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Stéphane Reignier

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vendredi, 22 août 2025 19:13

Les Solidarités 2025 : vendredi 22 août

Si le festival des Solidarités se déroulait jusqu’alors à la Citadelle, il a pris ses quartiers sur le site d’Ecolys depuis 2023, à quelques minutes du centre-ville de Namur, en raison des travaux nécessaires à la restauration complète du Stade des Jeux et du Théâtre de Verdure.

Les Solidarités devront attendre au moins trois ans avant de revenir sur leur site historique. En attendant, le festival va peut-être devoir déménager une fois encore, car certaines entreprises souhaitent s’installer dans le zoning. Une affaire à suivre donc…

Les puristes se rassureront, le nouveau site est pour le moins plus facile d’accès, plus étendu et surtout permet une meilleure fluidité de déplacement.

Le festival des Solidarités est singulier car il est fédérateur d’un bien vivre ensemble, de justice sociale et de lutte contre les inégalités.

Durant trois jours, il offre une programmation musicale particulièrement qualitative. Mais pas que puisqu’une kyrielle d’activités sont organisées autour des thématiques précitées, telles que conférences, spectacles pour enfants, activités ludique, découverte de la culture hip-hop, programmation off des associations, etc. L’offre est telle qu’elle en donne le tournis !

Depuis ses débuts, les Solidarités soutiennent des artistes émergents ou des découvertes ‘coup de cœur’. On pense à Clara Luciani, Aya Nakamura, Hoshi, Juliette Armanet, 47ter, Gauvain Sers, Rori, Suzane… invités lors de leurs débuts scéniques et dont on connait maintenant le formidable parcours.

Si en 2023, de nombreuses critiques avaient été formulées, notamment en ce qui concerne la mobilité, il faut reconnaître que, cette année, les organisateurs ont remédié au problème. Ainsi, notamment, de nombreuses navettes effectuent des trajets de et vers la gare ferroviaire et l’aérodrome. De même, l’espace sur le site a été agrandi permettant une meilleure fluidité de déplacement.

Deux scènes de taille quasi-identiques se côtoient, ‘La place des Arts’ et la ‘Scène PV’. Cette dernière est installée à proximité d’une grande roue, elle aussi, sponsorisée par le même groupe. En revanche, la scène iconoclaste baptisée ‘Magic Mirrors’, empreinte de magie et de mystère, a malheureusement disparu. Elle laisse place à un grand chapiteau, nettement plus impersonnel, mais plus confortable. Il a été judicieusement baptisé ‘L’escale’.

Pour cette première journée de festival, les organisateurs ont fait fort en misant sur le rock puissant en invitant des formations comme Hollywood Porn Stars, Ghinzu ou encore dEUS.

Lorsque votre serviteur débarque sur la plaine, il est 17 heures. Hollywood Porn Stars est prêt à entamer son set.

La foule est déjà bien compacte. Les familles sont assez peu nombreuses, les artistes programmés ce vendredi se prêtant sans doute mal aux oreilles fragiles des bambins. Il en faut pour tous les goûts !

Le combo célèbre, pour la circonstance, son vingtième anniversaire. Les enjeux sont donc importants ! Comment le public va répondre aux sollicitations de ceux qui, de post-adolescents, sont devenus de jeunes adultes bien installés dans leurs vies respectives ?

Après avoir balancé au public un « Ben’s Dead » bien pêchu, un titre figurant sur l’album Satellites (2007), Sinatra déclare : ‘Vous ne travaillez pas à Namur ?’, afin de provoquer une foule déjà dans l’ambiance foutraque du quatuor.

Très vite, les notes de « Money » fusent, une compo issue de « Year of the tiger » (2005) à travers laquelle les grattes s’expriment autant librement que les voix d’Anthony Sinatra et Michael Larivière.

Ces quadras n’ont rien perdu de leur énergie. Si le succès, la sortie de disques, les tournées et les expériences passées auraient pu modifier la manière de concevoir les événements, l’insouciance de leurs débuts n’a pas changé d’un iota. On dirait deux grands gamins qui s’amusent dans la cour de récré.

Des titres qui loin de s’étioler, restent parfaitement dans l’air du temps. Et ce n’est pas « Andy », entre électricité et émotion, qui démontrera le contraire. Aucun doute, HPS s’est construit pour traverser les âges et les générations.

Loin de se reposer sur ses lauriers, le combo a proposé tout récemment de nouveaux titres, comme ce « Peach Bomb » à la fraicheur absolue. Une chanson second degré derrière laquelle se cache John Goodman (Nada Surf, Sun Garden, etc.) et qui décrit avec beaucoup de légèreté la métaphore de la dangerosité des décisions prises par les dirigeants de ce monde et de leurs conséquences, à l’instar de querelles qui éclatent entre gosses dans une cours d’école.

Le set se poursuit dans une énergie folle. Les guitares saturent, que ce soient la Stratocaster ou la Telecaster. Les frontaux rugissent de plaisir, notamment lorsque les énergumènes frottent le manche de leur instrument sur les retours placés à l’avant du podium. Les cordes doivent morfler sec !

Les briscards du rock se déchaînent sur des compos inaltérables, comme « Fonzie », « Islands » « Fugitive » ou encore le récent « 6th of october ». Mais c’est encore le légendaire « Actarus », et son refrain entêtant, qui remporte les suffrages auprès des aficionados. Résultat des courses, le lien entre les nouveaux et anciens titres réside encore dans la spontanéité, l’énergie et l’instant.

A l’exception du drummer, Benoît Damoiseau, les autres membres du groupe sont restés identiques. Une belle histoire d’amitié les réunit.

Dire que Hollywood Porn Stars a failli ne plus jamais se produire dans l’un des festivals, programmé par Denis Gérardy, le Directeur des Solidarités. En effet, la première fois que le groupe a été invité par ce dernier, le concert s'est terminé en bagarre homérique. Ainsi, certains musicos du band, assoiffés, avaient pioché dans les frigos de la loge d'à côté. Et Denis de leur promettre qu’ils ne seraient plus invités dans l’un de ses événements. Comme quoi, il n’y a que…

HPS a livré un concert endiablé prouvant à toute une génération qu’il avait toujours la forme, alors que personne n’attendait plus rien, si ce n’est l’un ou l’autre best-of. Et si My little Cheap Dictaphone ou Piano Club, au sein desquels certains musiciens ont milité, ressuscitaient, eux aussi ?

Sam Savage a ensuite la lourde tâche de succéder aux vieux dinosaures de MLD. Il remplace au pied levé Lucky Love, malade. Une aubaine lorsqu’on sait qu’il était en vacances à 500km, tranquillement installé chez sa mère, les doigts de pied en éventail, comme il aime à le rappeler.

Sam Sauvage s’est fait remarquer par ses clips postés sur Instagram. Il affiche un air de dandy, un peu à la manière de Pierre De Maere que les Solidarités ont eu le plaisir d’accueillir lors de l’édition précédente.

Il entre sur scène, l’air hagard et complètement désarticulé dans son costume-cravate de couleur gris clair et… ses chaussettes roses.

Auteur-compositeur-interprète, Sam Sauvage s’essaie avec beaucoup d’aisance entre chanson et pop française à l’instar de ce « On est là » et son gimmick très singulier (‘amor, amor’) où l’on perçoit, ci et là, des intonations à la Stromae.

Les cheveux hirsutes à l’instar d’un savant fou, le jeune homme emmène son public dans son univers déluré et instable où « Les gens dansent ».

Soutenu par un seul préposé à l’aise tant aux claviers qu’à la gratte électrique, Sam prévient les « Les âmes sensibles » lorsqu’il évoque des moments de malaise liés à son apparence et une quête d’identité artistique à travers son style. Aujourd’hui, à le voir sur les planches, il semble avoir surmonté cette période difficile.

Entre liberté, désamour et jeunesse désinvolte, le garçon solitaire s’épanche encore un peu plus en interprétant la jolie cantine « Ali roule de nuit », un récit poétique, porté par un personnage nommé Ali, taximan, chargé de reconduire Sauvage à son domicile, après une nuit que l’on devine imbibée.

Hugo Brebion, à l’état-civil, manie la plume et les mots de façon ciselée et romantique. Grâce à des textes délicats à la fausse candeur, l’artiste est parvenu à s’attirer la sympathie du public.

Malgré ses apparences, sa dégaine et ses pas hésitants, le bonhomme promet qu’il n’est « Pas bourré » sous les cris hilares d’une foule compacte.

Après un set d’une heure, Samy a gagné son pari. Faire découvrir son univers et gagner la sympathie d’un auditoire qui n’était pas nécessairement venu pour lui.

L’artiste suivante à se produire sur la scène P&V est Charles, son patronyme se référant à son papy dont elle vouait une admiration sans faille.

La demoiselle est vêtue d’une jupe assez courte (laissant entrevoir des guiboles bien en chair), d’un long t-shirt et chaussée de grandes bottes noires, lui conférant un petit air d’écolière effarouchée.

Les fans sont essentiellement constitués de jeunes gens, ravis de revoir celle qui participait, il y a quelques années encore, à ‘The Voice’, comme candidate.

La native de Braine-le-Château explore un univers singulier, au sein duquel elle nous réserve des chansons sensuelles, qui épousent la courbe de son existence. Des titres qui racontent ce qu'elle vit ou qu'elle observe dans son entourage. Vu son jeune âge, cette conception risque évidemment d'évoluer rapidement.

Après un premier Ep et un premier album, tous deux remarqués, deux disques dont le ton fascinant nous plonge au sein d’univers dark-pop alternatif, Charles a décidé d’adopter une esthétique punk et pourpre pour présenter un projet audacieux, au cours duquel, elle raconte ses histoires captivantes en français.

Son nouvel Ep, baptisé « Sabotage », s’érige comme le récit initiatique chaotique et formateur d’une nouvelle femme forte, nourrie par les expériences et les mélodrames de sa petite vingtaine. Il lui permet d’enfin de faire éclater sa bulle à nos visages et à nos cœurs.

La grande nouveauté de ce disque procède au recours, aussi bien de la langue de Molière que de Shakespeare. Un défi fou et laborieux, mais surtout un exercice formateur pour celle qui a toujours douté de ses capacités dans son idiome maternel.

Pour Charles, ce choix a toujours été purement affinitaire, et l’introduction du français sur « Sabotage » découle surtout d’une envie d’explorer d’autres horizons.

Elle entame donc son tour de chant par un « Never Fair », figurant sur l’elpee « Until We Meet », afin de mettre tout le monde d’accord sur son potentiel.

Loin du mythe selon lequel on traduit plus facilement ses secrets dans une langue étrangère, Charles affronte ses vices et ses histoires avec la même hargne, en français. En témoigne ce texte fort sur les abus de la drogue, « Le Marbre ». Une compo qui désarçonne un peu les fans de la première heure.

Mais, très vite, les craintes se dissipent dès « Without You » qui constitue le moment solennel de cet après-midi.

Si le concert de Charles avait des airs inoffensifs, incitant à s’étendre sur l’herbe fraîche, il en est tout autrement pour Ghinzu, car la place des Arts, qui doit l’accueillir, est essentiellement constituée de béton. S’assoir sur le sol s’avère plutôt pénible pour les fesses !

Il est environ 20 heures 10’ lorsque Stargasm et son team débarquent sur l’estrade. Ils sont parfaitement à l’aise.

Chaussé de ses habituelles lunettes noires fumées, le leader est suivi par une bande de joyeux drilles. En l’occurrence le bassiste Mika ‘Nagazaki’ Hasson, le guitariste Greg Remy, le drummer Antoine Michel et le claviériste/guitariste Jean Montevideo, également préposé aux backing vocaux.

Le bassiste affiche des faux airs à la Kévin Bacon, un acteur, producteur, réalisateur et compositeur américain notoire pour son film musical ‘Footloose’ ou encore pour avoir endossé le rôle de méchant dans une kyrielle de longs métrages, dont ‘Sleepers’ et ‘Hollow Man’.

Le look du sixcordiste ne passe pas inaperçu, non plus ! Il a pour habitude de pimenter les shows de l’une ou l’autre frasque selon l’humeur et l’endroit au sein duquel il se produit. S’agissant d’un lieu hautement familial, gageons qu’il n’en fasse pas de trop, n’en déplaise aux esprits chagrins.

Le set débute par « Wowa », un nouveau morceau qui annonce la sortie d’un quatrième long playing studio. En tout cas, une compo toute droite tirée de l’univers énergisant de la bande à Stargasm.

Mais c’est encore « Cold Love », issu de « Mirror Mirror », aux riffs de guitare tranchants et à la rythmique schizophrénique, qui recueille tous les suffrages au sein de la foule. L’ambiance en est déjà à son paroxysme alors que le concert vient de commencer.

Très inspirés, « Jet Sex », « Cockpit Inferno » ou encore « Dragon » maintiennent la pression.

Bien punk, des titres emblématiques tels que « Do You Read Me ? » ou « The Dragster Wave » ne sont pas oubliés.

Le sixcordiste reste sage, ne (s’)accordant que l’une ou l’autre rare pitrerie. Mais la tension monte d’un cran lorsque le quintet interprète le trépidant « 21st Century Crooners », le frontman se laissant aller à quelques pas de danse osés.

Il faudra attendre l’incontournable « Blow », plage d’ouverture de l’elpee éponyme, pour que le groupe s’attirer l’adhésion des plus perplexes. Toujours aussi punchy, cette compo conserve une place de choix dans le répertoire de la formation.

Le concert prend fin. Reste à savourer ce qui constituera un dessert de choix. En l’occurrence « Mine », un titre explosif pour lequel Stargasm s’empare de la basse de son acolyte, lui-même se chargeant désormais des six cordes électriques. Un cross-musical en quelque sorte qui prouve, une nouvelle fois, que les artistes, souvent, sont de vrais virtuoses.

La fin est digne de l’apocalypse, les musiciens se livrent à fond pour marquer de leur empreinte une prestation cinq étoiles.

Malgré le poids des années, Stargasm n’a ni perdu de sa passion, ni de son énergie. Plaisir intense, satisfaction immense et résultat garanti.

Très vite, les amateurs de rock pressent le pas pour se rendre au plus proche du front stage de la scène P&V afin d’y assister à la prestation de dEUS. Et cerise sur le gâteau, il y interprétera son premier elpee, « Worst Case Scenario », un disque ‘laboratoire ‘, intéressant, certes, mais par le meilleur selon votre serviteur. Rien ne pourra détrôner « The Ideal Crash », le troisième opus, dont les riffs résonnent encore aujourd’hui dans ses portugaises.

Cependant, « Worst Case Scenario » reste l’œuvre qui a ouvert la voie au rock belge dans sa conquête du monde.

Après une intro au cours de laquelle on entend une voix quasi-inaudible baragouiner quelque chose en français, « Jigsaw You » est servi en guise d’ouverture. Une compo gentillette qui contraste avec l’énergie débridée de « Via » et la basse entêtante de Stef Kamil Carlens qui signe un retour historique et s’exprime pleinement sur « W.C.S (First Draft) ».

Il faut attendre « Shake Your Hip » afin que le violon, jusqu’alors limité à quelques soubresauts timides, rencontre, de manière brutale, son archet.  Il martèle alors les cordes sans ménagement et les fait vibrer jusqu’à extinction. Un jeu dangereux auquel Barman attache peu d’importance, le frontman préférant vociférer comme un forcené dans son micro sur « Great American Nude ».

Cette compo et « Right As Rain » avaient permis au combo anversois de devenir le premier groupe de rock belge à être diffusé sur la chaîne MTV.

Alors que les guitares saturées s’affolent au gré des compos, le préposé aux fûts semble éprouver quelques difficultés à maintenir le rythme. Heureusement le downtempo « Hotellounge (Be The Death Of Me) » vient casser cette dynamique fofolle tout en offrant un peu de repos au combo et … aux portugaises des milliers de personnes qui sont venues en masse afin d’assister à ce spectacle.

Répit de courte durée, puisqu’après une seconde brève (seconde) intro, le flamboyant « Suds & Soda » prend le relais. Sans doute la signature la plus caractérisée de dEUS et le morceau le plus attendu, provoquant chez le public des mouvements dangereux, proche d’une situation ‘pogotique’ hallucinogène.  Un hymne synonyme de lâcher-prise, de communion et d'abandon.

« Divebomb Djing » vient ponctuer ce concert-hommage à un album qui a marqué la face du rock noir-jaune-rouge. « Worst Case Scenario » a probablement suscité des vocations auprès d’une certaine forme de jeunesse.

La douceur de cette nuit d’été s’est invitée pour le concert de Zaho De Sagazan.

La demoiselle est une auteure-compositrice-interprète et musicienne française. En mars 2023, elle publie son premier album, « La Symphonie des éclairs », et se forge rapidement une belle notoriété.

En février 2024, elle est nommée dans cinq catégories de la 39èmecérémonie des Victoires de la musique, et elle remporte quatre prix, dont ceux de la chanson originale et de l'album de l’année.

Elle commence à diffuser des vidéos sur Instagram, dès 2015. Elle s’y met en scène pour interpréter de nombreuses reprises et quelques compositions originales. En 2016, pour sa toute première scène, elle interprète « La Bonne Étoile » de -M- au théâtre Simone Veil de Saint-Nazaire lors du Concert Salade des ‘Irréductibles’ du lycée Aristide-Briand, auquel elle participera jusqu'en 2019.

Son curriculum vitae fait apparaître une participation dans l’émission de téléréalité ‘The Voice’. Décidément, ce show cathodique est une machine à tubes. On y fabrique des artistes comme des petits pains. Et pas toujours de qualité, malheureusement !

Très vite, ses musiciens ouvrent le bal. Alors qu’elle n’affiche qu’un quart de siècle, la jeune dame s’épanche alors lourdement, mais sobrement et efficacement, sur ses 10 ans de dépendance au cannabis dans « Aspiration », une chanson à texte dominée par l’électro, mais consolidée par les interventions de Rémy, Tom, Simon et Greg, ses amis, comme elle aime à le souligner.

Elle se confie avec « Tristesse », dans un français précis, sur ses désirs amoureux, appuyé par des oscillations aériennes et cosmiques, alors que les arrangements soignés, embrassent ci et là une onde électronique. La tristesse qui se dessine sur son visage décrit mieux que les mots, le spleen qui la transperce de part en part.

La demoiselle déclame sa poésie frénétique par des mots simples, mais qui ne sonnent jamais creux. Elle transforme sa fragilité en force tranquille et se démarque en imposant une version moderne de la ‘nouvelle’ chanson française.

A travers « Dis-moi que tu m’aimes », Sagazan chante l'amour, parce que les chansons sont faites avant tout pour cela. Ne dit-on pas qu’il est universel et dépasse les frontières. Depuis la nuit des temps, ce sentiment impalpable, incolore et inodore, accompagne les hommes et les femmes.

La poésie de l’artiste est délicate, les mots sont doux. Elle est fragile et timide à la fois, mais, à travers son répertoire, elle démontre qu’elle sait ce qu’elle veut.

Elle entraîne l’auditoire, dans son univers feutré, lentement, progressivement. La foule écoute et savoure, religieusement. Et lorsque « La Symphonie Des Eclairs » retentit (titre éponyme du premier elpee studio de l’artiste), c’est l’explosion ! Son interprétation grave lui confère quelque chose de théâtral. Le public devient acteur et spectateur.

Et ce n’est pas le petit Romain Huberland, 11 ans, qui dira le contraire. En s’approchant des barrières, elle invite le jeune garçon à s’exprimer sur le refrain. De toute évidence, ce gamin a un don pour la chanson. Un moment suspendu comme il en existe peu et dont il se souviendra sans doute durant toute son existence.

Grâce à ce titre, Zaho de Sagazana confirme son statut d’artiste avec un grand ‘A’. Et quand la tempête s’apaise, l’orage prend le relais et gronde tout au long de « Ne Te regarde Pas », une compo où l’électronique reprend le contrôle d’un spectacle… éclair.

Alors que « Dansez » invite les uns et les autres dans un ‘move your body » déchirant, la chanteuse s’émancipe et créée la surprise en osant une reprise exceptionnelle et personnelle d’un titre du regretté David Bowie, « Modern Love ».

Il est près de 23 heures 35 lorsque le show se termine. A minuit, se produit The Avener, de son vrai nom Tristan Casara, un DJ français d'électro house.

Trop peu pour votre serviteur qui doit encore emprunter le bus pour regagner son véhicule garé sur l’aérodrome de Temploux, un des parkings de délestage.

Une première journée sans accro, ni embûche. La météo, souvent capricieuse, n’a pas joué les trouble-fêtes.

La journée du samedi sera davantage axée sur la découverte. Quant à celle du dimanche, elle se focalisera davantage sur des artistes déjà un peu plus confirmés. A demain !

(Organisation : Les Solidarités)

samedi, 16 août 2025 09:36

Park Rock 2025 : samedi 16 août

Situé dans la région de Saint-Ghislain et plus précisément à Baudour, le Park Rock a fêté, comme il se doit, un vingtième anniversaire qui restera, foi de festivalier, dans les annales !

Si la première journée était consacrée principalement aux déjantés de Poulycrock, la seconde à une pléiade de covers bands tentant de réincarner au mieux Rammstein, Marylin Manson ou encore System of a Down, la dernière journée du samedi misait plus largement vers des artistes pluralistes émergents ou confirmés. C’est vers ce jour précis que votre serviteur s’est tourné.

Loin des grosses machines industrielles, le Park Rock se veut proche des gens. Ici, une seule scène trône au milieu du site, laquelle est entournée de nombreux bars, stand food ou encore d’artisans locaux.

L’endroit possède ce petit côté ‘lounge’ avec ses aires de repos herbées dispersées ci et là. Sais oublier ces grands arbres centenaires aux ombrages salutaires. Si le soleil s’est montré généreux en début de festival, il sera plus discret lors de cette journée de clôture. Mais pas de quoi décourager les défenseurs de la cause culturelle.

Au programme, sept formations aux styles divers, oscillant du garage-rock au blues, en passant par le bon vieux punk. Et à voir l’engouement suscité pour les vieux briscards de Tagada Jones, on peut affirmer que l’expression ‘Punk is not dead’ n’a jamais été autant d’actualité.

Il est aux environs de 13 heures 30 lorsque le power trio The Rackers monte sur le podium. Fondée en 2016, cette formation réunit des amis de longue date : Allan Tombeur (basse), Yohan Pisella (batterie) et Jimmy Morais Rosa (guitare, chant).

The Rackers, c’est la tradition du bon vieux rock des 90’s aux influences UK puisées chez Royal Blood, The Strokes, The Rapture, Franz Ferdinand, Arctic Monkeys, Blur, The Libertines et bien d'autres...

Le groupe rôde ses compos en concert, remporte plusieurs concours et se produit sur de belles scènes, comme au Bota ou dans le cadre du Ronquières Festival. Le succès prenant de l’ampleur et l’envie de partager un univers bien à eux l’incite à enregistrer un premier album. Prometteur, il s’intitule « Lovaria », un nom emblématique dans la Cité des loups. Pas étonnant donc que les lascars arborent des vestes en jeans sur lesquelles est reproduite l’effigie distincte d’un grand loup.

Le combo attaque immédiatement « Melany ». Une compo énergique nourrie aux riffs de guitare, et dont les coups sur la caisse claire déchirent littéralement. Le son punchy pousse le public à se presser en masse pour découvrir ce band à la vitalité débordante.

Le power trio ne déçoit pas ; il s’en donne à cœur joie tout au long d’un « Doctor » au sonorités post-industrielles mancuniennes voire liverpuldiennes.

Les chansons s’enchaînent à grande vitesse. Les références britanniques sautent aux oreilles tout au long de « Fabulous », « You think » ou encore « Quiet drink ».

Le public danse frénétiquement et dans une communion folle, « Hey Honey » provoque l’exaltation des grands jours.

Les portugaises en ont pris un sacré coup ! Et le sautillant « You can drive » a de quoi ravir les amateurs de ce cocktail vivifiant sonorités de guitare électrique, de batterie et de basse.

Le morceau qui aura l’honneur de clôturer le set de quarante-cinq minutes, « Good morning », mettra tout le monde d’accord. Les crocs de ces louveteaux risquent à coup sûr de laisser des traces indélébiles sur la planète rock !

Autre style, autre ambiance, en compagnie de Fervents. Les musicos doivent accuser à peine la vingtaine et ont déjà acquis une solide expérience.

Le guitariste Ben Baillieux-Beynon, le batteur Sébastien Beaumont et le bassiste Nicolas Berwart pratiquent un garage punk aux influences multiples.

Formé à Liège en pleine pandémie, le trio sort un premier Ep propulsé par le single entêtant « Billy », en 2022. Très vite (début 2023), le groupe retourne en studio pour enregistrer un second Ep réunissant cinq morceaux abrupts aux sonorités poisseuses.

Même si le style est aux confins des goûts musicaux de votre serviteur, force est de constater que brutale et intense, l’expression sonore de la jeune formation semble détenir tous les ingrédients d'une vraie réussite dans un style largement sous représenté dans l'Hexagone.

Grâce à des titres incendiaires proches du grunge, du punk et du hardcore, Fervents parvient à capter l’attention du public. Et ce n’était pas gagné d’avance.

Dans l’univers du metal, Komah est considéré comme une valeur sûre. Un metal qu’il mêle à du hardcore. Il s’est formé en 2007 autour de deux anciens membres de Do Or Die.

Sauvage et implacable, sa musique libère un fameux groove. Ne vous attendez pas à du chant lyrique. Ici, le gars qui se cache derrière le micro vocifère une dialectique qui s’approche davantage du hurlement que du chant. Il sera d’ailleurs soutenu du début à la fin par un drumming féroce et des riffs tempétueux et incendiaires. Mais au cœur des déflagrations électriques, on remarque un penchant pour les prouesses techniques.

Le set est tellement violent et aux antipodes de ce qu’écoute votre serviteur qu’il préfère prendre la fuite afin de se rincer le gosier.

Heureusement, le blues-rock de Sasha & The Lunatics vient apporter un peu de douceur dans ce monde de brutes ! Un quatuor fondé en 2022.

Sous ces airs de Sainte Nitouche, la bien nommée Sasha déborde d’une énergie folle. Dès la plage d’ouverture, « Wacky Lane », la voix de la jeune femme étonne. Elle est, sans conteste, la clé de voûte de cette formation, jeune, certes, mais pleine d’assurance. Mais résumer Sacha and the Lunatics a un grain de voix serait inévitablement réducteur, car la musique de ce combo est susceptible de vous flanquer des frissons, à l’instar de « Cruise Contro », caractérisé par ses riffs saturés. Ou alors lorsque les compos se frottent au psychédélisme, entre énergie brute et grooves sexy.

Sur « Mona » ou encore « Legacy », les influences semblent puisées chez Led Zeppelin, Dorothy et encore Kaleo.

Empreint d’une fausse candeur, la performance scénique de la demoiselle est remarquable, comme sur cette reprise légère et osée de « Human », le titre phare de Rag'n'Bone Man.

Ce soir, Sacha a brillé de mille feux en compagnie de ses fidèles musiciens follement lunatiques.

Place ensuite à Black Mirrors, un quatuor issu du Brabant wallon, drivé par Marcella Di Troia.

Le patronyme du band est tiré de la série anglaise ‘Black Mirror’, dont la trame dénonce les dérives du superflu actuel.

L’influence individuelle de chacun des membres est relativement marquée.  Une musique hybride entre le stoner des Queens Of The Stone Age, le garage/blues/rock ‘old school’ pratiquée par Led Zeppelin ou Jimi Hendrix et la coloration psyché/pop de Jefferson Airplane.

Une évidence, l’organe vocal de Di Troia sert de charpente aux compos ! Elle possède une maîtrise parfaite et se sent très à l’aise sur différentes tonalités que ce soit sur « Soap », la plage d’ouverture, « Gunther Kimmich » ou encore « The Mess ». C’est elle qui va capter l’attention du public, bien plus que l’instrumentation. Et ce même si le jeu de guitare de Pierre Lateur apporte une dimension structurelle aux morceaux. Il s’agit d’un musicien qui détient une maîtrise parfaite de son manche. Les accords les plus complexes n’ont aucun secret pour lui.

Marcella s’investit corporellement en ‘live’, ses membres exultant sur chacune des notes. Son corps manifeste des soubresauts à l’entame de « Lost In Desert » ou encore pendant « Tears To Share ». Ses compagnons de route, quant à eux, sont plus réservés et se contentent de laisser vaguer leurs six cordes électriques, laissant entrevoir les portes de l’onirisme.

Le combo s’autorise une reprise du « The Memory Remains » de Metallica que le band américain avait interprété, en 1997, en compagnie de Marianne Faithfull. Crasseux et percutant, le son dispensé dans les frontaux gronde et crache ses décibels. 

Au bout d’une heure, au cours duquel le groupe a livré son excellent blues/rock/garage, Black Mirror prend congé d’un auditoire ravi et un peu sonné de cette prestation éblouissante.

La lune a établi ses quartiers au-dessus de la plaine de Baudour, de quoi illuminer le concert du trio anglais The Subways. Un groupe de rock alternatif britannique, originaire de Welwyn Garden City, dans la banlieue de Londres, en Angleterre.

Formé en 2003, le combo compte quatre albums studio, à son actif. A l’origine, le line up impliquait les frères Billy Lunn et Josh Morgan, auquel s’était ajouté l'ex-fiancée de Billy, Charlotte Cooper. Ce n'est pas parce qu’il craignait d’être confondu avec Billy Corgan (chanteur des Smashing Pumpkins) mais bien en hommage à son grand-père, qui lui a acheté sa première guitare, que Billy a décidé de choisir Lunn comme patronyme. Aujourd’hui, c’est Camille Phillips qui siège derrière les fûts.

Dès les premiers accords de « Oh Yeah », une constatation s’impose : le combo n’a rien perdu de son énergie. Et puis, il nous permet de revivre ce rock sauvage, à travers les riffs glorieux, qui a marqué les nineties, si bien incarné par Nirvana, Smashing Pumpkin, Sonic Youth et même Oasis.

« Holiday », « Black Wax » ou encore « We Don't Need Money to Have a Good Time » s’enchaînent à la vitesse de l’éclair.

Mais celle qui focalise l’attention est la bassiste qui s’investit pleinement dans l’explosion des titres.

Très complices, les voix de Lunn et Cooper se complètent à merveille, comme sur ce « Taking All the Blame », caractérisé par cette fausse candeur.

Véritable machine à produire des titres punk-rock aussi réjouissants que nerveux, The Subways s’attise la sympathie du public, d’autant plus que le singer baragouine dans un français approximatif, mais qui produit son petit effet ‘kiss cool’.

Les titres révélateurs parsèment une setlist copieuse, mais bien équilibrée, au sein de laquelle Lunn partage continuellement des anecdotes amusantes avec son public.

L’incontournable « Rock’n’Roll Queen » vient conclure cette prestation épatante au cours de laquelle Billy manifeste une simplicité inattendue en se tapant l’‘incruste’ dans le public.

Une fraîcheur automnale s’abat soudainement sur le site lorsque Tagada Jones débarque sur l’estrade. Il est alors 22 heures 30.

Après l’intro, très vite le combo fait saigner guitares, basse et batterie afin de balancer « Le dernier baril » plein de poudre.

Ces vieux briscards semblent dans une forme olympique. Ça déménage même d’enfer.

La plaine est… pleine à craquer. Même ceux pour qui le punk est mort depuis belle lurette se sont donné rendez-vous à Baudour, afin de revivre des moments vécus au cours de leur jeunesse en s’adonnant aux joies de la danse débridée.

Malgré plus de 30 ans de carrière, cette formation française est toujours aussi contestataire et nous le rappelle bien dès « Je suis démocratie » qui fédère, comme un paquet de frites sauce mayo.

Les assauts électriques fusent sur une rythmique complètement psychédélique. Les titres s’enchaînent (« Nous avons la rage », « Zéro de conduite », « Cargo ») et les remous de la foule, un peu timides au début, se transforment vite en pogos complètement fous.

Le son puissant et métallique de ces sales Jones pousse les plus téméraires à se livrer aux joyeusetés du slam et à se laisser porter par la foule, en étant allongé, jusqu’aux barrières crash, elles-mêmes postées en front stage.

Les propos sont rudes, mais font figure de punchlines, à l’instar de cet excellent « Vendredi 13 » (NDR : il relate les attentats du 13 novembre 2015, qui ont causé 131 morts, 413 blessés, et des milliers de victimes collatérales dans les familles), et dont le refrain est repris par le peuple dans son entièreté, excédé par autant d’ignominie et de bestialité. Comme quoi, la musique a des vertus qu’aucun autre art ne possède.

Les échanges entre Niko (au chant et à la guitare) et le public sont peu nombreux. Peu importe, l’essentiel est porté par Waner préposé à la basse, Stef à la guitare, et Job à la batterie qui repoussent les limites du possible pour pouvoir délivrer le meilleur d’eux-mêmes.

Alors que le set tire à sa fin, « Mort aux cons » met littéralement « Le feu aux poudres ». Un hymne qui traite de l’injustice sociale et dont le refrain entêtant à hurler sans vergogne, provoque un séisme narratif au sein d’une foule pourtant surchauffée.

Tagada Jones se produit déjà depuis une heure trente, le visage de chacun des membres ruisselle de sueur, démontrant que leur investissement n’est pas feint.

La reprise de « Cayenne » de Parabellum sonne le clap de fin, avant qu’une bande préenregistrée diffuse en boucle, durant de longues minutes, le titre-slogan des Berruriers Noirs : ‘La jeunesse emmerde le Front National’. Un groupe que les jeunes de moins de vingt ans ne peuvent évidemment pas connaître.

Une fois de plus, le Park Rock a tenu toutes ses promesses. Un anniversaire fêté comme il se doit, entre simplicité, efficacité et pugnacité, car il en faut de la volonté et du courage pour survivre aujourd’hui dans la jungle des festivals…

(Organisation : Rock Nation + Park Rock)

jeudi, 14 août 2025 18:30

Les songes lucides de Caïman

Avez-vous déjà eu cette sensation, en vous réveillant un matin, d’avoir le cœur rempli, les sanglots dans la gorge, comme si vous aviez repris dans vos bras quelqu’un qui vous manque depuis très longtemps ? Le souvenir du rêve est très furtif, il vous échappe quand vous essayez de l’attraper… alors vous tentez sans relâche de retrouver le chemin, chaque nuit, comme un ‘shifter’, sur les traces de votre fantôme. 

Caïman aime les sensations fortes, les forêts hantées, passer par les petites routes, raconter des histoires et ne jamais s'accorder pareil. Dans le chorus dense de sa guitare électrique, les mots de l'autrice-compositrice et interprète Chloé Serme-Morin tissent des incantations libérées et mystiques. Parfois comparée à une Patti Smith lyonnaise qui aurait fusionné avec Marika Hackman ou avec Liz Fraser des Cocteau Twins, Caïman dessine une aquarelle amplifiée à l’image des créatures qu'elle invoque : sombre, tendre, sincère, traversée par des récits de métamorphose, d'insurrection, de magie et de fantômes.

Trois ans après la sortie de son premier album, Caïman dévoile « Dreams are ways to see dead people again », premier single et clip de son prochain album à paraître à l’automne. Un voyage dream-folk psychédélique au pays des rêves, guidé par une voix sensible et énigmatique.

Le clip de « Dreams are ways to see dead people again » est disponible ici

Il figure également dans le Podcast # 95 de l’émission Inaudible

https://shows.acast.com/inaudible/episodes/inaudible-220725

Ou alors

https://open.spotify.com/show/2f3XFKYz2vuBgR4oVgeSF1

https://www.deezer.com/fr/show/1001021432

https://www.amazon.in/Inaudible/dp/B0D7C7G5FQ (mais vous devez être connecté sur votre compte)

 

jeudi, 14 août 2025 18:21

La vie tranquille de GAZ NEWTON

Le nouvel album de GAZ NEWTON, « Quiet Life », est paru ce 27 juin 2025.

Intimiste et introspectif, cet opus signe le retour lumineux d’un artisan de l’indie rock, au cours duquel Gaz se dévoile comme jamais, à grand coups de guitares et de refrains imparables.

Enregistré à quatre mains en compagnie de Pam E. Hute, dans son studio du Périgord, cet elpee flirte avec la pop, sans toutefois renier ses influences originelles telles que Pavement ou les Pixies. 

La ‘lyric’vidéo d’« Electric Heart » est disponible 

 

Sarah Maison dévoile « Exister », un nouveau single incandescent, disponible depuis le 25 juin sur Capitane Records.

Un titre rock, onirique et résolument engagé, qui annonce la sortie de son premier album « DIVAD », prévue le 19 septembre 2025. Grâce à sa rythmique obsédante et ses guitares affûtées, « Exister », dont le clip est à voir et écouter ici, est une charge poétique contre les dérives néo-libérales, une ode à la nature et un cri du cœur face à une société en surchauffe. Sarah y campe un arbre immobile au milieu de la ville, observant sans fléchir la frénésie de notre époque. Elle y interroge nos désirs, notre rapport au temps, à la productivité, à ce qui compte vraiment.

Inspirée autant par The Kinks, Al Massrieen que par l’univers hallucinatoire de Jodorowsky, elle signe ici une chanson manifeste, organique, brûlante, à la croisée de la fable et du pamphlet.

Le morceau s’accompagne d’un clip réalisé par Diane Sagnier, entre rêve éveillé et dystopie pastel. On y retrouve Sarah au milieu d’un décor enfantin truffé de Polly Pockets, d’objets pop et de mises en scène décalées.

Le contraste entre la douceur visuelle et la tension du propos renforce le message : notre monde va mal, mais il n’est pas interdit d’en rire jaune, ni de le danser.

La compo a été écrite, composée et arrangée par Sarah Maison, puis enregistrée par Steve Surmely (Studio Pipo). Elle s’inscrit dans la lignée de son tout premier single, « Western Arabisant », en creusant plus encore la veine rock et contestataire de l’artiste.

 

jeudi, 14 août 2025 18:19

Superbus OK ou KO ?

« OK KO », le septième long playing de Superbus est paru ce 4 juillet 2025.

Après des années de silence, le groupe français signe un retour ambitieux en proposant un elpee qui réunit 12 titres inédits et deux reprises, dans un savant équilibre entre nostalgie revendiquée et dialogues entre générations.

Pour l'occasion, plusieurs voix emblématiques de la scène actuelle : Nicola Sirkis (Indochine), Hoshi, ou encore RORI se joignent à l'aventure, insufflant une nouvelle énergie à ce projet résolument tourné vers l'avenir.

« OK KO », titre maître de cet LP en écoute

 

jeudi, 14 août 2025 18:18

Roseland au-delà de l’ordinaire…

« Beyond the Usual » constitue le troisième album de Roseland, aka Emeline Marceau. Elle a composé les chansons de cet opus entre 2021 et 2023, période marquée pour la Bordelaise par des deuils familiaux, l’après Covid-19 et la naissance de sa fille.

Le disque évoque aussi bien la disparition ("Cycle", "Low") et le temps qui passe insatiablement ("Roses") que le dévouement parental ("Devotion Song"). La musicienne questionne aussi l'identité ("A piece of You"), parle d'amour utopique ("A Lover For No One") ou en ruine ("Drifting Apart", "Tell Me Something Sweet"), narre le besoin d'optimisme et de confiance en l'avenir ("Bring You blues") ou raconte le quotidien d’une vie en temps de guerre ("Slow Down").

Sans suivre aucune véritable chapelle artistique, elle affine son style entre énergie rock, sensibilité pop et textures électroniques, sur des titres aussi bien radiophoniques qu'intimes et dreamy ou d'autres construits en forme de gros 'build up' explosifs.

“Devotion Song” (sous forme de clip ic) est un hymne pop énergique et lumineux, conçu autour de rythmiques et de guitares rock et de refrains catchy. La chanson parle de dévotion maternelle, de l’amour que l’on ressent lorsqu’on devient parent ; un amour profond et transformateur qui donne un puissant sentiment de renaissance émotionnelle. C’est une déclaration profonde où l’autre devient un symbole de guérison et de douceur, comme un parfum rassurant, une trace indélébile du lien affectif.

jeudi, 14 août 2025 18:17

L’oiseau tonnerre de Lux Harmonia…

Le dernier single de Lux Harmonia, intitulé "Thunderbird", sera disponible sur toutes les plateformes à partir du 19 septembre 2025.

Formé par Saul au chant, Max et Antoine à la guitare, Patrick à la basse et Jérémy à la batterie, Lux Harmonia mêle le rock, le funk, la country et la pop pour offrir un son rock FM.

“Thunderbird" constitue le premier single indépendant du groupe. Ce morceau revisite le mythe amérindien de l'oiseau tonnerre et le transforme en une narration contemporaine de rupture, teintée de narcissisme.

L'esthétique visuelle plonge ses racines dans le glam rock flamboyant des années 70 et 80, tout en y ajoutant une touche bohème distinctive. Cette direction artistique se reflète tant dans le style des musiciens que dans celui des acteurs, créant un univers visuellement riche et cohérent.

Thunderbird est une invitation à l'interprétation. Baigné dans des couleurs chaudes et nostalgiques évoquant un crépuscule, il offre une expérience visuelle captivante qui laisse au spectateur la liberté de s'approprier l'histoire.

Le clip est à découvrir ici

 

jeudi, 14 août 2025 18:16

Technopolice vindicatif ?

À Marseille, une nouvelle scène s’agite – plus nerveuse, plus aventureuse, plus électrifiée. Technopolice, quatuor rapide et désaxé, y prend feu en 2024 après quelques concerts marquants en tant que simples spectateurs au QG local : L’Intermédiaire.

Une poignée de shows suffisent à déclencher l’étincelle. Des groupes australiens, allemands ou espagnols comme RMFC, Ghoulies, Billiam, Autobahns ou Seggs Tape débarquent à Marseille, bousculant les repères et redéfinissant l’attitude scénique. Ce n’est plus du punk comme avant : c’est rapide, bizarre, joyeusement foutraque. C’est là que Technopolice trouve sa voie. Quelques mois plus tard, les morceaux sont là. Écrits, arrangés à l’instinct et répétés jusqu’à trouver une tension juste.

« Chien De La Casse », son premier album, est à la fois furieux et joueur. Les guitares s’effacent parfois pour laisser place à des synthés aux sonorités 16-bits, évoquant autant Gee Tee que la bande-son de Mario Kart. Les morceaux alternent entre déflagrations punk ultra rapides et séquences ralenties à la limite de la no wave. Les textes, souvent en français, naviguent entre absurdité urbaine, ironie sociale et énergie crue.

L’enregistrement a lieu à la campagne, coupé du monde, entouré seulement de micros, d’instruments et de câbles. Pas de clic, pas de triche : tout est joué ensemble, en direct, pour garder l’énergie brute du groupe. À la manœuvre, l’équipe de Pollen Session, dont plusieurs membres font aussi partie du groupe Crache. Une alliance naturelle, dictée par une esthétique commune : son crade, attitude franche, zéro artifice. Le résultat est direct, vivant, imprévisible.

« Chien De La Casse » ne sonne ni comme un revival, ni comme un collage. Il témoigne d’un moment précis – celui où un groupe capte ce qui se passe ailleurs et décide d’en faire quelque chose de nouveau ici.

À Marseille, en 2025, Technopolice hurle dans la casse, et ça résonne loin.

Le clip de sortir le soir… » est à voir et écouter 

 

jeudi, 14 août 2025 18:14

Feu ! Chatterton circonspect

Quelques jours après avoir annoncé la sortie de son nouvel album « Labyrinthe », Feu ! Chatterton dévoile le clip du premier single « Allons Voir ».

« Allons Voir » est un appel à la joie, au jeu, au plaisir de la découverte de ce qui se cache juste là, derrière la porte. C’est une invitation à célébrer la vie et à réenchanter le présent. Le clip a été réalisé par Jean-Charles Charavin.

« Allons Voir » est le premier extrait de « Labyrinthe », quatrième opus du groupe qui paraîtra le 12 septembre 2025.

Le clip est à voir et écouter ici

 

 

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