Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Thomas Earl Petty est décédé ce 2 octobre, des suites d’une crise cardiaque. Il allait bientôt fêter ses 67 ans. Ce chanteur/guitariste/compositeur américain était surtout connu pour son œuvre réalisée en compagnie de ses Heartbreakers (Trad : bourreau des cœurs) et son aventure au sein du supergroupe Travelling Willburys, vécue en compagnie de George Harrison, Bob Dylan, Roy Orbison et Jeff Lynne. Il avait également publié trois elpees solos et deux chez Mudcrutch, son tout premier groupe, qu’il avait remonté en 2007, sous son line up originel.

Même si au départ elle s’inspirait des Byrds et de Dylan circa « Blonde on  blonde », sa musique avait été qualifiée de ‘Heartland’ (décidément !), tout comme celle de Bruce Springsteen, Bob Seger et John Mellencamp.

Il était en tournée en compagnie des Heartbreakers, dans le cadre des 40 années de carrière de la formation. Avec laquelle il a publié une dizaine d’albums et décroché quelques hits dont les plus célèbres demeurent « American Girl », « Free Fallin », « Into the great wide open », « I Won't Back Down », « Listen to Her Heart », « Refugee » (voir clip ici) et « Stop Draggin' My Heart Around ». Ses chansons relataient, un peu à la manière du ‘Boss’, le quotidien de l’Amérique profonde, des chansons qu’il interprétait d’une voix un peu rocailleuse…

RIP


 

 

Fischer-Z s’est produit dans le cadre de l’édition 2017 du W-Festival (voir review ici). A l’issue du set, John Watts a accordé une interview à Musiczine. Si musicalement les médias ont trop souvent assimilé la musique de Fischer-Z à la new wave, c’est sans doute parce que le groupe a sévi à cette époque, alors que finalement, baignant dans une forme de reggae blanc, elle était plus proche de celle de The Police, Talking Heads ou de Split Enz. D’ailleurs, au fil du temps, elle est devenue intemporelle. Donc pas à la mode. Ce qui explique sans doute pourquoi, le band n’a jamais trop récolté de succès en Grande-Bretagne…

John admet : « Au début de l’aventure Fischer-Z, on a accordé 380 concerts, dont deux en Grande-Bretagne. On a dès perdu le contact avec les Britanniques et on s’est focalisé sur l’Europe. Par contre, cette année, on y a donné quelques shows. Six en tout. C’est plus que sur mes 40 premières années de carrière… »

Une carrière au cours de laquelle, outre Fischer-Z, Watts a monté d’autres formations et tenté une carrière en solitaire. De quoi brouiller les pistes. Il confirme : « Absolument ! (rires). Quand je me produis en ‘live’, je dispose d’un répertoire forgé au cours de toutes les époques que j’ai traversées. Tu sais, il doit compter plus de 240 titres. Donc c’est un bon vivier au sein duquel je peux puiser… »

Un jour, John a déclaré qu’il écrivait des textes difficiles sur des sujets sérieux, mais en les abordant à la manière d’un clown. Est-ce l’attitude d’un comédien dans l’âme ? Il avoue : « Je le pense. Tu sais, je crois que la plupart des sujets politiques douloureux peuvent être traités avec humour. Et quelque part, un discours politique est bien plus efficace quand il est véhiculé par des chansons, plongées au cœur d’un spectacle… » Ses lyrics traitent d’ailleurs souvent de politique. Le dernier album, ‘Building bridges’ (voir chronique ), paru cette année, est un nouvel exemple. Il traite de tas de sujets qui s’y rapportent, comme les conflits dans le monde, la globalisation, les scandales bancaires, l’escalade de la violence, les médias qui font la course au buzz, l’écologie, le terrorisme et on en passe. Mais où va-t-il chercher son inspiration pour demeurer un observateur avisé de la nature humaine. En regardant la TV ? En lisant les journaux ? Des bouquins ? Des magazines ? Ou via Internet ? Il clarifie: « Tout ce qui se déroule dans le monde m’intéresse. Pas les fictions. Mes sources principales sont puisées dans les journaux. Mais également le cinéma. J’ai trouvé mon chemin : faire la satire du monde politique. C’est la meilleure façon de faire de la politique. Internet n’est pas vraiment ma source d’inspiration… »

Pour rester dans le même domaine, au fil du temps, les politiciens perdent de plus en plus la confiance de leur électeurs, parce qu’ils prennent des décisions impopulaires. Et pourtant, dès que de nouvelles élections sont organisées, ils sont de nouveau élus. Comment comprendre ces choix ? Et comment changer cette situation ? La démocratie contemporaine, est-elle arrivée au bout du rouleau ? Il réagit : « Internet et la pub vont au-delà de la réalité. Le discours prononcé n’est plus réaliste, mais virtuel. Ce qui explique les volte-face des responsables politiques. Dès qu’ils sont élus, ils doivent affronter les faits et la réalité. Prends l’exemple de Trump aux Etats-Unis. Il ne pourra pas faire tout ce qu’il a promis. Il est limité par les structures gouvernementales. Heureusement d’ailleurs. En France, Macron veut tout changer, mais il lui faudra des années avant d’y parvenir. Puis, il y a ce stupide vote en faveur du Brexit, en Grande-Bretagne. On ne peut pas diviser l’Europe. Beaucoup de compatriotes ont choisi le Brexit en pure ignorance. Certains ont même voté blanc. Finalement ce choix va emmerder encore plus de monde. Les politiciens ne comprennent pas vraiment ce qu’est la véritable démocratie. Ce référendum n’aurait jamais dû être organisé. C’était une décision ridicule. Le Brexit ne va jamais se réaliser de la manière espérée par la population. En outre, il est impossible que cette sortie se réalise rapidement. L’intérêt du Brexit n’est pas celui de l’Europe. Et certainement pas celui des individus. Des entreprises. C’est dans l’intérêt de personne. Ce processus sera lent. Un peu comme toutes les décisions prises dans le domaine de la politique. Je ne pense pas qu’il y aura une version hardcore du Brexit, mais plutôt diluée… »

Fischer-Z est retourné sur un label major ; en l’occurrence BMG. Cette situation ne va-t-elle pas devenir, à terme, contraignante et freiner la créativité ? Il répond : « En fait, il s’agit d’une boîte dont le manager n’est autre que mon fils. C’est également lui qui contrôle les budgets. BMG fait la promotion et moi je suis totalement libre au niveau artistique… »

A l’exception de drums, John a assuré toute l’instrumentation, lors des sessions d’enregistrement de son dernier elpee. Se muerait-il en homme-orchestre ? Il répond : « En fait, j’ai demandé à un musicien de mon entourage de jouer certaines partitions et à partir de là, j’ai réalisé une sorte de sampling à la manière des artistes de hip hop. Le nouvel album sera différent… » Mais en remettant au centre du jeu de quilles, la guitare, n’était-ce pas une réaction face à la musique électronique. La réponse fuse : « Pas du tout ! J’aime la musique électronique. Enfin toutes les formes de musique. Electrique, bien sûr, également. En fait, je m’intéresse davantage à la musique contemporaine que celle du passé… »

Sur le titre maître de l’opus ‘Building bridges’, le riff de guitare semble emprunté au ‘You really got me’ des Kinks. Etait-ce intentionnel ? « Parfaitement ! Et ce titre sera remixé prochainement, sous une forme différente ; ainsi le riff ne sera plus le même… »

Après 4 décennies de carrière, John se sent-il toujours à l’épreuve quand il monte sur les planches ? « Vous savez, j’aime bien quand les événements tournent mal. C’est plus amusant. Je suis un comédien. J’aime le show et dialoguer avec la foule. C’est excitant quand il y a des imprévus… » Est-ce la raison pour laquelle il a un jour déclaré qu’il ne rejouait jamais deux fois le même show ? « Effectivement. Ma set list est toujours partagée entre nouvelles et anciennes chansons. Et pas forcément les mêmes… »

Avant de se lancer dans la musique, John a bossé comme psychologue/clinicien. Il a même suivi 5 années d’études universitaires pour obtenir ce diplôme. Son bouquin devrait bientôt sortir. Une autobiographie ? Il rectifie : « Sa sortie est reportée à l’an prochain. C’est davantage qu’une autobiographie, mais plutôt un recueil d’histoires biographiques. Il relate des pans de ma vie. J’écris ma propre histoire. Ensuite j’invite ceux dont je parle à réagir sur mes propos… C’est comme un blog analogique. Mais écrit, pas digital… » Il va également rééditer son œuvre. Probablement un boxset. Mais recèlera-t-il des inédits ? Il précise : Des remixes, c’est sûr. Mais pour l’instant, je suis trop préoccupé par les compos de mon futur album. Donc, une chose à la fois… » Ce sera quand le treizième de Fisher-Z…

Fischer-Z se produira en la salle De Roma à Borgerhout, ce 14 novembre 2017

Merci à Vincent Devos.

 

jeudi, 28 septembre 2017 14:05

The Selecter revoit la lumière du jour…

La machine à déhanchement The Selecter publiera un nouvel album, ce 6 octobre. Son titre ?  « Daylight ». Fondé à Coventry en 1979, le groupe avait fait les beaux jours du label 2-Tone Records aux côtés de Madness et The Specials.

Maintenant réunis autour du noyau formé par Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson, le combo y propose ses morceaux les plus engagés et sa musique la plus spontanée depuis « Too Much Pressure » et « Celebrate The Bullet ». Enregistré à Londres dans un contexte d’austérité politique, « Daylight » se penche sur le monde moderne en gardant l’énergie propre à la formation. Les icônes du ska sont de retour.

La vidéo du single « Frontline », c’est par ici

http://theselecter.net/

https://www.facebook.com/TheSelecter/

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:16

Occult Architecture Vol 2

Paru en février dernier, le premier volume d’« Occult Architecture » reflétait la face la plus sombre et sensuelle de la nature humaine. Le deuxième propose donc la plus lumineuse et chaleureuse. Un peu dans l’esprit du Yin et du Yang. Si la musique de Moon Duo est manifestement influencée par le krautrock et le psychédélisme, elle se veut plus contemporaine sur le dernier essai, lorgnant parfois vers l’électronica. Il y a bien sûr des cordes de guitare lysergiques, gémissantes, soniques, délicates, atmosphériques, noisy, shoegaze, etc. Puis des drums, depuis que John Jeffrey le préposé aux fûts, jusqu’alors uniquement invité à participer aux tournées, a rejoint définitivement le duo. Mais aussi des synthés et une boîte à rythmes. Sans oublier les voix que se réservent tour à tour Ripley Johnson ou Sanae Yamada, ou alors en harmonie. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « New dawn », une plage réminiscente de Yo La Tengo circa « Painful ». Caractérisé par son riff contagieux, « Sevens » constitue une ode au printemps et à l’amour. Mais le sommet de l’elpee est atteint par « Lost in light ». Si la mélodie est très susceptible d’évoquer le « Street Hassle » de Lou Reed », le psychédélisme en crescendo évoque incontestablement Spacemen 3, alors que triturés, les vocaux semblent hantés par Berlin Blondes. Trois pistes qui tiennent parfaitement la route. A contrario de l’interlude instrumental « Mirror’s edge », nonobstant ce tempo très légèrement funkysant, probablement inspiré des Stone Roses. Et puis du final « Crystal world ». Dix minutes qui semblent traîner leur ennui. Trois bons titres sur cinq méritent donc une évaluation de 3/5.

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:14

Synthetic Love

Après avoir gravé deux elpees et deux splits, le duo liégeois est passé d’un trio à un duo. Ainsi les parties de batterie ont été définitivement remplacées par une boîte à rythmes et des machines. Ce qui ne pas empêché le tandem de bénéficier du concours de quelques invités pour enregistrer son nouvel elpee, « Synthetic love ». Ainsi Emma Whalgren, le chanteuse du groupe punk The Guilt, impose sa voix sur « No honey left to steal » et la cover du « We are the public » de Motormark. Découpé en 11 pistes, ce « Synthetic love » macère au sein d’un électro punk synthétique qui doit autant à Suicide, Chrome, Fad Gadget que Front 242. Certaines plages se révèlent davantage indus, robotiques, brutales, martiales, violentes ou ténébreuses. Mais dans le style, le long playing tient la route, même s’il s’adresse surtout à un public averti. On n’en oubliera pas pour autant le remarquable artwork de l’opus, réalisé par le graphiste et illustrateur belge, Elzo Durt…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:13

Drum

« Drum » constitue le second opus de ce quatuor australien, issu de Melbourne très exactement ; un LP qui fait suite « It’s you », paru en 2015. Etonnant, mais la musique de Gold Class puise essentiellement son inspiration dans le post punk britannique. De Joy Division aux Smiths en passant par The Sound, même si solennelle, la voix d’Adam Curley lorgne plutôt vers celle de Garce Allard (Sad Lovers & Giants). La ligne de basse est propulsive, les cordes de gratte savoureusement discordantes, effilées, vulnérables, les drums implacablement syncopés, le tout baignant au sein d’un climat ténébreux, vous vous en doutez. Mais il existe une alchimie entre l’instrumentation et le chant qui rend l’expression sonore profondément addictive…

jeudi, 28 septembre 2017 12:11

I used to spend so much time alone

Troisième opus pour ce quatuor féminin, issu de Walla Walla, dans l’Etat de Washington. Quand on écoute la musique de Chastity Belt (Trad : ceinture de chasteté), on ne peut s’empêcher de penser au mouvement Riot Grrrl, qui a connu ses heures de gloire, au cours des 90’s, notamment grâce à des groupes comme Babes in Toyland, The Breeders, Hole ou encore Veruca Salt. Une constante : les droits de la femme. Chez Chastity Belt, l’approche de ce type de lyrics est cependant humoristique, même si le climat peut paraître tour à tour mélancolique ou ensoleillé. Les cordes des deux guitares sont le plus souvent plaquées et s’enchevêtrent mélodieusement, même quand elles virent au noisy, un peu dans l’esprit lo-fi d’un Pavement, alors que la ligne de basse sert de colonne vertébrale à l’ensemble. Quant aux harmonies vocales, elles sont abordées d’une manière désinvolte, un peu comme chez Sleater-Kinney. Agréables à l’écoute, les morceaux de cet elpee évoluent quand même un peu trop souvent sur le même ton…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:11

In Spades

Le 28 juin 2017, Dave Rosser, le guitariste d’Afghan Whigs décédait des suites d’un cancer du colon. Soit moins de deux mois après la sortie du septième opus du groupe de Cincinnati. Le gratteur avait remplacé Rick McCollum, en 2014. Il avait encore participé à l’enregistrement de cet opus, malgré le diagnostic, posé avant les sessions. Et « I get lost », valse bouleversante, aborde ce sujet douloureux…

Au sein d’Afghan Whigs, du line up initial, il ne reste plus que le chanteur/compositeur/guitariste rythmique Greg Dulli et le bassiste John Curley. N’en déplaise aux censeurs, mais votre serviteur avait apprécié le précédent opus, « Do the beast ». Et il apprécie tout autant cet « In spades ». Qui est quand même différent, il faut le reconnaître, même si on retrouve toujours la voix d’écorché vif de Dulli, également capable d’osciller du falsetto venimeux au baryton riche. Riche comme l’expression sonore qui est régulièrement alimentée de cuivres, d’arrangements de cordes et d’interventions de violon et/ou de violoncelle. Sans oublier la présence du piano, parfois électrique, du mellotron, du vibraphone, du synthé et bien sûr de l’instrumentation basique. Ce qui n’empêche pas certaines compos de se révéler particulièrement électriques et percutantes. A l’instar d’« Arabian heights » ou de « Copernicus », dont le riff principal semble avoir été emprunté au « You really got me » des Kinks, à moins que ce ne soit à T.Rex… et même du funkysant « Light as a feather ». Les autres compos adoptent le plus souvent le profil d’une ballade, mais souvent mid tempo et très susceptible de brisures ou d’envols ; des plages parmi lesquelles on épinglera le single diabolique et de mauvaise augure « Demon in profile », qui explore les thèmes de la sexualité, de la mort et du désir, du raffiné mais tellement vulnérable « Toy automatic » ou du final mélodramatique, « Into the floor ». Deux pistes osent des orchestrions surprenantes. D’abord le syncopé « Birdland » et puis « Oriole », construit en crescendo. Dans ces conditions, « In spades » constitue certainement un des meilleurs albums parus depuis le début de l’année…

 

jeudi, 28 septembre 2017 12:10

Slomo

Vingt-deux ans que Slowdive n’avait plus enregistré de nouvel album. Il s’agissait de « Pygmalion », juste avant que la band ne soit viré par Creation. Le combo va alors poursuivre son aventure au sein de Mojave 3. Mais sans le drummer, Simon Scott, parti alors embrasser d’autres horizons sonores, chez Televisie. Les musicos vont également, en parallèle, développer des projets plus personnels. Mais en 2014, le combo se reforme, célébrant le retour de Scott. Et début de cette année, il décide de graver son quatrième elpee. Pour un résultat tout bonnement épatant. Malgré un recours judicieux à l’électronique. Car elle est mise au service de l’instrumentation organique. C’est même Simon qui s’en charge.

En écoutant ce « Slomo », on ne peut s’empêcher de penser à la nature. Aux nuages, aux étoiles, aux cieux, au vent ainsi qu’aux océans. Notamment. Les compos baignent au sein d’une brume veloutée. Limpides, les voix de Neil Halstead et de Rachel Goswell n’ont jamais été aussi complémentaires. Et puis il y a ces sonorités de guitares. Shoegaze, noisy, lumineuses, tintinnabulantes, éthérées, mélodieuses, raffinées, sauvages et surtout délicieuses…

Le long playing est découpé en 8 morceaux. Une œuvre qui s’ouvre par l’élégant et addictif « Slomo » et s’achève par l’hypnotique « Falling ashes », une piste caractérisée par ces notes de piano en boucle qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’écriture de Slowdive. Hymnique, « Star roving » est abordé dans l’esprit de Ride, mais après avoir été trempé dans le miel. « Don’t you know why » et « No longer making time » lorgnent carrément vers Cocteau Twins, même si certaines tonalités de cordes évoquent plutôt Durutti Column. Des guitares en arpège et une ligne de basse alt rock alimentent le single « Sugar for the pill », une plage qui aurait pu figurer au répertoire de Mojave 3. Mélancolique, « Everyone knows » aurait pu servir à la B.O. du film consacré aux « Hauts de Hurlevents », le roman d’Emilie Brontë. Plus complexe, « Go get it » baigne au sein d’un climat ténébreux, mais se distingue par ses vocaux en couches, son riff sauvage, son crescendo luxuriant ainsi que son groove enfiévré et humide…

Un must ! Slowdive se produira ce 7 octobre au Botanique, mais c’est sold out depuis belle lurette…

 

dimanche, 24 septembre 2017 13:31

Décès du chanteur de soul Charles Bradley

Né le 5 novembre 1948 à Gainesville en Floride, Charles Edward Bradley est décédé ce 23 septembre à Brooklyn, dans l’arrondissement de New-York, entouré de sa famille, ses amis, y compris les membres des groupes avec lesquels il a travaillé ces dernières années : Menahan Street Band, His Extraordinaires, Budos Band et Jimmy Hill Allstarz, sa toute première formation. Il luttait contre un cancer depuis quelques années, maladie qu’il l’a récemment rattrapé. Tout en assumant un job de cuisinier, pendant plus de deux décennies, il a chanté, sans avoir pourtant de groupe fixe. Ce n’est qu’à l’âge de 51 ans que sa carrière a véritablement commencé. Il a d’ailleurs enregistré son premier single en 2001 et ses trois albums entre 2011 et 2016. Grand admirateur de James Brown, il avait choisi le pseudo Black Velvet, pour se produire sur scène. Une grande voix de la soul vient de disparaître…

RIP