours de « Coming Undone », le band insère un sample du « We will rock you » de Queen.

Au bout d’une bonne heure, le set s’achève, mais le groupe a le bon goût d’accorder un rappel qui s’ouvre par le traditionnel solo de cornemuse de Davis réservé à « Shoots and Ladders », morceau au cours duquel figure le refrain du classique « One » de Metallica. Outre deux autres titres du début de sa carrière, (« Twist » et « Divine »), le show se clôt en apothéose, par « Freak on a Leash », repris en chœur par la foule. Bien qu’écourté de 10 minutes sur la plage horaire prévue, cet excellent concert a été dispensé sous forme de ‘best of’, tout en mettant l’accent sur les albums qui ont fait son succès (« Korn », « Life is peachy », « Follow the leader » et « Issues »), dans les années 90

(Organisation : Lokerse Feesten)

Photos Wim Herbaut ici

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