« Arise n’ Conquer » constitue la suite logique du furieux « Unite us All », paru en 2004. Un retour en force traduit par ce quatrième album tant attendu. Même s’il évolue dans le registre metalcore, le combo américain s’est toujours différencié de ses pairs par le côté captivant de ses œuvres, bourrées de puissance, mais aussi d’esprit ; tout en préservant de réelles mélodies. Intégrant certains éléments de death mélodique, on comprend pourquoi War of Ages a assuré les premières parties de formations comme Soilwork ou As I Lay Dying. Par ailleurs, ils ont également participé au célèbre festival itinérant ‘Persistance Tour’, aux côtés de Madball et de Sick of it All.
Le line up du combo réunit, à la base, les frères Alex et Leroy Hamp (respectivement batterie et chant). Les frangins se sont accoquinés à trois autres ‘brutes’ qui ne cachent pas leur attachement au christianisme. Cette nouvelle plaque est même accompagnée d’un verset biblique dédié au frère du guitariste Steve Brown, décédé inopinément. Le chant est puissant et rauque, typiquement hardcore ou évoquant Phil Anselmo époque Pantera, mais les riffs, loin d’être répétitifs, sont lourds et mélodiques. Parsemés de superbes soli, réverbérant un heavy metal plus classique, les 10 titres donnent cette impression de parfaite harmonie entre les musiciens. Les textes, inévitablement véhéments, ne sombrent pas dans les pires clichés du genre, même s’ils demeurent sans équivoque. On n’est pas loin du concept album en définitive.
Sur chaque fragment, un guerrier s’adresse à Dieu et communique ses doutes, sa détresse, ses états d’âmes face à une foi qu’il ne contrôle pas. L’ensemble fait mouche, pour peu qu’on fasse preuve d’ouverture d’esprit, car les adeptes de l’extrême risquent d’être déçus par cette œuvre qu’ils jugeront trop léchée. War of Ages s’adresse davantage aux amateurs d’In Flames ou de Bleeding Through qu’aux puristes du hardcore US. Du beau travail !