La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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The Wolf Banes - De Casin...
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Bernard Dagnies

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dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Stars and top soil - A collection (1982 - 1990)

Cette compile est consacrée à la première partie de la carrière de cet ensemble écossais, ou plus exactement à sa discographie sortie chez 4AD. Groupe indie jusqu'au plus profond de l'âme, Cocteau Twins est rapidement devenu une référence dans l'univers de la musique atmosphérique. Un style unique fait de climats légers et délicats, mélancoliques et esthétiques, fragiles et insaisissables, mais aussi bruitistes et pulsants, nés de la conjugaison du timbre vocal sinueux, cristallin, exceptionnel de Liz Fraser, du talent d'arrangeur, d'ingénieur du son et de guitariste de Robin Guthrie ainsi que du doigté du bassiste/claviériste Simon Raymonde. Et ce groupe intemporel par excellence deviendra même, sans s'en rendre compte, une des clefs de voûte du futur mouvement noisy pop. En outre, le style vocal d'Elisabeth fera des émules. Et notamment Björk (Sugarcubes), Harriett (Sundays), Alison (Cranes), Karin Oliver (His Name Is Alive) et Heather Nova. N'en déplaise à ces derniers… Ce recueil épingle des extraits des cinq premiers elpees de Cocteau Twins, mais égalent des Eps " Love's easy tears ", " The spangle maker ", " Aikea Guinea ", " Tiny dynamine ", " Echoes in a shallow bay " et du single " Ice blink luck ". Un seul regret, l'absence de la reprise du " Song to the siren " de Tim Buckley, qui figurait sur le premier projet de This Mortal Coil.

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Parachutes

Drivé par Chris Martin, compositeur, guitariste, pianiste et chanteur à la voix exceptionnelle, dont le timbre tantôt angélique, falsetto, douloureux ou intimiste, nous rappelle à la fois Thom Yorke et Jeff Buckley, Coldplay vient d'enregistrer son premier album. Et quel album ! Un disque qui dégage une intensité émotionnelle considérable. Mais si la musique évoque, à premier abord, Radiohead, Muse, Travis ou Embrace, au fil des écoutes, elle dévoile une identité bien plus personnelle, en explorant un univers sonore sis à la croisée des chemins de la simplicité et de l'efficacité. Un peu comme si le groupe avait trouvé la formule idéale pour écrire des chansons intemporelles. Le processus de composition y est dans doute pour quelque chose, puisque Coldplay y pose des jalons acoustiques, avant de passer à la mise en forme contemporaine. Chris accompagne d'ailleurs toujours son chant, d'une guitare sèche ou d'un piano, pour interpréter ses chansons. A charge des trois autres d'y injecter toute l'intensité électrique, en tenant compte de cette sensibilité mélodique mélancolique, hymnique (Echo & the Bunnymen ?), capable d'embrasser les accents symphoniques du défunt The Verve, circa " The nothern soul ". Un must !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

The negatives

Difficile de comprendre pourquoi un musicien aussi talentueux ne rencontre qu'un succès si confidentiel. Difficile de comprendre comment une musique aussi agréable à l'oreille est si peu diffusée sur les ondes radiophoniques. Serait-elle à ce point intelligente pour effrayer les programmateurs de ces stations ? Les lyrics de Cole, teintés d'humour et parfois même de cynisme, ont beau faire très souvent référence à la littérature, cette excuse, me semble-t-il un peu légère, surtout si elle émane de la bande FM. Oh bien sûr, flanqué des Commotions, il a bien gravé trois elpees devenus légendaires. Qui ne se sont pas pour autant traduits en tunes. Et sa carrière solo, volontairement plus accessible, n'a finalement et paradoxalement, débouché que sur une nouvelle chute de popularité. C'est vraiment à ne rien y comprendre. Personnellement, découvrir un nouvel album de Lloyd a toujours été un réel plaisir. Et je ne m'en cache pas pour le dire.

" The negatives " m'a donc plu. Beaucoup plu. Simplement parce que son mélange de cordes électrique et acoustique fait à nouveau merveille. Et si les inévitables ombres de Television et du Velvet planent sur cet opus, donc des Commotions, elles sont ici rejointes par celles plus " postcard ", d'Aztec Camera voire d'Orange Juice. Et tout au long des onze fragments de cet opus, Lloyd parvient, avec le concours de Stephen Street (le producteur de ses débuts) aux manettes, à préserver ce fragile équilibre entre intensité et esthétisme. A nous envoûter par ces mélodies empreintes de charme, de subtilité et de confidence qu'il caresse de son timbre vocal tellement chaleureux et profond. Et si un filet de synthé ou une bruine d'arrangements symphoniques viennent, de temps à autre, rafraîchir l'une ou l'autre chanson, c'est pour mieux communiquer ce sentiment de mélancolie douce-amère, capable de vous toucher l'âme…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Hot rail

Le soleil se couche à l'horizon. Les cactus libèrent d'étranges ombres crépusculaires. Quelques lézards éraflent le sable, alors que les serpents entament joyeusement leur concert de crécelles. Un peu plus tard, un coyote se met à hurler. Nous sommes dans le désert de l'Arizona, près de Tucson. C'est d'ailleurs de cette région que sont issus Joey Burns et John Convertino, deux musiciens qui constituent également la section rythmique du légendaire Giant Sand. Ce paysage rappelle inévitablement les westerns spaghetti d'un maître du genre : Ennio Morricone. Et la musique de Calexico colle parfaitement à ce tableau, au sein duquel il ne manque que l'un ou l'autre desperado et l'inévitable shérif.

" Hot rail " constitue le troisième opus de Calexico. Une œuvre qui privilégie largement les compositions instrumentales, compositions particulièrement hypnotiques et contagieuses, lorsqu'elles sont enrichies d'un orchestre mariachi. Le disque réserve quand même une bonne place à la country. Mais une country atmosphérique, balayée d'une foultitude d'instruments, le plus souvent couleur locale (accordéon, marimba, violon), mais également de samples, d'une steel, de percussions et de cuivres… Sans oublier le single, " Ballad of cable hogue ", hommage à Lee Hazlewood que vous avez sans doute déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter sur l'une ou l'autre station radiophonique. Un chouette album !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Died laughing / Pure

En quittant Life Of Agony en 1999, Keith Caputo souhaitait explorer un tout nouvel horizon sonore. En tous cas, à des lieues de ce groupe en compagnie duquel il avait réussi à passer sept longues années et était parvenu à commettre trois albums. Vous avez peut-être eu l'occasion de le constater à l'écoute de son premier opus solo, " Died laughing ". Plus pop, plus optimiste, plus exotique, il n'en demeurait pas moins très électrique. " Died laughing - Pure " n'est pas tout à fait un nouvel album, mais une sélection de compositions commises sur son premier essai en solitaire, en version acoustique (NDR : c'est à dire Keith au chant et Jack Pisters à la six cordes) ; le tout enrichi du standard " Let's pretend ", de la cover d'Annie Lennox " Why ", ainsi que de l'une ou l'autre rareté. Et finalement, ce recueil tient bien la route, Keith ayant eu le soin de préserver un certain équilibre entre chaque chanson…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

American III : Solitary man

"American III: Solitary man" ponctue (NDR: je suppose!) la trilogie entamée par "American recordings" en 1994, auquel avait succédé " Unchained " en 1996. Une trilogie dont le dénominateur commun n'est autre que le producteur. En l'occurrence Rick Rubin, mieux connu pour avoir collaboré avec les Beastie Boys et le Red Hot Chili Peppers. Et il faut vraiment reconnaître que Rick a réussi à replacer " L'homme en noir " à l'avant-plan de la scène musicale contemporaine. Ce qui est une fameuse performance lorsqu'on sait que, né le 26 février 1932, Johnny Cash n'est plus en très bonne santé. Si l'artiste a toujours exploré la face la plus ténébreuse de la nature humaine, il l'a souvent traitée en accompagnant sobrement sa voix profonde, sombre, riche et torturée d'une simple six cordes acoustiques. Une sèche grattée sans plus, mais dont la charge émotionnelle est capable d'ouvrir les portes de son âme. Et même ses reprises portent son empreinte férocement confessionnelle, profondément spirituelle. C'est encore le cas sur cet opus. A l'instar de " One " de U2, de " Solitary man " de Neil Diamond, d' " I see a darkness " de Will Oldham, avec lequel il partage le chant, et enfin du célèbre " Mercy seat " de Nick Cave, dont le récit du condamné à mort, juste avant qu'il ne soit exécuté sur la chaise électrique, prend ici une dimension tellement contemporaine. Pour enregistrer cette œuvre, Cash a quand même reçu le concours de quelques invités de marque. Will Oldham, bien sûr, mais également Sheryl Crow, Merle Haggard, Tom Petty, Benmont Tench et quelques autres. Ce qui n'empêche pas ses chansons de demeurer d'une bouleversante simplicité et d'une redoutable efficacité…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Whiteout

Bien qu'issu de New-York, Boss Hog a connu deux histoires totalement différentes. La première s'est achevée en 1992, suite au décès de Charlie Ondras. Le line up de cette formation impliquait alors également un autre musicien d'Unsane, Pete Shore ; et puis Kurt Wolf de Fœtus et Jerry Teal des Honeymoon Killers. Ce sont finalement Jonathan Spencer (leader du Jon Spencer Blues Explosion) et sa compagne Christian Martinez qui ont repris le patronyme à leur compte, flanqué de trois nouveaux musiciens. En l'occurrence l'ex bassiste du Swans Jen Jurgensen, le claviériste Mark Boyce et la drummeuse Hollis Queen.

" Whiteout " constitue le deuxième album du quintette, en cinq années. Un disque qui a bénéficié du concours de Tore Johansson (Cardigans), à la production. Pas étonnant, dès lors, que l'emballage soit plus pop. Garage pop, même. A cause de l'omniprésence des claviers fluides, psychédéliques. Encore qu'on y retrouve des traces de funk et même de hip hop. Ce qui n'empêche pas Jon Spencer laisser une même empreinte ‘urban blues’, de ses riffs de guitare marécageux, sordides, agressifs. Et puis d'alimenter, de gémissements caverneux, ‘luxintériorisés’, son dialogue avec le timbre glamoureux, trouble, sensuel de Christina ; auquel participe, de temps à autre, celui puis puissant, mais tellement clair et efficace de Hollis. Bref, un chouette opus que je vous recommande chaudement, nonobstant son profil moins rebelle…

 

Après une première édition confidentielle, qui s’était déroulée à la maison de jeunes ‘Masure 14’, le Jukebox festival déménagera sur l’Esplanade de l’Europe en 2012, Avenue des Frères Rimbaut à 7500 Tournai. Outre l’affiche musicale, on pourra faire ses emplettes au sein d’un véritable petit ‘marché vert’ », mais également y découvrir des break-dancers, grapheurs et autres adeptes de l’impro.

Pour plus d’infos : http://www.jukeboxfestival.com

mardi, 06 mars 2012 01:00

Vol au-dessus d’un nid de coucou…

The Fall est une formation mythique mancunienne née en 1976. A sa tête, Mark Edward Smith, un leader imbuvable qui doit avoir consommé une bonne trentaine de musiciens en 35 ans de carrière (NDR : il est âgé de 55 balais !) Mais il est aussi une figure culte qui a eu une influence prépondérante sur la scène underground. Même s’il appartient au mouvement post punk, il est à la noisy insulaire ce que Sonic Youth est à la noisy américaine. M’enfin ne soyons pas trop réducteur, puisqu’un jour le célèbre Dj insulaire John Peel a déclaré, au sujet de la formation britannique, qu’elle était toujours différente, mais toujours pareille. Sans doute parce que le goût prononcé pour l’expérimentation, affiché par Smith, n’a jamais été pris en défaut. Et les 27 albums publiés à ce jour en sont la plus belle démonstration. Le groupe se produisait donc ce mardi 6 mars à l’Aéronef de Lille, devant un peu plus de 300 personnes.

Il doit être 9h40, lorsque les musiciens montent sur les planches et entament une longue intro instrumentale. Un drummer, un bassiste, un guitariste et une claviériste habillée de rouge, un sac en bandoulière. Il ne lui manquait plus que le bonnet de laine, et elle pouvait aller faire son shopping à Oxford Street. Mark E. Smith débarque ensuite sur le podium. Chemise blanche, pantalon de tergal, veste en cuir, mince comme un fil de fer, son physique ressemble plutôt à celui d’un alcolo. Quant à son faciès, on dirait un hybride entre Michel Daerden et feu Raymond Goethals. Il a quatre micros à sa disposition, mais régulièrement, vient se servir de celui du gratteur ou de la claviériste. La musique est hypnotique, pour ne pas dire répétitive. Mais elle est diablement excitante. C’est toujours du post punk impétueux et sans concession, malgré les interventions un peu kitsch, aux sonorités eighties, dispensées par la claviériste… Smith déclame ou plus exactement braille des mots incompréhensibles. Tout au long du set, il laisse tomber ses micros (NDR : apparemment, ils sont incassables !), les ramasse, ne sait plus trop bien ou il les replace, et semble parfois surpris, lorsqu’il empoigne un support, au sommet duquel son porte-voix a disparu. Quand il ne déblatère pas, c’est pour déambuler sur l’estrade, afin de dérégler les amplis ou jouer sur les modulations du son. Ah oui, il lui arrive aussi de tripoter un micro-ordinateur. On ne sait d’ailleurs pas trop à quoi il sert. Le type doit avoir un grain, et on se demande si on n’est pas occupé d’assister pas à un remake du film ‘Vol au-dessus d’un nid de coucou’, avec Smith dans le rôle de Nicholson. Tout un cinéma au cours duquel, ses musicos restent imperturbables. En outre, ils sont très talentueux. Et tout particulièrement le drummer. Il est même époustouflant. Progressivement, on est totalement envoûté par le set. Et on ne sait vraiment pas pourquoi…

The Fall va même accorder un rappel de deux morceaux, avant d’abandonner un public séduit, mais interloqué…

(Organisation Aéronef)

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Selma songs

Les sept fragments réunis sur cet opus sont extraits de la bande sonore du long métrage de Lars Von Trier, " Dancer in the dark "; film musical qui, je vous le rappelle, avait décroché la palme d'or lors du dernier festival de Cannes. Vous avez déjà eu l'occasion d'écouter ou d'entendre, sur l'une ou l'autre station radiophonique, " I've seen it all ", chanson interprétée en duo par Thom Yorke (NDR : le chanteur de Radiohead, si c'est nécessaire de vous le rappeler !) et Björk. Une composition qui devrait vous permettre de vous donner une petite idée du climat qui règne tout au long de ce disque. Sur lequel, hormis l'ouverture instrumentale, Björk exerce tout son talent de vocaliste (NDR : et quel talent !) sur une trame sonore déchirée entre orchestrations symphoniques (NDR : qui a dit orgasmiques ?), music hall hollywoodien, technologie moderne et bruitages post industriels…