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L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 27 août 2008 18:22

Un album maison pour Dido …

Le nouvel elpee de Dido sera dans les bacs ce 3 novembre. Il s’intitule « Safe Trip Home ». Et c’est son troisième concocté en studio. Enregistré à Los Angeles et Londres, il a reçu le concours de Jon Brion (Fiona Apple, Kayne West, Rufus Wainwright, The Eels) à la production. Une composition de l’opus a été coécrite en compagnie de Brian Eno.

Pour plus d’infos : http://www.didomusic.com

 

mardi, 26 août 2008 23:09

Chemical Chords

« Chemical Chords » constitue le onzième album studio de Sterolab. Par contre, ne me demandez pas combien de disques ils ont enregistré à ce jour, c’est un véritable casse-tête chinois. A cet égard, je vous invite à vous tourner vers les sites spécialisés dans le genre. Encore, qu’après consultation, on se rend compte qu’aucun d’entre eux n’est sur la même longueur d’ondes (NDR : voir quand même sur le site officiel : http://www.stereolab.co.uk/discography/?no=79. En outre, si vous vous souhaitez compliquer la situation, on peut aussi évoquer les œuvres des projets parallèles… et bonjour la prise de tête. Bref, Stereolab n’avait plus enregistré de véritable album depuis 2004. « Margerine Eclipse », très précisément. Deux ans après le décès d’une des vocalistes, Mary Hansen. Encore que de nombreux chroniqueurs considèrent cet elpee comme un recueil de chutes de bandes. A vous de juger. Mais revenons à nos moutons…

Le nouvel essai est découpé en 14 plages. 16 pour l’édition limitée. Et il faut reconnaître que les influences ‘krautrock’ des débuts se sont évaporées. Plus de titres longs et hypnotiques, comme « Refractions in the plastic pulse » ou « Metronomic Underground » non plus. En fait, Stereolab épouse ici une formule presqu’exclusivement pop. Faut dire que le remplacement de Jim O’Rourke par Sean O’Hagan (NDR : après avoir milité chez Stereolab, il a fondé les High Llamas), à la production, y est pour quelque chose. Le morceau le plus long, et aussi le titre maître, dépasse à peine les 5 minutes. La mise en forme est particulièrement soignée, riche en arrangements de cuivres et de cordes, dans l’esprit de Scott Walker. Et s’il n’y avait cette construction élaborée des morceaux, on parlerait peut-être ici de lounge. D’ailleurs, on vous conseille d’écouter ce disque, installé confortablement dans une chaise ‘lounge’, sur le patio d’une villa espagnole, en bord de mer… Plus sérieusement, les compos ont été construites sur les claviers : synthés, moogs, vibraphone, clavecin, xylophone, etc. Ce sont même parfois ces claviers qui impriment le tempo. Un concept qui correspond davantage aux nouveaux desseins sonores du groupe. Les beats ont été ajoutés par la suite. Ce qui explique sans doute pourquoi, ils paraissent plus sinueux, plus capricieux. Par contre, pas de changement pour la voix de Laetitia Sadier. Son timbre éthéré, cristallin, est un véritable enchantement, même s’il faut bien tendre l’oreille pour comprendre ses lyrics obliques, exprimés tantôt dans la langue de Voltaire, tantôt dans celle de Shakespeare.

D’excellents morceaux donc sur ce « Chemical Chords », mais également quelques plages dispensables, parce qu’apparemment construites sur un schéma identique. N’empêche des compos comme « Three women » caractérisée par son rythme ‘motownesque’, le faussement grandiose « One finger symphony », hanté par le spectre de Serge Gainsbourg (NDR : ses débuts, of course !), « Cellulose sunshine », petite perle de pop de chambre (ces flux et ces reflux d’arrangements de cordes !) ; et sur l’édition limitée, le semi tribal/semi carnavalesque « Magne-Music », méritent une mention toute particulière. Et apparemment cet elpee ne serait que la première partie d’un dyptique, dont la sortie d’un deuxième volet est prévu pour dans quelques mois.

mardi, 09 mai 2006 03:00

G

Malibu Stacy serait à la recherche du point “G” ! Comment ne pas y penser en observant l’image de la jeune fille qui illustre la pochette ? Et puis rien qu’à travers le titre de leur premier album ? Un disque enregistré à Bologne, sous la houlette de Francesco Donadello (Yuppie Flu). Sur cet opus, on retrouve trois morceaux qui figuraient sur leur Ep, paru en 2005. Tout d’abord, le single « Sh sh », caractérisé par cette ligne de basse ténébreuse, instituée par Peter Hook (NDR : les plus pessimistes penseront à Joy Division, les plus optimistes à New Order) et la voix théâtrale de David de Froidmont (Pulp ?). Une inflexion à laquelle le chanteur a recours régulièrement. Et en particulier sur « Runaways ». « Sex in Malibu », ensuite. Une pop song paradoxalement contagieuse et frénétique exécutée dans l’esprit de Maxïmo Park. « Los AnGeles » enfin. Une plage hymnique, allègre, digne de Weezer. Pas pour rien que ce fragment a été choisi pour faire l’objet d’un clip vidéo, un clip tourné à L.A.. Un Weezer qui hante également « Feck this (1985) », nonobstant le final dont les célèbres lyrics (« Hey you, what’s that sound ? Everybody look what’s going down ») ont été empruntés à Rhymes Digitales. Plus surprenant, cinq titres lorgnent manifestement vers la britrock. Essentiellement celle de Shed Seven ; et puis des Killers sur le très eighties « Soda Pop », un fragment balayé de guitares cinglantes. De cette plaque, je retiendrai encore la ballade mid tempo « Saturday night fisher » et puis le sauvage « VHF-VUF », une compo punkysante, presque stoogienne. Un seul regret : nonobstant un premier elpee de bonne facture, Malibu Stacy n’est pas parvenu à communiquer cette intensité unique qui fait leur force en ‘live’.

 

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Found on film (CD + DVD)

Depuis qu’il a enregistré son premier album en 2005, Maxïmo Park tourne inlassablement. Et, apparemment, son planning de concerts est à nouveau impressionnant. Fin de l’année dernière, le quintet a donc décidé d’immortaliser cet exercice de style qu’il semble apprécier tout particulièrement. Le 10 décembre 2005 dans leur ville natale de Newcastle et le 17 février 2006 à Brixton. Filmé en noir et blanc, ce dernier spectacle contient deux compos qui ne figurent pas sur leur album : « Fear of falling » et « I want you to leave ». Deux sets qui ont servi de base à l’élaboration de ce DVD. Le film reproduit parfaitement l’énergie dispensée par la formation sur les planches ; une énergie exacerbée par le vocaliste/showman Paul Smith. Ce support recèle également six morceaux issus de sessions accordées à la BBC, trois autres concédées à AOL et une interview de 20 bonnes minutes consentie par Paul et Duncan pour la radio locale de Brighton ; sans oublier les six vidéos promotionnelles tournées par le band. Seul petit bémol, la navigation du DVD est plutôt difficile à la détente et sur PC, certains programmes refusent carrément de lire le support. Le CD audio propose 9 plages encore issues de sessions accordées à la BBC dont une adaptation assez étonnante du « Shiver » de Natalie Imbruglia, une version acoustique de « Going missing » et un inédit, « Surrender ». Le tout est enrichi d’un booklet de 16 pages abondamment illustré. Et si vous souhaitez en savoir davantage sur Maxïmo Park, je vous invite à relire l’interview fort intéressante que Paul et Tom avaient accordée à Musiczine l’an dernier…

mardi, 24 octobre 2006 03:00

Hello Blackbird

La bande à Jonathan Donahue a été invitée à réaliser la B.O. du premier long métrage de Robinson Savary, « Bye bye blackbird ». Pour Mercury Rev, c’est également la première expérience dans le domaine de la musique de film. Photographe pour Rock and Folk et responsable de trois courts métrages entre 88 et 95, Robinson est avant tout le fils du grand homme de théâtre, Jérôme Savary. « Bye bye blackbird » raconte l’histoire tragique vécue par une famille de cirque…

Partagé en 19 plages et deux clips vidéo, « Hello blackbird » est essentiellement constitué de plages instrumentales. Un univers sonore partagé entre musique contemporaine, symphonique et ambient. Exclusivement destiné aux inconditionnels du Rev voire à ceux qui tomberaient sous le charme du film, ce disque ne recèle manifestement rien de bien transcendant. Evidemment lors de cet exercice de style, le son sans l’image suscite rarement l’enthousiasme…

Si vous ne connaissez Mercury Rev qu’à travers ses deux derniers albums (« All is dream » en 2001 et « The secret migration » en 2005), vous ne connaissez pas Mercury Rev. Pas que ces disques soient de mauvaise facture. Au contraire. Mais ce sont les opus les plus accessibles et surtout les moins aventureux. Pour célébrer son 15e anniversaire, la formation américaine vient de graver sa première compilation. Un double cd. Le premier disque se contente de retracer en quatorze plages la carrière de cet ensemble excentrique, depuis 1991 à 2006, et devrait permettre aux novices de survoler l’évolution de leur musique. Tantôt expérimentale, psychédélique, noisy, free jazz voire champêtre, mais toujours fascinante. La présence de David Barker n’y étant pas étrangère. Mais aussi, à l’époque d’une flûtiste qui répondait au nom de Suzanne Thorpe (NDR : elle avait interprétée le rôle d’une jeune défunte lors d’un film tourné par Barker et Grasshopper, alors étudiants en cinéma). Si vous disposez de toute la discographie de la bande à Johnathan Donahue, le second disque se révèle beaucoup plus intéressant, épinglant 18 titres partagés entre Peel sessions, remixes, raretés et quelques reprises dont le groupe est friand : Beatles, John Lennon, Dylan, Neil Young, David Bowie, James Brown...

mardi, 12 septembre 2006 03:00

And The Glass Handed Kites

Auteur d’une excellente prestation, accordée lors de la dernière édition du Pukkelpop, Mew a enregistré ce quatrième opus, en 2005. Ce disque vient enfin de bénéficier d’une distribution officielle en Belgique. Ce quatuor danois pratique ce qu’on pourrait appeler de la pop/prog. Pop. A cause des mélodies contagieuses, très contagieuses même (NDR : une fois infiltré dans votre matière grise, le refrain de « The zookeeper’s boy » ne vous lâche plus avant une semaine !) et puis des compositions qui dépassent rarement les 5 minutes (NDR : à deux reprises pour cet opus). Prog parce que la musique est à la fois complexe, atmosphérique et sophistiquée. A la croisée des chemins de Yes, Sigur Ros et Mercury Rev. Faut dire aussi que le chanteur, Jonas Bjerre possède un falsetto angélique, aussi éthéré que celui de Jón Þór Birgisson. Une voix sinusoïdale, parfois diluée dans de superbes harmonies vocales, dont il se sert comme un instrument. Prog encore lorsqu’on sait que la plupart des titres de « And the glass handed kites » s’enchaînent naturellement, comme si c’était un album concept. Une notion de concept accentuée par les lyrics cryptiques, visionnaires. On a ainsi parfois l’impression d’être plongé dans un conte de Grimm. Ou dans un opéra rock. John Mascis (Dinosaur Jr) est venu apporter son concours aux backing vocals sur deux morceaux (« Why are you looking grave ? » et « An enjoy to the open fields »). Etonnante, la symbiose opérée entre le xylophone et les synthés répond à une motivation davantage contemporaine. Mais le plus important est le résultat de ce cocktail. Hormis l’une ou l’autre ballade sans grand intérêt, le deux tiers de l’œuvre valent vraiment le détour. Et je pense tout particulièrement aux plages citées ci-dessus, mais également à l’interstellaire « Apocalypso » ou encore au single « Special ». Et si vous doutez encore de leurs capacités, sachez qu’en 2003, le Danish Music Critics Award Show leur avait décerné les titres d'album et de groupe de l'année…

 

 

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Best of

La séparation de Luna, en 2004, était prévisible. Bien sûr, lorsqu’on a un petit faible pour un groupe, on a comme un petit pincement au cœur. Mais il est vrai qu’après 12 années d’existence et sept albums, la formation drivée par le chanteur/compositeur/guitariste/lyriciste Dean Wareham avait peut-être fait le tour du sujet. En outre, les changements de line up successifs et la tendance plus atmosphérique des derniers elpees a certainement eu une incidence sur cette décision. D’autant plus que le succès commercial n’a jamais été au rendez-vous. Même lors de la sortie de leur troisième opus, « Penthouse », sacré meilleur album des 90’s par le magazine Rolling Stone. Ce « best of » fait d’ailleurs la part belle aux quatre premiers cds. Dix-huit titres de pop visionnaire, cosmique, parmi lesquels figurent les inévitables « Tiger lily », « Slide » (NDR : Grasshopper de Mercury Rev était venu apporter un petit coup de guitare), « Superfreaky memories » ainsi que « 23 minutes to Brussels » et « Moon palace », deux morceaux qui avaient bénéficié de la participation de Tom Verlaine. Le disque contient un booklet de 24 pages abondamment illustré. L’histoire de chaque plage est détaillée et vous permet ainsi de découvrir les noms des multiples collaborateurs qui ont apporté leur concours au groupe, lors des sessions d’enregistrement. Cette splendide épitaphe est enrichie d’un deuxième cd exclusivement consacré à des reprises opérées par Luna. Des compos dont le band était particulièrement friand, mais qu’il réservait aux singles (NDR : ces disques sont de véritables raretés !), des Eps, des tributes ou autres morceaux destinés à des compiles en tous genres. Dix-sept titres sont ici réunis dont deux versions différentes de « Bonnie and Clyde », le « Jealous guy » de Lennon, « La poupée qui fait non » de Polnareff, « Season of the witch » de Donovan, « Dream baby dream » de Suicide et « Thank you for sending me an angel » de Talking Heads. Un régal pour les oreilles !

 

mardi, 11 juillet 2006 03:00

Watch you don´t take off

Leya nous vient d’Irlande du Nord. De Belfast, très exactement. Un quatuor dont la musique évolue entre britpop et britrock. Un fil conducteur : la voix de Ciaran Gribbin dont le timbre et les inflexions empruntent tour à tour à Matthew Bellamy, Danny McNamara, James Walsh ou encore Paul Draper. Dans ces conditions, difficile de ne pas imaginer que la musique de Leya évolue dans un univers rappelant tantôt Muse, Embrace, Starsailor voire Mansun. Et manifestement, elle devrait plaire à toutes celles et tout ceux qui ne jurent que par ce style si insulaire. Cependant, si c’est bien fichu, ça manque quand même d’originalité. Les arrangements symphoniques sont légion (NDR : somptueux ou emphatiques : biffer la mention inutile), l’instrumentation luxuriante, les changements de tempo fréquents, les mélodies mélancoliques. Et le tout est bien sûr dominé par les vocaux de Ciaran. Une compo parvient quand même à s’extraire de l’ensemble : « Again ». Tramée sur un piano sonore, elle monte progressivement en intensité avant de voler en éclats dans une orgie de sonorités cosmiques. Un peu à la manière de Radiohead. Pour le reste, on peut fermer la parenthèse…

mercredi, 20 août 2008 12:45

La glace noire d’AC/DC

Après huit années d’attente, AC/DC a enfin décidé de sortir un nouvel album. Il s’intitule « Black ice » et paraîtra ce 20 octobre. Le premier single, "Rock 'N' Roll Train", sera lui dans les bacs ce 28 août. L’album a été produit par Brendan O'Brien au sein des studios Warehouse à Vancouver, au Canada (NDR : ceux de Bryan Adams, pour être plus précis). Enfin, un Dvd consacré à un set historique accordé par la formation australienne, le 10 juillet 1996, à Madrid, sera mis en vente dès ce 8 septembre. Et pour clôture les bonnes nouvelles AC/DC a également décidé de repartir en tournée.

Tracklisting :

1) Rock 'n Roll Train
2) Skies on Fire
3) Big Jack
4) Anything Goes
5) War Machine
6) Smash 'n' Grab
7) Spoilin' For a Fight
8) Wheels
9) Decibel
10) Stormy May Day
11) She Likes Rock 'n' Roll
12) Money Made
13) Rock 'n' Roll Dream
14) Rocking All the Way
15) Black Ice

Lien Youtube :  http://www.youtube.com/user/acdc?ob=1

Pour plus d’infos : http://www.acdcrocks.com