Sparks dans la lune

Sparks, éternel laboratoire de la pop, poursuit son exploration de territoires inédits.…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Gary Numan
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

Révélation britannique pour l’année 2005, les Kaiser Chiefs nous proposent un troisième opus. Il est dans les bacs depuis ce 17 octobre. Lili Allen est venue apporter son concours aux vocaux pour l’une ou l’autre compo.

Tracklisting :

1. Spanish Metal 
2. Never Miss A Beat 
3. Like It Too Much 
4. You Want History 
5. Can't Say What I Mean 
6. Good Days Bad Days 
7. Tomato In The Rain 
8. Half The Truth 
9. Always Happens Like That 
10. Addicted To Drugs 

11. Remember You're A Girl 

Pour plus d’infos : http://www.kaiserchiefs.co.uk et http://www.myspace.com/kaiserchiefs

 

 

samedi, 18 octobre 2008 19:47

Ryan Adams de retour!

Le nouvel opus de Ryan Adams & The Cardinals s’intitule “Cardinology”. Il paraîtra ce 24 octobre et sera précédé par le single “Fix It”.

Tracklisting:

1. Born Into A Light 
2. Go Easy 
3. Fix It 
4. Magick 
5. Cobwebs 
6. Let Us Down Easy 
7. Crossed Out Name 
8. Natural Ghost 
9. Sink Ships 
10. Evergreen 
11. Like Yesterday 

12. Stop 

Pour plus d’infos : http://www.davidryanadams.com et http://www.myspace.com/ryanadams

 

 

jeudi, 16 octobre 2008 14:00

Une menace signée Mongrel

C’est le 5 novembre que paraîtra le premier Ep de Mongrel (NDR: ne pas confondre avec la formation de metal du même nom). Au sein du line up, on retrouve Andy Nicholson (l’ex bassiste des Arctic Monkeys), Drew McConnell des Babyshambles, Joe Moskow et Jon McClure de Reverend & The Makers ainsi que Lowkey, une légende du hip hop britannique. En outre, les sessions d’enregistrement se sont déroulées aux célèbres On U Sound studio du mythique Adrian Sherwood. C’est d’ailleurs lui qui s’est chargé du mixing. Et vous vous en doutez du son dub

Tracklisting :

1. 'The Menace' (feat Lowkey and Matt Helders)
2. 'Barcode' (feat Pariz 1, Tor Cesay, Mpho, Saul Williams and Matt Helders
3.  'The Menace (Adrian Sherwood On-U Sound Dub)’
4.  'Barcode (Adrian Sherwood On-U Sound Dub)’

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/wearemongrel

 

 

jeudi, 16 octobre 2008 13:57

Agoria veut faire vite…

« Go fast », c’est le titre du nouvel elpee d’Agoria. Particulièrement notoire dans l’univers de la musique électronique, ce DJ français s’est attaqué à un projet particulièrement ambitieux, puisqu’il a décidé de s’inspirer du long métrage du même nom, réalisé par Olivier Van Hoofstadt (réalisateur du fim culte 'Dikkenek') et au sein duquel on retrouve notamment pour interprètes Roschdy Zem et Olivier Gourmet… Ce disque fait suite à "Blossom" paru en 2003 et "Green Armchair" en 2006. La sortie de l’elpee est prévue pour ce 20 octobre.

Tracklisting  :

01. Tender Storm
02. Altre Voci
03. Memole Bua
04. Dust
05. Pending Between Two Worlds
06. Eden
07. Solarized
08. Last Breath
09. Around The Corner
10. Go Fast
11. Run Run Run

12. Diva Drive

Pour voir son nouveau clip vidéo : http://agoria.differentrecordings.com

 

 

Pour enregistrer leur nouvel album, les Rakes sont partis à Berlin. En ex-Allemagne de l’Est, très exactement. Dans des anciens locaux de radio soviétique aménagés en studio. Mais surtout dans un environnement industriel. Un peu comme si les musiciens voulaient marcher sur les traces de Bauhaus. Ambiance ! Apparemment l’elpee sera éponyme. Il a été enregistré sous la houlette d’un nouveau producteur, Chris Zane (Les Savy Fav, The Walkmen) et sa sortie est prévue pour le printemps 2009.

Pour plus d’infos : http://www.therakes.co.uk et http://www.myspace.com/therakes

 

jeudi, 16 octobre 2008 13:51

Un troisième album pour Franz Ferdinand

Le troisième opus de Franz Ferdinand paraîtra ce lundi 26 janvier 2009. Il a été coproduit par le groupe et Dan Carey. 

En voici le tracklisting :

1.  Ulysses
2.  Turn It On
3.  Kiss Me
4.  Twilight Omens
5.  Send Him Away
6.  Live Alone
7.  Bite Hard
8.  What She Came For

9.  Can’t Stop Feeling
10. Lucid Dreams
11. Dream Again
12. Katherine Kiss Me

Pour plus d’infos : http://www.franzferdinand.co.uk

 

 

 

samedi, 11 octobre 2008 03:00

Riffs' n' Bips 2008 : samedi 11 octobre

La cinquième édition du Riffs n Bips a donc vécu un gros succès populaire. Plus de 6 000 personnes s’y étaient donné rendez-vous ! Pour parvenir jusqu’au site, pas de problème. Mais pour trouver l’entrée réservée à la presse, fallait une bonne boussole. Et à l’intérieur, on a l’impression de participer à un jeu du labyrinthe. Heureusement, les bénévoles sont extrêmement sympathiques et nous aident à retrouver notre chemin. Finalement, après avoir effectué le même parcours plusieurs fois, on a compris ; et on ne se retrouve plus par hasard derrière le podium.

Entrée en matière réussie pour The Von Durden Party Project, une formation dont les membres sont issus des quatre coins de la Wallonie. Un set musclé, pétillant, énergique au sein duquel les musiciens recrachent élégamment toutes leurs influences qui oscillent de The Subways aux Queens of the Stone Age, en passant par les Infadels, les Kinks et Blur. J’ai même envie d’y ajouter Franz Ferdinand pour le sens mélodique et les Arctic Monkeys pour l’attitude. En gros le combo joue une sorte de stoner/punk/garage balayé par un zeste d’électro, pour faire dansant. C’est bien dans l’air du temps, c’est sympa, mais ce n’est pas nouveau. Responsable d’un album à ce jour « Death Discothèque », la formation doit encore digérer ses influences pour se créer sa propre voie. Et ma foi, elle en a le potentiel.

Starving est un peu la formation locale, puisqu’elle est issue de Dour. Le line up implique un nouveau batteur et une nouvelle claviériste. Par contre, c’est toujours Claudia qui est sous les feux des projecteurs. Son timbre vocal limpide mais argentin continue d’apporter un vent de fraîcheur à une musique plutôt eighties. Faut dire que les synthés vintage n’y sont pas pour rien. Pourtant le groove proposé par le line up est solide. Mais on ne peut se détacher de l’attitude sexy de la vocaliste. D’autant plus qu’elle a opté pour une coiffure plus sobre. Moins chauve-souris. Les textes sont pour la plupart interprétés dans la langue de Molière. Finalement assez sombres. Et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que Claudia est occupée de marcher sur les traces de Jo Lemaire. Carrière en solo en vue ? Seul l’avenir nous l’apprendra.

Dès que White Rose Movement monte sur les planches, mes yeux se focalisent sur le leader/vocaliste, Finn Vine. Non seulement, il porte des lunettes, mais il ressemble à Jarvis Cocker, l’ex-leader de Pulp. Aussi, on imagine forcément se taper une musique très eighties. Pan dans le mille ! Issus de l’Est de Londres, ces jeunes dandys semblent avoir été nourris à la new et à la cold wave. Celle de New Order, tout particulièrement. Mais aussi de Simple Minds circa « Sons and fascination » et Depeche Mode. Synthé glauque. Batterie robotique. Univers plutôt sombre. C’est à la mode, mais quand on a vécu l’époque en direct, on reste perplexe…

Nada Surf est un combo que j’ai toujours beaucoup apprécié. Et il faut reconnaître que sur les planches, ils ne déçoivent jamais. Mais depuis février dernier, époque à laquelle ils s’étaient produits à l’Orangerie du Botanique, leur set n’a pas beaucoup changé. Seul détail, Daniel Lorca, le bassiste, joue assis. D’après les dernières infos, il se serait pété le genou. Ce qui rend leur prestation moins percutante. On aura quand même droit à quelques superbes titres, dont certains repris en chœur par le public, comme les inévitables « Popular », « Inside of love », « Weightless », « Hi-speed soul », « Always love » et « Fuck it », véritable moment de défoulement pour la foule. Et reconnaissons-le, Matthew Caws est toujours aussi sympa !

Formation gantoise, Arid jouit d’une grosse popularité. Aussi bien dans le Nord que dans le sud du pays. Premier atout, les musiciens sont loin d’être des manchots. D’ailleurs, personnellement, j’estime que c’est le groupe qui s’est fendu du meilleur set ce soir. Pas pour rien qu’un rappel lui a été réclamé. Mais instrumentalement parlant. Et pas seulement pour le succès récolté par ses tubes. Ou parce qu’ému par le romantisme ambiant, quelques vieux couples ont entamé un slow. Que ne chante pourtant pas Klaus Meine des Scorpions, même si à cet instant, la voix de Jasper Steverlinck m’y fait beaucoup penser. Pour certains, il possède un très beau timbre. Mais ses inflexions constamment dispensées dans le même registre finissent par agacer. Et la force du groupe devient alors une faiblesse. J’ignore si on lui a un jour reproché. Ou alors, s’il a écouté ces griefs. Car Jasper a suffisamment de talent pour marcher sur les traces d’un certain Jeff Buckley... Pas qu’on lui demande de se jeter dans l’Escaut, mais tout simplement qu’il module son organe vocal. Et Arid pourrait alors passer en division supérieure.

Cali est un extraordinaire showman. Et il l’a une nouvelle fois prouvé ce soir. Il monte sur les planches, coiffé d’une casquette (qu’il jettera dès le second morceau) et enflamme instantanément le public. Il arpente le podium de long en large et entame son premier morceau en criant dans un porte-voix. Ils sont sept sur scène dont deux cuivres : un tromboniste et un trompettiste. Il se prend tout à coup pour un Mc’s, mais surtout enchaîne les tubes et au beau milieu de son concert, nous balance un réquisitoire musclé pour nous rappeler la situation des sans-papiers. Il se souvient de sa famille persécutée par le régime franquiste (NDR : sa famille est d’origine catalane) et ose la comparaison. Moment très émouvant. Le show défile à du 200 à l’heure. Il invite régulièrement le public à participer à la fête. Et avant de reprendre le « Without you » de U2, rythme personnellement une compo sur une caisse claire, qu’on est venu lui apporter. Rappel inévitable. Cali descend dans le public. « C’est quand le bonheur ? ». Il fonce au bout de la salle. Monte sur une table et se laisse porter par la foule jusqu’à la scène. Cali a beaucoup transpiré. Les spectateurs aussi. Un spectacle ‘live’ d’exception. Accordé parfois au détriment de l’aspect musical… Mais c’est sans doute une question de goût…

La tête d'affiche de ce 5ème festival Riffs' n' Bips était bien le collectif bruxellois Front 242. Fondé en 81, ce groupe est une des sources de l'Electro Body Music ; et on pouvait donc rêver d’un show de rêve pour l'organisation. En outre, la formation peut toujours compter sur un contingent de fans fidèles. Tout comme lors du festival FeestInHetPark à Audenarde, leur set s’est révélé très dynamique. Le public a bien réagi à des titres comme "Take-one", "Welcome to Paradise" ou encore le morceau ‘trance’ "Moldavia". Enfin, des compos comme "Religion" et "Headhunter" ont permis de vivre un final étincelant. Côté regrets, on notera la brièveté de la prestation (une heure à peine) ainsi que l’absence de grands classiques. (J.M.)

Et pour clôturer le festival, Dr. Lektroluv était de la fête. Chemise blanche, masque vert, énormes lunettes, combiné téléphonique en main (en réalité un vieux cornet…) il assène ses beats techno et electro. Un pilonnage qu’il va opérer jusqu’aux petites heures pour le plus grand bonheur des nightclubbers… (J.M)

Ah oui, et je vous invite à rejoindre notre rubrique ‘Live photos’ pour y découvrir les superbes clichés réalisés par Sindy…

 

 

mardi, 14 octobre 2008 03:00

Dig out your soul

En consultant le booklet du septième album d’Oasis on ne peut que penser au célèbre « Sergent Pepper’s » des Fab Four. A cause du recours à ce pop art bien spécifique ; même si les moyens technologiques sont aujourd’hui bien plus conséquents. Et bien sûr, des références aux Beatles jalonnent tout l’album ; mais pas seulement. D’abord, il faut reconnaître que la bande aux frères Gallagher s’est rendu compte qu’en continuant dans la lignée de « Don’t believe the truth », elle allait droit dans le mur. On ressent donc, tout au long de cet opus, une véritable volonté de changement, même si c’est toujours Dave Sardy (Dandy Warhols, Marilyn Mansun, Slayer, Cold War Kids) qui se charge de la production. Et il faut reconnaître que le résultat est plutôt convainquant. Un disque qui a été enregistré aux mythiques studios Abbey Road (NDR : ben tiens !) et mixé au Village Recorder de Los Angeles.

Hormis la ballade à l’eau de rose « I’m outta time » et le trop moyen « Ain’t go nothin’ », le reste passe plutôt bien la rampe. Et baigne très souvent dans une électricité vivifiante. A l’instar de « Bag it up », morceau qui ouvre l’elpee et adresse déjà un premier clin d’œil au psychédélisme des Beatles. Ou encore « The turning », dont le groove insidieux, puissant et hypnotique n’empêche pas la mélodie d’être contagieuse. Et soudain, c’est le spectre du Plastic Ono Band qui se met à planer. Tout d’abord sur le swamp rock démoniaque « Waiting for the rapture ». A cause d’une des deux lignes de guitare, aussi cinglante que celle qui survoltait « Cold turkey », même si l’intro semble avoir été pompée au « Five to one » des Doors. Et puis tout au long de « (Get off your) high horse lady ». Un country blues réminiscent du « Double blanc », mais dont le tempo binaire est calqué sur celui du « Give peace a chance » du P.O.B. Quant à savoir si ce sont des portes de garde-robes qui ont été utilisées, c’est une autre histoire. Autre compo très électrique, le single offensif « The shock of the lightning » tisse une bien jolie mélodie, alors que les vocaux épousent des inflexions sinusoïdales. C’est une des rares fois où Liam hulule. Signé Andy Bell, « The nature of reality » campe un boogie ‘hénaurme’ sous tension constante. C’est encore Bell qui balise le groove presque house du raga « To be where there’s life », une plage issue de la plume de Gem Archer, cependant. Mais les deux titres les plus intéressants sont, à mon humble avis, « Falling down ». Une sorte de cocktail entre psychédélisme et new wave, élaboré en crescendo dans l’esprit de Talk Talk. Une sensation accentuée par ce mince filet de clavier vintage. Et puis tout au long du lancinant et tourmenté « Soldier on ». Un titre à l’atmosphère étrange, troublante, traversée par des oscillations de claviers presque floydiens. Et pour en revenir aux Beatles, sachez que c’est toujours Zak Starkey, le fils de Ringo Starr, qui siège derrière les fûts.

L’édition limitée de l’opus propose un bonus Dvd consacré au ‘making of’ de l’enregistrement du disque et à deux clips vidéo. Une excellente surprise !

samedi, 04 octobre 2008 03:00

Hippopotard 2008

Dans le domaine des festivals rock en Belgique, il existe une multitude de petites structures qui se lancent dans l’organisation. Parfois avec succès, parfois beaucoup moins. Une chose est sûre, c’est grâce à elles que de nombreux groupes débutants opèrent leurs premier pas. Et leur permettent surtout de se produire en public. D’oser quitter leur garage ou leur cave de répète pour se frotter à l’exercice du ‘live’. C’est ainsi qu’on peut y faire des découvertes ou tout simplement assister à la confirmation d’un talent en devenir. Mais pour en revenir à ces petites structures, il faut reconnaître qu’il leur faut aussi une fameuse dose de persévérance et beaucoup de passion pour tenir le coup. Tout particulièrement en Wallonie, où les subsides accordés pour organisations locales, dans l’univers de cette sub culture qu’est le rock, sont quasi-inexistants. Aussi, lorsqu’il n’y a pas assez de public, les organisateurs prennent la tasse et finissent par se décourager. Et on espère que ce ne sera pas le cas pour le Hippopotard qui a compté, au plus fort de son affluence, un maximum de 100 spectateurs. Or, il s’agissait déjà de leur troisième édition. Il serait grand temps que le public lambda se rende compte qu’en Belgique et en France, il existe aujourd’hui une multitude d’artistes talentueux ; et même parfois bien plus intéressants que certaines hypes britanniques et américaines qui disposent, en outre, très souvent d’autres moyens… C’est dit !

Bref, il n’y avait qu’une trentaine d’âmes lorsque Copyright ouvre les hostilités. Un quatuor issu du Nord de la France. De Béthune très exactement. Un line up classique : basse/batterie/guitare/chant, même si le vocaliste empoigne parfois une gratte. Un chanteur qui ne manque pas de charisme, mais triture un peu trop souvent sa voix à travers des pédales de distorsion. Pas une très bonne idée. Le soliste joue sur une Flying V. Le drummer est plutôt habile. Quant au répertoire, il est composé de covers : Blur, les Doors, les Stones, Queen, etc. Et elles sont, ma foi, plutôt bien exécutées, sans plus.

Lorsque New Bag monte sur les planches, il y a une centaine de personnes dans la salle. Faut dire que c’est la formation locale. Leur répertoire est également composé de reprises. Mais plus personnelles. Cependant, ce qui frappe d’abord chez cet ensemble, c’est l’accoutrement des musiciens. Plutôt kitsch. Enfin pour le bassiste, vêtu d’une robe de type léopard, mais en version noir et blanc et coiffé d’un chapeau de cow-boy. Et le claviériste/rythmique. Déguisé en Ecossais, mais avec un débardeur de femme. Le soliste, se contentant du chapeau. Quant au vocaliste, Jean-François, il porte tout simplement un training. Curieux, car il ne se frotte jamais au hip hop… Il aurait ainsi peut-être plutôt intérêt à porter un costard. Blanc même, comme en pleine période new wave romantique. Par contre, il possède un timbre assez remarquable, modulable à souhait pour interpréter toutes les adaptations. Que ce soit à travers celle des White Stripes, de Radiohead ou encore de Queens of The Stone Age, cette dernière caractérisée par un excellent groove, par ailleurs. Par contre, celle du « Money » de Pink Floyd ne m’a pas vraiment convaincu. Trop approximative. En fin de parcours, la bande de joyeux drilles invite tout le monde à faire la fête et la tenancière du bistrot les rejoint sur le podium pour essayer de pousser la chansonnette. Physiquement, elle ressemble à Lio, mais ne chante pas « Banana split ». Dommage ! Avis personnel, si le groupe veut décoller, faut qu’il se mette à écrire ses propres compos.

Curieusement, pour assister au set du quartet lessinois Abyss, il ne reste plus qu’une cinquantaine d’âmes dans la salle. Abyss reconnait pour influence majeure Muse. Il reprend d’ailleurs l’une ou l’autre compo de leur répertoire. Mais aussi IAMX. A cause de la touche électro qu’il injecte dans sa solution sonore. Au cours du premier morceau de leur prestation, deux des musiciens jouent d’ailleurs conjointement des claviers : un Roland et un Yamaha. A cet instant, on ne peut que penser à Das Pop. Mais lorsque les synthés sont moins présents, leur répertoire me fait davantage penser à Yel. Surtout pour les ballades. Mais aussi à Mud Flow pour le sens mélodique. Encore que les accents empruntés à Muse font régulièrement surface. D’autant plus que le falsetto du chanteur est aussi limpide. Particularité, il est de très grande taille et n’hésite pas à se coucher sur les planches, lorsqu’il est en transe. Tout en continuant à chanter, d’ailleurs. Abyss est manifestement composé d’excellents musiciens. Et en particulier le bassiste/claviériste, impressionnant dans sa capacité à jongler entre ses deux instruments. Un groupe à suivre, c’est une certitude. 

Ah oui, j’allais oublier, d’une capacité de 300 personnes, la Rotonde est une superbe salle…

 

mardi, 28 novembre 2006 02:00

Samme stof som stof

Etonnant! Alors que la plupart des groupes ou des artistes rendent leur musique plus accessible au fil de leurs albums, Under Byen prend le chemin totalement inverse. Troisième opus du collectif danois, « Samme Stof Som Stof » est en la plus parfaite illustration. Un disque imprévisible, aventureux, à la limite expérimental, qui tranche avec tout ce qui existe actuellement sur la scène pop/rock actuelle. Une seule constante : la voix d’Henriette Sennenvaldt dont le timbre velouté, sensuel, rappelle toujours autant Björk, mais sans les inflexions furieuses et énervées. Elle chuchote d’ailleurs davantage qu’elle ne vocalise. Dans sa langue natale. Mais c’est à peine si on s’en rend compte, tant sa manière de chanter se fond dans l’ensemble. Il règne une tension palpable, captivante, tout au long de cet opus, une tension entretenue par le flux et le reflux de l’instrumentation mystérieuse, riche (violon, violoncelle, marimba, basse, claviers, piano, theremin, trombone, percus, samples, etc.), complexe, ainsi que des arrangements squelettiques susceptibles d’exploser à tout instant en une multitude de débris soniques. Sculptées dans des couches voluptueuses de son et d’émotion, les douze plages de « Samme Stof Som Stof » intriguent, perturbent et finissent par vous envoûter. Si vous appréciez à la fois Thom Yorke, Björk, Godspeed You ! Black Emperor, Sigur Ros et Portishead, vous ne pouvez passer à côté de ce disque. En mon for intérieur, je suis de plus en plus convaincu qu’Under Byen est en passe de devenir une référence sur l’échelle de la musique contemporaine… Mais il est absolument indispensable de disposer d’un esprit particulièrement ouvert pour apprécier ce type de disque. Vous voilà prévenus !