Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Dernier concert - festival

Afghan Whigs
Ora Cogan

i Häxa

Part 2 (Ep)

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« Part 2 » constitue le second Ep du mystérieux collectif aux multiples facettes, i Häxa.

Ce disque est paru au cours du mois Beltane (NDR : Bealtaine, Beilteine, Beltan ou Bealtaine en irlandais et Bealltainn en gaélique écossais), l'ancienne fête du feu de l'âge de fer. C’est le dernier chapitre d'un projet multiforme de l'auteur-compositrice-interprète Rebecca Need-Menear (qui milite également au sein du duo de rock électronique Anavae) et du producteur avant-gardiste Peter Miles (Architects, Dodie, Fizz).

Une vision singulière des films abstraits de longue durée et d'anciennes mythologies météorologiques.

i Häxa dissèque le monde tel que nous le connaissons, en séparant énergiquement la monotonie de la modernité. A travers les rites et rituels qui, pendant des siècles, ont constitué les fondements de notre identité, de notre origine et de notre appartenance à l'humanité, le tandem brosse des paysages sonores défiant les genres

Les pulsations percussives et les drones discordants s'amplifient jusqu'à un crescendo qui dépasse les limites d'une chanson.

Issu de cet Ep, « Eight eyes » est en écoute là

Emission Inaudible 36

Oliver Beardmore

Swimming in the light of a cold star (Ep)

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« Swimming in the light of a cold star » constitue le troisième Ep d’Oliver Beardmore, un jeune auteur-compositeur-interprète issu de Birmingham mais désormais installé à Londres

Entre shoegaze et dreampop, ses compos limpides, à la saveur inaltérable et à la sensibilité mélodique indéniable, explorent l'impermanence et la désorientation émotionnelle, une tourmente qui précipite l'auditeur dans un vide sis entre l'éthéré et l'existentiel.

Extrait de cet Ep, le clip consacré à « Dead oceans » est à voir et écouter ici

Podcast # 36 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Cloud Cafe

Perfection salad (single)

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Cloud Cafe est un quatuor amstellodamois dont le premier opus, « Gift horse », sortira ce 6 septembre 2024.

En 2022, il avait remporté le concours ‘Amsterdam Popprijs’, ce qui lui avait permis de signer sur le label Excelsior.

Mêlant folk noir, grunge, indie rock et shoegaze, sa musique ne recherche ni la friction, ni la brillance, mais les contrastes.

En attendant, il a publié le single « Perfection Salad », une compo amusante et pertinente qui aborde le thème du passage à l'âge adulte ainsi que des complexités de la recherche de la perfection dans un monde qui semble souvent inaccessible.

« Perfection salad » est disponible sous forme de clip là

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Darksoft

Relativism

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Originaire de Seattle, Bill Darksoft a participé activement à la scène musicale locale pendant plusieurs années. En 2021, il a déménagé avec sa famille à Portland, dans le Maine.

Darksoft, c’est son groupe et il en est le cerveau. Cet auteur-compositeur-producteur-multi-instrumentiste mélange des éléments shoegaze, de dream pop et de rock alternatif, avec des progressions mélodiques luxuriantes, des nuances de rock alternatif des années 80/90 et des harmonies vocales apaisantes et veloutées.

Il a sorti son sixième elpee, « Relativism », ce 31 mai 2024, un opus précédé par le single, « Then and Now », une compo dont le climat postmoderne aux phrasés pastel correspond à la désillusion de notre époque.

Proposé sous forme de clip, le single « Then and now » est disponible ici 

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Drahla

Quand on prend le train en marche…

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Issu de Leeds, Drahla est un groupe de post-punk dont le second elpee, « Angeltape », est paru ce 5 avril 2024. Il se produisait ce mardi 4 juin, à l’Aéronef de Lille précédé, en supporting act, de Sacrificial Chanting Mood et de Spill Gold. Malheureusement, Spill Gold a dû déclarer forfait pour raisons médicales (NDR : une rumeur signalait un accident) ; et alors que la tête d’affiche était censée se produire à 21h50, elle est montée sur les planches à 21 heures. Imaginant arriver confortablement vers 21h 20, pour ne rien rater de la headliner, le concert est déjà bien entamé lorsque nous débaquons dans la salle.

Après être passée d’un trio à un quintet, la formation semble s’être stabilisée à un quartet. Un drummer, un bassiste et deux guitaristes, dont la chanteuse et leader Luciel Brown. Enfin chanteuse, c’est un grand mot, puisque sa voix est plutôt déclamatoire, proche d’un ‘spoken word’ à la Kim Gordon. Encore que parfois, ses intonations deviennent plus maléfiques que mystérieuses. Et pourtant, l’expression sonore navigue à des années-lumière du métal. Certains médias l’ont même qualifiée d’art rock. D’autres de noisy post punk ou de no wave. En y ajoutant un peu de funk blanc, on devrait probablement être proche de la solution…

Le temps de se fondre dans l’ambiance –il n’y a qu’une centaine de spectateurs, mais enthousiastes, certains n’hésitent pas à se lancer dans le crowdsurfing– le band nous réserve son titre le plus accessible de son long playing, « Default parody ». Les riffs sont tour à tour tranchants, à l’instar de Gang of Four ou dissonants voire corrosifs comme chez Sonic Youth, mais encore semblent entrer en conversation ou alors se limitent à des arpèges minimalistes… lorsque les sonorités de sixcordes ne se mettent à tintinnabuler, dans l’esprit de Sad Lovers & Giants. Cependant, lorsque qu’elles s’élèvent dans l’éther psychédélique, on pense plutôt à The Cure (NDR : on comprend mieux pourquoi Robert Smith avait insisté pour le band soit à l’affiche du Meltdown festival, en 2018). Et comme le drummer y imprime un tempo new wave et que la ligne de basse semble calquée sur celle Simon Gallup, ce n’est plus étonnant du tout. M’enfin, en général, cette ligne de basse est aussi cotonneuse, glaciale et hypnotique que celle de Peter Hook. C’est même elle qui fédère les morceaux. 

En observant plus attentivement le batteur, Mike Ainsley –qui a enfilé un magnifique t-shirt à l’effigie de Motörhead première génération, on constate que ses interventions sont aussi amples que précises, même lorsqu’il accélère le tempo.

Les morceaux semblent quelquefois déraper dans le chaos, et pourtant, tout est soigneusement organisé. Dommage que Luciel (NDR : dont deux pinces retiennent autant de mèches de cheveux pour former un cœur sur son front) ne se soit pas servie de son saxophone, afin d’enrichir l’une ou l’autre composition, et surtout les rendre un peu moins cliniques…

Après deux titres en rappel, Drahla se retire et file directement au stand merchandising. Difficile de vous en dire plus, pour le peu que nous avons pu écouter et voir. A ce propos, le reportage photos réalisé par Ludovic Vandenweghe est disponible là.

(Organisation : Aéronef, Lille)

Amenra

A vous glacer le sang…

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Dans le cadre d’une tournée mondiale, Amenra se produit ces 30 et 31 mai 2024, à l’Ancienne Belgique. Les deux concerts sont sold out. Votre serviteur assite au second. Et la formation revient pour 3 nouvelles dates, dans la même salle, en mars 2025, preuve que leur succès ne fait que s’amplifier...

Plus rien ne semble arrêter la formation courtraisienne fondée en 1999 et construite autour du chanteur charismatique Colin H. Van Eeckhout.

Le line up implique également les guitariste Mathieu Vandekerckhove et Lennart Bossu, le drummer Bjorn Lebon ainsi que le bassiste Tim De Gieter.

Le combo pratique un post/doom puissant et intriguant à la fois. Raison pour laquelle, elle arpente, depuis plusieurs années déjà, les plus grandes scènes du monde entier, à la rencontre des adeptes de la Church Of Ra. Notoire pour l'intensité de ses performances live, le groupe entraîne à chaque fois son public dans un voyage musical étrange au cours duquel Colin et ses disciples exorcisent leurs démons. Dans leurs textes, ils abordent, pour thèmes, la douleur et la souffrance, mais aussi le droit d'oser regarder les choses en face. Chaque album est l'intégration d'un traumatisme. Ce qui explique la série d'albums baptisée « Mass », suivie, en 2021, par « De Doorn », un opus en explore les thèmes du deuil et du chagrin, marquant un tournant dans son évolution.

Doodseskader assure le supporting act. Il s’agit d’un duo belge réunissant le bassiste d’Amenra et guitariste d’Every Stranger Looks Like You, Tim De Gieter, et le drummer de The K., Sigfried Burroughs. Formé à Gand, en 2019. son sludge est teinté d'influences post hardcore, punk, heavy metal, hip hop et grunge. A son actif, deux elpees, « MMXX : Year Zero », paru en 2022, et « Year II ».

Une toile noire est tendue en arrière-plan sur laquelle des vidéos plus morbides les unes que les autres sont projetées, mais également les paroles des morceaux, comme lors d’un karaoké –et la foule ne se prive pas de les reprendre en chœur, laissant uniquement les ombres de cette section rythmique basse/batterie se profiler sur cet écran.

Baignant au sein d’un climat en clair-obscur permanent, cette prestation quoique sombre et percutante va se révéler unique en son genre et surtout superbe ! (Pour plus d’infos sur le groupe, voir page ‘Artistes’ ici)

Setlist : « Pastel Prison », « The Sheer Horror Of The Human Condition », « Bone Pipe », « I Ask With My Mouth, I'll Take With My Fist », « Innocence (An Offering) », « FLF », « People Have Poisoned My Mind To A Point Where I Can No Longer Function ».

Les rituels d'Amenra sont depuis longtemps universels et gagnent à chaque tournée des fidèles toujours plus nombreux, de Saint-Pétersbourg à Rio de Janeiro. Amenra en live, c'est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie, qui vous donnera envie de les revoir encore.

« Boden » la pièce d’entrée va durer pas loin de 20 minutes et les 15 premières minutes sont réservées au drummer qui fait tinter une cloche tibétaine. Puis, les deux guitares se mettent à vibrer avant que le reste de l’instrumentation ne rejoigne l’expression sonore et le morceau de s’achever en apothéose. On vient d’entrer dans l’univers d’Amenra.

« Razoreater » embraie sans transition. Les sixcordes libèrent tranquillement leurs sons monocordes, le batteur apporte les nuances et la basse se greffe à l'ensemble. Tout est parfait. Dos au public, Colin déclame son texte de manière un peu froide et impersonnelle, puis sa voix devient ‘screamée’. Mais il ne s’établit aune interactivité entre le band et l’auditoire. Tout semble figé et glacé. Même la musique. Et pas la peine d’espérer un pogo ou round circle. L'entrée furieuse des guitares, l'apocalyptique démesure de cette rythmique incendiaire et ce chant noyé sous le magma sonore ininterrompu, finit par vous glacer le sang… Amen(ra) ! Et pas la moindre respiration entre les 9 morceaux du concert !

Avant la Covid votre serviteur avait découvert Amenra lors d’un set acoustique de toute bonne facture. Ce soir, le contraste est saisissant. Malgré un début prometteur, la suite s’est révélée bien trop monocorde au goût de votre serviteur, et il est resté sur sa faim…

Setlist : « Boden », « Razoreater », « De Evenmens », « Plus près de toi -/ Het Gloren », « Heden », « Aorte-Ritual », « A Solitary Reign », « Diaken », « Terziele, Am Kreuz »

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

LAAVU

Escape

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Le laavu est la tente traditionnelle utilisée par les Samis pour suivre leurs troupeaux de rennes. Mais c’est aussi un groupe de shoegaze russe, issu de Saint-Petersbourg, très exactement. Il puise essentiellement ses influences chez My Bloody Valentine, Lush et Slowdive. A l’instar de ses références, la formation propose, tout au long de son premier elpee, « Escape », des mélodies mélancoliques et rêveuses enrobées de guitares tantôt légères, tantôt crépitantes, et soulignées de voix éthérées.

Issu de cet album, « Solar wave » est disponible sous forme de clip ici

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Phantom wave

Bonfire secrets

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Malgré les difficultés rencontrées au cours du processus de création de l'album, contrariétés essentiellement dues à l’hospitalisation du chanteur/guitariste, pendant deux mois, à la suite de l’incendie de son appartement, Phantom Wave, une formation établie à Brooklyn, a sorti son second elpee, « Bonfire secrets », en mai dernier.

Empreinte de mysticisme et de mélancolie, sa musique mêle pop et shoegaze. Une expression sonore captivante constituée de textures multicouches, au sein desquelles l’intensité est alimentée par des interventions de guitares éclatées, chargées de fuzz, et dynamisée par des percus limpides.

Extrait de « Bonfire secrets », « Spiralling » est disponible sous forme de clip là

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Slow Pines

Something you could never have

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Slow Pine est une formation originaire de Waterbury, dans le Connecticut, dont la musique navigue quelque part entre noisy et shoegaze

Sur son premier Ep 5 titres, « Something You Could Never Have », la formation a inclus ses deux premiers singles. Mais le plus curieux procède du titre d’un de ses deux singles, « Lament for Clara Barton ».

Clara Barton, née le 25 décembre 1821 à Oxford (Massachusetts) et morte le 12 avril 1912 à Glen Echo (Maryland) était une enseignante, infirmière et humanitaire américaine, connue pour avoir été la fondatrice de la Croix-Rouge américaine.

On imagine donc que la compo s’inspire de sa vie ou évoque des émotions liées à son héritage.

« Lament for Clara Barton » est en écoute là

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Somesurprises

Perseids

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Originaire de Seattle, Somesurprises est une formation fondée par Natasha El-Sergany.

« Perseids », nouvel opus paru le 5 avril 2024 n'est pas une réinvention du son du groupe, c'est son perfectionnement.

La voix riche et imposante d'El-Sergany adresse un appel au monde entier.

Dans sa musique, on discerne des éléments de shoegaze, de psyché et de dreampop, et on pourrait même déceler des traces de Sonic Youth, Yo La Tengo et de My Bloody Valentine, voire de Mazzy Star ; mais aussi rapidement que la musique prend toute son amplitude, ces références disparaissent et se dissolvent dans le son singulier que le groupe s'est forgé.

L’opus recèle quelques plages plus longues, probablement issues de jams, à l’instar de l’ouverture « Be Reason ».

Judicieusement intitulé d’après la pluie de météores des Perséides, cette œuvre au scintillement discret de beauté cosmique devrait séduire le mélomane…

Issu de « Perseids », « Bodymind » est en écoute ici.

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