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La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

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Bernard Dagnies

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samedi, 13 février 2010 22:28

Un best of pour les Triffids

Ce 9 avril paraîtra une compilation des Triffids. Intitulée « Wide Open Road - The Best of The Triffids », elle fait suite à toute une série de rééditions qui avaient été publiées au cours des quatre dernières années, chez Domino, et épingle 18 de leurs singles. Un box deluxe réunissant 8 de leurs albums, paraîtra également ce 5 avril. Il s’intitulera “Come ride with me ... wide open road”. Dans la foulée, le groupe se produira à Hasselt ces 16 et 17 avril, afin de rendre hommage à feu leur chanteur/compositeur David McComb. Une belle brochette d’invités y est annoncée.

Trackslisting “Wide Open Road - The Best of The Triffids”:

1. Wide Open Road
2. Red Pony
3. Reverie
4. Beautiful Waste
5. Hell Of A Summer
6. Property Is Condemned
7. Raining Pleasure
8. The Seabirds
9. Lonely Stretch
10. Stolen Property
11. Kathy Knows
12. Bury Me Deep

13. A Trick Of The Light
14. Jerdacuttup Man
15. Too Hot To Move
16. Goodbye Little Boy
17. New
18. Save What

http://www.thetriffids.com

 

 

Le 3 mai 2010 paraîtra le cinquième opus de Broken Social Scene. Il a été essentiellement produit au sein des studios Soma de John McEntire, à Chicago. Outre les collaborateurs habituels, les sessions d’enregistrement ont bénéficié du concours de Sam Prekop (The Sea and Cake) Sebastian Grainger et Jason Tait (The Weakerthans). Sans oublier McEntire. Cinq longues années que le collectif, drivé par Kevin Drew et Brendan Canning, n’avait plus rien réalisé ensemble. Particularité, ce elpee n’a pas encore de titre…

http://www.brokensocialscene.ca
http://www.myspace.com/brokensocialscene

 

mardi, 09 février 2010 01:00

Orange Moonbeam Floorshow

Votre serviteur a déjà pu lire des âneries dans des chroniques de webzines concurrents ; mais je pense que pour le deuxième album de cet artiste américain, le sommet a été atteint. David Bowie aurait influencé Cleandenim. Ah bon ! La musique gothique aussi. Parfait ! Et même le blues des 60’s. Ben tiens ! Pourquoi pas Rika Zaraï tant qu’on y est. Honnêtement, je ne suis pas contre la liberté d’expression ; mais quand un collaborateur ou un journaliste en herbe ignore complètement l’histoire de la musique, pop/rock en particulier, ou qu’il ne dispose pas d’un tuteur susceptible de rectifier voire de guider sa prose, il est préférable qu’il se contente de s’épancher sur un blog pour épater ses copines et ses copains. Désolé, mais même si chez Musiczine, on peut se planter, on cherche d’abord à se documenter ; et puis surtout on écoute les disques qui nous sont envoyés… C’est dit, point à la ligne !

Mais revenons à ce Patrick Cleandenim. Dont cet « Orange moonbeam floorshow » s’ouvre par un remarquable morceau : « Hotel gansevoort ». Robotique, ‘kraftwerkien’, il s’inscrit dans l’esprit de la cover du « Model » de Snakefinger, une compo, bien sûr, signée Ralf Hütter et Florian Schneider. La suite me fait davantage penser à du Heaven 17, parfois en plus swing. Il y a même un morceau pimenté de bossa nova (« Stage fright »). Mais franchement après le plat consistant, on n’a plus droit qu’aux cacahuètes…

 

vendredi, 30 septembre 1994 01:00

Les accidents utiles…

Des néo baba cools qui jouent une musique atmosphérique préparée à base de rock, de jazz, de new age, de reggae, de techno, de world et de psychédélisme. Ils aiment le Floyd, Spacemen 3, Yes, Gong et The Orb et accordent une grande importance à l'improvisation. Ils ont multiplié les concerts depuis 1982 ; si bien qu'aujourd'hui, leurs prestations ‘live’ sont absolument stupéfiantes, comme celle accordée au festival de Dour en juillet dernier.

Rencontre avec Ed Wynne, le guitariste, John Egan, le flûtiste, et Joie Hinton, le claviériste, deux heures avant leur set mémorable...

Combien de concerts avez-vous joué depuis ‘Stonehage’, en 1983? (rires)

Ed : Approximativement, une bonne centaine. Peut-être plus!
Joie : Si notre mémoire est bonne!

Est-ce que jouer ‘live’ est un peu votre vie ?

Joie : J'y consacre un tiers de ma vie. La seconde est réservée au studio. Et la troisième à ne pas jouer de la musique. La vie familiale revêt également une certaine importance pour chacun d'entre nous. Même si une partie de mon habitation a été transformée en studio. Un amour de studio d'enregistrement ! Mais nous ne jouons pas 365 jours par an. Voilà la description de mon emploi du temps.

Le clan Ozric Tentacles vit-il en communauté ? Partagez-vous les idées de la génération hippie des seventies ?

Joie : Non, nous ne vivons pas ensemble et ne souhaitons pas fonder une communauté. Nous avons chacun notre chez soi.
Ed : Nous ne partageons pas les idées des hippies et n'essayons pas davantage de les propager auprès de notre public.

Pensez-vous qu'Ozric Tentacles appartient à un monde où le punk n'était rien d'autre qu'un mauvais voyage à l'acide ?

Joie : Effectivement. Pourtant, notre drummer, Merv, a sévi au sein d'un ensemble punk. Mais il avait les cheveux trop longs pour y végéter. Sans quoi je partage totalement ce point de vue.

Zia est impliqué chez Union, alors que Joie et Merv participent aux expérimentations d'Eat Static. Quel est l'intérêt de cette dispersion?

Joie : Le plaisir, l'amusement. Découvrir de nouvelles perspectives sonores.

Est-il exact qu'en public, lorsqu'un musicien commet une erreur, le groupe la répète quatre fois, de manière à marquer un nouveau point de départ pour la suite des événements? Quelle est la part d'improvisation dans votre musique? Vos compositions arrivent-elles par accident?

Joie : Oui, de nombreuses compositions arrivent par accident. Et nous commettons de nombreuses erreurs (rires). Il est exact que lorsque quelqu'un d'entre nous se fourvoie, nous reproduisons quatre fois son erreur pour indiquer une nouvelle orientation musicale à suivre. Une justification pour multiplier les erreurs (rires). Elles sont très utiles, je les affectionne...
Ed : Près de cinquante pour cent de notre musique est improvisé. Nous structurons une base à nos compositions qui se retrouve sur disque. Mais elle doit être susceptible d'être retravaillée. Ce qui nous permet de nous rendre où bon nous semble... Deux à trois titres interprétés ce soir iront certainement dans ce sens...

Les parties vocales sont pratiquement inexistantes dans la musique d'Ozric Tentacles. Pensez-vous que le chant soit un mauvais instrument ? Et pourquoi ?

Ed : Non, pas du tout. La voix est un merveilleux instrument. Mais nous avons opté pour une musique essentiellement instrumentale, parce qu'elle permet de communiquer davantage de feelings. J'aime la voix humaine. Cependant chez la plupart des groupes, je suis incapable de comprendre ce qu'elle exprime. Evidemment, des paroles permettent de soulever des questions sur la vie politique ou les problèmes rencontrés par notre société. Mais ces questions, je préfère me les poser, voire en discuter. Pas m'en servir comme message idéologique. Jon chante un peu sur l'une ou l'autre chanson.
Jon : Oui, quelques mots. Mais ils restent très vagues. Ils servent à la texture musicale, et l'auditeur est libre d'en faire sa propre interprétation.

Ozric Tentacles prône-t-il les vertus du psychédélisme spatial comme le Floyd, Spacemen 3, Gong et Hawkwind ?

Joie : Nous partageons des perspectives similaires. Notamment l'évasion dans l'infini spatial comme chez Pink Floyd, Spacemen 3 et Yes.

Gong n'a-t-il pas exercé une influence majeure sur le groupe ?

Ed : Oui, mais lorsqu'il était au sommet de son art. C'est-à dire lorsque Daevid Allen et Steve Hillage l'administraient. Nous avons surtout absorbé son feeling. Et puis la sonorité très cosmique des guitares.

Qu'est-ce que le psychédélisme pour Ozric Tentacles ? (long silence)

Joie : Quelle est la question?
Ed : Euh! Euh! Euh ! Qu'est ce que le psychédélisme ? Euh! Euh! Euh !...

Une musique pour l'esprit ?

Ed : Oui, pour l'esprit et le corps !

Source d'inspiration ?

Ed : Susceptible de l'être ! Je n'ai jamais abordé ce sujet en profondeur. Personne ne sait réellement ce que le terme psychédélisme veut dire. Si tu le traduis littéralement, tu obtiens ‘couleur de l'esprit’. Une explication comme une autre. Personne n'est jamais parvenu à m'en donner une signification exacte. Certaines formes de drogues sont psychédéliques... Je ne sais pas vraiment... Une forme de musique destinée à pénétrer dans le labyrinthe du subconscient, sans doute.

Oui, mais n'est-ce pas trop dangereux de s'y aventurer ? La folie ne guette-t-elle pas au bout du périple?

Ed : Dangereux ? Peut-être ! C'est fascinant en tous cas. Mais si tu entraînes l'auditeur dans ce voyage étrange, tu dois être sûr qu’il soit confortable. Et choisir le secteur précis à explorer. Ce que nous proposons de lui faire découvrir n'est pas dangereux. Nous ne voulons pas le conduire à la folie, mais simplement l'inviter à ressentir une bonne vibration, le rendre heureux...
Joie : De très étranges questions!

Kevin Ayers estime que la musique psychédélique est devenue pornographique parce qu'elle s'est prostituée au graphisme. Il cite le cas de The Orb, en exemple. Qu'en pensez-vous?

Ed : J'aime beaucoup The Orb. De la musique porno ? Qu'est-ce qu'il sous-entend ? Ce n'est pas mon avis. Nous ne sommes pas du tout sur la même longueur d'ondes. Sensuelle oui, mais certainement pas porno !

La musique d'Ozric Tentacles, c'est une bonne potion pour élaborer les bandes sonores cinématographiques ?

Joie : A une certaine époque, j'ai composé des ‘soundtracks’ pour la télévision. Mais je n'ai jamais eu l'occasion d'en adapter pour le cinéma. J'aimerais vivre cette aventure. Ce serait formidable!

Bernard Dagnies.

Article paru dans le n° 26 du magazine Mofo de septembre 94

 

mardi, 02 février 2010 01:00

This way (réédition)

« This way » constitue le premier album solo du guitariste de Wire, Bruce Gilbert. Il date de 1984 et vient d’être réédité, après remasterisation. Un disque dont les deux premiers morceaux étaient destinés à sonoriser « Do you me ? I did », une chorégraphie imaginée par l’enfant terrible du ballet britannique, Michael Clark. Deux plages qui s’étalent respectivement sur 20’09 et 10’18. Les deux autres morceaux, « Here visit » et « U, Mu, U », quoique de durée plus brève (NDR : 5’53 et 3’12), s’inscrivent cependant parfaitement dans la philosophie sonore de cette œuvre expérimentale. Synthés, bourdonnements, boucles, chœurs et tutti quanti, sans oublier les inévitables rythmes pulsants, tissent une texture semi-ambient, semi-postindustrielle, qui aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Stockhausen, Einsturzende Neubauten et Popol Vuh. A l’écoute de cette musique, vous êtes successivement envahis par des tas de sentiments : l’inquiétude, l’angoisse, la peur voire le cauchemar ; mais aussi la quiétude et l’évasion. Une œuvre avant-gardiste pour l’époque, devenue intemporelle, mais qui s’adresse exclusivement à un public averti…

lundi, 01 février 2010 12:03

Le retour du vinyle

Vous avez jeté ou revendu votre vieille platine aux puces ? Ou alors, pas précaution, vous l’avez rangée quelque part dans votre grenier ? Va falloir la ressortir. Ou en racheter une nouvelle. Alors qu’on ne parle plus que de numérique voire de dématérialisation de la musique (pensez au MP3 et à l’iTunes), le vinyle refait surface. Au cours des 80’s, l’elpee était devenu ringard ou alors faisait exclusivement le bonheur des collectionneurs. Seuls les Djs et les rappeurs s’en servaient encore. Et pas nécessairement de manière conventionnelle. Mais, depuis quelques années, outre-Manche, les 45 tours ont recommencé à fleurir dans les bacs de disquaires et les 33 tours semblent suivre le même chemin. Plusieurs raisons à ce phénomène ? Tout d’abord, le graphisme de la pochette. En compact-disc le digipack est trop souvent réduit à sa plus simple expression. Et son minimalisme peut devenir frustrant. Surtout quand cette pochette est réduite à son strict minimum. Et le mélomane a l’impression, vu le prix réclamé pour ce produit, d’être roulé dans la farine. La pochette d’un 33 tours a souvent été élevé au rang d’œuvre d’art. Pas pour rien que c’est dans cet exercice de style que des Paul Whitehead, Roger Dean, Barry Godber ou encore Andy Warhol ont forgé leur notoriété. Et puis, pensez aux classiques de Pink Floyd, Genesis, Rolling Stones, Jethro Tull, Led Zeppelin, Yes, King Crimson, Velvet Undergound ou encore Iron Maiden. La liste est d’ailleurs loin d’être exhaustive. Enfin, il y a la différence de son. Que les spécialistes estiment clinique et glacial pour le cd ; imparfait, mais tellement chaud pour le vinyle.

Dès 2001, les Strokes se sont remis au vinyle. Et les Libertines, les White Stripes, Kills et tutti quanti de leur emboîter le pas. Mais apparemment, c’est surtout le back catalogue des artistes légendaires qui semble justifier ce retour aux sources. Et pour cause, les acheteurs potentiels sont, pour la plupart, des collectionneurs. A voir maintenant si les plus jeunes mélomanes ont vraiment envie de conserver une trace de ce qu’ils écoutent ou ont écouté. Mais pourquoi pas, puisqu’on est en pleine mode ‘vintage’. Et puis c’est peut-être le meilleur moyen de relancer la vente du disque. Petite indication, au cours de l’exercice 2009, la vente de vinyle a augmenté de 10%. Certains labels majors ont déjà bien compris l’intérêt de cette formule ; mais Music on Vinyl, distribué au sein du Benelux et en France par Bertus (http://www.bertus.com) a décidé de mettre la gomme. Pour une première fournée, Jeff Buckley, Johnny Cash, Clash, Jimi Hendrix, Michael Jackson, Elvis Presley, Santana, Lou Reed, Patti Smith, Bruce Springsteen et j’en passe ont déjà ou seront très prochainement réédités en vinyle.

Pour plus d’infos : http://www.musiconvinyl.com

 

mardi, 26 janvier 2010 01:00

Goodnight unknown

La discographie de Lou Barlow est impressionnante. Que ce soit à travers Dinosaur Jr récemment reconstitué), Sebadoh, Folk Implosion, Sentridoh ou ses multiples coopérations. Mais curieusement et officiellement, ce « Goodnight unknwon » ne constitue que son second elpee, paru sous son patronyme. Il fait suite à « Emoh », gravé en 2005.

La vie affective de Lou Barlow est tumultueuse. Quatre mariages, un divorce, deux fois veuf, il (suivant les infos recueillies dans les médias) a vécu des histoires d’amour en compagnie de 27 petites amies. Une mode de vie qui nourrit allègrement ses lyrics, véritables contes de déception romantique empreints de désir, de concupiscence et d’angoisse.

Pour enregistrer « Goodnight unknown », Lou a reçu le concours de quelques collaborateurs. Tout d’abord le fidèle Imaad Wasif (Yeah Yeah Yeahs, Alaska !), Lisa Germano, l’ex-bassiste de Soul Coughing, Sebastian Steinberg, le drummer des Melvins, Dale Crover, ainsi qu’Andrew Murdock à la production.

Découpé en 14 fragments en un peu plus de 37 minutes, cet opus privilégie le format acoustique. Lo-fi si vous préférez. Et bien sûr, les ballades mélancoliques. Déchirantes, douces, sinistres, méditatives, ténébreuses ou denses, elles peuvent même évoquer un certain Nick Drake. A cause de ces accords de sèche discordants ou subtilement psychédéliques. Et puis de la voix bouleversante de Barlow. Soutenu par un accordéon, « Gravitate », en est certainement la plus belle illustration. Tout comme « Faith in your heart », un morceau délicatement traversé d’un zeste d’électricité. Mais le plus intéressant procède des titres les plus percussifs. Abordés dans l’esprit des Dodos. Et je pense tout particulièrement au passionné et contagieux « The right », ainsi qu’à l’intense et tourbillonnant « One machine, one long fight ». En fait, c’est dans ces circonstances qu’on se rend compte du travail accompli par Dale. Et pas seulement parce qu’il met toute la gomme sur les deux morceaux les plus rock de l’opus ; soit le très groovy « Sharing » et le luxuriant titre maître. Les deux premières plages de l’opus, par ailleurs.

Un album fort intéressant, notamment pour son incursion dans l’univers de la percussion. Et puis, si vous appréciez l’œuvre de Lou Barlow, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

 

mardi, 19 janvier 2010 22:01

New worlds

Charlotte Hatherley est surtout connue pour avoir milité au sein de la formation Ash, entre 1997 et 2006. Comme guitariste. Sans oublier son concours apporté à Client et Bat for Lashes, lors de leurs dernières tournées. Et pourtant, cette Londonienne en est déjà à son troisième elpee solo. Le premier, « Grey will fade », remontant à 2004 et le deuxième, « The deep blue », à 2007. Ce qu’on sait moins, c’est qu’elle possède une très belle voix. Dont le timbre tantôt doux, tantôt capricieux, oscille entre Kate Bush et Lene Lovitch ; même si elle ne possède pas cette faculté de changer d’octave. N’empêche !

Enregistré quasi live, en une semaine, dans un studio de Londres, « New worlds » est paradoxalement caractérisé par une qualité de son presque parfaite. Faut croire qu’à l’issue des sessions, les ingénieurs du son ont réalisé un boulot exceptionnel. Et en lisant les notes de la pochette, on comprend mieux. Alan Moulder (A Perfect Circle, Blonde Redhead, Curve, Depeche Mode, Gary Numan, Lush, My Bloody Valentine, Nine Inch Nails, Ride, The Jesus and Mary Chain, Them Crooked Vultures, The Smashing Pumpkins, et j’en passe…) s’est chargé de mixer la plupart des plages. Ce qui explique sans doute le résultat obtenu. Et puis, elle s’était très bien entourée, bénéficiant notamment du concours de Rob Ellis (PJ Harvey) aux drums tout au long de l’elpee et d’Adem à la gratte et à la mise en forme, pour le dernier morceau de l’opus.

Mais venons-en au contenu de cette œuvre. Qui ne baigne pas en permanence dans l’électricité. La guitare est bien présente. Parfois même percutante ou dévastatrice. Mais elle peut aussi se faire acoustique. Et puis se conjuguer avec des tas d’autres instruments, comme le xylophone ou se fondre dans les arrangements. Sans quoi la plaque est partagée entre titres allègres, tantôt britrock (le très ‘blurien’ morceau maître), post punk voire new wave (NDR : en grattant bien, on finit par déceler des traces de Pretenders, Devo, Talking Heads, Joe Jackson et d’XTC), post grunge (Foo Fighters ?) mais surtout pop. A cause de ce sens mélodique souvent contagieux. On a quand même droit à quelques titres plus aventureux. Tout d’abord « Firebird ». Un morceau balayé de chœurs qui pourrait servir à une B.O. pour dessins animés. Des chœurs, mais staccato, qu’on retrouve sur le tout aussi étrange « Full circle ». Une ballade mid tempo délicate et enchanteresse aussi : « Cinnabar ». Un enchantement qui se prolonge sur « Wrong notes », un morceau tout aussi subtil, mais plus complexe. Bref, une bonne surprise pour cette artiste qui manifestement a cherché à nous entraîner vers de « New worlds »…

 

De son véritable nom Emmanuel Cabut, Mano Solo, est décédé ce 10 janvier 2010. Hospitalisé à l’issue de son dernier concert accordé à l’Olympia de Paris, le 12 novembre dernier, il avait depuis été victime de plusieurs anévrismes. Né à Châlons-sur-Marne, il avait entamé une carrière personnelle début des années 90, après avoir milité au sein du groupe punk, les Chihuahuas. Responsable d’une dizaine d’albums, il était aussi bien engagé dans l’univers artistique, social que politique. Atteint du SIDA, il était depuis de nombreuses années sous trithérapie. Il avait enfin décroché trois disques d’or. Son dernier elpee « Rentrer au port » était paru ce 28 septembre.

http://manosolo.net/test-bonze

mercredi, 06 janvier 2010 12:56

Owen Pallett a du Coeur

Owen Pallett (NDR: ex-Final Fantasy et collaborateur régulier chez Arcade Fire) éditera son troisième elpee solo ce 11 janvier 2010 ; mais sous son propre nom. Parmi les collaborateurs figure le drummer d’Arcade Fire, Jérémy Gara, mais également Matt Smith (Nifty), Reg Vermue (Gentleman Reg) et Nico Muhly. C’est le résultat de 9 mois de travail accompli au sein de quatre pays différents, soit l’Islande (NDR : au Greenhouse de Reykjavik sous la houlette de l’ingénieur du son Mio Þórrison), la Tchéquie (NDR : à Prague, très précisément, pour les parties orchestrales, en compagnie du ‘Czech Symphony’), les States (New-York) et le Canada (Toronto). C’est cet été qu’Owen ainsi que Rusty Santos (Animal Collective, Panda Bear) ont mis la touche définitive à cette œuvre baptisée « Heartland », qui manifestement a reçu un soin particulier pour sa confection.

Pour plus d’infos : http://www.owenpalletteternal.com