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Le rire de Will Paquin

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Stéphane Deroubaix

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mardi, 11 avril 2006 03:00

The Quick and the Deaf

Issu de la scène australienne underground, The Specimens ne jurent que par le rock lourd et acide des Stooges, de Motörhead et surtout de Monster Magnet, formation dont ils ont digéré au moins quinze fois la discographie complète. Nos confrères de Aardshok, le mag métal hollandais, n’hésite pas à les qualifier de ‘petits frères’ du groupe Jet. Il est vrai que dans le genre riffs carrés et plombés ou refrains à la AC/DC, Rose Tatoo et autre Angel City, « Get on Top » et autre « Drama Queen » sont d’une redoutable efficacité. Les racines qui alimentent le hard rock australien sont ici omniprésentes : du blues électrique bien entendu, mais aussi une petite touche redneck, une pincée de hard old school, des rythmiques punkysantes, et surtout un groove susceptible de faire battre le record de saut du kangourou le plus frénétique. Avec cette nouvelle livraison, la formation, née en 2001, marque encore des points, et prouve donc que l’Australie n’est pas en reste en matière de hard seventies graisseux et psychédélique. A découvrir !

mardi, 15 août 2006 03:00

Christ Illusion

Si le nouveau cru d’Iron Maiden constituera la grosse sortie métal attendue pour la rentrée, la nouvelle livraison de Slayer sera sans nul doute l’album qui aura marqué l’été 2006. « Christ Illusion » est enfin né. Mais qui aurait pu croire qu’il allait falloir patienter cinq années pour pouvoir poser une oreille sur le successeur de « God Hates Us All », sorti en 2001 ? Les ambassadeurs du métal extrême ont pris leur temps, enchaînant tournées sur tournées, se souciant peu des pressions de leur label pour entrer en studio. Mais le résultat est cataclysmique. Evidemment, le retour du marteleur de fûts, Dave Lombardo, n’y est certainement pas étranger. La machine de guerre s’est refaite une jeunesse pour un album envahi par les ténèbres, la violence et la technique ; soit tous les éléments qui caractérisaient le trash métal des années 80. Indéniablement, Slayer est le seul combo qui soit parvenu à surmonter les épreuves du temps. Les œuvres actuelles de Metallica, Megadeth, Anthrax et Venom semblent bien insipides face à ce « Christ Illusion » délicieusement malsain. Imaginez un croisement entre « Reign in Blood » (référence absolue du style) et « Seasons in the Abbyss » ! Des titres très rapides, parsemés de roulements de drums dégainés à une vitesse folle, par un Lombardo plus furieux que jamais. De gros breaks bien lourds et des changements de rythmes typiquement ‘slayeriens’. Comme à la grande époque !

Pur bâtard, « Catalyst » pourrait être le fruit d’une liaison illégitime entre « Disciple » et « Angel of Death ». Plus étonnant, « Jihad » rend un hommage trash à AC/DC. On retrouve certaines atmosphères propres à « South of Heaven ». Tom Araya pousse des cris de maniaque particulièrement aigus sur « Eyes of the Insane » et terrifiants sur l’excellent single « Cult ».

Quant aux textes de Hanneman, ils véhiculent évidemment les credo habituels contre la guerre et la religion. « Christ Illusion » n’est certainement pas le meilleur album de Slayer, mais il est sans aucun doute le plus convaincant depuis « Seasons on the Abyss ». En attendant d’assister au Unholy Alliance Tour 2 qui réunira Lamb of God, In Flames, Children of Bodom et Slayer (le 9/11/2006 au Brabanthal de Louvain), procurez-vous cette plaque explosive qui inspire le respect. De courte durée ? Oui… Moins de 38 minutes. Cela ne vous rappelle rien ?

 

 

mardi, 03 octobre 2006 03:00

Triumph or Agony

Le combo italien Rhapsody a été forcé de changer son nom suite à un problème juridique né d’un litige l’opposant à un service légal de téléchargement de musique sur Internet ! C’est donc sous un patronyme rebaptisé que l’équipe inchangée de Luca Turilli revient en force sur le devant de la scène metal, deux ans après la sortie de « Symphony of Enchanted Land II – The Dark Secret ».

Dans la droite lignée de l’opus sorti en 2004, le concept album fait la part belle aux orchestrations symphoniques et aux accents épiques, encore renforcés pour l’occasion par la participation d’une cinquantaine de choristes et d’un véritable grand orchestre. Dans cet univers empli de contes et légendes, de glaives et de dragons, de sorcières et de donjons, l’ombre d’un certain Tolkien est omniprésente. Démesurée autant que cinématographique, l’œuvre superbement produite est renforcée par la narration de Christopher Lee accompagné de sa propre fille dans le rôle de la princesse Lothen. Si la plupart des plages sont menées à un train d’enfer, le groupe s’est également attaché à la composition de titres plus lents et mélodieux aux ambiances médiévales, évoquant parfois Blackmore’s Night. L’apogée du lyrisme de « Triumph of Agony » est atteinte sur « The Mystic Prophecy of the Demon Knight », pièce divisée en cinq mouvements pour un total de 16 minutes. La formation souvent comparée à Manowar et à Helloween nous livre ici sa production la plus mature et la plus aboutie tout en restituant au style opéra rock ses lettres de noblesse.

Nous noterons, pour les fans, qu’une édition digipack limitée, contenant trois titres bonus et un drapeau à l’effigie du groupe, est disponible dans toutes les bonnes épiceries !

 

 

mardi, 12 septembre 2006 03:00

Mystica

Icône du métal mélodique allemand, Axel Rudi Pell est loin d’être né de la dernière pluie. En 1980 déjà, Steeler - son premier groupe - écoulait 30.000 copies de l’album « Strike Back ». Il a entamé une aventure en solitaire solo depuis 1988, mais n’est jamais parvenu à s’imposer sur le marché international, malgré une carrière prolifique et d’incessantes tournées. « Mystica », dix-septième livraison du guitariste, révèle quelques pépites que les amateurs du genre apprécieront à leur juste valeur. Et notamment, « Fly to the Moon », plage d’ouverture qui ressemble étrangement à une suite contemporaine du fabuleux Burn » de Deep Purple. Ou encore le grandiose « Rock the Nation », hit en puissance caractérisé par un riff en béton et illuminé par un refrain digne de Rainbow ou de Dio époque « Sacred Heart ». Ample et solennelle, « Valley of the Sin » est une autre plage séduisante longue de sept minutes. Passons les coutumières et dispensables ballades, propres à ce type de productions, pour retenir la plage titulaire, dont les variations s’enchaînent aisément. Excellent riff, refrain attachant, le tout relevé par d’épaisses nappes de synthés envahissantes et bombastiques. L’intro de « Haunted Castel Serenade » évoque immédiatement Iron Maiden, voire certaines œuvres de Malmsteen. A cause de son climat brumeux qui s’enchaîne sur une partie orchestrée aux allures néo-classiques. Axell Rudy Pell présentera son nouvel opus le 28 septembre prochain dans le temple belge du métal, soit au Biebob de Vosselaar, un lieu où le guitariste allemand se sent ‘comme chez lui’ !

mardi, 02 mai 2006 03:00

The Indian Towers

Amateurs de Five Horse Johnson, Nebula et autre Nashville Pussy, voici un nom à mémoriser dans les plus brefs délais. En effet, Pearls and Brass ne tardera pas à faire parler de lui, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Non pas parce que ses membres sont originaires de Nazareth, petite bourgade située au cœur de la Pennsylvanie, mais bien parce que ce brillant « Indians Towers » possède un petit supplément d’âme. Contrairement à ses congénères nourris à la Budweizer et au steak de bison, Pearls and Brass évoque les vallées baignées par le crépuscule et les couchers de soleil derrière le grand Canyon. Un peu à la Queens of the Stone Age, mais en produisant un son heavy rock qui doit autant à Mountain qu’à Black Sabbath, à Grand Funk Railroad qu’à Cactus. Sans pour autant posséder la science de ses héros, le combo s’en sort avec les honneurs pour un deuxième album dédié à la nature et à ses merveilles. Intermèdes acoustiques, tantôt apaisants, parfois inquiétants viennent ponctuer onze titres fiévreux, mais pas forcément accessibles à la première écoute. Le déroutant « The Boy of the Willow tree », le graisseux « Wake in the Morning » et le très southern rock “No Stone” constituent autant de skeuds taillés pour la scène. Le titre final tout en grattes sèches de « Away the Mirrors » inspirera quant à lui les scouts en mal de veillées autour d’un feu de camp...

mardi, 18 juillet 2006 03:00

Body of Work

L’électro gothique, telle qu’on la connaît aujourd’hui, n’existerait probablement pas si le tandem Douglas McCarthy/Bon Harris n’avait fondé Nitzer Ebb en 1983. A l’instar de nos compatriotes du Front 242, ils peuvent revendiquer la paternité du mouvement EBM, soit l’Elecro Body Music, style martial autant que macho, dans l’esthétique tout au moins. Qui se souvient de la pochette du premier album de DAF ? Pour en revenir à Body of Work, il s’agit d’un double ‘best of’ qui rassemble tous les hymnes et autres remixes musclés enregistrés par le groupe entre 1984 et 1997. Une initiative prise par Mute à l’occasion du retour sur scène de la formation culte et de la sortie imminente d’une compilation de remixes-hommages par les grosses pointures de la techno contemporaine. Slogans claquants, chant hurlé, rythmiques sèches et saccadées, lignes de synthés minimalistes… tout l’univers de Nitzer Ebb en 32 plages anthologiques ! Un parcours dont aucune période n’a été écartée. On retrouve bien entendu les incontournables « Join in the chant », « Getting Closer » ou « Let your Body Learn » qui défendent les premières années de gloire, avant que le combo n’emboîte le pas à une électro pop plus proche de Depeche Mode. D’ailleurs, « Kick it », « Godhead » ou « I Give to You » demeurent de bien belles pièces du style, et n’ont pas pris une seule ride. Outre, une pluie de remixes rarissimes, le CD bonus est recèle d’excellentes surprises, tel l’inédit « Get clean » ; mais également quelques fragments plus dispensables comme le « Captivate », un morceau revu et corrigé par William Orbit. Toute la richesse d’une carrière météoritique !

lundi, 03 avril 2006 03:00

Altamont nation express

A l’écoute de cette rondelle, espiègle autant qu’incisive, il n’est pas difficile d’imaginer l’origine de ce combo : Detroit. D’ailleurs le patronyme de ces quatre garçons, vraiment pas dans le vent, ne laisse aucun doute à ce sujet. Sven Anders, Andi Schmidt, Marc Zimmerman et Stephan Rath ne sont bien évidemment pas des compatriotes du MC5 ; ils nous viennent même du pays de la choucroute. Cependant ils ont entièrement adopté la conception du seventies twisted métal de leurs maîtres ! Cette formation, encore méconnue en 2005, a vu sa cote d’amour sérieusement augmenter ces derniers temps. Force est de reconnaître qu’elle le mérite, vu son souci de se démarquer d’une scène ‘garage’ un peu trop surchargée. Car Nixon Now n’est pas un groupe de stoner comme les autres. Cette communauté toute dévouée au rock n’ roll et qui empeste le kérosène a le souci constant de surprendre ; mais aussi de bousculer les valeurs établies du style, sans pour autant ‘cracher dans la soupe’. « Altamont nation express » étonne par le caractère novateur de ses structures. Un paradoxe, car le groupe n’a rien inventé, mais a réussi à donner un souffle nouveau au style Detroit. Comment ? En y apportant davantage de fun et d’éléments qui évoluent parfois à la limite du glam rock métal cher à Motley Crue et à Cats in Boots.

 

 

mardi, 12 décembre 2006 02:00

Fex Urbis Lex Orbis

Il paraît évident qu’à la vue de la pochette et du nom du groupe, certains vont imaginer être en présence d’un nouveau combo de post rock ou de néo métal. Et ils se foutent le doigt dans l’œil ! Ludicra pratique un black métal expérimental et ne vient pas de Norvège, mais bien de Californie (NDR : de San Francisco très exactement). Il n’a pas été signé chez Nuclear Blast, mais bien sur le label de Jello Biafra (Alternative Tentacles), n’est pas influencé par Tool et Deftones mais plutôt par Satyricon et Dark Throne ; et ses membres ne se nourrissent pas de ragoût de chauves-souris mais de cheeseburgers et de nachos.

Si les combos de Death sont légion au pays de l’Oncle Sam, on ne peut pas en dire autant des groupes de black métal. C’est donc avec un certain étonnement que nous découvrons cet ovni que constitue « Fex Urbis Lex Orbis ». Pourtant, Ludicra n’en est pas à son coup d’essai. Formé en 1998, il compte déjà à son actif deux albums (trois maintenant) et un EP. Pour cette nouvelle livraison, constituée de cinq plages, chacune d’une durée de plus ou moins 9 minutes, la formation atypique utilise quelques ingrédients de pagan folk, de gothic rock et d’électro indus. En outre, elle parvient à aérer son black technique très proche de Satyricon, tant dans sa construction qu’au niveau du chant. Sans bavure, la ronde diabolique est parfaitement menée par le large spectre vocal de Laurie Sue Shanaman. Certes, ce n’est pas demain la veille qu’on parlera de Ludicra dans les Inrocks ; mais à travers ce « Fex Urbis Lex Orbis », on sait au moins qu’il existe.

 

 

 

mardi, 19 décembre 2006 02:00

Sacrament

A l’instar de Trivium et Hatebreed notamment, Lamb of God incarne la scène métalcore, née au début du siècle, fruit d’un croisement entre le métal carré de Pantera et le NY hard core d’un Biohazard. Pour se distinguer de ses nombreux clones, et pour éviter de se momifier faute d’avoir su évoluer, Lamb of God a ajouté une touche de Death mélodique à son métal furibard. Une tendance qui se marque encore davantage sur ce quatrième opus à la fois vertigineux et écrasant, complexe et tourmenté. Le jeu de batterie de Chris Adler est tout simplement hallucinant, d’une précision chirurgicale. Le drummer s’est gavé de Dave Lombardo, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. « Again We Rise », « Requiem » et « Redneck » ne se contentent pas de faire parler la poudre, mais apportent une touche de fraîcheur à un style musical parfois un peu lourd à digérer. Des compositions qu’il vaut mieux ne pas écouter en boucle afin d’éviter de sombrer dans une certaine morosité. Plus étonnant, la plage finale « Beating On Death’s Door » semble sortir tout droit d’un album de Testament, de Death Angel ou de tout autre groupe ayant sévi sous la bannière du trash californien des années 80. Tout au long de cette nouvelle offrande, Lamb of God prouve à son public et à ses détracteurs qu’il n’est pas dénué d’ambition !

 

 

mardi, 16 mai 2006 03:00

Requiem

Formé à Sherbrooke (Canada) en 1997, Liva est probablement le premier groupe de métal théologique. C’est en effet un texte sacré de la Messe pour les morts, soit le Requiem, que le combo a choisi de mettre en musique pour son premier véritable album. Pier Carlo, leader de Liva justifie son choix : ‘L’idée m’est venue lorsque j’ai chanté le Requiem de Mozart en qualité de choriste au sein du chœur symphonique de Sherbrooke. Le défi d’écrire une grande forme musicale m’inspirait particulièrement. Mon choix s’est donc arrêté sur la forme plutôt que sur le contenu du texte. Il y avait tout de même un lien à établir avec le métal, soit la mort et les ténèbres’.

Après la lecture de la bio du groupe qui accompagna entre 2003 et 2005 Therion, Nightwish ou Amorphis sur certaines dates canadiennes, cette messe des morts version heavy n’est toutefois pas à la hauteur de nos espérances.

La production, trop brouillonne pour cet exercice de style, n’est pas à la hauteur, tout comme le chant de la soprano Catherine Elvira qui a encore un long chemin devant elle avant d’atteindre le niveau d’une Tarja Turunnen. « Requiem » n’est pas un album médiocre pour autant, et Liva pourrait nous surprendre à l’avenir, s’il parvient à peaufiner son art et à varier ses arrangements. Sur ce premier opus, la monotonie s’installe dès le « Kyrie », jusqu’à l’« Agnus Dei ». Dommage, l’idée d’un album chanté entièrement en latin ne manque pourtant pas d’originalité. On attendra la prochaine livraison de Liva avant de se faire une opinion définitive.

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